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V. MONTAGAHD

F. Bltiinenthal. Ueber Lysolvergiftung (Empoisonnement par le lysol). (18) XXXII, 4283; 9 août 1906. — Les empoisonnements par le lysol sont intéressants à cause de leur fréquence (plus de 100 cas à Berlin dans ces dernières années) et à cause du lysol et de ses composants, voisins du phénol. Blumenthal a eu À autopsier un homme empoisonné par le lysol, il a trouvé des ulcérations destructives dans l'œsophage, l'estomac et l'intestin. Le lavage de l'estomac même plusieurs heures après l'ingestion (2 à 3 heures) peut amener au dehors une

ANALYSES

quantité encore considérable du poison.

Le malade qui ne succombe pas dans les 24- heures, guérit presque toujours. Le toxique se retrouve en grande quantité dans le foie. Dans l'organisme à la faveur d'une action cellulaire le crésol et l'acide gljcuronique peuvent se combiner : il n'y a aucun antidote connu du Ijsol actuellement. Le lavage de l'estomac est utile, même tardivement. On donnera ensuite 3/4 de litre de lait et on injectera sous la peau des toniques du cœur. Le camphre paraît utile. L'albuminurie avec cjiindrurie est la règle dans les jours qui suivent l'intoxication. Le pronostic est sévère. Sur 21 cas, Geronne, à Gharlottenburg, a noté 6 morts. A Berlin, sur 21 cas, un seul a succombé, y montagard.

MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES

Pierre Hébert. Les lésions de la muqueuse gastrique au cours des infections. Thèse de Paris, 1906; 66 pages. — En dehors des gastrites hémorragiques aiguës d'origine infectieuse, il existe au cours des infections humaines et expérimentales de véritables gastrites infectieuses latentes, l'estomac étant touché comme les divers organes de l'économie.

Ces lésions peuvent expliquer dans une certaine mesure l'anorexie des maladies infectieuses. Les altérations peuvent porter sur les différents éléments de la muqueuse. Les cé>^2tt/^s bordantes sont irréguliéres de forme, atrophiées ou hypertrophiées, desquamées dans la lumière glandulaire, souvent multipliées de nombre; les noyaux sont multipliés ou ne se colorent plus, les granulations sont plus volumineuses et plus réfringentes. Enfin Hébert décrit d'autres lésions assez curieuses qui ne sont peut-être que des artifices de préparations et qui sont l'émiettement, la vacuolisation et l'amphophilie de la cellule. Les cellules principales sont multipliées surtout au niveau des culs -de -sac, remplissant la lumière de la glande ; en même temps les contours se perdent et elles forment par leur agglomération une masse homogène; le protaplasma devient basophile; enfin la cellule principale peut se présenter sous une forme intermédiaire morphologiquement tout au moins, entre la cellule différenciée du cul- de -sac et la cellule muqueuse de la périphérie. L'épithélium

muqueux est généralement hjrperplaaé et cette hyperplasie peut pénétrer k muscularis mucosae (adénonoe aiuqueox ; d'autres fois cet epithelium s'atrophie et disparait; il est alors remplacé par du tissu conjonclif (tissu fibroïde) qui pési contenir encore quelques cavités rerétats de lambeaux d'épithéiium muqueux phs ou moins conservé; ce tissu représente le stade ultime d'un processus suraizi; qui a débuté par la chute et ladisparitioD de l'épithélium muqueux. L'appareil cmjonetivo-casculaire présente des lésions secondaires à l'atteinte parenchTmaleuse; elles consistent en proliférations du tissa conjonctif qui peut plus tard devenir scléreux, en dilatations vasculaires et capillaires, en infiltrations de la partie profonde de la muqueuse par les celioJes rondes qui se disposent soit en nappe^ soit en amas. Ces lésions retentisseat secondairement sur l'élément noble dont elles troublent la nutrition en compiv mant soit les glandes, soit les vaisseaux D'après Hébert, les microbes ne pénètrent pas la muqueuse; dans les septicemia expérimentales on les trouve cependant dans les capillaires de la muqueuse, mais ils n'en sortent pas. Dans les infections et les intoxications microbiennes soraiguës expérimentales, les lésions parencbjmateuses existent seules, à type hyperplasique . Dans les infections aigoês observées couramment en pathologie humaine, les lésions sont parenchymateuses et interstitielles. C'est seulement la durée de l'infeclion et non sa nature qui détermine le caractère des lésions.

LSSNÉ.

J. Loiseleur. Les infections sanguines; étude clinique et expérimentale Thèse de Paris, 1906; 136 pages, — C« travail intéressant, dans lequel sont étudiées cliniquement un certain nombre de septicémies et qui comporte une étude expérimentale des infections sanguines chez les animaux bien portants ayant oo non reçu une culture microbienne, ne tient pas suffisamment compte des recherches antérieures. p. j. t.

J. D. Blaak^vood. Vincent's Angina with report of cases. Proceedings of the Pathological Society of Philadelphia, IX, l(^i- 108; 1906. — Etude clinique el bactérioriologique de 7 cas d'angine de Vincent du type bénin diphtéroide de Bruce Chez 2 enfants en bonne santé qui avaient

MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES

été eD contact avec les malades, le bacille fusiforme fut Irouvé seul une fois, et l'autre fois associé avec le spirille.

s. FBINDEL.

H. Gràl. Zur bakteriologischen Typhusdiagnose (Diagnostic bactériologique de la fièvre tjpboïde). (37) LIV, 201-226; 1906. — Laboratoire Fischer à Kiel. Grâf examine toujours les serums des malades suspects de typhoïde en faisant agglutiner les bacilles typhique et paratyphique B de SchottmûUer. Le paratyphique A n'a pas été trouvé dans le sang des typhiques, et il n'est pas probable qu'il puisse déterminer la maladie. La séro-réaction manque souvent dans les premiers jours de la typhoïde, d'où la nécessité de cultiver le bacille en l'isolant des selles ou de l'urine. Grâf divise les bacilles qu'il a rencontrés au cours de ses recherches en 14 groupes. Le premier groupe renferme des bacilles intermédiaires entre le bacille fœcalis alaligenes et le typhique.

Certains groupes ne renferment que des bacilles semblables aux paratypbiques; d'autres groupes sont réservés aux bacilles paracoli. Bibliographie.

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