‹ Journal de physiologieChapitre 49 sur 578 · L. CAMUS · texte numérisé non relu

L. CAMUS

O. WitzeL Die Technik des Pankreasexstirpation beim Hunde (Technique de l'extirpation du pancréas chez le chien). (2) CVI, 173-180 ; 1905. — Il faut des chiens de moyenne taille, de 8 à 10 kilos, jeunes, parce qu'alors l'union de la tôle du pancréas avec le duodénum est moins intime. L'animal est préparé, baigné, soumis à la narcose élhcr-morphine. L'opération est conduite avec les mômes scrupules que celles de la chirurgie humaine la plus rigoureuse : la septicité s'ajoutant au diabète et au trouble des fonctions digestives rend, on effet, extrêmement grave toute négligence. L'auteur indique les vaisseaux à respecter pour éviter la gangrène de l'intestin ; les précautions à prendre pour les différents temps de l'opération, particulièrement en ce qui concerne les ligatures des vaisseaux.

DASTRB.

E. Pflûger. Ob die Totalexstirpation des Pancreas mit Nolliwendigkeit Diabetes

bcdingt (L'extirpation totale du pancréas produit-elle nécessairement le diabète?) (2) CVI, 181-188; 1903. —H. Lùthje a signalé des cas d'extirpation totale qui, comme les cas d'extirpation partielle, ne produisaient que des glycosuries transitoires. Pflûger pria un chirurgien expérimenté, 0. Wilzel, de pratiquer l'opération d'ablation totale. Il est persuadé que cette opération n'a été complètement réalisée que d'une manière tout à fait exceptionnelle : les coupes en série du duodénum montrent des restes. Au contraire, ici treize extirpations totales ont été pratiquées: les animaux ont survécu jusqu'à 16 et 19 jours en dépit du jeûne absolu : l'excrétion sucrée n'a jamais éprouvé d'interruption. Dans le cas d'extirpation rigoureusement complète la polydypsie, la polyphagia la polyurie font défaut: ce sont les signes de Textirpalion partielle (Sandmeyer, 1892).

La glycosurie ne subit pas d'interruption ; elle peut seulement être plus ou moins tardive à s^établir. Elle a tardé une fois pendant deux jours et demi, après lesquels l'animal est mort. La polydypsie et la polyphagie n'appartiennent pas, d'ailleurs, à toutes les extirpations partielles. Elles dépendent de la partie qui a été laissée. La glycosurie peut manquer après une extirpation insuffisante et le diabète yrai apparaître après que ce reste aum dégénéré ou disparu. Quant à la mort des animaux totalement extirpés, elle est due aux blessures purulentes que la glycémie empêche de guérir. D'autres fois c'est la perforation du duodénum. — L'auteur signale encore l'hypermégalie du foie, et la formation probable du sucre aux dépens de la graisse.

DASTRB.

M. Almagia et H. Embden. Ueber

die Zuckerausscheîdung pankreasioser Hunde nach Alanindarreichung (Sur Tescrétion du sucre après ingestion d'alanîoe chez les chiens privés de pancréas). (8> VII, 298-310 ; 1905. — La formation de glucose à partir de Talanine a été rendue très vraisemblable par les expériences de Langslein et Neuberg (Arch, f. Physiol. ,. 1903, p. 514), de F. Krauss, de Embden et Salomon (Beitr, z. chem. PhysioL^ t. V^ p. 508), mais ce résultat pouvait être expliqué par l'action indirecte de l'alanine sur quelque réserve de glycogène. L'aaleur a opéré sur 5 chiens dépancréalé^^ puis maintenus à jeun ; 3 ont été sacrifiés après une semaine, et l'on a dosé d*après Ptlûger (Arch, de Pflûger, t. CIIl, p. 619),

PHYSIOLOGIE DES GLANDES

le glycogène contenu dans leur corps. Les deux autres ont reçu pendant la 2^ semaine de jeûne de grandes quantités de d-alanine sous la peau ou per os. La teneur en sucrer de Turine s'est immédiatement augmentée) et la quantité totale du sucre pei'due pendant la période à 1' alanine a été très supérieure à celle que l'on peut calculer d'après les réserves en glycogène des animaux témoins à celte période du jeûne. Les auteurs estiment que !a transformation de Talanine en glucose est détinitivement démontrée par ces résultats.

E. LAMBLING.

O. Prym. MHz und Pancreas (Rate et pancréas). (2) G VU, 599-623: 1905. — Discussion des résultats de Horzen, d'après lesquels la rate exercerait (par ses leucocytes producteurs d*enlérokinase) une activation de la trypsine pancréatique. L' au leur établit que si, en effet, des macérations de pancréas sont rendues plus actives par l'addition de macérations de rate, ce renforcement tient à deux conditions étrangères au problème lui-même et non à quelque influence spécifique. Ge sont : \^ l'intervention des bactéries; 2<^ la teneur en eau des infusions de raie qui introduit une quantité indispensable de ce liquide dan<t les solutions glycériques. La thèse de Schiff sur Paction digestive combinée de la rate et du pancréas n'a pas de fondement réel.

DASTRB.

Léon Bernard et Bigart. Les processus sécrétoires dans la substance corticale de la glande surrénale. (80) LIX, 504-506 ; 25 novembre 1905.

P. Mulon. Sur la couche gcrminative de la corticale des surrénales chez le cobaye. A propos d'une noie de MM. Bernard et Bigart. (80) LIX, 592-593 ; 9 décembre 1905.

J. E. Abelous, A. Souliéet O. Tou- Jan. Sur l'identité d'action des extraits des substances corticale et médullaire des capsules surrénales. (80) LL\, 520-521 ; 25 novembre 1905. — La corticale et la médullaire fournissent des extraits qui jouissent des mêmes propriétés physiologiques, mais leur teneur quantitative en produits 8Ctifs est différente. l. camus.

J. E. Abelous, A. Soulié et G. Tou- Jan. Influence des extraits et des produits

de l'autolyse des organes et tissus sur la formation de l'adrénaline par les glandes surrénales. (80) LIX, 589-591 ; 9 décembre 1905 — Les extraits et les produits de l'autolyse de beaucoup d'organes, mais plus spécialement du muscle, augmentent d'une façon considérable la teneur en adrénaline de la pulpe surrénale.

Page 1