V. MONTAGARD
Rodet et LagriffouL Quelques faits relatifs à la virulence du bacille d'Eberth. Exsudats de passages et bacilles de passages. (80) LIX, 555; 2 décembre 1905.— Pour l'exaltation du bacille d'Eberlh, la méthode de choix est la méthode des passages directs utilisant comme matière infectante les exsudats péritonéaux.
Sacquépée et ChevreL Action des bacilles typhiques, paratyphiques et du colibacille sur quelques sels métalliques (80) LIX, 535 ; 25 novembre 1905.
Rieux et Sacquépée. Agglutination et coagglutinalion des bacilles paratyphique et typhique. (80) LIX, 536; 25 noycmbre 1905.
Rieux et Sacquépée. Action des sensibilisatrices typhiques et paratyphiques sur
les bacilles correspondants. (80) LIX, 532- 25 novembre 1905. — La sensibilisatrice typhique est plus étroitement spécifique que les sensibilisatrices paratyphiques; parmi ces dernières, les sensibilisatrices du type A le sont plus que celles du type B. Les sensibilisatrices paratyphiques faibles sont plus étroitement spécifiques que les fortes.
p. NOBÉCOtRT.
Berghaus. Der Bacillus ftvcalis alcaligenes(LeB. des fèces alcaligène). (23)XV, H85 ; 1«- décembre 1905. — Ce travail esî la critique des mémoires de Doebert et AÎLschûller. Ces auteurs disent avoir réussi à transformer un bacille typhique en alcaligène. Berghaus n'a pas pu opérer celte transformation, d'une façon irréfutable. L'explication ciui est la plus vraisemblable est que les échantillons de Altschûler étaient impurs et que les cultures renfermaient deux ou trois espèces de bactéries difl^érenles. Toutes les fois que Berghaus a essayé de transformer un alcaligène en typhique, il a remarqué la spécificité indiscutable de ces deux espèces. Le sérum de Doebert était un sérum obtenu en partant d'une culture impure, aussi avait-il les caractères d'un sérum lyphique et d'un sérum alcaligène. A la suite de ces travaux, Berghaus a repris Tétude du B. alcaligène de Petruschky. Le B. alcaligène possède les propriétés suivantes communes avec le typhique : mobilité, fouets après la coloration de Lôffler, décoloration par le Gram, môme aspect des colonies sur gélatine, pousse sur le lait sans le coaguler, sur les milieux sucrés sans produire des gaz; ne forme pas d'indol. Sur petit lait l'alcaligcne le trouble en moins de 24 heures et le rend alcalin en moins de 48 heures.^ Le typhique ne trouble pas ce milieu et l'acidifie légèrement. Le B. alcaligène ne donne pas de réaction immunisante avec le sérum typhique, ce qui caractérise un microbe. Berghaus fait remarquer l'extraordinaire parenté de l'alcaligène et du B. fluorescent non liquéfiant (B. putridus de Flûgge). Le B. alcaligène aurait perdu sa propriété fluorescente par la culture à 37«. En abaissant cette température, on peut avoir des alcaligènes fluorescenu. Ceux-ci ne diffèrent en rien des alcaligènes ordinaires Ces bacilles fluorescents se développent aussi sur la pomme de ferre. Sur la tranche de la pomme de terre se forme une pellicule. Le B. alcaligène est un aérobie obligatoire ; en goutte suspendue, les
AGENTS FIGURÉS
bacilles recherchent la périphérie, comme s*ils étaient avides d oxygène. Le sucre de lait ou de raisin n*a pas d'influence sur le développement de ce bacille. Sur les milieux spéciaux : Drigalski-Gonradi, Endo, Roihberger, vert malachite, le B. alcaligène se comporte comme le typhique. Sur le vert malachite, le typhique donne cependant dans le voisinage des colonies une légère teinte dorée que ne donne pas l'alcaligène. L'alcaligène se trouve bien des milieux neutres. Il est difticile de dire si une culture de typhique ne contient pas d'nlcaligène. L'agglutination n*est pas suffisante pour Taflirmer. Le B. alcaligène produit des nitrites et des nitrates dans les milieux où il pousse. On le démontre au moyen du réactif de Gries à Tacide sulfanilique.
L^alcaligèiie n'a pas de propriété pathogène, c*est un saprophyte. En ce qui concerne la parenté de ralcaligùne et des fluorescents, B. essaye d'obtenir un sérum fluorescent. Le sérum alcaligène ordinaire n'agglutine pas le typhique. Bibliographie. Laboratoire de Rubner à Berlin.
y. MONTAGARD.
Mezincescu. Die Pseudotuberkclbazillen bei der Diagnose der Tuberkulose (Les bacilles pseudoluberculeux dans le diagnostic de la tuberculose). (18) XXXI, 1921; 30 novembre 1905. — Observation d'un malade atteint d'une inflammation bourgeonnante de la joue. Les préparations montraient de nombreux bacilles acido-résislants. A la coupe, on trouvait beaucoup de grandes cellules ressemblant aux éosi nopiiiles du sang. Les bacilles contenus dans la tumeur de M. n'étaient pas des bacilles tuberculeux ; ils appartenaient à la classe des bacilles du smegma. C'est la première observation de tumciu* de la face à bacilles acido-fixes. Photographie et dessins. v. montagard.
R. Cruchet et Lepage. Le bacille de Koch dans les selles chez l'enfant ; son importance diagnostique. (94) XXIII. 5i4- 550 ; 1905. — La recherche du bacille de Koch dans les selles par le procédé de la double centrifugalion de Strassbûrger est relativement facile ; elle est très utile pour le diagnostic de la tuberculose pulmonaire.
p. NOBÉGOURT.
Rodet et Galavielle. Sur le pouvoir pathogène de certains bacilles acido-résistants. Essais de modifications par les pas-
sages dans l'organisme animal. (80) LIX, 552 ; 2 décembre 1905. — Les auteurs n ont pas réussi, par le séjour dans l'organisme du veau, ni par le passage, chez le cobaye, avec cultures intermédiaires, à imprimer au bacille de la Phléole. des modifications le rapprochant du bacille de Koch.
p. NOBÉGOURT.
J. Cantacuzène. De certaines réactions cellulaires provoquées par l'inoculation expérimentale des bacilles paratuberculeux (bacille du Timothée). (80) LIX, 383 ; 4 novembre 1905. — Les bacilles sont inoculés dans le péritoine du cobaye. Autour des petits grumeaux bactériens se forment des amas de leucocytes polynucléaires, qui se fusionnent en formant de véritables plasmodes. Ces plasmodes restent intacts et jouissent de propriétés digestives assez accentuées vis-à-vis des bacilles; au bout d'un certain temps, ils sont absorbés par les mononucléaires et une cellule géante il mononucléaires se substitue à la cellule géante à polynucléaires.
P NOBÉGOURT.
J. Cantacuzène. Recherches sur la maladie expérimentale provoquée par l'inoculation de bacilles tuberculeux dégraissés. (60) XIX. 699-714 ; 1905. — Exposé d'ensemble des recherches publiées, dans des notes antérieure?, à la Société de biologie.
p. NOBÉGOURT.
J. Cantacuzène. Sur l'acido-résistance des cultures jeunes des bacilles du Timothée. (80) LIX, 384 ; 4 novembre 1905. — L'acido-résistance, peu marquée au début des cultures, augmente peu à peu et n'est complète qu'au bout de 15 jours de culture. Les bacilles prélevés sur un cobaye tué avec une culture de bacilles acidorésistants donnent des cidtures constituées de bacilles non acido -résistants au début et ne le devenant qu'au bout de quelque temps.
p. NOBÉGOURT.
J. Cantacuzène. Phénomènes d'intoxication produits chez le cobaye par l'injection intrapéritonéale de bacilles tuberculeux dégraissés. (80) LIX, 314 ; 21 octobre 1905. — La toxicité varie selon les races de bacilles employés ; avec une race bovine il fallait des doses de 8 et 20 centigr. pour tuer des cobayes de 300 et 550 grammes, par injection intrapéritonéale, en 5 jours et 36 heures. Les phénomènes les plus carac-
ANALYSES
téristiques de rintoxication Boat : Thypothermie, l*éosinophilie du sang, Thypertroj^ie de la rate, la nécrose des polynucléaires au contact des corps microbiens, la résorption totale de ceux-ci dans les cellules géantes, les altérations de la fibre cardiaque et de répithélium rénal. Au bout de trois mois au plus, l'organisme a digéré tous les corps bacillaires.
p. NOBfiCOUBT.
J. Cantacuzène. Essais d'immunisation contre Taction toxique des bacilles tuberculeux dégraissés. (80) LIX, 316; 21 octobre 1905. — L'inoculation dans le péritoine du cobaye de bacilles tuberculeux dégraissés, traités préalablement par le liquide iodoioduré de Gram pendant un quart d'heure, produit des phénomènes toxiques atténués; elle confère à Tanimal une résistance très remarquable contre l'intoxication produite paries bacilles simplement dégraissés.
p. NOBBGOURT.
Fr Kabberlah. Zur bakteriologischen Diagnose des Weichselbaum'schen Meningococcus (Diagnostic bactériologique du méningocoque de Weichselbaum;.(10) 27 noyembre 1905; 149i. — L'auteur recommande l'examen du liquide frais on mieux encore d'un liquide laissé 12 à 14 heures à rétuve, afin de faire se multiplier les microbes. Pour cultiver le méningocoque, il faut ensemencer le liquide cérébro-spinal sur des tubes de sérum de Loftier et les mettre à Tétuve, sans laisser le tube se refroidir. K. montre, par des exemples, que le liquide qui contenait des méningocoques au moment de la ponction peut ne plus eu renfermer quelques heures plus tard. Si on laisse ce liquide se refroidir, les méningocoques peuvent mourir, v. montagard.
L. Boidin. Recherches expérimentales sur les poisons de la bactéridio charbonneuse : poisons adhérents extraits par les dissolvants des matières grasses. (C5) XVII, 695-707 ; 1905. — L'auteur a entrepris sur la bactéridie charbonneuse des recherches analogues à celles d'Auclair sur le bacille de Koch. Diaprés ses expériences, les substances grasses extraites de la bactéridie par l'éther ou le chloroforme et injectées a l'état d'émulsioD, dans le tissu cellulaire d« divers animaux, reproduisent la réaction locale charbonneuse, c'est-à-dire un œdème assez considérable dû à l'exsudation d'un Hqnide séro-albumineux, et envahi secon-
dairement par on grand nombre de leucocytes qui se nécrosent et forment une masse analogue à du mastic, résorbée lentement. L'injection de bactéridies tuées produit ane lésion absolument identique ; celle de bactéridies virulentes amène une réaction difiTéi-ant des précédentes seulement par l'absence d'afflux leucocytaire. Après injection intratrachéale, on constate au niveau du poumon une analogie absolue avec ce qui se passe dans le tissu cellulaire sous-cutané. Janaais l'injection des extraits graisseux à rétat d*émulsion ne trouble l'état général ; si, au contraire, on les a préalablement solubilisés dans l'huile, la réaction locale fait défaut, et les animaux meurent cachectiques. — Travail des laboratoires de MM. Chauffard et Chantemesse. gh. lbsieur.
P. Basses. Report of a fatal case of carbuncle of the lip due to the staphylococcus pyogenes albus. Transactions of the Chicago pathological Sodeiy^ VI, 331-336;
C. Serra. L'ubicazione del parassita malarico. (102) XXI, 1093; 7 octobre 1903. — D'après l'auteur, l'hématozoaire de Lavcran serait non inlraglobulaire, mais extraiçlobulaire et seulement accolé aux globules