V. IIONTAGARD
Lôhleln . Sur la phagocytose in vitro de microbes pathogènes. (60) LIX, 647-660 : 1905. — Les leucocytes de cobayes lavés plusieurs fois englobent et digèrent in vitro des microbes pathogènes (bactéridie charbonneuse, vibrion cholérique, certaines races de streptocoque et do colibacille). Les microbes, qui ne sont pas phagocytés in vitrOj ne le sont également pas dans le péritoine de cobayes. p. nobécourt.
Ernest Lindwood Walker. The
relative inlluence of the blood fluids and the bacterial toxins on phagocytosis. (52) XIV, 173-180 ; 1905.
Fr. P. Gay. La déviation de I'alexine dans l'hémolyse (60) XIX, 593-600 ; 1905.
J. Ewing. Some aspects of the problem of immunity in typhoid fever. Proceedingi of the pathological Society of Philadelphia^ VIII, 65-88 ; 1905. — Discussion théorique dans laquelle l'auteur fait ressortir les difficultés que la sérothérapie antilyphique doit surmonter; il ne s'agit pas seule-
TECHNIQUE EXPÉRIMENTALE ET CLINIQUE
ment d'obtenir une neutralisation de toxines, ii est besoin d*une bactëriolyse complète. B. FBINDEL.
6. CiufTo. Sulla presenza di sostanze difensive celluiari nelle culture di difterite. (99) IV, 336-344 ; 1905. — Le liquide obtenu par la filtration des yieilles cultures dA diphtérie s^oppose à Taclion des lysines sur les globules rouges. La substance protectrice qu'il contient se fixe avec avidité sur les globules rouges dès les premiers inslants du contact et elle se comporte comme une storoosine. e. peindel.
N. Tiberti. Intorno al potere immunizante del nucleoproleide estratto dal bacillo del carbonchio ematico. (102) LIX, 531-538; 1905. — Le nucleoproleide était extrait par la trituration et la soude de cultures sur agar, jeunes et dépourvues de spores (3 jours d'étuve à 42°,5), qui avaient été ensemencées d'un microbe rendu plus actif par un passage récent dans un organisme animal. Quatre animaux, deux agneaux et deux chevreaux, furent vaccinés avec le nucléoprotéide extrait des bacilles du charbon hématique et ultérieurement inoculés avec une culture virulente de charbon. Les deux agneaux survécurent, les deux chevrea*ix moururent ; ils étaient très faibles et Tun d*eux succomba plutôt à la péritonite (inoculation intra- péri tonéale) qu*à Tinfection charbonneuse. Malgré le petit nombre d'expériences, il est permis de conclure à la possibilité d'immuniser les agneaux contre le charbon en employant comme vaccin le nucléoprotéide du bacille.
È. FBir^DBL.
TECHNIQUE EXPÉRIMENTALE ET CLINIQUE
L. Rodriguez. De l'emploi de la pomme de terre violette comme milieu de culture. (65) XVIÏ, 713-717; 1905. — La coloration violet améthyste des pommes de terre dites « négresses » vire au rouge sous Tinfluence des acides, au bleu hortensia, puis au vert malachite sous Taction des alcalis. Ainsi, ce milieu devient vert par la végétation du colibacille, rose ou mauve par celle du bacille typhyque, bleu verdâire par celle du bacille dysentérique . Ces indications, lorsqu'elles sont typiques, peuvent être utiles à la diagnose de ces espèces. Travail du laboratoire du professeur Chantemesse. ch. lbsibvr.
G. Daddi. Sopra la colorazione vitale del bacillo del tifo et del coli per mezzo del Sudan III. (102^ LIX, 539-549 ; 1905. — Les b. typhi et b, coli vivent longtemps (2 mois), dans les milieux (agar et bouillon), auxquels on ajoute de la solution alcoolique ou glycérique de Soudan III.
Les bacilles colorés conservent leur motilité, leur virulence, leur faculté de se reproduire, mais ils perdent un peu de leur pouvoir agglulinatif. La coloration par le. Soudan III des bacilles vivants ne fournit aucun caractère différentiel entre le b, typhi et le h. coll. b. feindel.
Levaditi. Sur la coloration du Spirochaele pallida Schaudinn dans les coupes. (80) LIX, 326; 21 octobre 1905. — L'auteur utilise une méthode consistant en une légère modification du procédé de Ramon y Cajal pour l'imprégnation des fibrilles nerveuses. Chez les nouveau-nés syphilitiques il a décelé les Spirochœtes dans des coupes de pemphigus et de foie. Dans le foie : au cas de syphilis précoce, ils sont situés dans l'intérieur et au pourtour des vaisseaux ; au cas d'hépatite interstitielle diffuse de la syphilis tardive, ils occupent le tissu conjonctif, autour des cellules hépatiques et existent à l'intérieur môme des cellules du foie. p. nobécourt.
G. Moussu. Cultures de tuberculose « in vivo »» (80) LIX, 409; 11 novembre 1905. — Les cultures étaient placées dans des filtres introduits dans la cavité péritonéale de vaches, de moutons de chèvres, etc. L'introduction dans un organisme tuberculeux d'une culture virulente de bacille de Koch provoque une réaction thermique analogue à celle produite par une injection de tuberculine. Les lésions ne sont ni améliorées ni aggravées.
G. Moussu. Cultures de tuberculose « in vivo » chez des animaux sains. (80) LIX, 463; 18 novembre 1905. — Chez les animaux (espèce bovine) porteurs d'une culture tuberculeuse, l'injection de tuberculine ne donne pas de réaction quand elle est faite quinze jours après l'introduction de la culture, mai5 donne une réaction positive quand elle est faite un à trois mois après. La réaction tient donc à l'imprégnation de l'organisme par les produits toxiques des bacilles de Koch, et non pas à la présence même des bacilles.
p. nobécourt.
ANALYSES
W. H. Manwaring. The analytical méthodes of serum patbology. Transactions of the Chicago pathological Society, VI, 319-324 ; 1905.
L. Zupnik. Ueber die differentlal-diagnostische Bedeutung des Agglutinationstiters fur Typhus und Paratyphen (SignificatioD diagnostique du titre de l'agglutination dans la typhoïde el les affections paratyphiques). (18) XXXI, 1749; 2 nov.
1905. — Examens de sémras lyphiques agglutinant diverses bactéries. Sur 300 typhiques on n'a trouvé que deux cas où Tagglutination a été plus élevée pour le B. de SchottmûUer que pour TEberth, et une fois où Tagglutination a été plus élevée pour le bacille Brion-Kayser. Si on emploie toujours des échantillons de lyphiques facilement agglutinables, on ne trouve pas ou presque pas de cas de vraies, fièvres typhoïdes où Tagglutination est aussi élevée pour les bacilles typhiques que |X)ur les bacilles paratyphiques. Pour diflferencier les espèces on classes distinctes, il faut des différences d'agglutinations très sensibles. Si on veut classer les affections typhiques de Thomme, il faut tenir compte de F agglutination visà-vis de TEbsrth et aussi vis-à-vis des autres bacilles. Dans les ti*avaux des auteurs, Drigalski par exemple, il ne faut pas tenir compte des cas où l'agglutination est égale pour l'Eberth et pour les paratyphiques. Le temps de l'observation a aussi une grande importance. Jûrgens et Drigalski n'observent que pendant 2 à 3 heures leurs agglutinations ; Z., conseilla d'attendre huit heures. Le B. de SchottmûUer s'agglutine rapidement, le bacille de la dysenterie, lentement. Travail du Laboratoire de Prague. V. MONTAGARD.
J. Khouri. Valeur diagnostique de Thyperleucocytose polynucléaire du sang dans les abcès du foie des pays chauds. (80) LIX, 302 ; 14 octobre 1905. — Sur 10 cas étudiés, 4 fois le nombre des leucocytes était normal, 3 fois il était légèrement augmenté (12 à 15,000), 3 fois il Tétait davantage tout en restant inférieur à 30,000. Sur ces 10 cas, 6 fois le nombre des polynucléaires neutrophils était normal. L'byperleucocytose polynucléaire n'est donc pas constante et peut d'ailleurs se rencontrer dans d'autres affections, p. nobbcourt.
Uhlenhuth. Ein Verfahren zur Unterscheidung von Blut venvandter Tiere (Pro-
cédé pour différencier le sang d'animaux voisins). (18) XXXI, 1673 ; 19 octobre 1905.
— Ce procédé de différenciation du sang est basé sur la spécificité des serums et des précipitines. Il y a toutefois des réactions de parenté. Ainsi le sérum d'un lapin traité avec du sang de cheval, donnera un précipité avec le sang de cheval et aussi un précipité avec le sang d'âne. Un lapin traité avec du sang de brebis donnera un précipité avec le sang de la chèvre. Le chien et le renard, le porc et le sanglier, le pigeon et la poule sont voisins et parents vis-à-vis des précipitines. Le lapin traité avec du sang humain donne un sérum qui précipite avec le sang humain et aussi mais en moins grande importance avec le sang de singe. U., démontre dans cet article que son procédéde différenciation du sang peut permettre de résoudre ces questions de parenté. Le lapin peut donner des précipitines actives vis-à-vis du snng du lièvre. On prépare un an ti sérum pour le sang de lièvre en injectant à un lapin du sang de lièvre et 'un deuxième antisérum pour le sang de lièvre en injectant à des poules du sang de lièvre. Ces deux antiserums donnent une réaction avec le sang du lièvre, et ils sont cependant différents. On prend une dilution de sang de cobayes, de lapin, de lièvre. Le premier antisérum poule-lièvre donnera un précipité avec le sang de lapin el avec celai du lièvre, pas de précipité avec les -autres sangs. Si on prend maintenant l'antisérum lapin-lièvre , le précipité ne se produira qu'avec le sang de lièvre. On aura ainsi différencié le sang de ces deux espèces très voisines, lapin et lièvre. Le sang de poule et de pigeon, de singe et d'homme peuvent être sûrement reconnus. Les précipitines sont les plus sûrs réactifs pour reconnaître le sang d'espèces voisines. v. montagard.
K. Engel. Ueber den Wert der refractometrischen Eiweissbestimmung bei der Differentialdiagnose zwischen Exsudaten und Transsudaten (Sur la valeur du dosage réfractométrique de l'albumine dans le diagnostic différentiel entre les exsudais et les transsudats). (10) 23 octobre 1905; 1364.
— Le diagnostic entre les exsudais et les transudats se fait souvent par l'examen clinique. Le dosage de l'albumine par le réfractomètre permet de faire ce diagnostic. Ce dosage se fait d'après les tables de Reiss. Dans les transsudats néphritiques, le réfractomètre donne 1,3375 à 1,339S. Les
THÉRAPEUTIQUE ET HYGIÈNE
ezsndata cachectiques = 1,3382 à 1,3398 ; les exsudais par stases = 1,3392 à 1,3405. Les exsudais pleuraux donnent 1,2446, les exsudais péritonéaux 1,3443; les périeardiques 1,3439. — L'albumine dans Texsudal est en proportion à peu près équivalente à sa proportion dans le sang.