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V. HONTAGARD

M . Diinin - Kar'wicka . Untersuchungen ûber das Vorkommen von Fett in Geschwûlsten (Recherches sur la présence de graisse dans les tumeurs). (5) CLXXXIV, 414-454; 1906. — La synthèse vitale de la graisse, qui trouve son expression dans le dépôt de granulations graisseuses, ne peut se produire que dans des cellules nucléées. La surcharge graisseuse des cellules conduit finalement à leur dégénérescence graisseuse. L'imbibition graisseuse du tissu mort n'amène jamais l'apparition de la graisse sous forme de gouttelettes. On peut distinguer une dégénérescence graisseuse, une nécrose sans graisse, et une nécrose secondairement imbibée de graisse. Dans les tumeurs, les gouttelettes graisseuses se déposent aussi bien dans les cellules néoplasiques que dans les cellules conjonctives du stroma. Les cellules cornées peuvent être imprégnées de graisse. La proportion et la localisation de la graisse peuvent notablement varier dans la tumeur primitive et dans ses métastases.

La condition déterminante de l'infiltration adipeuse doit être cherchée dans la cellule elle-même. gouget.

Leo Loeb. Further experimental investigations into the growth of tumors (Nouvelles recherches expérimentales sur le développement des tumeurs). (59) XIX, 413-116; 1906. — L'auteur ayant eu l'occasion d'observer une souris japonaise qui était porteur d'une tumeur glandulaire de la région sous-maxillaire, extirpa cette tumeur et inocula à une série de souris japonaises et de souris blanches des fragments du néoplasme et à une autre série le liquide obtenu en mettant en suspension dans l'eau des fragments de tumeurs broyées et filtrées sur papier. Ce liquide ne détermina pas de tumeurs chez les animaux inoculés. Mais la 1** série donna au contraire des résultats positifs, seulement chez les souris

ANALT8E8

japonaises toutefois et à l'exclusion des souris blanches. Les tumeurs obtenues chez les souris japonaises furent inoculées à une 3* série de souris japonaises, également avec succès; mais le fait intéressant, en dehors de la trans^ missibilité du néoplasme,, est la transformation constatée dans le tjpe histologique. Alors que la tumeur piimitiye était nettement glandulaire, formée de cellules cubiques ou cylindriques à contenu colloïdal, on vit apparaître chez les animaux de la 1** série inoculée, à côté d'éléments épithéliaux glandulaires, des éléments sarcomateux à cellules fusî formes, alors que dans la tumeur originelle il n'existait aucune cellule du tjpe des éléments sarcomateux fusifoi*mes. Les deux variétés de tumeurs poussant côte à côte conservèrent les mêmes caractères au point de vue de leur importance et de leur degré de végélabilité. L'auteur tend à admettre que ces faits prouvent l'existence d'un agent infectieux susceptible de produire dans le tissu glandulaire l'épithélioma, et, quand il est mis en liberté dans le tissu connectif, le sarcome. Toutefois on peut penser aussi que les cellules carcinomateuses se transforment ultérieurement en sarcome. Dans l'évolution des tumeurs obtenues dans les divers passages on constata que le sarcome prit graduellement un développement plus considérable que les éléments carcinomateux, qui finirent par disparaître tout a fait dans les séries ultérieures. Dans ces recherches comme dans les précédentes expériences qu'il a faites sur la transmission des tumeurs sarcomateuses chez les rats blancs, l'auteur a pu provoquer à volonté, en faisant varier les conditions expérimentales, l'accroissement ou la régression des tumeurs inoculées.

Ces constatations conduisent à penser que les néoformations sarcomateuses trouvées dans les tumeurs mixtes du corps thyroïde chez l'honmie et les animaux sont secondaires à la néoformation carcinomateuse qui provoquerait une poussée sarcomateuse dans le tissu connectif périphérique. HENRI CLAUDE.

HÉRÉDITÉ, PREDISPOSITION

H. Ribbert. Noch einmal das Traktionsdivertikel des OEsophagus. (5) GLXXXVl, 403-444; 1906. — Ribbert affirme une fois de plus que les diverti-

cufles de traction de l'œsophage ont tou^ jours à leur origine une disposition congénitale. GOUGKT.

G. Autoa. Ueber Formen and Ursachen des infantilismus (Sur les formes et les causes de l'infantilisme). (27) 24 juillet 1906; 1458. — L'arrêt de développement qui constitue l'infantile est sous la dépendance de troiibles de nutrition d'origines très différentes, mais il faut admettre aussi que certaines causes organiques et locales ne sont pas sans influence sur la production de certains infantilismes. Parmi celles-ci l'auteur dte surtout les traumatismes et les troubles des fonctions cérébrales. On connaît, en effet, les rapports étroits qui existent entre le système nerveux et l'activité fonctionnelle des glandes, on s€ât aussi que dans les lésions du cerveau (paralysie générale, porencephalic, encéphalite) le développement du squelette est entravé. L'auteur classe de la façon suivante les divers types de l'infantilisme : 1*" infantilisme général. Il comprend a) l'infantilisme avec myxœdème et le crétinisme; b) le mongolisme; c) l'infantilisme par défaut ou insuffisance de développement de l'appareil génital; d) l'infantilisme par lésions primitives des autres glandes yasculaires sangmnes, particulièrement les capsules surrénales, thymus, pancréas; e) infantilisme dystrophique relevant d'éléments pathogéniques divers : a) infantilisme par anangioplasie; S) par lésions cérébrales uni ou bilatérales: y) par syphilis héréditaire; «) par intoxication alcoolique ou autre des ascendants; e) par maladies antérieures ou troubles nutritifs (tuberculose, chlorose, cardiopathie, pellagre, etc.; enfin une classe d'infantilisme non des moins importantes est celle qui résulte de misère physiologique, du défaut d'hygiène, et d'une alimentation insuffisante; 2^ Infantilisme partiel : a) par défaut de développement des organes sexuels; h) par anomalie de l'appareil cardio-vasculaire; c) voix infantile et arrêt de développement du larynx; d) défaut de développement du système pileux (barbe, poils du pubis, etc.), avec développement normal des autres parties du corps ; e) infantilisme psychique

pur. HENRI CLAUDE.

Kollaxits. Beitrâge zur Kenntniss dervererbten Nervenkrankheiten (Étude des maladies nerveuses familiales). (19)

PROCESSUS DE DÉPENSE DE L'ORGANISME

XXX, 293-364, 4906. (33 fig.)— Étude, toute de détails, de maladies nerveuses familiales diverses observées par Fauteur dans 45 familles avec enquête très soigneuse sur les différents facteurs étiologiques et pathogéniques. Une des observations est suivie d'autopsie : il s'agissait d'un syndrome familial constitué par l'atrophie et la rétraction des muscles, un tremblement des extrémités supérieures, du nystagmus, l'exagération des réflexes. Histologiquement : dystrophic musculaire, sclérose des faisceaux pyramidaux croisés, respectant les pyramidaux directs et sans lésion des cellules pyramidales, ce qui permet à l'auteur de la considérer comme primitive, dans le sens de Strûmpell. En même temps, sclérose légère des cordons de GoU. l. alquiir.

IMMUNITE ET PROCESSUS DE DEFENSE DE L'ORGANISME

K. GlaessneretV.Rosoales. Ueber den Einfluss der chemischen Zusammensetzung des N&hrbodens auf die Immunkôrper (Influence de la composition chimique du milieu sur les corps immuns). (36) 111, 314-325; 4906. — La formation de l'hémolysine n'est pas influencée par le manque d'oxygène.

L'âge des cultures joue un rôle important dans la production de l'hémolysine. Les milieux sans albumine, les milieux albumineux et les milieux peptones peuvent servir à obtenir des hémolysines. La teneur en sucre du milieu nuit à la production de l'hémolysine plus dans les milieux riches en albumine que dans les milieux sans albumine. Les antihémolysines peuvent se produire dans tous les milieux, cependant, la présence du sucre gène cette formation. Les milieux riches en albumine sont favorables & la formation des ferments bactériens protéolytiques; l'arrivée de l'oxygène est sans influence; les cultures vieilles et riches en albumine sont défavorables à ces ferments, probablement par la présence de produits de décomposition. Il arrive qu'on peut, & l'aide d'une immunisation attentive, produire un antiferoient. La puissance de ce dernier dépend du milieu. Les milieux riches en albumine sont favorables à la production abondante d'un antiferment.

y. MONTAGARD.

H. Hildebrandt. Ueber Ferment Immunit&t (Sur l'immunité vis-à-vis des ferments). (5) CLXXXIV, 323-329; 4906.

H. Kayser. Ueber Vergleiche der Bildung von Antikôrpern bei Menschen und Tieren (im besonderen Gruppenagglutininen) (Formation des anticorps chez l'homme et chez l'animal, et surtout étude du groupe des agglutinines). (4) LVII, 75-87; 4906. — Travail de l'institut d'hygiène de Strasbourg. Les échantillons de bacilles typhiques examinés provenaient de deux malades assez gravement atteints. Kayser a comparé l'agglutination de ces bacilles et celle des paratyphiquesAetB. Kayser montre qu'il y a dans le sang de l'homme des variations individuelles considérables au point de vue de l'agglutinabilité. Les bacilles typhiques étudiés B et D ne donnaient pas quand on les injectait au chien et au lapin des agglutinines partielles pour les paratyphiques. Le chien agglutine moins que le lapin, à doses comparables. Les divers individus d'une même espèce, immunisés avec le typhique, présentent des difl'érences considérables dans l'agglutination. Des animaux qu'on a immunisés avec des bacilles typhiques vivants, immunisés une 2* fois avec des bacilles typhiques tués & 58*, voient leur titre d'agglutination croître d'une façon certaine, aussi bien pour le typhique que pour le paratyphique. Dans un cas, chez le chien, cette 2* immunisation eut pour résultat de faire diminuer le taux d'agglutination pour le paratyphique et d'accroître le taux pour le typhique. La chaleur & 58" augmente donc le pouvoir agglutinogène dans le corps des bactéries. Les particularités dans l'agglutination dépendent moins des races de bacilles que des individus que l'on immunise. Il y a pour le typhique et le paratyphique des groupes haptophores communs qui se trouvent plus ou moins nombreux chez les sujets. C'est ainsi que doivent s'expliquer les difiérences dans l'agglutination chez l'homme et chez l'animal. v. montagard.

P. Eisenberg. Weitere Unterauchungen ûber den Mechanismus der Agglutination und Prâzipitation (Nouvelles recherches sur le mécanisme de l'agglutination et de la précipitalion). (44) XLI, 359-367, 459-466, 539-546, 65i-658 et 752-767; 4906. — Continuant ses re-

ANALYSES

cherches sur les conditions d'agglutination, l'auteur établit la Tariabilité de la xone d'arrêt pour des bacilles semblables, selon le milieu de culture, l'action de la Valeur, la réversibilité de la réaction agglutinante, l'action des acides, des alcalis et de l'éosine. ch. ssmein.

J. Bordet et P. Gay. Sur les relations des sensibilisatrices avec l'alexine. (60) XX, 467-498; 1906. — Les expériences des auteurs détruisent l'opinion soutenue par Ehrlich et son école, d'après laquelle la sensibilatrice possède un groupement atomique complémentophile, c'est-à-dire se combine directement à l'alexine. Il j a lieu par suite d'abandonner les termes arobocepteur et complément, qui sont l'expression de conceptions erronées.

p. NOBÉCOURT.

O. Bail et E. 'Weill. Bemerkungen zu dem Aufsatz Citron : « Ueber natûrliche und kûnstlicbe Agressine > (Remarques sur l'article de Citron : c Sur l'agressine naturelle et artificielle»). (44) XLI, 536- 538; 4906.

E. Bertarelli. Ueber den Darchgang der hàmolytischen Ambozeptoren und der Prâzipitine in die Milch der akti?

immunisierten Tiere (Le passage des ambocepteurs hémolytiques et de la prédpitine dans le lait des animaux immunisés par voie active). (14) XLI, 767-770; 1906. — Comme les agglutinines et les antitoxines, ces corps passent dans le lait, mais en quantité assez faible pour que l'immunisation des nourrissons, par cette méthode, demeure problématique. CH. ESMEIN.

G. J. Rothberger. Ueber die Regeneration der Agglutinine nach Blutverlusten (Sur la régénération de l'agglutinine après les pertes de sang). (14) XLI, 469-471 et 562-571 ; 1906. — Ni la transfusion du sang, ni la saignée n'ont d'action productrice sur l'agglutinine.

On devra donc chercher si la saignée favorise ou produit quelque autre antitoxine avant d'affirmer que son mode d'action soit tel au cours des maladies infectieuses. gh. esmein.

'W. H. Manwaring. On the socalled complementoid of hemolytic serum (14) XLI, 455-459; 1906, — L'action du

complémentoïde sur le sérum hémoljtique, déjÀ étudiée par l'auteur dans de précédents articles, est si considérable que toute mesure n'en tenant pas coII^»te | n'a aucune râleur pratique. Son noode d'action est complexe et mal explicable par les hypothèses actuelles sur l'action des serums. Sa nature elle-même est discutable : produit de dégénérescence du complément, ou mélange de divers composés du sérum transformés, oo encore corps thermostables du sérum normal? gh. ssmbin.

Daniel Gandean. Le pouvoir hémo- Ijtique du sérum sanguin et la résistance globulaire chez l'enfant. Thèse de Paris, 1906, 102 pages. — Chez l'enfant de. 5 à 12 ans, la quantité d'alexine est moins considérable que chez l'adulte; dans la varicelle et la rougeole, le pouvoir hémo- Ijtique du sérum diminue à la période d'éruption, tandis qu'il reste normal dans la rubéole, la scarlatine et l'érythème scarlitinîforme. La résistance globulaire augmente dans les fièvres éniptives; elle reste normale dans les formes très graves à évolution fatale.

LESNÉ.

M. V. Eisler. Ueber die Bedeutung der Lipoide fur die antihâmolytische Wirkung des Serums (Sur la signification des lipo'ides dans l'action antihémolytique du sérum). (36) III, 296-314; 1906. — Si on précipite la globuline en totalité du sérum normal de cheval, on peut obtenir l'action retardante du sérum, aussi bien pour la tétanoljsine que pour la staphjloljsine ; la fraction albumine est inactive. Cette globuline est active après extraction par l'éther, mais la digestion par l'acide chlorhydrique et l'acide chlorhjdrique-pepsine détruit sa puissance. De l'albumine inactive en elle-même, on peut extraire par Téther une substance paralysant la tétanoljsine; la globuline devient alors inactive coomie si elle avait été attaquée par la pepsine. La globuline et l'albimaine sont efficaces contre l'hémoljse par la saponine. On peut extraire de la globuline et de l'albumine, au moyen de l'éther, une substance retardante ; l'albumine ainsi traitée devient inactive. Les corps actifs contre la saponine ne sont pas détruits par l'acide chloriijdrique, ni par la pepsine. Le sérum traité par l'éther paralyse encore dans une certaine mesure la

PROCESSUS DE DÉFENSE DE L'ORGANISME

Jtétanolysine, mais il est inefficace vis-àjris de la saponine. La précipitation du sérum par l'alcool donne le même résultat. Le corps gras extrait par l'éther qui paralyse la tétanolysine et la saponine est la cholestérine. En dehors de cette substance, il y a dans le sérum un composé albumineux qui est anticorps pour la tétanolysine et qui est inefficace vis-à-Tis de la saponine. La spécificité du sérum est due à ce corps. Les serums immuns et normaux ne sont pas différents par rapport à leur teneur en cholestérine. Bibliographie.

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