V. MONTAGARD
A. Brônnum et V.EUermann. Spirochœte pallida in den inneren Organen bei Syphilis hereditaria (Le spirochete pâle dans les organes profonds de la svphilis héréditaire). (18) XXXI, 1757 ; 2 nov." 1905. — Travail de la clinique de Copenhague. Enfant de neuf semaines, issu de mère syphilitique. Lésions de la peau chez l'enfant, avec à l'autopsie : cirrhose syphilitique du foie, grosse rate, anémie du rein. Dans le foi**, les préparations montièrent beaucoup de parasites, 5 à 6 par champs du microscope. Peu de parasites dans la rate, pas dans les reins, v. montagard.
Levaditi et Manouélian. Histologie pathologique du chancre syphilitique chez le singe, dans ses rapports avec le Spirockaete pallida. .(80) LIX, 529 ; 25 nov.
Metchnikoff et Em. Roux. Etudes expérimentales sur la syphilis. Quatrième mémoire. (60) XIX, 673-698 ; 1905. — Parmi les représentants du groupe simien, c'est le chimpanzé qui acquiert une syphihs ayant la plus grande analogie avec la syphilis humaine. Après inoculation, l'incubation est de 15 à 49 jours, en moyenne de 30 jours. L'accident primaire s'accompagne d'adénopathic régionale, quelquefois d'adénopathie généralisée. Les accidents secondaires apparaissent de 19 à 61 jours après le début du chancre, en moyenne 33 jours 1/2 ; ils consistent en plaques muqueuses de la bouche, en papules sèches ou ulcérées, en psoriasis palmaire (la roséole n'est pas caractéristique, car les animaux peuvent présenter des éruptions analogues): généralement ils guérissent en quelques semaines ; quelquefois ils prennent* un caractère malin, ou s'accompagnent de IrouWes nerveux (paraplégie curable). Les animaux sont tous morts d'infections secondaires. Quant aux orangs-outangs, ils ne présenlea
ANALYSES
pas d'accidents secondaires ; de même les calarrhiniens inférieurs (macaques, papions). — Les essais de traitement préventif de la syphilis expérimentale, à l'aide de serums ou de virus modifiés par la chaleur, n*ont pas donné de résultats probants, bien que certains serums aient exercé une action manifeste ; par contre Tapplication d^onguent mercuriel ou de pommades au calomel au point d'inoculation, une heure après celle-ci, enraye les manifestations syphilitiques ; le virus syphilitique reste d'ailleurs localisé au moins pendant 24 heures. — Le Spirochœte pallida de Schau- (linn ou mieux Spironema pallida (Vuillemin) a été constaté dans 74 0/0 des cas.
p. NOBÉCOURT.
E. Hoffmann. Spirochœte pallida bei einem mil Blut geimpften Makaken (Spirochetes piles chez un macaque inoculé avec du sang). (10) 13 nov. 1905; 1451. — Plusieurs centaines de publications confirment la présence du spirochete chez rhomme. Ce travail concerne la syphilis expérimentale du singe. Le sang qui avait servi à inoculer le singe provenait d'un homme de 25 ans, syphilitique depuis dix mois et non traité. Le sang avait été pris par ponction dans la veine du coude. 20 jours après rinoculation par scarification sur lu paupière du macaque, a[)parut l'accident primitif. Le sang du macaque contenait de nombreux spirochetes, v. montagaro.
Guerbet. Le bacille dysentérique dans une épidémie en Seine-Inférieure. (80) LIX, 350; 28oct. 1905.
Auché et M"*' Campana. Le bacille dysentérique, type Flexner, dans la dysenterie des enfants. Réunion biologique de Bordeaux, 7 nov. 1905, (80) LIX, 443. — Dans les diarrhées muqueuses et muco-sanguinolentes de l'enfance, ce germe a été souvent rencontré par les auteurs, p. nobbgourt.
N. Mac L. Harris. Experimental arthritis. Transactions of the Chicago pathological Society, VI, 303-306; 1905. — Injections intraveineuses à des lapins de streptocoques provenant d'un cas d'infection puerpérale, de la gorge d'un sujet souffrant d'une angine. Les lapins présentèrent des phénomènes articulaires légers, ou graves, ou compliqués de lésions des séreuses et des viscères. Peut-être le rhumatisme articulaire n'est-il que l'une des nombreu-
ses manifestations de l'infection slreptococ-
cique7
B. PBUfDBL.
Bindo de Vecchi. Méningite streptococcica, tumore délie fosse nasali, lésion! del palato. La Stomatobgia, 1905, o? 9, (8 p.). — Les lésions constatées à l'autopsie dans ce cas indiquent le chemin parcouru par Tagent pathogène : mauvaises dents, tissure du palais (nécrose consécutive à un ancien abus dentaire), inflammation purulente de la cavité nasale et des sinus, tumeur de la cavité nasale droite (adénocarcinome) faisant saillie dans le crâne, méningite. Celle-ci fut déterminée par un streptocoque pyogène trouvé dans le liquide céphalo-rachidien extrait par la ponction lombaire e! dans Texsudat méningé recueilli à Tautopsie. Ainsi, un microbe de la bouche peut, dans des circonstances particulières, devenir pathogène pour les méninges, s. FEINDBL.
Carlos França. La rage chez les murid» et chez le renard. La rage chez le hérisson. La rage chez le blaireau. La rage chez la fouine. Revisla de medicina veterinaria, n°* 38, 40, 41, 43, Lisboa, 1905. — Dans cette série d'articles l'auteur étudie la période d'incubation et la forme de la rage chez les divers animaux ; il prête une attention particulière aux modifications histologiques de la cellule nerveuse et de ses neurofibrilles (méthode de Cajal).
B. FEINDBL.
Schneider et Buffard. Unité de la dourine. (60) XIX, 715-717; 1905.— Etude d'une enzootic, avec constation positive de Trypanosoma Rougeti dans la dourine de France. p. nobkcourt.
TROUBLES ET MALADIES DE LA NUTRITION
P. Deucher. Eiweisszerfall und Antipyrese. (Destruction d'albumine et antipyrèse) (38) LVH, 429466; 1905. — Les divers antipyrétiques médicamenteux (lactophénine, phénacétine, pyramidon,thalline, quinine, euquinine), donnés à des fébridtants, abaissent, en même temps que la température, la déperdition azotée. Après cessation du médicament, celle-ci augmente d'autant, et, si la fièvre persiste, atteint des valeurs toujours plus élevées qu avant l'emploi du médicament, de sorte que le gain apparent en azote par diminution de It
TROUBLES ET LÉSIONS DES ORGANES, ETC
déperdition pendant l'apyrexieest généralement compensé par l'augmentation eonsécttlive de cette déperdition . En cas d'emploi répété pendant la môme maladie, Taction du médicament sur la destruction de Falbumine devient toujours plus faible ou finit par disparaître tout à fait. Même aux jours d*apyFexie complète, on ne réussit pas à obtenir chez l'adulte l'équilibre azoté ou un bilan azoté positif; il y a toujours perte d'azote malgré le traitement médicamenteux. Même sans cela, il va une certaine indépendance entre la déperdition azotée et la fièvre, en ce sens que la même cause (l'infection) n'agit pas toujours avec une force égale sur la température et sur la destruction de l'albumine. L'augmentation ou la diminution de la diurèse exercent également une influence notable sur le bilan azoté. La quinine et Teuquinine sont les antipyrétiques les plus forts et ceux qui agissent le plus sur les échanges. Ces résultats ne modifient pas les bases du traitement de la fièvre. Chez l'enfant, la fièvre, dans la dolhiénentérie, paraît avoir une évolution plus favorable ^n ce sens que la déperdition azotée est bien moindre que chez l'adulte. govgbt.
R. Kaufmann. Ueber Magenalonie und Magenchemismus (Atonie de l'estomac et chiroisme gastrique). (38) LVII, 491-529; 1905. — Les chiffres donnés dans les livres pour l'acidité totale de l'HCl libre représentent des valeurs moyennes. Les limites entre lesquelles ils peuvent varier (pour le contenu de l'estomac après le repas d'épreuve) sans qu'il en résulte des troubles gastriques vont, pour l'acidité totale, de 5 à 90 au moins (parfois même plus de 100), et, pour l'HCl libre, de 0 à 2 0/00 (exceptionnellement même 3 0/00). Par suite, quand le chimisme ne dépasse pas cette limite supérieure, ou en cas d'absence d'HCl libre, on ne peut attribuer les troubles existants à la simple composition chimique du suc gastrique. Des acidités totales de plus de 100 et des valeurs d'HCl libre de plus de % 0/00 sont si rares dans les estomacs normaux qu'il faut laisser indécise la question de savoir si de pareilles valeurs peuvent par elles-mêmes amener des troubles. 11 y a une série de troubles (crampes, renvois et vomissements acides, sensation de brûlure gastrique) qui s'observent plus fréquemment avec une acidité élevée qu'avec une acidité faible, et surtout avec de hautes valeurs d'HCl libre. Mais,
dans ces cas, ces valeurs atteignent rarement une hauteur qui ne s'observe fréquemment aussi en Tabsence de troubles ; elles ne sont qu'exceptionnellement au-dessus de la limite supérieure des valeurs normales. Les troubles qui constituent le tableau morbide peuvent être dissipés sans que le chifi're de l'HCl diminue, et l'on ne peut les provoquer chez les gens sains en produisant expérimentalement des valeurs élevées d'HCl. L'hyperacidité est donc une condition de l'apparition de ces troubles, mais une condition insuffisante à elle seule. Pour qu'une acidité basse ou élevée détermine des manifestations morbides, il faut l'appoint de quelque complication. Une partie de celles-ci est connue depuis longtemps ; par exemple, des lésions anatomiques de la muqueuse ou des troubles dans l'évacuation de la sécrétion. 11 faut y ajouter les atonies gastriques, môme peu accusées, et l'augmentation de Texcitabililé générale. Dans ces derniers cas, on peut admettre une hypereslhésie de la muqueuse gastrique. gouqbt.
H. Claude. Syndrome d'hyperfonctionnement des glandes vasculaires sanguines chez des acromégaliques. (80) LIX, 362 ; 28 octobre 190.^. — Chez deux acromégaliques, Claude a noté des symptômes d'hyperfonclionnement du corps thyroïde (exophlalmie, tremblement, tachycardie, goitre), et des capsules surrénales (hypertension artérielle, hypertrophie du cœur).
p. NOBBCOURT.
Oskar Klotz. Studies upon calcareous degeneraUon. (46) VU, 633-675; 1905, 2 planches.
TROUBLES ET LÉSIONS DES ORGANES
DES TISSUS
ET DES HUMEURS DE L'ORGANISME
Tarantini. SuUa ipertrofia pulmonare.
(101) XH, 533-538 ; 1905. — Dans certaines conditions pathologiques, on peut observer une hypertrophie du poumon limitée à certaines portions. Chez les individus jeunes chez lesquels à la suite d'une maladie de la plèvre ou du poumon, le travail d'un poumon diminue, l'autre subit l'hypertrophie compensatrice qui s'accompagne parfois d'emphysème. L'auteur établit un rapprochement entre l'hypertrophie du cœur et celle du poumon, entre la dilatation cardiaque et l'emphysème. L'hypertrophie
ANALYSES
pulmonaire résulte de raugmenlation des fibres élastiques et de» fibres musculaires lisses, avec épaississemenl des parois vasculaires et agrandissement de la lumière des alvéoles, sans qu'on puisse aftimer qu'il se forme de nouvelles alvéoles.