‹ Journal de physiologieChapitre 438 sur 578 · L. ALQUIER · texte numérisé non relu

L. ALQUIER

MarinoBco et Minea. Recherches sur la régénérescence des nerfs périphériques. (95) XIV, 301-307; 1806. — Dans des études antérieures, Marinesco avait admis l'existence de la régénérescence dite autogène, mais Cajal ayant démontré depuis que dans les sections nerveuses le bout central émettait des fibres sans myéline qui traversaient le tissu cicatriciel situé entre le bout central et le bout périphérique, les auteurs ont établi de nouvelles expériences. Or, ces expériences ayant confirmé l'opinion de Cajal, ils reviennent sur leur ancienne opinion et soutiennent donc maintenant que les fibres qui apparaissent dans le bout périphérique ne paraissent pas y être formées, mais dérivent par croissance progressive des fibres du bout central resté en continuité avec le centre ; aussi, lorsque des obstacles s'interposent à la réunion des dififérents bouts sectionnés, y a-t-il un retard considérable dans l'apparition des fibres à l'intérieur du bout périphérique. r. cestan.

Pr. Port. Beitrag zur Lehre von der Dystrophia muscularis progressiva (Contribution à l'étude de la dystrophie musculaire progressive). (38) LIX, 464^73; 1906. — Un cas de dystrophic musciilaire répondant à la forme juvénile d'Erb» et s'accompagnant, à l'autopsie, d'une raréfaction des cellules ganglionnaires des cornes antérieures de la moelle. Cas analogues de Frohmeier, Heubner, Kahler, Erb et Schultze, Strûmpell et Lorenz. n y a donc lieu, comme le reconnaît Erb, de discuter l'hypothèse d'une origine nerveuse. Peut-être la dystrophie est-elle due à une lésion des cellules ganglionnaires que nous ne savons pas voir à ses débuts (Strûmpell). gougbt.

Pierre Marie et Leri. La spondylose rhizomélique . Anatomie pathologique et pathogénie. (88) XIX, 32-49; 1906. — Plusieurs auteurs n'ont vu dans la spondylose rhizomélique décrite par Pierre Marie en 1898 qu'une variété du rhumatisme chronique ; on l'a même confondue avec la cyphose hérèdo-traumatique de Betcherev. P. Marie et Léri, en s'appuyant sur une nouvelle autopsie de spondylose rhizomélique qu'ils viennent de pratiquer, démontrent, au contraire, que par son anatomie pathologique autant que par sa symptomatologie et son évolution, cette affection constitue une entité morbide spéciale. Elle se caractérise par une ossification du tissu ligamenteux des articulations de la colonne vertébrale, ligaments jaunes, ligaments costo- vertébraux, costo-transversaires, etc., sans exostose, sans rétrécissement dix canal rachidien, sans soudure des corps vertébraux. Le processus ankylosant gagne les articulations de l'épaule et de la hanche mais toujours par le m?me mécanisme, ossification du ligament et du bourrelet. Or, les lésions sont différentes de celles de la cyphose hérédo-traumatique de Betcherev; cette dernière maladie en effet primitivement locale, sans grande propagation, à début brusque, à gibbosité très marquée, est due à l'ossification du ligament vertébral conmiun antérieur et de quelques ligaments jaunes avec nodules saillants dans la cavité rachidienne, et tendance à l'union des apophyses épineuses pOiT l'ossification du ligament surépineux, ossifications localisées qui paraissent bien être la conséquence de ruptures ligamenteuses par le fait du traumatisme. Non moins grandes sont

TROUBLES ET LESIONS DES ORGANES» ETC

4e8 dissemblances entre la spondjlose rhizomélique et le rhumatisme vertébral ankjlosant, car on constate dans ce dernier une consolidation en masse des corps ▼ertébraux avec ossification des disques, une intégrité plus ou moins complète du ligament surépineux, de volumineux osteophytes, etc. Mais P. Marie et Léri insistent également sur l'existence chez leurs malades d'une raréfaction du tissu osseux. Ils sont ainsi conduits à attribuer & la spondylose rhizomélique la pathogénie suivante : au premier stade, une ostéopathie infectieuse systématisée, surtout localisée aux epiphyses, caractérisée par un ramollissement et une raréfaction osseuse avec déformations et douleurs ; puis, dans une deuxième période, un mécanisme compensateur de guérison, consolidant le squelette et limitant les déformations par l'ossification des ligaments et de leurs renforcements, bourrelets et ménisques.

R. GESTAN.

Krûger. Zur Kenntnîss der c Osteoarthropathie hypertrophiante pneumique »

(5) CLXXXV, 43-52, 1906. — Un cas dû à une tumeur maligne du corps thyroïde (primitive ou consécutive à une tumeur du sein) avec métastase pulmonaire.

L'auteur admet comme vraisemblable l'origine toxique. gouobt.

K. Sohleip. Zur Diagnose von Knochenmarkstumoren aus dem- Blutbefunde (Diagnostic des tumeurs de la moelle osseuse par l'examen du sang). (38) LIX, 264-283; 1906. — Trois observations (cancer de l'estomac et cancer de l'appendice, avec métastases osseuses multiples; sarcome diffus du squelette et des ganglions lymphatiques). Valeur de l'examen du sang pour déceler les localisations osseuses, qui, sans cela, resteraient latentes ou tout au moins douteuses. Dans deux de ces cas, Schleip trouva dans le sang des formes cellulaires anormales, notamment, dans l'un des cas, des cellules sarcomateuses. 60UGET.

P. Ehrlich et Apolant. Zur Kenntnîss der Sarkomentwickiung bel Garcinomtransplantation (Évolution du sarcome dans la transplantation des carcinomes).

(13) XXn, 513; 16 juillet 1906. — Schlagenhaufer a publié un cas de néoplasme de la mamelle présentant les caractères du carcinome et du sarcome à cellules

géantes. Ehrlich a déjà montré la transformation expérimentale possible d'un carcinome en sarcome ou en tumeur mixte. Il peut se faire qu'à une excitation de même nature les individus réagissent différemment. Ne connalt-on pas chez l'homme, des sujets qui réagissent en faisant des kéloldes, tandis que chez d'autres malades, la même excitation donne un tissu presque normal?

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