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V. MONTAGARD

O. Huntexnûller. Immunisierung gegen Hûhnercholera mit Aggressinen und Bakterienaufschwemmungen (Immunisation contre le choléra des poules par les aggressines et les extraits aqueux de bactéries). (14) XLII, 170-174; 1906. — Les deux procédés ont permis à l'auteur d'obtenir une immunisation contre le choléra des poules.

CH. ESMEIN

G. Brack, Ueber spezifische Immunkôrper gegen Gonococcen (Corps immuns spécifiques contre le gonocoque). (18) XXXIl, 1360; 23 août 1906. — Mûller et Oppenheim ont trouvé un corps immun dans le sang d'un patient atteint d'arthrite blennorragique. Le sérum de ce malade fut débarrassé de ses complé* ments, et on obtint la substance anticorps de la blennorragie. Dans 2 cas, Bruck

ANALYSES

a retrouYé ces corps immuns spéciGques.

Ce sont des ambocepteurs, tels qu'on n'en avait pas trouvé dans les serums immuns antigonococciques. De nouveaux travaux sont en cours sur ce sujet. L'auteur a retrouvé cet ambocepteur dans le sang d'un malade qui avait eu depuis 1902, 4 blennorragies, la plupart avec des complications (iritis, arthrites, epididymites), y. HONTAGARD.

p. Richard et A. Strong. Consideration of some of Bail's recent views in connection with the study of immunity and a comparison of the value of protective inoculation with aggressin with that of vaccination in plague. The Philippine Journal of Science ^ I, 501-512; 1906. — L'auteur expose l'état actuel de la question des aggressin es de Bail et Kruse, puis il décrit ses propres expériences concernant l'immunisation des cobayes et des singes au moyen de produits liquides formés par les bacilles de la peste. Il s'est servi de cultures sur agar qu'il diluait dans de l'eau stérilisée. Après agitation mécanique continuelle du récipient pendant 5 jours il tuait les bacilles par la chaleur et centrifugeait; puis il injectait aux animaux le liquide ambré obtenu. Au moyen des injections de cet extrait de bacilles il a pu produire, non pas chez des cobayes, mais chez les singes, un certain degré d'immunité contre la peste, tout à fait comparable à celui qu'ont obtenu Hueppe et Kikuchi après l'injection de Texsudat peritoneal des animaux morts de la peste, c'est-à-dire avec l'exsudat contenant les substances supposées dites aggressines. Dans ce résultat il y a lieu de remarquer deux choses : d'abord que l'immunité ainsi obtenue est fort inférieure à celle qui résulte de l'injection de culture de bacilles pesteux atténués, et ensuite que puisque un extrait de bacilles suscite la même immunisation qu'un liquide chargé d'aggressines, on peut encore considérer comme hypothétiques ces dernières substcinces.

B. FEINDEL.

F. Murillo. Uber Immunisierung gegen Mibzbrand (Immunisation contre le charbon). (37) LIV, 178-189; 1906. — Travail du laboratoire de Madrid. La toxine diphtérique afîaiblit le bacillus anthracis. On peut, par ce moyen, éviter le chauffage à 42*, qui est nécessaire dans

le procédé de Pasteur pour atténuer la virulence du bacille anthracis. Toutes les températures voisines de 37* peuvent être utilisées, cependant c'est k 28* que les cultures sont les meilleures. En été, les cultures peuvent être obtenues dans une chambre à l'air libre. La nécessité de maintenir les cultures à 42* donne des ennuis, car les thermorégulateurs ne sont pas toujours réguliers. Au 20" jour les cultures avec la méthode Pasteur reprennent une certaine virulence. Murillo a pu cependant vacciner des brebis avec une culture de 30 jours, sans avoir autre chose qu'une réaction locale avec gonflement. Quand on a des terrains où le charbon est très virulent, il est nécessaire de faire aux animaux & immuniser deux injections, la première un peu plus faible que la seconde qui suivra à 10 jours d'intervalle. La mensuration de la virulence est très simple. On se sert du cobaye. La culture employée donne à la dose de 4 c. c. un léger œdème de la peau persistant 48 heures chez un cobaye de 4 & 500 gr. L'animal ne meurt pas. Les cobayes de 250 gr. meurent en 3 jours, les premiers perdent un peu de poids et reprennent leur aspect normal en 3 à 4 jours. Les études de Murillo commencées en 4903, tendent à trouver un sérum très actif qui permettrait de guérir le charbon et d'injecter aux animaux à inmiuniser des cultures virulentes.

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