‹ Journal de physiologieChapitre 48 sur 578 · V. BONGOURT · texte numérisé non relu

V. BONGOURT

E. Pflttger. Professor 0. Minkowski's Abwehr gegcn meine ihn treffende Kritîk (A propos de la protestation du professeur Minkowski contre les critiques que je lui ai adressées). (2) CX, 1-21 ; 1905. — Pflûger reproche à Minkowski diverses erreurs: par exemple, d'avoir dit que toutes lus opérations chirurgicales de longue durée surtout dans le voisinage du pancréas enti*aînaient des glycosuries passagères. Pas une fois sur 144 opérations Pflûger, SchôndorflF et Fr. Wenzel n'ont observé ce phénomène. Les glycosuries qui suivent Textirpation des glandes salivaires et de la thyroïde sont donc attribuables à ces glandes mêmes et non à une cause étrangère, le choc opératoire. — En second lieu, Pflûger considère comme incomplètes toutes les opérations d'ablation du pancréas de Minkowski et von Mering dans lesquelles ces auteurs ont observé un diabète avec poiydypsie et polyphagie. Il considère ces symptômes comme propres aux ablations partielles. Paul Schultz et G. Zûlzer (1905) n'ont pas davantage trouvé de polydypsie, polyphagie et polyurie dans les extirpations totales. Sandmcyer (1892) avait déjà signalé le fait. Quant à la polyphagie et i la polydypsie, ce sont des phénomènes dus à l'excitation, par inflammation et dégéné* ration des terminaisons sensorielles, dans le pancréas, des nerfs de la faim et dé la soif. Les auteurs ont observé après l'ablation du pancréas chez les grenouilles et les oiseaux une glycosurie que Minkowski n'a pas vue. Enfin il s'agit de l'importante question de l'origine du sucre diabétique.

Minkowski la voit dans les malières azotées parce que le rapport du sucre à l'azote excrété serait constant et égal à 2,8. — D'après Sandmeyer ce rapport varie: il a été trouvé égal à 1,48; 1,86 ; 2,22. Pflûger a montré que, chezdes cbiens qui ont épuisé leurs réserves d'hydrates de carbone et que Ton nourrit exclusivement à Talbumine, ce rapport du sucre à l'azote est variable et plus petit que 2,28. Le chiffre erroné de 2,28 tient à ce que Tanimal avait encore des réserves de glycogcne et de glycosides. — Les extirpations totales du pancréas ne peuvent jamais guérir: l'animal meurt de suppuration. Le mécanisme du diabète pancréatique reste absolument énigmatique.

DASTRB.

E. Lag^esse. Ilots de Langer ban s et sécrétion interne. (80) LïX, 368-370 ; 4 novembre 1903. — S'il existe des lésions des ilôts de Langerhans en dehors du diabète cela ne signiHe pas que ces lésions soient sans imporlanre dans la pathogenic du diabète. Quoi qu'il en soit de leur mode d'action les ilôts ont un rôlo endocrine indiscutable ; chez un lapin dont le canal pancréatique fut lié et réséqué l'auteur constatait, 23 mois après, l'absence com> plète do tissu exocrine et la conservation parfaite d'un semis d'îlots de Langerhans au milieu d'un tissu adipeux. L'animal était resté en parfait état de santé.

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