III. RÉSULTATS d' ENSEMBLE
En moyenne, d'après les observations et les expériences résumées ci-dessus, les urines tuant 1 kilogr. de lapin à la dose de 100 c. c. environ (donc urines hypotoxiques) tuent les goujons en 22 minutes ; les urines tuant i kilogr. de lapin à 45 c. c. (toxicité moyenne d'après Bouchard) tuent les goujons en
5 minutes; enfin, celtes qui tuent 1 kilogr. de lapin à 20c. c. (c'est-à-dire urines hypertoxiques) tuent les goujons en 2 minutes i/2 environ. On le voit.les résultats obtenus dans les deux séries d'expérience sont assez bien superposables.
De plus, nos recherches entreprises jusqu'ici avec notre méthode, soit sur des urines d'homme normal aux différentes heures de la journée, soit sur des urines de malades (infectés, intoxiqués, urémiques, hépatiques, cardiaques, nerveux, etc.) ou sur d'autres liquides (pleurésie^ ascite, alcools, essences) confirment généralement ce qu'on sait depuis Bouchard, Charrin et Roger, Guinard, Mairet et Bosc, Bénech, etc., sur les variations de la toxicité des humeurs à l'état normal ou pathologique.
Ainsi, nous trouvons les urines du matin moins toxiques (tuant les goujons parfois en une heure et plus), mais plus convulsivantes que les urines de minuit (tuant ordinairement en quelques minutes) et surtout que celles de
6 heures du soir (en quelques secondes parfois). Nous trouvons la toxicité urinaire diminuée par l'imperméabilité rénale, augmentée par l'insuffisance hépatique. Nous voyons les urines devenir moins toxiques sous Tinfluence du régime lacté, de la digitale, des bains froids^ etc.
D'ailleurs ces remarques trouveront mieux leur place dans un autre travail^ ce mémoire étant consacré uniquement à l'exposition de notre technique et à la démonstration de sa valeur.