‹ Journal de physiologieChapitre 45 sur 578 · L. CAMUS · texte numérisé non relu

L. CAMUS

'W. £rb Junior. ExperimentelLe und histologische Studien ûber Arterienerkrankung nach Adrenalininjektionen (Études expérimentales et histologiques sur les affections artérielles consécutives à l'injection d'adrénaline). (4) LUI, 173-213; 1905.— Etudes faites sur la symptom atologie et l'histologie des lésions artérielles que provoquent, chez le lapin, les^njections d'adrénaline dans la veine auriculaire. Les animaux sont d'une sosceptibilitc individuelle variable ; ils présentent fréquemment mais non toujours de l!acGoutumance, et leur poids diminue. — L'aorte thoracique des animaux présente de petites dilatations sacculaires anévrysmales qui peuvent confluer, et des plaques calcaires. L'aorte abdominale offre des lésions analogues, mais moins nombreuses et moins considérables. Quant aux ramifications de l'aorte, elles ont paru indemnes à l'observateur. L'examen microscopique a permis à l'auteur les constatations suivantes : les cellules musculaires lisses de la tunique moyenne de Tartère sont le siège de processus destructifs groupés en foyers. En même temps, on observe une calcification rapide et des modifications caractéristiques du tissu élastique. Il s'ensuit

un amincissement et une diminution de l'élasticité de la tunique moyenne. Par un phénomène compensateur, il y a épaississement de la tunique interne grâce à l'hypertrophie et à la néoformation de fibres élastiques etdecellnles musculaires et endothéliales. Finalement on assiste au développement de dilatations anévrysmales de la paroi vasculaire. Il semble que l'adventice et les vaso-vasorum restent étrangers — si on se place au point de vue purement histologique — à ce processus. Pour l'auteur ces lésions seraient provoquées par une action toxique directe de l'adrénaline sur les cellules musculaires liases de la paroi artérielle. v. boncourt.

Alexis Carrel et C. C. Outhxie.

Transplantation biterminale complète d'un segment de veine sur une artère. (80) LIX, 412-413; 11 novembre 1905. — Un segment de veine jugulaire peut être substitué à un segment d'artère carotide. Dans une expérience faite chez le chien, 14 jours après la transplantation, on trouve le segment en parfait état, la paroi a une épaisseur de 2"»™,88 à 4»"»,55 celle de l'artère est de l"°*,2o. L'hypertrophie porte surtout sur les éléments conjonctifs de la paroi veineuse. L. CAMUS.

Alexis Carrel et C. C. Guthrie.

De la transplantation uniterminale des veines sur les artères. (80) LIX, 596-597 ; 9 décembre 1905.

Alexis Carrel et C. C. Outhxie.

Extirpation et replantation de la glande thvroïde avec réversion de la circulation. (80) LIX, 413-414 ; 17 novembre 1905. — La thyroïde droite d'un chien de 20 kil., après avoir été extirpée et lavée à l'eau salée, a été remise en place, la veine thyroïdienne a été saturée au B. G. de l'artère thyroïdienne et le B. C. de la veine thyroïdienne au B. P. de l'artère thyroïdienne. Au bout de 58 jours la glande a une circulation exagérée et son volume est un peu augmenté. l. camus.

Alexis Carrel et C. C. Outhrie. La

réversion de la circulation dans les veines valvulées. (80) LIX, 518-519 ; 25 novembre 1905). — Quelques heures après l'aboucbenient du B. C. de l'artère fémorale au B. P. de la veine fémorale, on peut constater la la réversion de la circulation dans le membre. L. GAMIS.

SANG, CIRCULATION, RESPIRATION

Ail

Paul Jenson. Zur Meehanik des Gebirnkreislaufs (Mécanique de la circulation cérébrale), (t) GVil, 81-85 ; 1905. — Réponse aux critiques de R. Geigel. Celui-ci prétend que les expériences de Jenson montrent, après la section du sympathique, une dimi- Qulion du débit carotidien, sauf une exception. En réalité, le débit de la carotide, alors qu'aucune opération n*est exécutée sur ranimai^ subit, après la première minute, une augmentation de 20 0/0, et après la troisième miaule une diminution de 50 0/0 qui reste fixe. La section du sympathique n'a pour résultat aucun changement du volume de la carotide interne, pas plus qu'elle n'exerce d'effet sur la pression du sang dans le cercle artériel de Willis. dastbb.

C. Wiggers. On the action of adrenalin on the cerebral vessels. (43) XIV, 452 ; 1905. — L'existence de nerfs vaso-constricteurs dans le cerveau est encore discutée, et les auteurs qui ont récemment étudié l'action de l'adrénaline sur la circulation cérébrale aboutissent à des conclusions très éloignées. Wiggers a repris cette étude, en pratiquant une circulation arliticiellc dans le cerveau isolé et en déterminant le débit du liquide sortant. En ajoutant de Tadrénaline au liquide de Locke, quand le débit est devenu constant, on observe après une longue période latente (30 secondes), une diminution dans l'écoulement du liquide.

L'auteur conclut que l'adrénaline se comporte dans les vaisseaux du cerveau comme pour ceux des autres organes et tend à admettre l'existence de nerfs vaso-constricteurs cérébraux. j. p. laivglois.

Tetens Hald. Die Wirkung der Kalisalze auf die Kreislaufsorgane (L'action des sels de potassium sur les organes de la circulation). (4) LUI, 226-260 ; 1905. — L'auteur, reprenant en une longue étude les travaux nombreux qui ont déjà traité de la question, s'en est surtout occupé au point de vue quantitatif, c'est-à-dire de la détermination du degré de concentration qui est nécessaire pour que les sels de potassium introduits dans le système circulatoire aient une action. v. bongourt.

Sihle. Ëxperimen telle Studien ûber den Alveolardruck der Lungen und ûber den Druck ina Pleuraraum (Pression alvéolaire des pouaions et pression dans la cavité pleurale). (1) 1905, 1-22). — La pression intra-alvéolaire, étudiée an moyen de la méthode de Werigo, varie de quelques cen-

timètres d'eau : minimum, à Pinspipation — 8,5 cm. H^O ; maximum à l'expiration -j- 6,5 cm. environ. La vagotomie ne modifie pas en général les variations de pression. La pression dans la cavité pleurale peut monter à la suite de la vagotomie unilatérale. Elle devient légèrement positive à l'expiration. A la suite de la double vagotomie, la pression pleurale augmente beaucoup, et peut rester nettement positive, même pendant l'inspiration. La respiration est renforcée. L'inhalation d'ammoniaque gène l'inspiration et l'expiration. La pression pleurale monte et devient positive aux deux temps, avec un maximum après double vagotomie. «d. mbybr.

J. "Wengler.Aenderung des Kôrpervolumens bei Aufenthalt in der ndichten Luft (Changement du volume du corps par séjour dans l'air comprimé). (2) CVI, 313- 322; 1905. — Une surpression d'environ 350 mm., chez un sujet qui est dans le stade de respiration calme, a provoqué une diminution du volume du corps qui n'est pas moindre de 250 centimètres cubes.

DASTRB.

A. Aggazzotti. Expériences faites avec un orang-outang sur la raréfaction de l'air. (72) XLIV, 39-48 ; 1905. -- Il résulte de l'ensemble de ces expériences que l'action exercée par une diminution progressive et relativement rapide de la pression ressemble beaucoup à celle que Ton observe chez l'homme. b. fbindbl.

A. M088O. Le mal de montagne et le vomissement. (72) XIII, 467-479; 1905. — L'organisme étant très sensible au défaut de l'anhydride carbonique dans le sang et l'étant assez peu au défaut de l'oxygène, c^est à Vacapvie qu'il faut rapporter le vomissement lorsqu'il se manifeste lors des dépressions bai'ométriques inférieures à 3.000 m.; à ces petites altitudes la cyanose, la tendance au sommeil, la fatigue, les palpitations, les troubles de la vue, symptômes d'anoxyhémie, d'ailleurs n'existent pas. Si on étudie les rapports du vomissement avec les mouvements respiratoires, on constate que le vomissement se produit dans la pé« riode où il y a une excitation des centres qui accélère le rythme et diminue la profondeur des inspirations. La preuve que r aco;mi« produit le vomissement est fournie par l'efficacité prompte et bienfaisante de l'administration de l'anhydride carboniqne.

B.FEINDEL. •

ANALYSES

A. M088O. L*anhydride carbonique comme remède du mal de montagne et pourquoi, dans les ascensions aérostatiques, il doit être respiré avec l'oxygène. (7î) XLIII, 355-366; 1005. — Observations sur Thomrae au sommet du mont Rosa; expériences sur des singes placés dans la cloche pneumatique. Les unes et les autres montrent que la respiration de Toxygène pur ne modifie pas les conditions morbides (apathie, somnolence, vomissements, céphalée, etc.) créées par les fortes dépressions barométriques; par contre Tanhydride carbonique inhalé (8 à 10 ^/o en mélange avec 0) rétablit presque instantanément les conditions normales en rendant à la respiration sa profondeur, en dissipant la fatigue, etc. — L'adjonction de CO2 à lair respiré rend utilisable la provision d*0 du sang, rend une partie de sa valeur à la tension partielle de CO2 dans le sang, tension que tendait à réduire encore davantage la diminution de Talcalinité du liquide nourricier dans les fortes dépressions.

E. FEINDEL.

F. Soprana. Recherches ultérieures touchant Taction du vague sur la respiration interne. (72) LXIH, 380-386; 1905. — La quantité de (3O2 éliminée par les grenouilles vagolomisées est toujours plus grande que celle qui est éliminée par les grenouilles témoins ; le vague entrave la formation de CO2 en excès, régularisant ainsi les échanges et la production de chaleur. E. PEINDBL.

L. Pflûcker. Ueber reizlose Ausschaltung des Lungenvagus durch Anolectrotonus (Suppression des excitations pulmonaires du nerf vague par Tanélectrotonus) . (î)CVI, 37^-385; 1905. — Les auteurs sont en désaccord sur les résultats de Texcilation du vague par le courant constant. Bora ttau admet une seule espèce de fibres centripètes qui répondent par Teffet cxpiratoire aux excitants durables et par l'effet inspiratoire à l'excitation courte. Lewandowsky admet qu*il n*y a qu'une seule espèce de fibres centripètes dont l'effet est toujours expiratoire. Schenck a pensé résoudre la question en interrompant par l'anélectrotonus la conduction physiologique du vague. Le présent travail se réfère à la possibilité de cet effet. Les expériences sont faites sur le lapin. Elles aboutissent à montrer que l'exclusion du vague pulmonaire par l'apélectrotonus dû au courant continu est

possible: elle est toute semblable en ses effets à celle que Ton réalise par le froid (Gad) ou par l'excitation tripolaire.

DASTEB.

M. Ishihara. Ueber das fur die Lun-

genvaguswirkung neutrale Lungenvolum (Sur le volume du poumon qui correspond à la non activité du nerf vague). (2> CVI, 386-401; 1905. — Il y a pour rexcitation du vague pulmonaire une posilion neutre^ dans laquelle n'interviennent ni raclion inspiratrice ni l'action expiratrice du vague — et celle situation correspond à un volume du poumon inférieur à celui do l'expiration normale, Iranquille. L'auteur cherche quel est l'état d'affaissement pulmonaire dans lequel le vague n'agit point, c'est-à-dire qui est tel que la suppression physiologique du vague (par ranélectrolonus ou l'excitation tripolaire) n'amène ni inspiration ni expiration. — Ce volume pulmonaire étant fixé, on cherche les conditions qui peuvent le faire varier. La variation est faible et difficile à obtenir.

DASTRE.

F. Schenck. Ueber den Lungenwagus (Sur le vague pulmonaire), it) CV'I, 402- 410; 1905.

R. Nicolaides. Zur Lchre von den ccntralen Atheminnervation. (1) 1905, 463- 472. — Dans la moelle allongée existent un centre de respiration normale (inspirateur) et un centre d'expiration active. Le centre respiratoire est influencé par un centre d'inhibition, dans les tubercules quadrijumeaux postérieurs, dont l'ablation modifie l'inspiration, même en cas d*inlégrilé des vagues. Le centre de l'expiration active est inhibé dans la respiration normale par un centre d'arrêt expiratoire, situé dans les tubercules antérieurs ou parties sous-jacentes. Les centres inspirateurs situés au-dessus de la moelle allongée sont vraisemblablement des voies de conduction de centres des hémisphères. ED. HErEB.

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