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L. CAMUS

OUVRAGES DIVERS, TRAITES, MONOGRAPHIES

E. Nicolas. Sur la i-echerche des composés gljcuroniques dans Turine normale. (80) LXI, 149-450; 28 juillet 4906. — Nouveau procédé basé sur la propriété

qu*a le furfurol de donner ayec llndoxyle un indogénide dont les solutions dans le sulfure de carbone ont une fluorescence verte très intense. l. camus.

PATHOLOGIE GÉNÉRALE

OUVRAGES DIVERS, TRAITÉS, MONOGRAPHIES

Ij. Edinger. Die Aufbrauchkranicheilen des Nervensystems (Les maladies du système nerveux par Tusure fonctionnelle).

Une brochure in-S" de 52 pages. Leipzig, Georg Thieme, 4905.

La très intéressante théorie exposée par le professeur Edinger dans cette brochure, ainsi que dans une conférence faite en août dernier devant un groupe de médecins français, peut se résumer ainsi. L'étude des causes des affections du système nerveux est encore très incertaine. Il est, par exemple, surprenant de voir dans les traités classiques qu'une seule et même affection, comme la polynévrite, le tabès ou la sclérose en plaques, ait pour origine tantôt une intoxication, tantôt un traumatisme, tantôt un simple refroidissement, la frayeur ou la syphilis. Bieii que la plupart des maladies du système nerveux aient une marche progressive, il est difficile d'admettre qu'elles se développent pendant des années, lorsque la cause première a depuis longtemps disparu. On pourrait à la rigueur admettre le fait pour certaines causes, telles que la syphilis, mais non pour tous les cas. Gomment s'expliquer par exemple, qu'un seul grave refroidissement produise une affection qui progresse toujours et atteint des nerfs qui, des années durant, après la cause initiale, sont restés intacts ? Il y a 1& des inconnues que la théorie de Edinger espère résoudre. Les tissus de l'organisme se trouvent dans un état d'équilibre tel que, lorsqu'une cellule disparaît, les cellules voisines prennent sa place; les tissus voisins prolifèrent, lorsqu'une partie devient seulement plus faible. Chaque fonciion use de la matière cellulaire. Si celle-ci ne se réparait pas, la place des cellules usées serait occupée par les cellules voisines non employées (par la fonc-

tion); mais l'usure est habituellement réparée. Qu'adviendrait-il dans le cas où dans le système nerveux l'usure serait si grande que la matière nerveuse ne saurait être reconstituée? Les cellules ganglionnaires et les faisceaux nerveux disparaîtraient alors, la névroglie environnante proliférerait; en un mot, l'on aurait ce qu'on a appelé jusqu'à présent la névrite ou plus simplement l'atrophie nerveuse. — L'examen, d'après la méthode de Marchi, de cerveaux normaux montre que l'on trouve partout des déchets, indices de l'usure physiologique, et ces déchets sont toujours plus abondants sur le trajet des nerfs constanmient surmenés, comme le nerf moteur oculaire, le nerf hypoglosse, etc. L'observation clinique montre également que le surmenage anormal amène raffaiblissement ou la disparition des nerfs. Les muscles de l'épaule des jeunes maréchaux ferrants, les muscles de la main des cigarières et beaucoup d'autres muscles surmenés d'une façon anormale peuvent se paralyser par suite d'une névrite atropfaique. On arrive à la même conclusion par la voie expérimentale. Lorsqu'on suspend les rats par la queue et qu'on les laisse se débattre assez longtemps, on constate ensuite chez eux des affections de dégénérescence de la moelle épinière qui ressemblent beaucoup au tabès. Tous ces exemples montrent que le travail (ou la fonction) à lui seul, lorsqu'il est exagéré, peut amener l'usure des fibres nerveuses. — L'auteur examine ensuite le cas non plus d'un organisme sain, mais d'un organisme affaibli par l'anéinie, les poisons, la syphilis, etc. Que produirait alors l'usure physiologique? 11 faudrait s'attendre dans ce cas à l'apparition plus rapide de la paralysie, et conséquemment à la disparition des fibres nerveuses. La théorie qui admet que les différentes • névrites sont dues À des poisons est erronée. 11 est facile de démontrer que

les membres les plus employés sont très rapidement paralj^sés chez les personnes exposées A l'atteinte des poisons. Les peintres atteints de coliques de plomb usent le plus vite les muscles qui tiennent le pinceau — type radial de la névrite saturnine, — ensuite seulement d'autres groupes musculaires ; chez les alcooliques ces phénomènes s'observent encore mieux, mais jusqu'à présent on ne s'est jamais demandé pourquoi apparaît tel ou tel symptôme, car on ne tenait pas compte de l'usure fonctionnelle; on s'est borné exclusivement A réunir les symptômes pour en faire des entités morbides. L'auteur a montré comment les formes les plus diverses de la névrite dépendent, d'une part, de la marche de l'usure fonctionnelle et, d'auire part, d'un terrain anormal, et il a mentionné encore les névrites des cachectiques, des anémiques, des vieillards et des diabétiques. Ces névrites résultent pour lui des différentes formes de l'usure qui se manifestent différemment selon la nature de l'intoxication, mais dont la localisation dépend exclusivement du genre du travail. Tout le chapitre des névrites doit être refait dans ce sens. Il ne nie pas qu'il existe une névrite purement toxique, mais il la croit rare en comparaison de celles qui ont pour origine l'usure fonctionnelle sur un terrain anormal.

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