‹ Journal de physiologieChapitre 60 sur 578 · V. MONTAGARD · texte numérisé non relu

V. MONTAGARD

AGENTS FIGURÉS

G. Q. Ruata. La formation des granulations dans les cultures des vibrions. (60) XIX, 661-672 ; 1905. — Elle est la conséquence des mauvaises conditions dans lesquelles ceux-ci sont obligés de vivre.

p. NOBBCOURT.

Slatineano. De l'endo toxine du coccobacille de Pfeiffer. (80) LIX, 339 ; 28 octohve 1905.

P. Nobécourt et A. de Vicaris.

Recherches sur la flore bactériologique de la bouche normale chez les enfants pendant le i*' mois et au moment de l'éruption dentaire. (69) CLXLVI, 3201-3210; 1905.

— 11 résulte de ces recherches que la flore bactérienne de la bouche chez l'enfant de 1 mois nourri au sein, est relativement pauvre ; qu'elle devient plus abondante chez les enfants de 7 à 14 mois au moment de Téruption des dents. Certaines espèces microbiennes sont communes aux deux séries ; d'autres comme le pneumocoque, le streptocoque pyogène, le m. meningococcoîdos et la torula lutea ne se rencontrent que dans la 2* série. p. j. t.

G. Pinna. Nouvelles considérations sur l'importance que peut avoir la flore bactérienne et plus particulièrement le bacille coli sur le milieu intestinal de l'homme. (65) XVII, 729-742 ; 1903. — De ses expériences et de ses observations, l'auteur croit pouvoir conclure à l'utilité très probable df" la présence du colibacille, et peutêtre d'autres bactéries, dans l'intestin de l'homme. Pour lui, beaucoup d'infections intestinales ne sont vraisemblablement quo des maladies de nature chimique. Bibliographie. OH. LBSIEUR.

A. Sohfltse. Ueber den Nachvreis Eberth-Gaffky'sober Bacillen in der Cerebrospinalflussigkeit bei Typhus abdominalis (Sur la présence do bacille d'Ëberth-Gaf- Hcy dans le liquide cérébro-spinal des typhiques). (10) 20 novembre i»Oâ ; 1465.

— Travail du lazaret allemand établi à Kharbine. Dans deux cas, l'auteur a pu chez le vivant déceler le bacille d'Eberth dans le liquide cérébro-spinal. Le premier malade, soldat russe de 22 ans, avait une température élevée (40^,2) et de violents maux de tôto. On pouvait hésiter cliniquement entre la méningite cérébro-spinale et la typhoïde. En Mandchourie, les éruptions de la fièvre typhoïde furent très intenses. La constipation était de règle pendant la première semaine. Le second malade n'avait pas de bacilles dans les urines et la culture du liquide spinal fut positive. Quelques jours après apparut la séroréaction à 1 0/0. Cliniquement le diagnostic de fièvre typhoïde ne peut pas être posé avec une certitude absolue. v. moivtagabd.

E. Friedberger et C. Moreschl.

Ueber Rassendifferenzen von Typhusstàmmcn (Sur les différences de races des échantillons de bacilles typhiques). (10) 6 novembre 1903 ; 1409. — Les variations dans l'immunité et les modifications que subissent les bactéries dans leurs propriétés, ont une grande importance pratique pour l'étude de l'immunisation. Friedberger a montré les différences existant dans l'appareil récepteur des différents échantillons de bacilles typhiques. Dans cet article, F. et M. étudient les modes d'union et les propriétés antigènes de deux échantillons de typhiques : l'échantillon Giessen et l'échantillon Sprung. Ces agglutinations pour ces deux échantillons sont variables ; le sérum de chèvre Pfeiffer aniityphique agglutine Giessen à 3200 et Sprung à 800 seulement. La bactériolyse est aussi très différente, plus forte pour Giessen. Il y a, pour certains microbes, une résistance aux serums (Serum fesiigkeit). Ce sont des bacilles séro-résistants. C'est le cas de l'échantillon Sprung. On injecte à un lapin du bacille Giessen ; le sérum agglutine le Giessen à 1600 et le Sprung à 10. Un lapin inoculé avec le Sprung agglutine les deux échantillons à 1280. Ces inoculations étaient faites à l'aide d'une petite quantité de bactéries tuées à 60^. On faisait tme injection seulement. Ces injections produisent des agglutinines qui ne sont pas les mômes. Il existe dans les agglutinines des groupes formateurs et des groupes de liaison différents. Il existe dans le sémm des lysines qui ne s'adressent qu'à un microbe. Le sérum Sprung possède des baclériolyâines pour Giessen et peu pour Sprung ; il

ANALYSES

est spécifique pour Tespèce plus que pour rindividu (Sprung) . La lysine Giess«n est absorbée par le bacille Giessen. Si on injecte à un animal les deux bacilles on produit deux baclériolysines différentes.

Pratiquenienl, les bacilles sëro-résislants du type Sprung, sont très difficiles à identifier et à classer. Il ae faut pas dire qu'un bacille n'est pas un lyphique parce qu'il est hypoagglotinable ; il faut essayer son agglutinabililé par plusieurs serums. Si on s'était contenté d'étudier le B. Sprung en essayant de l'agglutiner par le sérum de Berlin, on l'aurait rejeté de la classe des typhiques. Pratiquement, on ne devra pas . uniquement rechercher le pouvoir agglutinant d'un sérum représenté par un chiffre élevé, on devra aussi chercher un sérum efficace sur un grand nombre d'échantillons. 11 y a la hauieur de l'agglutination et son étendue, sa polyvalence. Certains bacilles (choléra) sont virulents par le grand nombre de groupes fixateurs qu'ils renferment. D'autres (typhiques du type Sprung) ont peu de groupes fixateurs, mais ces groupes sont très puissants. Si il y a peu de groupes fixateurs, la bactériolyse sera difficile et le bacille résistant. Ces bacilles sont très virulents. Les troupes du Sud-Est africain qui avaient été immunisées contre la fièvre typhoïde, virent des cas de typhoïde se déclarer. On a l'explication de ces cas par les bacilles séro-résistants. Travail du laboratoire de Pfeiff'er.

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