V. MONTAGARD
F. Rivalta. Sulla diagnosi differenziale fra essudati e trasudati mediante la prova deiracido acetico diluitissimo. (101) XII, 494-501 ; 1905. — Dans un verre rempli d'eau on ajoute deux gouttes d'acido acétique, puis on laisse tomber une goutte de liquide ascitique ; lorsqu'il se produit un nuage indiquant une coagulation, l'ascite est d'origine inflammatoire et exsudative. L'auteur confirme la valeur de la méthorle qu*il a expérimentée depuis prés de vingt ans ; il établit que la réaction est due à la coagulation de deux globulines du sang, paraglobuline et pseudo-globuUne, cette dernière contenant du phosphore et se rapprochant des nucléo-albumines. La même réaction s'observe avec le sang, le plasma et le sérum. Les iranssudats renferment une trop faible quantité de ces globulines pour donner la réaction ; dans la cirrhose hépatique, après des ponctions répétées, on obtient parfois un léger trouble, mais la première fois, la réaction est toujours négative. Cette preuve chimique de la nature de l'épanchement n*a aucune valeur sur le cadavre. v. balthazard.
Billard elMornac. Indications fournies par les variations de la tension superficielle des urines sur l'opportunité de la balnéothérapie dans la fièvre typhoïde. (80) LIX, 295; 14 octobre 1905. — Toute fièvre typhoïde en cours, qui présente une tension urinaire inférieure à 6"**', 40, doit être immédiatement traitée par les bains, quels que soient l'état général et la température du malade. p. nobégourt.
THÉRAPEUTIQUE ET HYGIÈNE GÉNÉRALES
A. Layeran. Contribution à l'étude de la répartition des mouches tsé-tsé dans l'ouest africain français et dans l'état indépendant du Congo. (79) CXLI, 929-932 ; 4 déc. 1905.
D. Labbé. Stérilisation de l'air par l'ozone. (80) LIX, 378; 4 nov. 1903.
A. Trillat. Sur la présence de l'aldéhyde formique dans les produits gazeux de la combustion et sur les applications qui en découlent. Essais de désinfection par les fumées. (60) XIX, 718-733 ; 1905.
A. Trillat. Etude historique sur l'utilisation des feux et des fumées comme moven de défense contre la peste. (60) XIX, 734-752 ; 1905.
H. S. Wilson. The isolation of B. Typhosus from infected water, with notes on a new process. (47) V, 429-443 ; 1905. — Revue générale des divers procédés d'isolement du B. d'Ëberth des eaux et exposé d'un procédé personnel à l'auteur. Diverses méthodes ont été proposées pour isoler le B. d'Ëberth des eaux destinées à l'alimentation : les principes qui dominent ces diverses méthodes sont la filtration destinée à concentrer les bacilles; là précipitation chimique (Vallet, Schûder, Ficker); Vaggiutination par un sérum préparé (Wildenbandt) ; V enrichissement du B, d'Ëberth par une substance (caféine) favorisant son développement et gênant celui des autres germes en particulier le coli (Rolh, Lacomme, Hofifmann et Ficker, Kloumann, Rielsch, Courmont et Lacomme), l'emploi des bougies filtrantes ; (Cambier) l'emploi de milieux solides (milieux de Mac Conkey, Horrocks, Drigalski-Conradi, ^ndo, etc.).
L'auteur fait la critique de ces divers procédés et passe ensuite à la description du sien. — Celui-ci est basé sur la précipitation du B. d'Ëberth par l'alun, puis son identification par une des méthodes connues, et peut se résumer de la façon suivante : 1) A une quantité connue d'eau, on ajoute de Valun dans la proportion de 0^',5 par litre et on laisse la précipitation s'opérer. — 2) Celle-ci effectuée, on agite le tout de façon à bien mélanger. — 3) On centrifuge une certaine quantité connue du mélange pendant 15 minutes à environ 2.000 tours à la minute. — 4) Le culot est recueilli puis ensemencé sur des plaques de Drigalski-Conradi et 5) celles-ci sont mises à l'étuve à 42<> pendant 24 ou 48 heures. — Les expériences que l'auteur a faites en employant ce procédé paraissent très concluantes et, d'après ses résultats, il semble que cette méthode peut donner de bons résultats, mais, comme le dit l'auteur, il est bon d'avoir deux cordes à son arc et il peut être utile d'associer deux méthodes ensemble ; il faudrait alors, d'après lui,
ANALYSES
mener de front sa propre méthode et le procédé de Hoffmann et Ficker (caféine). D*autres auteurs, après nous, ont montré que la caféine n'était pas un procédé sûr, aussi nous croyons que Tauteur se fie à tort à cette substance. l. lacomme.
J. Belin et M. Salomon. Traitement interne de la variole par le xylol. (76), 785; 20 oct. 1905. — Les auteurs orl appliqué une méthode de traitement de la variole, due à Vichnewsky, consistant à faire ingérer quotidiennement, en 4 ou 5 fois, 50 à 70 gouttes de xylol, 15 à 40 gouttes chez les enfants et jusqu'à 120 gouttes dans les formes graves de Tadulte. La mortalité fut de 12,34 0/0, alors qu'elle avait été de 31,37 0/0 chez les vaholeux non xylolés. L'influence salutaire du xylol a été manifeste même dans les formes confluentes, ou secondairement hémorragiques, mais nulle dans les formes 'hémorragiques primitives. Le médicament fait avorter l'éruption, empêche les cicatrices, atténue les complications viscérales, désodorise les salles de varioleux. Les conclusions des auteurs, développées dans la thèse de leur élève Longuet, sont corroborées par les observations de P. Teissier. ch. lbsibub.
M. Elsaesser. Klinische Beobachlungen bei Behandiung mit Neutuberculin (Bacillen emulsion) und Millheilung eines Falles von mit Alttuberculin gcheilter doppelsei tiger Irisluberculose (Observations cliniques sur le traitement à l'aide de la nouvelle tu herculine (emulsion de bacilles) et communication d'un cas de tuberculose bilatérale de riris guérie par l'ancienne tuberculine). (18) XXXI, 1922; 30 nov. 1905. — E. a déjà publié 29 observations de tuberculose pulmonaire traitées par la nouvelle tuberculine de Koch. Aujourd'hui le chiffre de malades ainsi traités est de 76. L'âge des malades était entre 20 et 30 ans en général ; la plus longue durée du traitement fut de 217 jours; 5 malades étaient au début de la tuberculose, 53 à la deuxième période et 18 à la troisième période. Localement les réactions sont plus vives et plus douloureuses qu'avec l'ancienne tuberculine.
Les cas où la fièvre apparaît à la première injection ne sont pas favorables. Quelquefois, les malades perdent l'appétit et maigrissent après les injections, puis ils reprennent faim comme dans la convalescence d'une maladie infectieuse. Dans un cas, E. a eu une hémorragie rénale abondante;
l'albumine apparaît quelquefois au cours du traitement. E. pense que la nouvelle tuberculine est à recommander dans tous les cas où la tuberculose n'est pas très avancée. Dans les cas à tuberculose pure sans infection surajoutée les résiiltats sont bons. La nouvelle tuberculine est le meilleur antipyrétique spécifique du début de la maladie ; elle n'a pas les inconvénients des autres antithermiques (pyramidon, maréline, anlifébrine). A la fin du travail, E. rapporte un cas de tuberculose irienne bilatérale, chez un jeune homme de 16 ans, ayant en outre une induration d'un sommet des poumons. La vision fut très améliorée par la vieille tuberculine, les exsudats disparurent et le poumon guérit.