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RECHERCHES SUR LA COAGULABILITÉ DU SANG DES VEINES SUS-HÉPATIQUES

Par MM. M. DOTON, CL. GAUTIER et N. KAREFF

(Trayail du Laboratoire de physiologie de la Faculté de médecine de Lyon.)

C'est une opinion classique ' des physiologistes, que le sang^ au sortir du foie : i* ne contient pas de fibrine; 2« n'est pas spontanément coagulable. Basée en partie sur des travaux de Lehmanny étayée d'approbations illustres, de témoignages considérables, cette croyance a trouvé de nombreux adversaires. Mais leurs critiques^ leurs expériences, disséminées dans des traités et des périodiques fort divers» remontant parfois à de longues années^ semblent décidément devoir tomber dans l'oubli, soit parce qu'ignorées, soit parce que trouvées peu convaincantes. Le problème n'est cependant point résolu.

/. — But du travaiL

Il est double : i* relater de façon succincte, mais complète, les opinions et les preuves qui sont & la base de cette controverse plus que demi-séculaire; 2* trouver une réponse expérimentale légitime à ces deux questions : Le sang qui sort du foie est-il ou non coagulable? contient-il ou non de la fibrine ?

//. — Historique.

4» Travaux antérieurs. — Travatix de Franz Sinum (I84i). — Sur deux chevaux abattus pour vieillesse et perte de forces, Simon compare le sang porte au sang sus-bépatique : l'un et l'autre renferment de la fibrine, le premier plus que le dernier.

Travaux de Lehmann (1850). — Une première série de ses recherches est effectuée sur des chevaux. Elles ont pour but de comparer le sang porte au sang sus-hépatique.

Tedinique. — Cinq ou 10 heures après affouragement, l'animal est tué par insufflation d'air dans la jugulaire externe. Aussitôt tombé, on ouvre sa cavité abdominale,

> Parmi les traités élémeDtaires les plus récents, nous citerons sur ce point : LiAOLANi^. ÉlévMnU de Phonologie, 1905, p. 1S5 : « Le sang des veines sus-hépatiques serait d'autre part incoagulable. • Glby. Phyiiologie, 1906, p. 341 : « Rappelons à ce sujet QiB&ron savait depuis longtemps (Cl. Bernard) que le sang des veines sus-hépatiquès est naturellement moins coagulable que celui des autres vaisseaux. •

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