L. camus
Bainbridge et Dale. The contractile mechanism of the gall-bladder and its extrinsic nervous central. (50) XXXIII, i35lo5 ; 1905. — Pour étudier les mouTements de la vésicule biliaire, après plusieurs essais, les auteurs ont dû recourir au procédé décrit par Doyon (1893) en apportant quelques modilications de détails. Ils confirment le fait signalé par Doyon, de contractions rythmiques spontanées, contractions qui s'accentuent quand on augmente la tension de la vésicule. Le sympathique est surtout inhibiteur, il renferme cependant quelques filets constricteurs, mais dont Taction ne peut être mise en évidence que si le tonus de la vésicule est déjà affaibli ; quant aux effets constricteurs indiqués par Doyon,
DIGESTION ET NUTRITION
ils seraient dus à des causes extrinsèques à la vésicule, surtout au goufleracnt du foie. Le pneumogastrique, surtout le nerf gauche, exerce une action motrice, il renforce le tonus et le rythme des contractions. L'atropine supprime cet eflet. En opposition avec Doyon, ils n'admettent pas que l'excitation du bout central amène des effets d'inhibition. Quant aux contractions rétiexcs provoquées par la présence d'un acide dans le duodénum et amenant le premier écoulement de la bile pendant la digestion, il n*a pu être obtenu, mais les expériences étant poursuivies sur des animaux anesthésiés, un résultat négatif, comme le remarquent Bainbridge et Dale, n^ntirmc pas cette opinion d*Hcidenhain. — Par injection intraveineuse, les sels biliaires, le nitrite d'amyle, l'adrénaline, Tatropinc amènent le relâchement de la vésicule. Les peptones et la pilocarpine paraissent donner un résultat contraire, mais en réalité, les variations observées dérivent simplement du gonflement du foie limitrophe, aucune substance étudiée n'exerçant d'action vaso-constrictive sur la vésicule même. j. p. langlois.
G. von Wendt. Untersuchungen ûbcr den Kiweiss-und Salzstoifwcchsel beim Menschcn (Recherches sur les échanges nutritifs protéiquoset salins chez Thomme). (32) XVII, 211-289; 1905. — Dans plusieurs séries d'expériences de nutrition portant sur deux adultes, l'auteur a dosé dans les aliments et dans les excreta (urines et fèces) l'azote, le soufre, le phosphore, le calcium, le magnésium, le potassium, le sodium, le chlore et le fer. Toutes les méthodes employées sont indiquées ou décrites d'une manière précise et ont été vérifiées avec soin. Il a été fait, en outre, un grand nombre de dosages complémentaires (azote puriqne, soufre oxydé, etc.). Enfin le mémoire contient un nombre considérable d'autres renseignements, mais les résultats obtenus ne se prêtent pas à un extrait.
B. LAMBLING.
E. Abderhalden et F. Samuely. — Beitrag zur Frage nach der Assimilation der Nahrungseiweiss im tierischen Organisrous (Contribution à la question de l'assimilation des protéiques alimentaires dans rorganisme animal). (39) XLVI, 193-200 ; 1905. — La transformation des diverses albumines alimentaires en albumines spéciales à chaque espèce s'opère soit au niveau de la paroi digestive, soit au niveau des
tissus. Dans cette dernière hypothèse, la composition des albumines de la ration influerait sur celle «les albumines du scrum. Les auteurs ont donc fait à un cheval une saignée de 6 litres, puis, après huit jours de jeûne, une seconde prise de 6 litres. L'animal a reçu ensuite pendant 3 jours, 3 kgr. de gliadine de froment, contenant 36,5 0 0 d'acide glutamique, tandis que la sérum-albumine et la sérum-globuline du cheval n'en donnent respectivement que 7,7 et 8,5 0/0. Pendant ces trois jours on a enlevé à l'animal 7,500 c. c. de sang. Or, dans les protéiques du plasma de ce sang, la teneur en acide glutamique n'avait pas varié. La gliadine avait donc été transformée soit déjà au niveau de l'intestin soit peut-être dans le
foie. B. LAMB LING.
E. Babak. Uebcr die morphogenetische Reaktion des Darmkanals der Froschlarve auf Muskelproteine verschiedner Thierklassen (Sur la réaction morphogénétique du têtard de grenouille vis-à-vis des protéiques du muscle de diverses classes animales). (8) VII, 32U330 ; 1905. — L'auteur a démontré que l'intestin du têtard devient plus long avec une alimentation végétale qu'avec une alimentation animale, mais ces résultats sont dus à des différences non dans l'action mécanique, mais dans l'excitation chimique de ces deux sortes de rations {UioL CentralbL,i. XXIII, n*» 13-15; Centralbl. f\ PhysioL, t. XXVIII, n"2I). L'auteur a confirmé cette conclusion en nourrissant des lots de têtards avec de la chair de vertébrés (cheval, poisson, grenouille), d'anodontes et d'ccrevissc et avec de l'albumine végétale. Les longueurs d'intestin observées (exprimées en longueurs du corps) ont été respectivement de 6,6 — 5,9 — 7,6 et 8,3. s. lambling.
*W. Falta et C.-T. Noeggerath. Fûtterungsversuche mit kunstlicher Nahrung (Essais d'alimentation avec une ration artificielle). (8) VII, 313-322; 1905. — Quatre lots de rats ont été nourris respectivement: i^ avec de la sérum- albumine pure, de la graisse, de l'amidon, du glucose et des sels (mélange de cendres de lait, de cendres de sérum de cheval, de C03K2, (PO*)2Ca3, CO^Ca et MgCl2) ; 2» avec de la caséine, de la graisse, de l'amidon, du glucose et des sels; 3*^ avec de Tovalbumine, de la graisse, de l'amidon, du glucose et des sels ; 4° avec de l'ovalbumine, de la globoline et de Talbumino du sang, de la fibrine, de l'hémo-
ANALYSES
globine, da ouclôinate de sodium, de la çholeslérine, de la lécilhine, de la graisse, de Tamidon, du glucose et des sels. Dans les 2 premiers lots, les animaux sont morts en 51 et 53 jours; dans le 3<', en 83 et 94 jours; dans le 4*^, en 71 (?) et 94 jours. Tous présentaient des diminutions de poids considérables, mais aucun signe d'affections spéciales. Ils ne cessaient d'accepter leur nourriture avec plaisir que peu de jours avant la mort. Toutefois, on ne peut pas affirmer que pendant la période de diminution de poids les animaux ont réellement consommé de quoi couvrir leur besoin total de calories. Il est donc impossible de dire si la mort est due à l'absence^ dans la ration, de certains matériaux indispensables^ ou à une alimentation insuffisante par suite dUnappétence croissante. Comme plusieurs animaux ont commencé par augmenter de poids, des expériences comme celles de Henriques et Hansen {Zeit. physioL Chem,^ t. XLIII) entreprises pour démontrer qu'on peut remplacer les proléiques d'une ration par les produits abiuréliques d'une digestion trypsique, ne démontrent pas que les rations artificielles constituées par ces auteurs auraient suffi à la longue, car l'augmentation de poids des animaux et les gains d azote n'ont été observés que pendant 3 à 4 semaines. Or, durant ce laps de temps, les rats à la caséine des auteurs ont présenté une courbe de poids tout à fait semblable à celle des animaux de Henriques et Hansen, et ils ont fini néanmoins par succomber. e. lambling.
A. Scheunert. Ueber den Einfluss dor Korperbewegung auf die Verdauung und Nâbrstoffabsorption des Pferdes (Influence du mouvement du corps sur la digestion et sur l'absorption alimentaire du cheval). (2) CIX, 145-198 ; 1905. — Les mouvements du corps pendant la digestion influent sur les mouvements de l'estomac de manière à ralentir l'évacuation de cet organe. L'exercice exerce à cet égard une sorte d'inhibition, surtout au début de la digestion. Le contenu de l'estomac est plus riche en eau que chez l'animal au repos. Cet effet tient à une sécrétion plus active de la muqueuse, en eau. Malgré cela, le mélange du contenu de l'estomac se fait mal . Le mélange, le brassage du contenu gastrique par les mouvements de l'organe est un préjugé.
Les mouvements du cheval ont une influence nette sur la digestion des hydrates de carbone qui se trouve augmentée. Au
contraire, la digestion des azotées albominoïdes est très diminuée dans la première heure, mais augmentée dans la suite. Les mouvements généraux ont une influence favorable sur la sécrétion du suc gastriqae, de l'acide et de la pepsine. Ainsi la digestion se trouve favorisée. Il en est de même de l'absorption. dastkb.
H. Lichtenfelt. Ueber den Verbraudi an Lebensmittein in Sûditalien (Consommation alimentaire dans l'Italie du Sud). (î) CVII, 57-80 ; 1906. — L'auteur compare la consommation alimentaire dans les diverses parties de l'Italie. Dans le sud, la valenr calorifique de la ration quotidienne est inférieure. Sa caractéristique est la surabondance des hydrates de carbone et la faible quantité d'aliments d'origine animale. La conséquence de ce régime est l'abaissement de la taille et l'affaiblissement de U constitution de ces populations ; l'alimentation carnée d'après l'auteur est indispensable à la croissance et à la bonne constitution de l'organisme : c'est la coqelusion de ce travail statistique*
DASTRB.
A. Pugliese. Changements morphologiques de l'épithélium des glandes digestives et des villosités intestinales dans les premiers jours de la réaliroentation. (îî) XLIV, 49-65; 1905. — Une fois la nutrition rétablie, l'épithélium atrophié des glandes digestives redevient rapidement normal. Les éléments spécifiques du pancréas, des villosités, du foie et des glandes gastriques présentent presque immédiatement les modifications structurales propres à rélément glandulaire en activité. L'abstinence complète n'entraîne donc pas de modifications essentielles dans les éléments spécifiques des organes. b. fbindbl.
'Waldemar Koch. Relation of kreatinin excretion to variations in diet. (43) XV, L^v30 ; 1903. — La creatinine est excrétée en proportion très constante dans le régime normal de l'homme (26 milligrammes par kilog.). C'est le seul élément de l'urine qui renferme un gi'oupoment méthyliqoe azoté, et d'autre part la lécithine, la céphaline et la caféine sont les seuls groupes analogues qui pénètrent normalement dans roiyanisme. Cependant il ne parait pas y avoir m rapport étroit entre la quantité de lécithine introduite dans le régime et la quantité de creatinine excrétée. On peut admettre
MECANIQUE ET CHALEUR ANIMALES
qn'ane partie de la iëcithioe ingérée est reieaue par les muscles, j.-p. langlois.
ABSORPTION ET RÉSORPTION
Doyon et Petiljean. Observations concernant le rôle de Tépiploon. (80) LIX, 391-592 ; 9 décembre 1905. — Les auteurs présentent une pièce provenant d'un chien dans laquelle on constate un accaparement complet par Tépiploon du tissu hépatique de lapin ii^ecté dans la cavité péritonéale.