L. G4HUS
T. Kuiper. Sur le mécanisme respiratoire des poissons osseux. (72) XLY, 393-405; 4906. — L'inspiration est donnée par l'ouverture de la bouche, par l'abaissement du plancher buccal et par un écartement modéré des opercules.
Durant cette phase, les fissures branchiales sont fermées et l'eau entre exclusivement par la bouche. L'e.\piration est donnée par la fermeture de la bouche, par le soulèvement du plancher buccal, par un écartement ultérieur des opercules branchiaux et par le détachement de la membrane marginale des opercules.
Durant cette phase, les fissures branchiales s'ouvrent et restent ouvertes, et l'eau sort exclusivement par elles. A la fin de l'expiration, les opercules se rapprochent rapidement du corps. Ce mouvement constitue le terme de l'entière révolution respiratoire. Toutefois, dans ce court instant, la bouche commence de nouveau à s'ouvrir, et, par conséquent, c'est déjà la phase initiale de l'inspiration suivante. e. fbindel.
* Les numéros entre parenthèses tiennent lieu des titres où ont paru les travaux analysés. La liste de ces périodiques se trouve à la fin da fascicule.
ANALYSES
A. Lœixry. Zur Frage der Entgiftung der Mineralsàuren beim Kaninchen (Sur l'abolition de la toxicité des acides minéraux chez le lapin). (16) XX, 336-337; 11 août 1906. — La résistance des lapins aux acides minéraux est yariable, l'augmentation préalable de l'alcalinité du sang augmente tantôt et tantôt diminue cette résistance. m. lahbert.
W. Hausmann et O. Wzoasek.
Ueber die Entgiftung des Solanins durch Kohlensâure. (16) XX, 304-309; 28 juillet 1906. — La présence de CO* empêche l'action hémoljsante de la saponine ou des citrate et chlorate de cet alcaloïde. Ce résultat n'est pas dû à l'absence d'oxjgène.
H. LAMBBHT.
H. Roaf et Sherrington. Experiments in examination of the c locked Jaw > (trismus) induced by tetanus toxin. (50) XXXIV, 315-331 ; 1906. — Étude poursuivie sur difTérentes espèces de singes, en yue d'expliquer le mécanisme du trismus dans l'intoxication tétanique. Sur les singes, si on a soin de sectionner au préalable la symphyse de la mâchoire inférieure, on coustate que l'excitation de la zone ccJrticale correspondant à l'ouverture de la mâchoire est croisée, c'est-àdire qu'une excitation faible ne provoque de mouvement d'abaissement que dans la moitié opposée de la mâchoire. Le centre cortical de fermeture de la mâchoire est plus limité (chez l'orang-outang) que le centre d'ouverture. Après inoculation tétanique dans le nerf facial, l'excitation du centre d'ouverture de la mâchoire provoque la fermeture, et cette invei*sion fonctionnelle est d'abord limitée au côté correspondant au nerf injecté, ensuite elle se généralise. D'après les auteurs, la perturbation provoquée par la toxine tétanique ne porterait pas directement sur le centre cortical, mais sur les noyaux inférieurs. Ce point est cependant encore obscur. Au cours de ces recherches, les auteurs ont constaté que les centres moteurs du babouin, Cynocephalus anubis, présentent au point de vue de la topographie quelques particularités intéressantes.
J.-P. LANGLOIS
PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE DES MUSCLES ET DES NERFS
F. Wollman et L. Lecrenier. Influence de la température sur l'excitabi-
lité et la conductibilité des nerfs chez le chien. (71) IV, 117-123; juillet 1906 - Les auteurs ont poursuivi l'étude de l'influence des températures élevées sur le nerf sciatique du chien in situ. Les faits suivants résultent de leur travail. L'excitabilité du nerf augmente par un chauffage à 42*'-43*. Alcock a trouvé un résultat semblable pour la valeur de la variation négative, dans les mêmes conditions. Âodessus de 43*, l'excitabilité diminue progressivement et devient nulle entre 49*-50'. Les variations de la conductibilité, sous l'influence de la température, se font de même sens que celles de l'excitabilité.
Y. PACHOn.
K. Lucas. On the optimal electric stimule of normal and curarised muscle.
(50) XXXI V, 322-390; 1906. — WaUer a étudié sous le terme de stimulus électrique optimum, la décharge d'un condensateur qui produit l'excitation d'un tissu déterminé avec le minimum de dépense d'énergie. Ce stimulus optimum varie suivant qu'il s'agit de nerfs d'animaux à sang froid ou d'animaux à sang chaud. Lucas reprend cette étude sur les muscles de la grenouille et du crapaud. Faisant varier successivement dans le condensateur, le potentiel exprimé en volt, et la capacité exprimée en microfarads, il cherche quelle est la plus petite quantité d'énergie (en ergs) capable de provoquer une excitation du muscle normal ou curarisé. Les muscles normaux de ces espèces répondent à deux minima. Avec des doses de curare suffisantes pour supprimer l'action nerveuse, le stimulus optimum le plus fort manque quelquefois, il disparaît complètement avec de fortes doses, alors que l'optimum inférieur persiste sans altération. On peut supposer qu'il existe dans le muscle deux substances répondant chacune d'elles à un optimum différent, j.-p. lakglois.
W. Meck. The influence of osmotic pressure on the irrritability of skeletal muscle. (43) XVI, 8-14; 1906. — Le muscle d'une grenouille soumise & une circulation artiûcielle avec des liquides hjpertoniques (solution de Ringer à double concentration ou de Ringer normale mais avec addition de sucre), montre une diminution de la contractibilité et de l'excitabilité, sans phase primitive d'excitation. Avec des solutions hypotoniques (Ringer dilué) on constate le phénomène
LIQUIDES ET PRODUITS ORGANIQUES
inverse. Les muscles curarisés se comportent comme les muscles normaux.
A. M088O. Contribution à la physiologie des muscles lisses. (72) XLV, 301- 334; 1906. — Ces expériences ont été pour la plupart pratiquées sur le muscle rétracteur du pénis du chien, qui a l'avantage d'être superficiel et accessible aux excitations; de plus, la direction parallèle des fibres est une disposition favorable qui ne se rencontre pas dans les autres organes à muscles lisses. Dés que le chien était curarisé on découvrait le muscle, et, après l'avoir détaché de la verge, on en liait l'extrémité au fil du levier. La première constatation est celle de mouvements spontanés rythmiques, identiques à ceux que l'auteur a étudiés dans les muscles de la vessie et des vaisseaux sanguins de l'homme. Le muscle ré tracteur du pénis réagit également aux excitations psychiques par des contractions semblables à celles qui peuvent être observées dans des conditions analogues pour les vaisseaux sanguins et pour la vessie. D'autres expériences, celles-ci pratiquées sur le muscle rétracteur du pénis de cheval, montrent que, même dans les organes détachés du corps, l'anhydride carbonique produit une contraction des muscles lisses. Ces muscles ont une grande vitalité; suspendus dans l'air à une température de 16»-18',ils conservent leur excitabilité 6 jours après la mort, et ils peuvent se contracter sous l'influence du CO*, alors que la putréfaction est déjà commencée. On doit donc étendre beaucoup plus qu'on ne l'admettait généralement jusqu'à présent la limite du temps pendant lequel les muscles lisses demeurent encore excitables après la mort.
E. FEINOEL.
Gxiido Guerrini. Sulla funzione dei rauscoli degenerati. (102) LX, 519-549; 1906. — Dans les muscles en état de dégénération graisseuse et dans les muscles normaux, l'extensibilité totale esl à peu près la même; mais dans les muscles dégénérés l'extensibilité immédiate est considérablement augmentée alors que l'extensibilité complémentaire est considérablement diminuée. Dans les muscles dégénérés larétractilité totale, immédiate et complémentaire, est diminuée. Tous ces faits, enregistrables, sont la consé-
quence de la diminution de la capacité contractile du muscle dégénéré.
s. FEINDEL.
MATIÈRES CONSTITUTIVES
LIQUIDES ET PRODUITS
DES ÊTRES VIVANTS
Henri Iscovesco. L'ovalbumine. Sa constitution colloïdale. Les colloïdes amphotères. (80) LXI, 195-197; 28 juillet