CI. ESMBIN
R.-G. Rosenberger. The spirochetœ found in syphilis (Proceedings of the Pathohgieal Society of Philadelphia), \X, 49-62; 1906. — L'auteur résume les recherches antérieures et décrit ses propres constatations dans des chancres, plaques muqueuses, adénites, condylomes, accidents cutanés, et dans le liquide céphalo-rachidien de cas de syphilis cérébro-spinale. Il a pu observer le parasite vivant en goutte pendante, et constater ses déplacements en avant et en arrière, ainsi que la sorte de tremblement dont il est animé. Dans les préparations colorées il n'en a jamais vu plus de 5 dans le champ du microscope (immersion). Toutes ses tentatives de culture sont restées vaines. L'auteur croit que le spirochete pallida est un protozoaire; si on ne le connaît que depuis peu, c'est à cause de sa petitesse, de son petit nombre dans les lésions, et la difficulté qu'on a à le colorer.
s. FRIMDEL.
Th. Saling. Zur Kritik der Spirochœte pallida Schaudinni. (14) XLII, 38-42 et 120-127; 1906. ■— Continuant ses critiques sur le rôle étiolo^sique du spirochete pâle dans la syphilis, l'auteur discute la valeur à ce point de vue, des imprégnations au nitrate d'argent. Les spirales que l'on constate sur de telles préparations seraient, en réalité, tout autre chose que des parasites. On peut s'en convaincre en employant un faiblegrossissement sous le microscope : les prétendus spirochetes, réunis les uns aux autres par un fin réseau, se montrent de nature diverse : fibrilles nerveuses, fibres élastiques, limites cellulaires, irrégulièrement rétractées par les réactifs. La méthode de Levaditi montre des figures semblables
ANALYSES
dans les organes d'animaux sains; elles sont d'autant plus évidentes que les tissus sont plus macérés (de là la fréqu«>nce des spirochetes dans les tissus des fœtu»
syphilitiques macérés). Inversement, des coupes d'organes humains au cours de syphilis grave peuvent ne montrer aucun tréponème, si les pièces sont fraîchement
fixées. CH. ISMBIN.
Greelf et Clausen. Spirochaete pallida bei experimentell erzeugter interstitieller Hornhautenizûndung (Spiiochète pAle dans une kératite produite expérimentalement). (18) XXXII, 1454; 6 septembre 1906. — Les auteurs ont produit expérimentalement des chancres de la cornée et des papules sur l'iris du singe et du lapin. Le spirochete vit bien sur la cornée et dans la chambre antérieure. Le trouble est produit par les leucocytes qui détruisent les spirochetes. Chez le lapin, les spirochetes résistent plus longtemps dans l'œil que chez l'homme ou chez le singe. Photographies microscopiques et dessins. v. montagard.
H. Friedenthal. Ueber Spirochaetenbefunde bei Carcino und bei syphilis (Les spirochetes dans le cancer et la syphilis). (10) XLIII, 1217; 10 septembre 1906. — L'auteur constate les variations survenues dans la description des spirochetes par Schaudinn lui-même. Sur des dessins qui se trouvent dans l'article, Friedenthal montre que les nids de spiro* chètes que l'on voit dans les cancers ne sont pas des parasites, ni des fibres nerveuses, ni des fibres élastiques; ce sont des précipités métalliques prenant des formes spiralées. v. montagard.
W. Schulze. Die Silberspirochaete (Les spirochetes à l'argent). (10) XLIII, 1213; 10 septembre 1906. — L'inoculation de la syphilis à la cornée du lapin est positive et les produits syphilitiques du lapin sont capables de donner une inoculation positive au singe. Schultze a remarqué que les imprégnations partielles à l'argent peuvent donner des filaments bizarres, contournés, que l'on peut prendre pour des spirochetes. Il les appelle les spirochetes à Targent.
v. MONTAGARD.
G. Levaditi. Morphologie et culture du Spirochœte refriiigens (Schaudinn et Hoffmann). (80) LXI, 182; 28 juillet 1906.
G. Levaditi. Transmission de la balano-posthite erosive drcinée au chimpanzé. Rôle du Spirochœte refringens. (80i LXI, 185; 28 juillet 1906.
J.-V. Lôte. 1st das Wut virus auf Frôsche ûbertragbar (Le virus ra bique est il transmissible à la grenouille;? (ii) XLII, 25-29; 1906. — Il est possible d'inoculer la rage d'animaux à sang chaud sur des grenouilles; de la transmettre eo série sur ces animaux, et d'infecter alon un animal À sang chaud. Les manifestations rabiques sont caractéristiques, mais l'évolution de la maladie est lente. Le virus des batraciens, communiqué à d'autres animaux, semble rester atténué.
GH. ESMEf?!.
H. Vincent. Sur l'unicité du parasite de la maladie de Madura (Streptothrii Madurœ, H. Vincent) et sur ses formes génératives. (80) LXI, 153; 28 juillet 1906
W.-N. Klimenko. Bacillus flavo-anrantiacus sporogenes (nov. spec.) aus dem < antisyphilitischen Serum de Lisle ». (14) XLII, 225-231; 1906.
J. Siegel. Zur Kritik der bisherigeo Cytorrhyctesarbeiten (Critique des travaux ayant trait aux cytorrhyctes) (14) XLll, 128-132, 225-230 et 321 325; 1906.
— S'appuyant sur ses travaux et ceux de divers observateurs, l'auteur soutient, contre Mûhlens et Hartmann, la présence, dans le sang des animaux et de l'homme, de l'agent causal variolo-vaccinal. Il ne s'agit pas d'hémoconies (Siegel a mis en garde contre cette sorte de figures existant dans toute sorte de sang), mais de véritables parasites, difficiles à voir et que Mûhlens et Hartmann n'ont pas va.
GH. BSMSIX.
P.-N. Gerrard. On a protozoan parasite found in the polymorphonuclear leucocytes of a dog. (47) VI, 229-230; 1906.
— Observation d'un chiot présentant dans son sang des parasites localisés dans les polynucléaires et quelquefois mais rarement, libres dans le plasma. Les symptômes chez le chien sont un peu de paresse, de somnolence et de maigreur.