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V. BONCOUBT

o. Lerda. Sulle alterazioni délie ovaie in seguito a lésion! chirurgiche deir utero e délie trombe. R. Accademia di Medicina di Torino, XI, 14 juillet 1905. — Les cobayes opérés depuis deux mois au moins présentent souvent de l'atrophie des follicules ovariens ; l'inconstance do cette atix)phie porte à admettre comme cause de celle-ci des lésions neuro-vasculaircs produites au cours de l'opération.

E. FBINDBL.

Gustave Loisel. Toxicité du liquide séminal de cobaye, de chien et de tortue. (80) LIX, 509-511 ; 25 novembre 1905. — Le sperme te&ticulaire de cobaye, de chien et do tortue fournissent un extrait soluble, dont la toxicité est différente de celle du tissu testiculaire. l. camus.

Gustave Loisel. Considérations générales sur la toxicité des produits génitaux.

iH

ANALYSES

(7^) CXLI, 910-912; 27 novembre 1905; (80) LIX, 511-544 ; 25. novembre 1905.

O. Ficherai Sur l'hypertrophie de la glande pituitaire oonséoutive à la castration.(72) XLUL, 405-426; 1905-— AJasuite de l'ablation des testicules, il se produit très rapidement une hypertrophie du corps pituitaire avec des modifications de structure telles qu'il devient facile de distinguer au microscope la glande du coq de celle du chapon. Quelques injections de suc orchitique modifient Taspect histologique de la pituitaire de Tanimal châtré ; il devient celui de la pituitaire de l'animal entier; avec la cessation des injections, l'hypophyse du chapon reprend sa structure caractéristique. — Si l'on considère qu'après la castration, l'hypertrophie de l'hypophyse est constante, qu'elle est très fréquente dans Tacromé^ralie et dans le gigantisme et que, dans ces conditions, il y a un excès de développement du tissu osseux, on est porté à admettre que l'hypertrophie hypophysaire exerce une action excitatrice sur la fonction décroissance* b. kbi>del.

DIGESTION, NUTRITION, ALIMENTATION

P. Ortttzner. Ein Beitrag zum Mechanismus der Magenverdauung (Contribution au mécanisme de la digestion gastrique) (2) CVI, 463-522 ; 1905. — Cet intéressant travail débute par l'histoire des tentatives faites pour éclairer le côté mécanique de la digestion gastrique ; ce sont les observations de W. Beaumont (1834), deHoffmeister et E. Scbûtz (1886), de Rossbaeh (1890), de Balthazard et Roux (1898), de W. B. Cannon (1898) et de Moritz (1895). Grutzner a utilisé une méthode nouvelle consistant à congeler Teslomac rapidement. Il fait connaître de très nombreuses particularités sur la digestion des batraciens. Les recherches sur les rats ont montré, entre autres faits, que les nouveaux bols alimentaires sont toujours enveloppés au milieu de la masse ancienne et n'arrivent jamais immédiatement au contact des parois. L'auteur étudie l'évacuation de l'estomac, la teneur en ferment du contenu et les effets de la section du pneumogastrique. Chez les lapins et les cobayes, l'auteur fait des observations parallèles aux précédentes, aimi que chez les chiens et les chats. La conclusion la plus générale de ce travail, c^est la mise en lumière d'une stratification particulière des aliments^ en vertu de laquelle

les nouvelles parties se logent dans Taxe de l'organe. C'est la partie gauche (cul-de* sac, partie splénique) qui sert de gardemanger. Les aliments peuvent y séjouroer des heures sans recevoir le contact du suc gasti'ique. Pendant ce temps ils achèvent leur digestion amylolytique. Pendant œ temps, la digestion peptique s'exécute activement dans la portion pylorique, sur les aliments qui ont progressé superficiellement dans la partie gauche et qui sont imbibés de pepsine et d'acide. Le coniena stomacal dîflfère d'un point à l'autre : cha* que partie de l'estomac a son rôle différent. L'auteur développe les nombreuses conséquences théoriques et pratiques de ces

faits. DASTRB.

PfeifTer. Ueberdas Verhalten von Salzlôsungen im Magen (Contribution à l'élude de la manière dont se comportent les solutions salines dans l'estomac). (4) LUI, 261-279; 1905. — La paroi stomacale est le siège d'échanges de liquides et c^est surtout de dehors en dedans que ce passage s'effectue. L'échange de sels entre le sang et le contenu stomacal a lieu à la manière d'une simple diffusion. Ces deux phénomènes ont pour résultante un abaissement de la concentration du contenu stomacal, lorsqu'il est hypertonique . Quand il y a de l'hypotension moléculaire, ou quMl n'y a pas d'hypertension, Téquilibralion est entravée par une sécrétion de liquide par la paroi. Aussi cette équilibration est- elle moins rapide lorsque les solutions sont hypotoniques que lorsqu'elles sont hypertoniques par rapport au sang. Pour l'auteur, Testomac serait le siège d'au moins trois phénomènes parallèles : un échange de molécules salines, variable suivant la concentration des solutions^ une sécrétion d*une puissance inconnue et l'élimination (lu suc gastrique proprement dit (acide chlorhydrique et ferment). Ces différents processus s'effectueraient séparément, anatomiquement parlant : c'est la substance intcrcellulaire qui serait la membrane de diffusion, tandis que la sécrétion sérail une fonction des cellules. Ces dernières donnent naissance à un produit autre que le suc gastrique acide, dont on s*est peu occupé jusqu'à présent et dont l'existence a été démontrée par les recherches de Bickel sur l'estomac des herbivores.

y. BONCOIRT.

W. H. Thompson. The physiological effects of peptone and allied product (part.

DIGESTION KT NUTRITION

Ifô

VII). The metabolièm of Arginin (50) XXXm, 106-424; i905. —Quand l'arginine est ajoutée à la nourriture des chiens, son azote apparaît dans Turine à l*état d'urée en proportions très variables suivent les animaux et le régime. On retrouve des écarts considérables, 37 0/0 dans un cas, 77 0/0 dans un autre. Celte éiiminaUon paraît se faire en denx temps; une première partie est éliminée rapidement, la seconde beaucoup plus lentement, celle-ci ayant dû subir plusieui*s transformations successives : ornithine» carbamate ammoniacal, urée. 10 0/0 del'azotede Targinine s'elîmioe à l'état d'ammoniaque, l'excès d'ammoniaque étant proportionnel à la dose ingérée. En injection sous-cutanée, l'arginine provoque un excès d'élimination uréique qui dépasse la quantité pouvant provenir de Targinine. 11 faut supposer, môme en tenant compte de Taction de la solution physiologique utilisée comme véhicule, qoe Targinine exagère le métibo* lisme azoté dans Torganisme.

J.-P. LANGLOIS

F. Bengen et Gttnnar Haane. Ueber den Enzymgehalt dcr Magensrhleimhaut des Schweines und den Wechsel desselben ^vâhrend der Verdauung (Teneur en enzymes de la muqueuse stomacale du porc et ses modifications au cours de la digestion). (2) CVI, 267-285; 1905. — L'estomac et la digestion gastrique du porc ont été étudiés depuis l'année 1883 par Ellenbcrger et ses collaborateurs Hofmeister, Brade et Edelmann à Tlnstitut agronomique de Dresde. Ils y ont distingué quatre régions: la première péricardiaque et seule dépourvue de glandes ; puis vient une zone île glandes cardiaques avec follicules lymphatiques ; une troisième zone à cellules bordantes ^Belcg) ; une dernière enfin, zone pylorique comparable à celle de l'homme «t du clûen. Us ont trouvé quatre fenn en ts: la pepsine, le lab, une lipase faible, un ferment aroylolytique. Les auteurs du présent mémoire ajoutent à ces notions tes résultats suivants : 1<> La seconde région (des glandes cardiaques) contient seulement du ferment amyloly tique. 2*» Dans la 3<* région à cellules (cul-de-sac) bordantes on trouve de la pepsine très active» une amylase également très active, du lab-ferment et une lipase faible. 3^ Dans la i^ région, pylorique, on retrouve les trois ferments précédents, mais la pepsine et Tamylasc sont beaucoup moins abondantes et surtout moins

actives. Si l'on revient à la 3* région, on constate que la pepsine y est au maximum dans les premières heures de la digestion, puis diminue successivement (sauf une légère reprise aux environs de la 7® heure) jusqu'à la 9* oulO^ heure, puis recommence à crofire. 4® Dans la région pylorique, la teneur en fennent s'accroît à la seconde et à la 3« heure et s'abaisse ensuite jusqu'à la rin (12<» heure;. 5*" 11 a été impossible de constater un changement du lab-ferment aux divers moments, dans la région du culde-sac. 6<* Dans la même région la quantité de l'acide est beaucoup plus grande que dans les deux autres, pylorique et surtout cardiaque. 7° Dans la partie cardiaque Tamylase est abondante au début de la digestion puis elle diminue ; dans le cul-de-sac sa quantité ne paraît point varier. 8* Dans cette même région du cul-de-sac on trouve plus de mucine que dans la partie pylorique, mais elle est moins visqueuse et filante.

DASTRB.

W. Bîedermann. Sludien zur vergleichendcn Physiologie der peristaltischen Bewegungen (Etudes sur la physiologie comparée des mouvements peristal tiques.

(2) CVIl, 1-36 ; 1905. — Dans ce second mémoire, l'auteur étudie les ondes de locomotion daus le pied de l'escargot. On les observe en considérant de bas en haut la marche de l'animal posé sur une plaque de verre. Le mouvement ondulatoire se propage d'arrière en avant. Toutefois l'excitation qui la produit parait avoir son origine dans la région céphalique, car l'onde ne se produit que si la région céphalique a un point d'appui solide ; elle naît, par conséquent de ce contact. Le mouvement ondula* loire se traduit par une série de bandes transversales sombres que barre la surface du pied. Dès que le mouvement péristaltique se reproduit, l'onde parait naître simultanément de toutes les parties du pied et se propager du point d'origine vers l'avant. Ces ondes peuvent être fixées pendant quehiues instants : il suffit d'exercer une traction légère sur la coquille de l'animal. Le mouvement de succession des ondes cit plus ou moins rapide ; il est indépendant de la rapidité de la progression de l'animal. La progression peut être nulle et le mouvement des ondes visible et rapide chez l'animal au repos. On ne peut pas changer le sens de propagation des ondes, pas plus que la progression de l'animal qui ne peut se renverser (contrairement à ce

ANALYSES

qui arrive chez la plupart des Tcrs). On constate de plus que ce sont les onimaux les plus petits qui manifestent la molilité la plus g^rande. Le nombre des ondes que Ton aperçoit au tnômc moment dépend de la taille de l'animal : on en aperçoit de 5 à 8 chez V Helix hortensis, 9-11 chez V Helix pomalia, 17 chez VAriorif 18-19 chez le Limax cinereaniger. — Ce sont des ondes de contraction typiques, se propageant transversalement comme il arrive dans un faisceau musculaire strié d'un bout à Tautrc, en produisant raccourcissement et épaisissement. Le résultat est que chaque point se trouve transporté rythmiquement en avant d'une petite quantité pai* le mouvement de Tonde. Un autre mécanisme se superpose au précédent, c'est une turgescence produite par admission de liquide, une sorte d'érection dans laquelle le pied se comporte comme un corps caverneux d'animal supérieur, mécanisme méconnu ep partie par les naturalistes qui ont parlé de muscles extensiles, par opposition aux muscles contractiles. La progression serait due à la combinaison de ces deux mécanismes. — Il est impossible de reproduire ici l'intéressante discussion à laquelle donne lieu le rôle de l'innervation dans Texécution de ces mouvements périslaltiques. Leur point de départ est dans les ganglions pédicux ; l'excitation est conduite aux diverses régions du pied par des filets nerveux spéciaux. Le réseau nerveux périphérique est incapable à lui seul de provo(iuer le péristaltisme, c'est un simple intermédiaire. En outre, le ganglion pédieux exerce une action inhibiloire constante sur le tonus musculaire. — Le péristaltisme locomoteur coordonné est commandé par le ganglion pédi«ux : le réseau périphérique ne peut que diffuser plus ou moins des excitations locales.

D ASTRE

H. Roger. Note sur les mouvements intestinaux à l'état normal. (80) LIX, 311-313 ; 21 octobre 1905. — Les mouvements de l'intestin ont été inscrits à l'aide d'un tube en verre coudé à angle droit dont une des extrémités est introduite dans Tintcbtin, puis liée. Les solutions de peptone et de glucose font contracter pendant longtemps l'intestin, Teau salée physiologifjue au contraire n'excite pas l'intestin qui reste au repos. l. camus.

H. Roger. Les mouvements de l'intestin dans l'occlusion expérimentale. (80)

LIX, 348-350 ; 28 octobre 1905. ~ La ligature de l'intestin chez le lapin provoque des ondes peristal tiques qui prennent naissance à 16 ou 20 centimètres au-dessus de la ligature. Ces ondes durent jusqu'au moment de la mort mais diminuent d'iolensité dans la partie de l'intestin voisine de la ligature. Il ne se produit jamais d'ondes anlipéristal tiques. L^auteur conclut de ses expériences que le vomissement fécaloîde chez les ôtres capables de vomir est dû à la compression des muscles abdominaux sur les anses intestinales. l. camus.

Paul Schultz. Ueber die angeblîche refractâre Période der Darmmusculatur der Warmblùter. (1) 1905; 23-32. — Contrairement à ce ([ui a été avancé (Magnus), il n'existe pas de phase réfractaire pour les fibres musculaires lisses de l'intesLin, se contractant spontanément, et reliées aax centres. De même, S. n'a pu vérifier le fait que des excitations rythmiques ou continues ne produisent pas de tétanos, mais des mouvements rythmés. éd. MEVKa.

H. Roger et M. Garnier. Première

note sur la toxicité du contenu intestinal. (80) LIX, 388-391 ; 4 novembre 1903. — La toxicité du contenu intestinal du lapin pour le lapin varie* de 3,6 à 5 ce. par kilogr. Après ligature de l'intestin le liquide intestinal n'a pas une toxicité plus grande, mais la quantité de liquide est plus considérable. La ligature du rectum diminue la quantité (Je liquide et augmente beaucoup sa toxicité, il en est de môme dans le cas de perforation intestinale. L'alcool et la chaleur diminuent la toxicité des liquides intestinaux.

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