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BD. MEYER

PHYSIOLOGIE DES GLANDES

0. Polimanti. Influenza délie acque alcalino-carboniche-ipoloniche sulla eliminazione del succo gastrico. (99) LV, 289- 303; 1905.

E. Zunz et L. Mayer. Sur les effets de la ligature des canaux pancréatiques chez le chien. (74); 30 septembre 1905 (43 pages). — Après une perte de poids, les chiens qui ont subi la ligature des canaux excréteurs du pancréas se rétablissent généralement, et ils peuvent vivre ensuite plusieurs mois en bonne santé. L^ atrophie et la sclérose du pancréas qui suivent constamment la ligature des canaux excréteurs varient beaucoup d*un chien à Tautre; il persiste d*ordinaire un nombre notable d*acini glandulaires plus ou moins modifiés; ces lésions sont précoces et elles progressent avec le temps. Les ilôts de Langerbans subissent, eux aussi, des altérations. — Chez le chien, après la ligature des canaux excréteurs du pancréas, il persiste de rérepsine, de Tentérokinase et de la sécrétine dans Tintestin grêle; les propriétés de la bile ne sont pas transformées ; le pouvoir antiprotéolytique du sérum n'est pas modifié ; la structure du foie, do la rate, de la thyroïde n'est pas altérée; pendant les premiers temps qui suivent Topération, la glande peut encore sécréter du suc pancréatique sous Tinfluence d'un repas de viande ou d'une injection intraveineuse de sécrétine. — La section des canaux pancréatiques entre deux ligatures ne provoque jamais de glycosurie, même s'il ne persiste que très peu d*acini et très peu d'ilôts; l'extirpation du pancréas pratiquée plus ou moins longtemps après la ligature des conduits excréteurs de cette glande entraine un diabète mortel identique à celui qui suit l'enlèvement du pancréas chez un chien normal. — Il se pourrait que, outre la sécrétion du suc pancréatique et le rôle non encore définitivement élucidé de la sécrétion interne probable des Ilots de Langer-

bans, le pancréas intervint d'une autre manière dans le métabolisme général de l'organisme. b. felndel.

C. Delezenne. Activation du suc pancréatique par les sels do calcium. (79) CXLI, 781-784; 13 nov. 1905; (80) LIX, 476-478; 18 nov. 1905. — Une proportion convenable de sel de calcium est capable d'activer un suc pancréatique inactif. Une fois activé le suc pancréatique peut subir la dialyse sans perdre son activité. Du suc pancréatique inactif préalablement filtré sur paroi de collodion ' n'est plus aclivable par le calcium, mais reste activable par la • kinase. l. camus.

C. Delezenne. Sur le rôle des sels dans l'activation du suc pancréatique; spécificité du calcium. (79) CXLI, 914-916; «7 nov. 1905 ; (80) LIX, 478-480 ; 18 nov. 1905. — Quand les phosphates et carbonates alcalins ont été exactement saturés par la chaux, il suffit d'une trace de calcium pour activer le suc pancréatique. Les sels de strontium, de baryum et de mago^ sium n'ont pas le rôle activant des sels de calcium. l. camus.

Victor Henri. Note relative à la communication de M. Delezenne sur l'activation du suc pancréatique. (80) LIX, 480-483 ; 18 nov. 1905. — L'auteur rappelle les observations de Larguier des Bancels qui semblent avoir ouvert la voie dans laquelle Delezenne vient de s'engager. A cette remarque, M. Delezenne indique que Torientation donnée à ses recherches a une tout autre origine. L. camus.

C. Delezenne. Action des sels de calcium sur le suc pancréatique préalablement dialyse. (80) LIX, 523-625 ; 25 nov. 1905. — Quand le suc pancréatique dialyse a été débarrassé des sels capables de précipiter le CaCl^, il suffit de lui ajouter une trace de CaCP pour l'activer. L'activation du suc pancréatique par CaCl' ne se produit pas instantanément. l, camus.

C. Delezenne. Sur l'activation du suc pancréatique parles sels de calcium. Action antagoniste des sels de potassium. (80) LIX, 614-615 ; 9 déc. 1905. — Le chlorure de potassium entrave l'action activante des sels de calcium sur le suc pancréatique de sécrétine. L'action empêchante n'est généralement que temporaire ; mais, pour des

ANALYSES

doses convenable» des deux sels, Tarrét peut être de plusieurs jours, l. camus.

Ch. Dubois. De raclion de la glycérine sur les fonctions du foie« (80) LIX, 376-378 ; 4 nov, 1905. — Les fonctions biliaire et excrémentilielle du foie sont notablement diminuées, quelquefois même suspendues par une injection de glycérine. La sccrétine et la bile n*ont que peu d*action sur le foie des animaux qui ont reçu une injection de glycérine. l. camus.

Karl Orube. Ueber die Yerteilung des Glykogens in der Leber (Sur la répartition dti glycogène dans le foie). (2) CVII, 483- 489; 1905.— Quelques expérimentateurs ont soutenu que le glycogène était uniformément réparti dans le foie ; ce sont Seegen et Rratschmer, R. Kûlz, A. Cramer et Schôndorf ; d'autres ont soutenu une opinion contraire : von Wittich, E. Abderhalden,P. Rona. — L'auteurreprendla question, sous la direction de Pflfiger. Ses recherches ramènent à ce résultat que réellement le glycogène est uniformément réparti et que les différences en teneur que Ton peut constater sont imputables à la quantité de tissu conjonctif mêlé au tissu hépatique dans telle ou telle partie. dastrb.

Karl Orube. Weitere Untersuchungen ûber Glykogenbildung inderûberlcbenden, kûnsllich durchstrômien Leber (Nouvelles recherches sur la formation de glycogène dans les foies en survie artificiellement irrigués). (2) G VU, 490-496 ; 1905.

— L'auteur a fait circuler dans le foie du chien, du chat, du sang déHbriné de ranimai lui-même. Il a constaté que dans les cas favorables on pouvait constater une augmentation évidente du glycogène dans l'organe après un intervalle de 2 à 3 heures.

DASTRB.

F. Bajetti. La secrezionne biliare nella realimentazione. (102) LIX, 514-530; 1905.

— Expériences sur un gros chien à qui on avait fait une tistule biliaire quatre mois auparavant. Dès le î** jour de la réalimentation, on pouvait recueillir une bile identique par sa quantité et sa composition à celle qui était sécrétée avant la période de jeûne. D'autre part, le foie reprit immédiatement sa fonction glycogénique dès que la réalimentalion mil un terme à Tinanition prolongée ; le foie emmagasina matériaux organiques et inorganiques, si bien qu'il augmenta extraordinairement de poids.

Ces faits démontrent qne l'inanition ne fait pas subir de modifications profondes aux cellules hépatiques. b. fbdcdbl.

Léon Asher.. Beitrâge zur Physiologie der Drûsen (Contributions à la phvsioiogie des glandes). (36) XLVII, p. 1-Î3;'l905.— Sixième mémoire de la série, dans lequel l'auteur, en collaboration avec S. Brack, s'occupe des rapports entre la diurèse et Tactivité organique. Il constate que l'injection sous-cutanée de pilocarpine diminue la diurèse, aussitôt qu'apparaisent les phénomènes connus de Tintoxication. Cette diminution est le résultat d'une régulation qui pare à la perte d'eau de l'organisme dans les autres parties. Cette perte ne se traduit point par un abaissement du point de congélation du sérum du sang, ni dans sa teneur en cendres, ni dans sa teneur en NaCl. Pendant l'empoisonnement piloca^ pique, la diurèse est minime.Âumoyend'injections intra-péritonéales ou intra-veineuses de solution physiologique on prévient la perte d'eau. Il faut exclure l'action inhibitrice directe de la pilocarpine sur la sécrétion du rein : la diminution d'activité rénale est corrélative de la suractivité des autres organes sécréteurs. — Si, après que les phénomènes d'intoxication ont apparu, on injecte dans les veines une solution concentrée de sulfate de soude, il se produit une diurèse considérable, quoique cette opération appauvrisse encore l'organisme en eau. Il faut admettre (jue le sulfate exerce une action excitante spéciale sur les cellules sécrétrices des reins et domine ainsi l'effet pilocarpi que. — L'activité isolée d\tn groupe musculaire étendu diminue également la diurèse. L'explication est la même que pour le cas de la pilocarpine.

DASTRB.

N-C. Paulesco. La rate et la sécrétion biliaire. (79) CXLI, 846-847 ; 20 nov. 1905. — Dans ses expériences, l'auteur n'a observé aucune influence de la i^ie sur la formation de la bile, l. camus.

, G. Lerda et S. Dies. Suila resistenza degli animali tiroidectomizzati aile intossi* cazioni sperimentali. R. Accademia diMedicina di Torino^ XI, 18 mars 1905. — Injections à des cobayes de tétanotoxine, de toxme diphtérique, de strychnine, de caféine, d'urine normale. Les thyroideclo^ misés ont résisté aux intoxicat'roiis à peu près aussi bien que les témoins normaux.

B, f^BINDEL.

PHYSIOLOGIE DES GLANDES

8. Diez et Gk Lerda* Sul potere antilossico deila tiroide. A. Accademia di Me-didna di Torino, XI, i% mai 1905. — Injections de substances toxiques dans la thyroïde de chiens, injections sous la peau des cobayes de mélanges de suc thyroïdien et d'un toxique, etc. La conclusion qui se dopage des résultats obtenus est qu'il n*est pas possible d*attribuer à la thyroïde une fonction anti toxique à Tégard des poisons exogènes, qu'ils soient de nature chimique ou bactérienne. Aussi l'opinion de Roger et Garnier est viniseroblable : l'hypersécrétion thyroïdienne dans les infeGtion& ne serait qu'un phénomène réaetionnel.

B. PBINDEL.

J. A. Hammar. 1st die Thymusdrûse beim Frosch ein Icbenswichtiges Organ?

(Le thymus est-il chez la grenouille un organe essentiel à la vie?) (2)CX, 337-330; 1905. — La première ablation de thymus a été faite par Restelli en 1845. Friedieben (1858), Ambrosioi (1894) ont répété l'épreuve. Ces expériences se sont considérablement multipliées depuis 1893, sur un grand nombre de mammifères. Elles ont produit, dans certains cas, des troubles de nutrition, des altérations des échanges, mais jamais la mort (sauf dans une communication préliminaire de Thiroloix et G. Bernard). Mais chez la grenouille, d'après ^Vbelous et Biilard, il en serait autrement (1896). Aucun animal n'a survécu à la double extraction au delà de 14 jours. Du 3" au 14® jour se sont montrés des troubles divers: dynamiques, consistant en une parésie progressive; Irophiques, décelés par une décoloration de la peau, des ulcérations avec mortification ; circulatoires, hydremic, leucocylose, œdèmes. — L'extirpation unilatérale ne met pas la vie en< péril. Les auteurs assignèrent à la glande uue influence anlitoxique. — Ces résultats^ contraires à ceax obtenus par les physiologistes sur les mammifères, ont été contredits par Vereecke (1899) et par S. Vincent (1903). L'auteur reprend la question. 11 opère sur des grenouilles et des crapauds. Dans aucune des 85 expériences qu'il a exécutées il n'a trouvé de traces do complexus symptomatique do Abelous et Billard. La plupart des animaux ont été observés pendant une «iurée quadruple de la plus longue survie assignée par ces observateurs à l'opération. — 11 conclut que, pas plus chez la grenouille que ches les mammifères, le thymus n'a de rôle essentiel à la vie. dastrb.

V. Diamare. Zur vergleichenden Physiologie desPankreas. (16) XIX, 545-549 ; 4 novembre 1903. — L'extirpation du paît» créas ne produit pas d'hyperglycémie chez les Sélaciens. Dans les expériences faites sur ces animaux il faut tenir compte de la quantité importante d'urée contenue dans leurs tissus et leur sang. L'action du pan<créas sur la matière sucrée est sans doute indirecte. h. lamdert.

O. Minkowski. Bemerkungen ûber den Pankreasdiabeles. Zur Abwehr gegen Eduard Pflûger. (Remarques à propos du diabète pancréatique (pour répondre aux attaques d'Edouard Pflûger). f4) LUI, 331- 338; 1905. — Article de polémique, où l'auteur répond sur un ton assez vif à des critiques personnelles d'Edouard Pflûger,

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