L. Hugounenq et Albert MoreL
Recherches sur la formation de l'hémoglobine chez l'embryon. (79) GXLl, 848-849 ; 20 novembre 1905. — L'hémoglobine est
ANALYSES
incomplètement différenciée chez Tembryon; elle est représentée par Thematogenc, sorte de paranucléine qui évolue vers l'hémoglobine mais qui lui assure en môme temps d'autres fonctions, et qui contient, outre une albumine et un pigment ferrugineui, une réserve de soufre, de phosphore, de chaux et de magnésie. l. gamvs.
L. Asher et R. Rosenfeld. Ucber das physikalisch chemische Verhalten des Zuckers im Blute. (16) XIX, 449-453; 7 octobre 190.^. — Du sang de bœuf est partagé en deux portions : la première A est additionnée de 3 gr. de fluorure de sodium par litre pour empocher la formation de ferment glycolytique ; bi deuxième B est défibrinée. Au bout de 24 heures, le sucre de B ayant à peu près complètement disparu, en Tadditionnant au besoin de levure, on place une certaine quantité de A dans un dialyseur qui plonge dans B qii*on fluorure à ce moment au môme taux que A.
Après 24 heures de dialyse, A a perdu son sucre, tandis qu'une portion témoin du môme sang en contient encore des quantités notables. Comme il n*y a pas de passage de ferment glycolytique de B en A dans le dialyseur, la disparition du sucre de A ne peut s'expliquer que par sa dialyse. Le sucre du sang se comporte donc comme du sucre en dissolution. L'hypothèse que le sucre ne passerait pas dans l'urine et 1rs sécrétions parce qu'il se trouverait dans le sang à l'état de combinaison doit être abandonnée. M. LAMBERT.
IV. Huiskamp. Bemerkung zur Fibrinoglobulinfrage und Erwiderung . (39) XLVl, 273-279; 1905. — Discussion de précédentes expériences (Ibid,, t. XLIV, p. 182) et polémique avec Heubner (Ibid., t. XLV, p. 355 et Àrch. f. exp. Path.,
t. XLIX, p. 229). B. LAMBLING.
P. Mora^witz. Beobachtungen ûberden Wiederersatz der Bluteiweisskôrper (Obser vations sur la régénération des protéiques du sang). (8) VII, 153-164; 1905. — On saigne un chien par la carotide et on lui injecte, par la jugulaire, une quantité égale de liq. de Locke tenant en suspension des globules de chien lavés, jusqu^à introduction d'un volume de liquide à peu près égal au volume total du sang. On parvient ainsi à abaisser la teneur du sérum en protéiques de 6 à 2Vo environ. Or, déjà après 20 h., môme chez Tanimal maintenu à
jeun, le sang a repris les 4/5 de sa richesse primitive en protéiques. La scrumalbumine augmente d'abord très vite, comme si le sang rempruntait simplement à quelque réserve disponible dans les tissus. La globuline, au contraire, n'augmente que plus tard, et lentement, mais elle atteint finalement son taux normal plus tôt que l'albumine. Ici il semble qu'il y a néoformation. E. LAUBLING.
Eloisa G-ardella. Azione anticoagulante degli anioni in rapporto alla diluzione del sangue. (98) II, 609-632; 1905. — Etude de l'action anticoagulante de 27 des sels les plus communs, action rapportée à leurs anions. Le mécanisme de cette action est tout différent de celui de l'action anticoagulante des cations. A cet é^^ard, anions et calions sont différents, de même qu'ils ont des aptitudes électriques et chimiques
opposées. B. PBII<rDBL.
V. Marzocchi. Sur le pouvoir hémolytique du sérum du sang des veines splénique et crurale, comparativement à celui des artères correspondantes. (72) XLIII, 400-404 ; 1905. — Il n'est pas possible de démontrer une diftérence constante entre le pouvoir hémoly tique du sérum du sang pris de la veine splénique et celui du sang pris de Tartère ; la quantité d'ambocepteurs est égale dans les deux serums ; on ne peut trouver, dans le sérum du sang de la veine splénique, une abondance de compléments plus grande que celle qui est contenue dans le sérum du sang de l'artère. Pour le sérum artériel et veineux des vaisseaux fémoraux on arrive à des conchisions identiques. Donc ni la rate ni la moelle osseuse ne fournissent au sang veineux des substances hémolytiques en quantité suffisante pour que son sérum puisse être reconnu d'après ses propriétés hémolytiques.
E. KEINDEL.
F. Obermayer et E.-P. Pick. Zur
Kenntniss der Pràzipitinwirkung. (8) VU, 4.5.5-456 ; 1905. — En se servant de la méthode réfractométrique (fWd., L VU, 331) et des déterminations de Reiss (Arch, f. exp. Path., t. LI, "p. 185), les auteurs démontrent que le précipité produit par un sérum précipitant dans un autre sérum ne peut représenter qu'une très petite fraction de 1 °/o d*albumine. e. lambung.
P. Bermbach. Die Untersuchnng des Blutes mittelsteiweiss prâzipitierender Sera
SANG, CIRCULATION, RESPIRATION
(Recherches sur le sang au moyen des serums précipitants). (2) CVU, 621-62o; i90o. — On injecte sous la peau d'un lapin 32 cent, cubes de sérum de sang humain dans le courant d'un mois. On recueille son sérum qui est précipitant pour Talbumine humaine. L'auteur essaie son effet sur des serums normaux obtenus au moyen de vésicatoircs ou de ventouses chez des malades. Le résultat varie avec les circonstances. En tout cas, le titre du sérum précipitant varie pour chaque sérum de malade différent.
DASTRB.
P. Bermbach. Ueber Prâzipitine und Antiprazipitine (Précipitines et antiprécipi- Unes). (2) CVII, 626-629 ; 1905. — Le sérum d'un lapin traité par le sang humain, précipite l'albumine du sénim de l'homme et celle du singe. C'est cependant un sérum univalent, en ce sens qu'il n'a d'action que sur un petit groupe d'espèces voisines. Y at-il des serums polyvalents, pouvant précipiter en même temps les albumines hétérologues d'animaux différents? L'auteur, pour répondre à cette question, injecte à un lapin du lait de vache, du sérum de sang humain et de sang de mouton. Le sérum du lapin s'est montré actif, à des degrés divers, pour le lait de vache, le sang de l'homme et celui du mouton. L'activité de ce sérum précipitant n'est pas en rapport avec les quanlitcs primitives injectées. — En injectant un autre lapin avec le sérum polyvalent du premier, on n'obtient pas(Schûtzej des antiprécipitants qui suppriment les activités des précipitants du premier sérum. — Cependant une épreuve différente laisse croire à la possibilité d'un sérum à précipitines polyvalent. dastrb.
W. I. Porter. Observations on the tonus of heart muscle (Sur le tonus du muscle cardiaque) (43) XV, 1-14; 1903. — Expériences poursuivies sur le cœur de la tortue. 1*» La conduclibilité du cœur diminue à mesure que le tonus du cœur augmente; 2° La hauteur de la contraction tonique est proportionnelle à l'intensité de l'excitation, la loi du » lout ou rien » ne s'applique donc pas dans ce cas ; 3® La contraction tonique n'a pas de période réFractaire et par suite, une série d'excitations rapprochées peuvent déterminer un tétanos tonique. Il faut donc distinguer entre les contractions fondamentales et les contractions toniques, et, Porter généralisant émet l'hypothèse que le raccourcissement brusque dans le tétanos des muscles striés
et lisses n'est pas produit par la fusion des contractions fondamentales, comme l'indiquait Helmholtz, mais par la fusion des contractions toniques. j.-p. la>'GL0is.
I. Mac Ouire. Ueber die Speizung des Froschherzens (Sur l'alimentation du cœur de grenouille). (36) XLVII, 289-311; 1905. — Le cœur des animaux à sang froid, tels que la grenouille, ne se vide jamais complètement, il n'y a pas de contraction maxima : il retire du sang les matériaux nécessaires à son fonctionnement. Les liquides de circulation artificielle qui réussissent le mieux sont les sangs d'herbivores, lapins, cobayes, etc., le sérum de mouton, etc. Le sang de porc et celui de chien qui conviennent également, ont quelquefois un effet nuisible. L'auteur étudie l'effet des diverses concentrations du sang de lapin sur le fonctionnement du cœur. — Le liquide qui produit l'action la plus favorable est le mélange d'une partie de sang avec 2 parties de liqueur physiologique NaCl. Le sang qui a dissous les globules rouges est toxique; il arrête les battements, mais cet effet est passager, et, avec une alimentation convenable, le cœur reprend ses fondions. Le chlorure de potassium paralyse le cœur à la dose de 1 partie pour 300 parties du mélange sanguin. Au contraire, la proportion de 1 millième favoriîse l'activité de l'organe. L'effet del sur 160,000 est déjà appréciable. L'hydrate de soude se comporte de même. — Le sérum désoxygéné dans le vide, agit aussi bien que le sérum oxygéné. — Le sang chargé de CO^ paralyse le cœur; le même, débarrassé du gaz, suffit parfaitement à son activité. — Le phénomène de l'escalier découvert par Bowditch est un phénomène d'intoxication produit par l'accumulation de CO^ dans le cœur au repos : les contractions l'en débarassent progressivement. Pendant rhiver les battements du cœur' sont plus actifs, si le milieu est froid; l'été, si le milieu est chaud. dastrb.
Berth^ Finn. Ueber die Wirknng von Nàhrtlûssi^keiten auf das Herz (Action des liquides nutritifs sur le cœur). (36) XLVII, 3i3-334; 1905. — Le sang dialyse est incapable de nourrir le cœur, l'addition d*une f.ûble quantité de sel ordinaire (6 pour 1,000) fuit déjà disparaître la rigidité et ne permet que de faibles contractions; l'addition de i dix-millième de chlorure de calcium renforce les battements et plus encore, l'addition nouvelle de 1 dix-millième de bicarbo-
ANALYSES
nate de soude. Cependant, la diastole de ce pouls élevé est encore allongée; 7 cent-millièmes de chlorure de potassium rétablissent le fonctionnement normal. C'est l'expérience de Ringcr, à la suite de quoi il donna une formule de liqueur purement minérale pour les battenienls du cœur. L'addition de 1 0/0 de sang défibriné prolongeait la période d'activité. — L^auteur compare les liqueurs de Ringer aux solutions de Kronecker et des autres physiologistes, à base de sang ou de sérum, ou d'eau salée ordinaire. — Le résultat, c'est que cette liqueur est énr.inomment conservatrice, laissant subsister dans la (ibro musculaire les réserves nécessaires à l'entretien de Torganc, mais n'ayant pas d'aptitudes nutritives, c'est-à-dire la rendant ca[)able de les renouveler. — Le sérum sanguin, au contraire, a celte propriété. Le lait ou le petit lait mettent le cœur du crapaud en contracture et le tuent. Le cœur du crapaud supporte des so^.utions de sel ordi> naire à 1 0/0. Kronecker a soutenu que le cœur travaillait aux dépens de l'albumine du sérum seulement et non aux dépens de son tissu. On a calculé que 1 centigramme d'albumine contient assez d'énergie pour suffire pendant 20 jours au travail du cœur de grenouille. — L'auteur constate enfin que le cœur de la grenouille et de la tortue accélère la réduction du sang qu'il contient.
DASTRE.
M. Lambert. Rôle favorable de l'urée ajoutée aux liquides de circulation artificielle du cœur de la grenouille. (80) LIX, 460-461 ; 18 novembre 1905. — - L'urée qui semble indispensable au cœur des Sélaciens est également très utile au cœur de la grenouille. Le liquide de Ringer, additionné d'urée, permet une survie plus longue du cœur et peut ranimer les contractions d'un cœur épuisé. l. camus.
J. Divine. Ueber die Atmung der Herzen von Krôten und Frôschen (Sur la respiration des cœurs de crapauds et de grenouilles). (36) XLVII, 335-378; 190.Ï. — Le sujet a été déjà traité par Oehwald et se rattache aux observations d'un nombre considérable d'auteurs dont J. Divine rapporte et discute les opinions. Les expériences nouvelles sont réalisées au moyen de sang chargé d'oxyde de carbone, de sang artériel, de sang oxygéné, de sang hydrogéné, de sang chargé d'acide carbonique, ces liquides étant employés pour la perfusion du cœur de crapaud. La conclu-
sion générale, c'est que les liquides et les gaz dépourvus d'oxygène libre rétablissent le cœur aussi bien que les milieux oxyg'énés. D'autre part, le cœur rend veineux en , quelques minutes le sang artériel. '
DASTRB.
R. Saltet. Ueber die Wirkung der Kohlensaùre auf die Leistung des Froschherzens (Action de l'acide carbonique sur le fonctionnement du cœur de grenouille). (36) XLVII, 312-322; 1905. — L'action nuisible de l'acide carbonique a été mise en évidence par le travail de Mac Gui rc et Kronecker. Le sang complètement asphyxique arrête le cœur; le repos ne le rétablit point, à moins que Tacide carbonique ne soit enlevé par l'écoulement du liquide. A mesure que l'acide carbonique disparaît, le cœur se rétablit. Ce rétablissement se fait mieux dans un cœur en mouvement que dans un cœur en repos. L'auteur suppose que la fatigue et le rétablissement sont des processus identiques. Le muscle cesse de travailler quand on lui enlève son aliment. L'acide carbonique rend les albumines du sérum impropres à nourrir le cœur.
DASTRE.
A. Herlitzka. Ueber den Einfluss des { arleriellen Druckes aùf die Tatigkeit des j isolierlen Saugctlcrherzens (Influence de la pression artérielle sur l'activité du cœur de mammifère isolé). (2) CVII, 557-584 ; 1905. — La pression la plus basse qui puisse encore permettre les contractions du cœur est entre 13 et 18 mm. de mercure ; on peut la fixer en moyenne à 15 mm. — La manière dont varie l'activité du cœur en fonction de la pression s'exprime comme suit : Si la pression est insuffisante, l'arrôl ne se produit pas instantanément; et, inversement, si elle devient suffisante, PefTel ne se produit pas non plus instantanément; il peut tarder plusieurs minutes. Quand la pression est très faible, les battements se produisent irrégulièrement ou avec une certaine périodicité dans le rythme ou dans l'énergie. — A mesure que croit la pression les périodes se rapprochent d'un type unique montrant ralternance de deux secousses inégales. Quant à l'influence comparative de la pression sur l'activité des diverses parties, on constate que, aux pressions bassos, la fréquence du ventricule et de Toreillette est la môme, mais avant d'arriver à ce point, on observe quelquefois une secousse du ventricule pour deux ou trois de
SANG, CIRCULATION, RESPIRATION
l*orcillelle. — L*auteur a cherché s*il y avait un rapport entre le rythme et la haut6ur des contractions et s'il y avait un optimum (Je la pression. A mesure que la pression s'élève, le cœur s'allonge et les contractions s'écrivent sur une ligne plus basse. Ln différence de hauteur est, entre certaines limites, proportionnelle à la pression. De plus, l'amplitude de la contraction diminue. Quand la pression baisse, les effets sont inverses. L'optimum a des valeurs très différentes. La fréquence des mouvements augmente avec la pression et diminue quand celle-ci diminue. Enfm, quand la pression est très élevée (100-140 mm.) les contractions deviennent de plus en plus petites et le cœur s'épuise plus vite.
DASTRE.
E. Hering. Ueher die Erregungsleitung zwiscben Vorkaromer und Kammer des Saûgethierherzens (Propagation de l'excitation de Toreillette au ventricule du cœur chez les mammifères). (2) CVH, 97-107; 1905). — On peut se convaincre sur des cœurs artificiellement irrigués que la propagation de l'excitation de Toreillctte au ventricule peut se faire, pourvu que la continuité soit maintenue par un pont de substance très peu étendu. L'auteur a donc voulu étudier sur les cœurs los effets de la section do cette bande, de ce faisceau atrioventriculaire décrit par W. His ; ou plutôt, il a cherché d'abord si la région qui contient le faisceau atrio-venlriculaire est la seule qui serve à la propagation du mouvement d'une cavité à l'autre. Il a séparé roreillette droite de l'oreillette gauche et de la cloison et constaté que les battements spontanés ou provoqués de celle-ci ne se communiquaient point au reste du cœur.
Par cette observation, Tauteur est d'accord avec L. Fredericq.Celui-ci a montré que lorsque la discordance de rythme est réalisée par une section pratiquée soit à gauche soit à droite de la cloison interauriculaire, c'est l'oreillette qui reste adhérente à cette cloison qui règle le rythme des ventricules. Hering explique ensuite pourquoi l'excitation, dans l'expérience précédente, ne se transmet pas de l'oreillette droite au ventricule droit qui est en continuité physiologique a^ec elle. C'est que sur tout le pourtour atrio-ventriculaire, sauf au voisinnge de la cloison, il n'y a pomt de communication musculaire entre l'oreillette et le ventricule. R. Relzer(1904) et K. Braeunig n'ont po en déceler anatomiquement. La commu-
nication anatomique et fonctionnelle des oreillettes et des ventricules se fait par la cloison ; là se trouve le faisceau musculaire atrio-ventriculaire. Ce résultat est en accord avec la théorie myogène de la contraction cardiaque (sans la démontrer, toutefois), bien que le réseau nerveux qui unit roreillette au ventricule se montre inapte à la transmission en dehors du faisceau atrioventriculaire. DASTRE.
E. Hering. Nachweiss der Automatic der mit den Vorhôfen oder Vorhofresten stehenden Kammern (Démonstration de fautoniatisme des ventricules en rapport avec les oreillettes ou les restes d'oreillelics). (2) CVII, 108-124; 1905. — Les ventricules, séparés des oreillettes et irrigués avec la liqneur de Ringer par l'aorte continuent à battre. L'auteur se demande si ces battements sont automatiques et ont leur point de départ dans le ventricule môme Qu dans les débris d'oreillettes qu'il est impossible d'écarter entièrement. On voit facilement qu'en tout cas, ces battements vetlriculaires sont plus lents que n'étaient avant l'opération, ceux des oreillettes; mais cette constatation ne tranche pas le débat. 11 taut avoir recours à la méthode des extrasystoles ventriculaires. Les extra - systoles provoquées par une excitation des veines caves ou du sinus, ne sont pas suivies d'une pause compensatrice. Les extra-périodes ont la même durée que les périodes spontanées (Tigerstedt, Slrômberg, fingelmann, Cushny et Matthes, Hering). Or, les ventricules qui battent séparés des oreillettes se comportent de la môme façon : les extra -systoles ne sont pas compensées.
L'auteur y voit la preuve de l'automatisme ventriculaire, car dans les conditions où le ventricule tire son mouvement d'ailleurs (cœur entier) le repos compensateur existe.
DASTRE.
A. J. Carlson. Conduclivilé du cœur à l'état de « water-rigor » . (80) LÏX, 414-41.5; 11 novembre 1905. — A l'aide du cœur de Limulus, Tanteur estime démontrer que la conductivité se fait par les nerfs et non par les muscles. i.. camus.
A. J. Carlson. La vitesse du courant moteur du cœur. (80) LIX, 558 ; t décembre 1905. — La vitesse de la conductivité d'un nerf est en rapport direct avec la rapidité de contraction du muscle qu'il innerve.
L'onde motrice se propage à travers les
lié
ANAI.Y8EB
nerfs intrinsèques du cœur de Litnulus dix fois plus lenleraent qu'à travers les nerfs des muscles périphériques. l. camus.
Karfunkel. Untersuchung^en iiber die sogenannten Venenherzen dcr Fledermaus (Cœurs veineux de la chauve-souris). (1) 1905 ; 538-546. — Descriplion détaillée des mouvements, influence du froid et de la chaleur, du nitrite d'amyle, de Tadrénaline, de la section, de Texcitation, de la dégénérescence nerveuses. Résultais concordant, dans leurs grandes lignes, avec ceux de Luchsinger et de Schiff. Conclusion en faveur de la théorie myogène, par suite de la persistance des contractions rythmiques lorsque le système nerveux est supprimé par dégénérescence. Dans les artères de l'aile, le courant sanguin s'arrête parfois et devient même rétrograde ; ce phénomène serait dû à des contractions locales consécutives à des modifications locales de pression dans les tissus. bd. meter.
M. V. Vintschgau. Wirkung ^er Wârme auf das Froschherz nach Anlegung linearer Quer-und Lângsquetschungen (Action de la chaleur sur le cœur de grenouille après des écrasements par compressions transversales et longitudinales). (2) CX, 255-336 ; 1905. — Ce travail débute par un exposé historique très détaillé des recherches exécutées sur Tinfluence de la température vis-à-vis du cœur entier et de ses diverses parties séparées. On sait que la chaleur accélère, que le froid ralentit les contractions et qu'une température ou trop haute ou trop basse les arrête. L'auteur utilise ce que Ton a appelé la séparation ou section physiologique des parties du cœur par la compression ou Técrasement. Il pratique ces opérations ou les combine de manière à séparer le sinus de Toreillette (ligature de Stannius), puis l'oreillette du ventricule (seconde ligature de Stannius), puis la pointe du cœur du reste du ventricule, puis enfin des parties latérales du ventricule — et dans tous ces cas il étudie la manière dont réchauffement, puis le refroidissement, modifient la condition initiale du cœur. — La conclusion la plus générale, c'est que le réchauffement produit un changement du rythme et de la fréquence chez les parties qui battaient : mais qu'elles ne font rien apparaître chez celles qui ne se contractaient point, bien que celles-ci restent excitables mécaniquement.
DASTRE.
R. Hatschek. Ueber die Beeînflussung der die Herztâtigkeit regulierenden Nerven durch Abkùhlung und Ërwârmung der Herzoberflâ' he (Influence du refroidissement et de réchauffement superficiel du cœur sur les nerfs qui règlent Tactivité du cœur. (2) CIX, 499-216 ; 1905. — Le refroidissement du cœur amène une rapide diminution de l'excitabilité de l'accélérateur, une augmentation du temps de latence ; réchauffement a des effets inverses. Avec le nerf vague, les résultats sont moins clairs. Le froid augmente souvent l'excitabilité ; il ne la diminue jamais. La chaleur agit en sens opposés, tantôt augmentant, tantôt diminuant l'excitabilité du vag^ue. Dans une série d'expériences, les deux nerfs étaient excités simultanément pendant que le cœur était refroidi ou échauffé. Le froid donne un avantage plus grand à l'action inhibitoire du nerf vague. L^action de la chaleur est moins nette. Un fait remarquable c'est que, lorsque l'activité de l'accélérateur est accrue, le vague a besoin d'une excitation beaucoup plus forte pour produire son effet que lorsqu'il est excité isolément. Ce fait donnerait raison à ceux qui admettent im antagonisme réel des deux nerfs contrairement aux physiologistes qui croient, avec Baxt, à l'indépendance de ces deux nerfs. dastrb.
E. Hering. Der accelerans cordis beschleunigt die unabhângig von der Vorbôfen schiagenden Kammern des Saûgethierherzens (Le nerf accélérateur cardiaque accélère les ventricules du cœur des mammifères battant indépendamment des oreillettes. (2) CVII, 125-132 ; 1905. — L'accélérateur exerce, comme l'on sait, son action renforçante immédiatement sur les ventricules. Normalement, l'automatisme de Toreillette surpasse celui du ventricule. L'accélérateur accélère les parties du cœur sous-jacentes aux oreillettes quand ces parties battent automatiquement.
DASTRE.
A. Herlitzka. Quelques expériences sur la reviviscence. (72) XLIV, 93-109 ; 1905. — Le chlorhydrate d'adrénaline détermine la contraction de cœurs isolés de lapins ou renforce les contractions cxi^tantes; cette constatation faite au cours d'une autre série d'expériences a conduit l'auteur à se servir de l'adrénaline pour déterminer la reviviscence d'animaux morts. Dans oue carotide, il introduit une canule tournée rers
SANG, CIHCULATION, RESPIRATION
le cœur, à travers laquelle il injecte du liquide de Locke avec adjonction d'adrénaline, après avoir pris ses précautions pour éviter la plélhoro vasculaire (circulation par les coronaires) et la coagulation du sang (peptone). A côté dMnsuccès, Tauteur a obtenu des succès (lapin, chien) qu'il rapporte en détail et qui démontrent que Ton peut produire la reviviscence avec des moyens qui n'entraînent qu*unc légère intervention chirurgicale. Le acurn'a besoin d'une circulation artiticioUe et d*adrénaline que pour se réveiller. Quand il a commencé à battre, il continue à accomplir ses pulsations, à la condition qu'on ait soin de pourvoir à l'oxygénation du sang.
E. FBINDBL.
Erwin Rohde. Ueber die Einwirkung desCbloralhydratsaufdiecbarakteristischen Merkmale der Herzbevvegung. (16) XIX, 303 504; 21 octobre 1905. — Dans l'empoisonnement par le chloral les propriétés musculaires générales sont intactes, les propriétés de rylhmicité spéciales au cœur (phase rërractaire, tout ou rien, transformation rythmique des excitations continues) sont abolies. Tout se passe comme s'il y avait séparation fonctionnelle des centres nerveux intracardiaques. Observation» effectuées sur le cœur de grenouille suspendu après injection de solution d'hydrate de chloral à 0,75 0/0 dans la veine abdominale. M. LAMBERT.
A. Kuliabko. Uebér die Erscheinung der Tonusschwankungen am isolierten Kaninchenherzen bei Veralrinvcrgiftung (Apparition des modifications du tonus dans les cœurs de lapin dans Tempoisonnemcnt par la vératrine). (2) CVIÏ, 238-251 ; 1905. — Les oscillations toniques ont été découvertes par G. Fano dans le cœur de la tortue (1886). Ce sont des oscillations rythmiques dans la musculature des oreillettes, beaucoup plus lentes que le r\'thme des pulsations cardiaques et qui affaiblissent ou renforcent périodiquement l'amplitude des systoles. Elles se traduisent sur le tracé du cœur de la tortue par de longues élévations et dépressions. Ces deux fonctions rythmiques sont dissociées par certains poisons : la muscarine paralyse les battements et exalte les oscillations toniques, l'atropine fait l'inverse. Bottazzi a supposé que les contractions .cardiaques dépendent des fibrilles musculaires, et les oscillations toniques des lentes contractions du sarcoprotoplasma. L'auteur a observé ces mêmes
phénomènes dans les cœurs isolés des mammifères, en les exagérant au moyen de la vératrine, poison musculaire par excellence. Suivant les doses, on obtient un état de contracture syslolique violente qui immobilise le cœur réduit à son volume minimum, ou, après un court arrêt systolique un véritable délire du Cû?wr se traduisant par des contractions violentes et irrégulières. DASTRB.
O. Lœwi. Ueber die Wirkung von Muskarin auf das nicht oder unzureicbend gespeiste Froschherz und die Gegenwirkung von Kalziumsalz (Action de la muscarine sur le cœur de grenouille insuffisamment ou non alimenté, action contraire des sels de calcium). (16) XIX, 593-595; 18 novembre 1905. — Relation d'expériences faites en commun avec T. Ishizaka. Le cœur détaché ou sur lequel la première ligature de Stannius a déterminé l'arrêt de la circulation devient rapidement, sous l'influence de la muscarine, réfractaire aux plus fortes excitations électriques. Le cœur alimenté, au contraire, ne perd pas sa contractililé sous l'influence de ce poison. Ce fait serait dû à la présence en quantité suffisante dans le cœur alimenté de sels de calcium dont l'action inotrope positive contrebalance l'effet inotrope négatif de la muscarine. m. lambbrt.
K. Httrthle. Yergleichung des miltleren Blutdrucks im Karotis und Cruralis (Comparaison de la pression moyenne du sang dans la carotide et dans la crurale). (2) ex, 421-436 ; 1905. — Si l'on mesure la pression moyenne par la moyenne des pressions extrêmes (maxima et minima), les nombres donnés par les auteurs conduisent à cette conclusion paradoxale que la pression moyenne serait plus grande dans les artères périphériques, crurale, maxillaire externe, que dans la carotide (Spengler). L'auteur élucide cette difficulté. Les indications du manomètre-compensateur à mercure, dont les oscillations sont enregistrées par un flotteur, sont faussées par des causes d'erreur non négligeables. Il y a une diminution de la pression moyenne dans l'aorte, diminution qui doit résulter du jeu des valvules semi-lunaires. Chez les chiens, les chats, les lapins, elle est habituellement très petite et ne dépasse point un millimètre de mercure. L'augmentation de la vitesse du courant dans l'aorte peut cependant ramener au-dessus de 7 millimètres.
DASTRB.
Journal de piitsîol. bt de pathol. oknér , 1906.
ANALYSES
A. M088O. La pression du sang dans Pair raréfié. (72) XVIII, 341-335; 190S.— Llauteur. avait déjà étudié à l'aide da spbygmomanomètre la pression sanguine aux hautes altitudes (4.560 m.) ; lorsque la fatigue était exclue^ il n^avait observé aucune différence d'avec la normale. La présente étude graphique a été effectuée ii Uaide de chiens placés sous la cloche pneu matique ; même dans la dépression énorme de 128 mm., correspondant à l'altitude de 14.200 m., la pression du sang est peu différente de la normale. Ces expériences établissent d'une manière définitive que la dépression barométrique n'agit pas sur l'organisme par effet mécanique, mais dans un sens chimique, pour produire le mal de montagne. e. feindbl.
O. Josué. La pression artérielle chez le lapin à la suite d'injections répétées d'adrénaline dans les veines. (80) LIX, 319-321 ; 21 octobre 1905. — Il y aurait une hypertension permanente chez les lapins qui ont reçu des injections intra-veineuses répétées d'adrénaline. Ces animaux ne sont pas immunisés contre l'élévation brusque de la pression qui suit l'injection d'adrénaline.