V. BALTBAZARD
W. Z. Howard. Herpes in Pneumonia and cerebro-spinal meningitis. (4ï) CXXX, 1012-1019 ; 1905. — Cinq cas avec autopsie. L'herpès zoster ^comme l'herpès de la pneumonie et de la méningite cérébro-spinale sont causés par des lésions inflammatoires des ganglions du système des racines postérieures, engendrées elles-mêmes par les agents pathogènes les plus variés, apportés par les voies les plus différentes. Les microbes et leurs toxines, les poisons, les hémorrhagies, les embolies, les tumeurs peuvent ainsi léser de diverses façons ces ganglions. Dans les cas de pneumonie rapportés, les altérations du ganglion de Gasser étaient manifestes. hbnri claude.
Braillon et Hautefeullle. Des lésions de l'endocarde dans la granulie. (80) L1X, 394 ; 4 novembre 1905. — L'existence de la granulie de Tendocarde est niée par les uns, admise par d'autres. En réalité, on trouve quelquefois, au cours de la granulie, des lésions de l'endocarde qui macroscopiquement, sont bien des granulations mais histologiquement sont constituées par du tissu fibreux sans cellules géantes ni follicules tuberculeux ; elles sont consécutives à une endocardite simple, légère et partielle à bacilles de Koch.
p. NOBÉCOIRT.
Froin et Louis Ramond. Evolution des réactions cellulaires et séro-fibrineuscs dans le liquide céphalo-rachidien, retiré.par ponction lombaire, des méningites tuberculeuses. (80) LLX, 417; 11 novembre 1905. — Le chiffre des globules blancs est de 5 à 1200 par millimètre cube. La formule leucocytaire comprenait 11 fois sur 23 une polynucléose prédominante (8 fois plus de 70 polynucléaires pour 100) ; la présence do polynucléaires est en rapport avec l'exode des bacilles de Koch dans les méninges (Concetti). La présence d'éosinophiles est exceptionnelle; dans :2 cas il y avait 0,3 éosinophile p. 100. p. nobécourt.
G. Roussy. Contribution à l'étude des tumeurs méningées (trois cas de sarcomes
méningés) avec 4 fig. (69) CLXLVI, 32H- 3218 ; 1905. — L'auteur est d*avis que les tumeurs développées aux dépens des méninges, communément appelées psammomes, sarcomes angiolithiques ou endothéliomes, seraient mieux dénommées : sarcomes à type endothelial avec blocs hyalius ou calcaires d^origin» vasculaire.
Weisenburg et J. Thorington. A
case of syringomvelia with double optic neuritis. (42) CXXX, 1019-1025 ; 1905.
— Fille de seize ans, troubles mentaux, céphalée, vomissements, quelques troubles de sensibilité localisés, double névrite optique. — Pas d'autopsie.
HENRI CLAUDE
G. Moleen et W.-O. Spiller. Chronic anterior poliomyelitis with the report of a case with necropsy (Poliomyélite antérieure chronique avec relation d'un cas avec autopsie). (42) CXXX, 1025-1041 ; 1905. — Observation d'un cas typique de poliomyélite antérieure chronique. Critique des cas déjà publiés antérieurement et discussion de la question si controversée de l'atrophie des cornes antérieures sans lésions du faisceau pyramidal.
HENRI CLAUDE
P. Lejonne et J. Lhermitte. Les
paraplégies d'origine lacunaire et d'origine mvélopathique chez les vieillards. (69) CLXLVI, 3009-3027, 3073-3086; 1905.
Leopold Levi. Le syndrome myotonique. (97), 15 novembre 1905 ; 541.
G. Marinesco. Les troubles de la baresthésie (sensibilité à la pression) et leur coexistence avec l'anesthésie vibratoire. (97), 29 novembre 1905 ; 565.
Guffey. À collection and analysis of the reported cases of osteoarthritis of the spine (Spondylitis deformans). (59) XVIII, 250- 266 ; 1905. — Analyse des principaux cas de spondylite déformante publiés jusqu^à ce jour. Cette ankylose de la colonne vertébrale se rencontre chez les animaux (chats, bœufs, chevaux, comme chez Thomme.
Elle est provoquée par l'inilammation des cartilages, la disparition des disques intervertébraux, la fusion des vertèbres, l'ossification des ligaments et la production d'exostoses. Elle survient de vingt à
TROUBLES ET LÉSIONS DES ORGANES, ETC
quarante ans, surtout chez rhomme. Cette maladie est d*originc infectieuse le plus souvent, parfois d'origine neurolrophique, et sous la dépendance d'un trouble de la marche. En dehors des troubles locaux, douleurs, rigidité vertébrale, craquements articulaires, elle est signalée par des accidents nerveux, paresthesias, hyperesthésies, aneslhésies, tremblements des membres et tendance à la spasmodiciié.
HBNRI GLAUDB.
O.-J. Kelly. The nature and ihc lesions of cirrhosis of the liver. (42) CXXX, 951-%9 ; 1905. — Les modifications observées dans le parenchyme hépatique dans les cirriioscs du foie sont les suivantes : a) modification de volume des lobules qui sont augmentés de diamètre, atteignant plus du double des dimensions normales ; b) modification de forme ; la veine sus-Iobulaire n'occupe plus le centre des lobules, elle est déplacée et peut môme occuper les espaces conjonctifs ; c) Tarchi lecture des travées est bouleversée, enfin d) ces travées sont le siège de processus tantôt airopbiques, tantôt hyperplasiques. — Le tissu conjonctif est formé do tissu fibreux, de tissu élastique et d'un lissu réticulé entourant les vaisseaux intralobulaires. — En ce qui concerne l'origine de la cirrhose, l'auteur pense que le tissu fibreux se substitue aux foyers de dégénérescence parenchymaleuse, en même temps que les régions saines tendent à s'hypertrophier et à régénérer le tissu hépatique. — Suivant que le processus d'hypertrophie régénérateur ou de sclérose prédomine, on observe des formes différentes de cirrhoses dont le pronostic et l'évolution sont réglés par la nature des lésions. hbnri cLAune.
W. Risel. Ueber die erste Entslehung von Leberabscessen durch retrograde Embolie (Sur le premier développement d'abcès hépatiques par embolie rétrograde). (5) CLXXXII, 2o8-28i ; 1905. — Cas de pyohémie par otite moyenne suppurêe compliquée de thrombophlébile suppurêe du sinus sigmoîde, de la jugulaire interne et de la veine innominée. Le foie contenait des foyers de nécrose avec début de suppuration, tous situés autour des veines centro-lobnlaires oblitérées par des thrombus suppures, tandis que les arterioles hépatiques et les veinules portes se montraient saines. Il faut donc admettre une infection rétrograde par l'oreillette droite et la veine
cave inférieure. On connait d'ailleurs d'autres cas de ce genre, et l'auteur a pu les reproduire expérimentalement, gougbt.
P. Carnot et Amet. De la dégénérescence des ilôts de Langerhans en dehors du diabète. (80) LIX, 359; 28 octobre 1905. — Les auteurs ont constaté des lésions des ilôts dans 8 cas, en dehors du toule glycosurie : dégénérescence graisseuse dans la tuberculose chronique, dans un cas de cancer de l'estomac, dans un cas (le cirrhose alcoolique ; dégénérescences graisseuse et hyaline dans un cas de granulie, etc. p. nobkcourt.
Pende. Contributo alla fisiopalologia del pancreas con special riguardo agi' isolotti di Langerhans. (iOl) XII, .514-519; 1905. — Après ligature du canal de Wirsung, la fonction digestive vis-à-vis des albuminoïdes et des graisses n'est pas troublée. Or l'examen direct du pancréas montre que les granulations zymotiques disparaissent des cellules acineuses au bout d'un à deux mois ; la réaction à l'injection de pilocarpine diminue dans les jours qui suivent la ligature et disparait au bout d'une semaine. L'auteur a recherché s'il n'existe pas de modifications morphologiques ou fonctionnelles des glandes salivaircs, intestinales, du foie qui expliqueraient la compensation observée ; ces organes restent normaux et la salive, la bile, le suc intestinal n'acquièrent aucune propriété digestive nouvelle. Quant aux Ilots de Langerhans, ils ne subissent dans les premiers jours que des modifications minimes, mais apparaissent au bout d'un an presque complètement atrophiés. v. baltiiazabd.
H. Raubitschek. Ueber Nierenamyloidose (Sur l'amylose rénale). (:>) CLXXXII, 297-314; i905. "
G: Napp. Ueber den Fettegehalt der Nebenniere (Sur la teneur de la capsule surrénale en graisse). (5) CLXXXII, 314- 327 ; 1905. — Etude de la graisse capsulaire à l'état normal et à l'état pathologique.
GOUGET
A. Belski. Ein Beilrag zur Kenntniss der Adams-Slokes>chen Krankheil (Contribution à la connaissance de la maladie d'Adanis-Stokcs).j38)LVlI, 5i9-571 ; 1905. — L'auteur soutient la théorie de Chauveau, d'après laquelle les bruits sourds
ANALYSES
entendus à l'auscultation du cœur dans l'intervalle des bruits normaux sont dus à des contractions auriculaires, et non à des contractions ventriculaires trop faibles pour être transmises au pouls. Dans le pouls lent permanent, il y a dysrhytlmiie auriculo-venlriculaire, c'est-à-dire indépendance complète entre le rylhme des systoles auriculaires et celui des systoles ventriculaires, de sorte que le nombre des premières n'est que rarement un multiple de celui des secondes ; il est généralement un peu plus du
double (p. ex. —Y plus rarement un peu
moins
^p.ex.-).
GOUGET
V. Deganello. Rapport entre le fer et l'hémoglobine dans diverses formes d'anémie secondaire. Contribution à la physiopathologie du sang. (72) XLIII, 462-466 ; 1905. — Dans les anémies secondaires (malaria, ankylostomiase, pellagre), la va-
eur du rapport — se conserve normale
tant que la quantité de Hb n'est pas descendue au delà d'un certain minimum; après quoi celte valeur augmente. D'après l'auteur, l'altération du rapport entre le fer et l'hémoglobine doit être ramenée à une altération du chimisme du protoplasma et de l'érytbrocyte, par effet d'une cause toxique. e. feindbl.
P. Preiss. Ueber « atypische »» Leukàmien. (38) LVII, 466-491 ; 1905. — Relation de deux cas, dont l'un paraît pouvoir être interprété comme un passage de la pseudo-leucémie splénique à la leucémie lymphatique. gouget.
O. Schumm. Zur Chemie der leukâmischen Blutes (Chimie du sang leucémique). (18) XXXI, 1831 ; 16 novembre 1905. — Dans deux cas de leucémie liénale myélogène, Schumm a examiné le sang recueilli après la mort. Il a retrouvé les substances caractéristiques du dédoublement hydrolytique des substances albuminoïdes ou des acides nucléiniques. Chez les individus sains, tuôs par des accidents, on ne retrouve pas ces substances et quand on les trouve, elles sont en très minime quantité. Peut-être au cours de certaines leucocytoses trouve-t-on dans le sang un ferment actif ressemblante la trypsine V Le pouvoir digestif du pus pour les albumines considéré comme prouvé, peut se retrouver
dans le sang contenant beaucoup de leucocytes. Le sang des chiens empoisonnés par le phosphore n'est pas coagulable ; si on ajoute du sang normal, ce sang fait coaguler le sang intoxiqué. Le ferment qui détruit dans le sang les albuminoïdes n'a été soupçonné que dans la leucémie et seulement dans la forme liéno-myélogène. On admet avec Erben que ce ferment est contenu dans les neutrophiles. On trouve dans le sang leucémique des albumoses, des acides amides, de la triplophane, de l'ammoniaque. Bibliographie. v. montagard.
Hans Curschmann et Otto Oaupp.
Ueber den Nachweis des Rôntgen-Leukotoxins im Blute bei lymphatisciier Leukàmie (Sur la constatation de Rôntgenleucotoxine dans le sang dans la leucémie lymphatique). (27), 12 décembre 1905 ; 2409.
— Les auteurs ont constaté, dans le sang de leucémiques traités par les rayons X, le développement d'une leucotoxine spécifique qui apparaît au moment où les globules blancs tendent à diminuer. Cette leucotoxine possô«ie la propriété de détruire électivement les globules blancs des animaux dans le sang circulant et les globules blancs de l'homme in vitro. Elle est inactivée par le chauffage à 60° et devient alors à peu près sans effet sur les leucocytes. Après l'injection du sérum de leucémique leucotoxique, on observe consécutivement à la leucopénie qui survient de une heure à une heure et demie après le début de l'expérience, une hyperleucocylose ou un retour du nombre des leucocytes à la normale. Cette réaction apparaît au bout de quatre à cinq heures, hbnri claude.
Ch. Achard et L. Gaillard. Expériences sur les troubles de la régulation osmotique. (65) XVII, 669-694; 1905. — Sous l'influence d'irritations récentes du péritoine, soit par le nitrate d'argent, soit par le bacille d'Kberth, les auteurs ont produit une sécheresse relative de la séreuse dans le premier cas, et, dans le second, une exsudation liquide ; ils ont vu l'absorption devenir plus active, et l'urée transsuder dans le liquide en même temps que le chlorure de sodium. En modifiant la circulation générale par les changements inverses de pression sanguine que déterminent le nitrate de soude et l'adrénaline, ou par un œdème produit à distance par la ligature des membres, ils n'ont trouvé que des différences insignifiantes dans lei
TROUBLES ET LÉSIONS DES ORGANES, ETC
échanges osmotiques ; par contre, raclion locale de l'adrénaline a diminue à la fois l'absorption de Ja substance introduite et la transsudation du chlorure. Les troubles des fonctions nerveuses résultant de lésions du névraxe et de l'action des anesthésiques ont altéré la régulation osmotique d'une façon variable en ce qui concerne l'absorption, et en diminuant généralement la transsudation du chlorure de sodium. Les troubles des fonctions rénales ont modi lié l'absorption différemment suivant la nature de ces troubles : la ligature des uretères Ta accélérée, les néphrites toxiques l'onl ralentie ; dans ces deux groupes d'expériences, la rétention de l'urée a toujours amené sa transsudation dans le péritoine en même temps que celle du chlorure de sodium, et l'absorption péritonéale de ce sel a toujours été facilitée au détriment de l'équilibre lalin. Ces conclusions sont corroborées par le compte rendu détaillé, avec analyses chimiques et déterminations cryoscopiques, de trente-sept expériences, portant chacune sur deux ou trois cobayes.
GH. LESIBUR.
Goldthwait, Painter, Osgood et Mccrudden. A study of the metabolism in osteomalacia. (43) XIV, 382-402; 1905. — Etude, sur une fille de 16 ans, atteinte d'ostéomalacie, poursuivie avant et après l'ablation des ovaires faite pour remédier à cette affection. Dans la première période, on observe une excrétion considérable du calcium (0,50 alors que le chiffre normal oscille autour de 0,15 par jour); une rétention du soufre et du magnésium. Dans la seconde période, l'excrétion du calcium était sensiblement moindre qu'avant la castration et il y avait même rétention de ce corps donné d'ailleurs en excès. La rétention du soufre était presque négligeable. Les auteurs pensent que le calcium des os est en partie remplacé par le magnésium entrant dans une combinaison organique riche en soufre et pauvre en phosphore. Sous l'influence de la castration, le calcium perdu peut être récupéré, si la maladie n'a pas atteint une limite extrême.
N. Tiberti. Contributo allô studio délia specificità délie cellule dei tumori. (102) LIX, 550-566 ; 1905. — Dans les tumeur, malignes au début, les cellules présentent des granulations fuchsinophiles en quantité à peu près égale à celle qui existe dans les
cellules de l'organe où la tumeur a pris son origine. Jamais le nombre des granulations ne va en s'accroissant ; au contraire sa diminution est une règle constante dans les stades ultérieurs des néoplasies. Plus la néoplasie est développée, moindre, est le nombre de granulations contenues dans chacune de ses cellules ; aux périodes avancées il peut n'y avoir plus de granulations du tout. — Les granulations fuchsinophiles qui se rencontrent dans les cellules des tumeurs ne sauraient être inlerprclées autrement que comme le produit d'une activité spécifique transmise par les cellules normales du tissu originel. Celte activité est diminuée ou annulée dans les tumeurs d'un âge avancé, et surtout dans les tumeurs à développement rapide où les ligures karyokinétiques abondent, s. fbi>'dbl.
V. Colucci. Contributo alla patologia deir epilelioma cancroïde. Memorie délia R. Accademia délie Scienze delV Istituto dï Bologna, il, série Vi, séance du 9 avril 1905 (2i p., 1 pi. couleurs). — Etude histologique d'un epithelioma de la face et des fosses nasales d'un vieux chat, ainsi que de ses nombreuses métastases développées dans les poumons autour et à partir des ramifications de l'artère pulmonaire. Ces métastases avaient exactement la structure de Tépithélioma primitif. — Le fait intéressant c'est qu'au voisinage des nodules cancéreux métastatiques les acini et les tubes glandulaires hypertrophiés présentaient une prolifération extrêmement active de leur epithelium ; les apparences de l'adénome étaient perdues, alors qu'on retrouvait les caractères d'un néoplasme carcinomateux, nettement différents toutefois de ceux de l'épithélioma métastatique. Cette néoplasie particulière localisée aux terminaisons des bronches, aux alvéoles pulmonaires et aux glandules péribroncbiques du voisinage des nodules cancéreux semble pouvoir être attribuée à l'influence exercée sur Tépithélium des uns et des autres par les sécrétions toxiques des cellules du cancer métastatique. — L'auteur généralise cette interprétation ; d'après lui l'origine d'un cancer epithelial primitif pourrait être rapportée à une modification des sécrétions épithéliales normales chez des individus prédisposés par lour hérédité canc«'reuse ou autrement; chez ces sujets une cause, qu'elle soit commune ou spécifique, aurait le pouvoir de déterminer une activité proliferative extraordinaire des epitheliums,
ANALYSES
dont les sécrétions, acquérant une toxicité spécifique, agiraient comme des stimulations morbides sur les éléments congénères les plus voisins, lesquels deviennent l'origine du néoplasme cancéreux.
B. FEINDBL.
HÉRÉDITÉ, PRÉDISPOSITION
C. Hueter. Hypophysistuherkulose boi einer Zwergin. (Tuberculose de Thypophyse chez une naine). (5) CLXXXII, 219-237; 1905. — Foyer tuberculeux du lobe antérieur de l'hypophyse, chez une naine de 42 ans, atteinte de tuberculose pulmonaire et utérine, et morte de granulie. C'est une localisation exceptionnelle de la tuberculose; on n'en connaît que quelques observations. Hyporlrophie des capsules surrénales. Discus-ion des rapports possibles du nanisme avtc les affections hypophysaires ou surrénales ; conclusion négative. L'auteur ne croit pas non plus à une hypertrophie capsulaire compensatrice de l'insufHsance hypophysaire. «olgbt.
Nattan-Larrier et A. Brindeau.
Conditions histologiques du placenta dans rhérédo-conlagion. (80) LIX, 468; 18 novembre 1905. — Elles consistent dans des lésions plasmodiales et dans des lésions des capillaires fœtaux, p. nobécourt.
J. Comby. Contagion familiale de la tuberculose chez l'enfant. (H4j VIII, 641- 664; 1905. — L'hérédité de la tuberculose est plus apparente que réelle, tant l'hérédité de terrain que l'hérédité de germe. La tuberculose ne se transmet pas habituellement par le tube digestif, encore moins par la peau et par les muqueuses superlicielles. La seule porte d'entrée de la tuberculose infantile est en pratique l'appareil respiratoire: les autopsies montrent, en effet, que les ganglions bronchiques sont constamment atteints par la tuberculose, tandis que les autres localisations sont plus rares et consécutives à l'invasion ganglio-pulmonaire ; que la tuberculose primitive du tube digestif est exceptionnelle (l'auteur ne l'a jamais rencontrée sur 387 autopsies). C'est donc en soustrayant l'enfant à la contagion par la voie respiratoire qu'on l'empêchera de devenir tuberculeux, p. nobécourt.
S. P. Beebe. Cytotoxic serum produced by the injection of nucleoproteids. (40) VII, 733-750 ; 1905.
IMMUNITÉ ET PROCESSUS DE DÉFENSE DE VORGANISME
O. Bail. Versuche ûber die baktericide Fàhigkeit des Serums (Pouvoir bactéricide du sérumL (18) XXXI, 1789 ; 9 novembre 1905. — Cette noie n'est que le début d'un travail plus considérable à paraître sur la (iestruclion des bactéries et principalement du vibrion cholérique par les séruras. On met dans un sérum frais actif, une abondante quantité de bactéries ; on les laisse en contact pendant une demi-heure à une heure à 37<*. On centrifuge ensuite complètement. Ce sérum se montre privé de ses propriétés bactériolytiqucs. On admet que les corps immuns et les compléments ont été absorbés par les bactéries. Ce phénomène est en rapport avec le facteur Ihermolabile de la bactériolyse, mais il n'est pas entièrement dépendant de ce facteur; on s'en aperçoit en ajoutant un sérum immunisant très actif après la ccntrifugation ; certaines bactéries (les vibrions cholériques, par exemple) se prêtent très bien à cette élude. Le sérum centrifugé possède, après l'addition de ce sérum très actif, un pouvoir plus fort qu'avant le traitement par les bactéries et la centrifugation.