‹ Journal de physiologieChapitre 74 sur 578 · I. n. m. C"H"Aï0«Ag. C»H*«A3t0«Ag · texte numérisé non relu

I. n. m. C"H"Aï0«Ag. C»H*«A3t0«Ag

Ag 45,9 46,4 47,2 45,3 48,2

C. Des dernières eaux-mères on retire un corps d'aspect tout différent

(environ 3 grammes) formé de petites sphères blanches, bien cristallisé,

offrant les caractères de Tacide aminovalérique. On en a analysé le sel

d'argent.

Poids de matière : 0,6958; Ag métall. : 0,3324

Calculé Trouvé. pour C»H*«A20»Ag.

Ag 47,77 48,2

En résumé, ce premier dépôt de leucine contenait un peu de leucinimide et de l'acide aminovalérique.

2° Acide glatamique. — En poursuivant l'évaporation du liquide d'où l'on a séparé la leucine, la tyrosine et un peu d'acide aminovalérique, on obtient une sorte de sirop dont la consistance, la couleur et l'odeur sont celles d'une solution concentrée de colle forte. A cet état, le liquide ne cristallise pas. On le refroidit à — 5° et le sature par un courant d'HCl bien sec. Après huit jours de repos dans la glacière à — 8®, on n'observe qu'un dépôt cristallin

insignifiant; mais si on ajoute 2 volumes d'alcool absolu refroidi, les cristaux augmentent beaucoup. On les recueille pour les essorer, les laver à l'alcool absolu et les décolorer au sein de l'eau par le noir de sang. La solution est de nouveau sursaturée à — 5^ par HGl gazeux et évaporée dans le vide. Belles aiguilles prismatiques incolores, fusibles à 172® (le chlorhydrate de l'acide glutamique fond à 173®). On a dosé le chlore de ce composé.

Poids de matière ; 0,4150; AgCl ; 0,3234

Calculé Trouvé. pour C»H»Az0*,HCI.

Cl 19,26 19,34

C'est donc bien le chlorhydrate de l'acide glutamique C^H^AzO*, comme l'a confirmé d'ailleurs l'examen cristallographique.

3* Autres acides monoaminés. — Le liquide alcoolique d'où le chlorhydrate de l'acide glutamique s'est séparé a été débarrassé d'alcool par distillation sous pression réduite. On obtient un liquide sirupeux qu'on mélange à 2 vol. d'alcool absolu et qu'on sature d'HCl gazeux sec, en suivant exactement la technique de Fischer*, c'est-à-dire d'abord à froid, puis, à la fin, en chauffant légèrement au bain-marie. Le produit est distillé dans le vide, le résidu additionné de 2 vol. d'alcool absolu et saturé d'HCl dans les mêmes conditions; seconde distillation sous pression réduite; saturation par HCldu résidu dissous dans 2 vol. d'alcool absolu. Enfin, troisième et dernière distillation dans le vide. Cette triple opération a pour but d'éthérifier les acides amides en les transformant en chlorhydrates d'éthers éthyliques [R.AzH«-CO«C«H»].HCl, en augmentant le rendement.

Le produit de la dernière distillation est un sirop très acide qu'on sature à — 5* avec une lessive de soude aussi concentrée que possible, versée par petites fractions, en évitant que la température s'élève au-dessus de —2'', de façon à décomposer les chlorhydrates d'éthers, sans cependant saponifier ces derniers. Ce qu'il faut obtenir, en effet, c'est

(R. AzH2-C02. C2H5) . HCi -f- NaOH = NaCl + H20 + R. AzH2-C02. C^H^ ,

en évitant la réaction

R. AzH2.C02.C2H5 + NaOH = C2H5.0H + R. AzH2-C02Na.

qui ferait perdre le bénéfice des opérations précédentes, seuls les ethers des acides amides étant solubles dans Téther.

Quand la neutralisation est achevée, on ajoute à la masse une solution saturée de carbonate de potasse et on épuise par agitation avec de Téther anhydre. L'éther décanté, le liquide alcalin est additionné d'abord d'une lessive concentrée de soude, puis de carbonate de potasse sec jusqu'à formation d'une bouillie pâteuse qu'on épuise deux ou trois fois avec de réther anhydre.

Les diverses portions d'éthers sont réunies, filtrées, agitées quelques minutes avec du carbonate de potasse sec, filtrées à nouveau et abandonnées

' Em. Fischer. Ueber die Hydrolyse des Caseins durcb Salzsaûre (Zcitsch. /. physioJ, Cbcm., 1901, t. XXXIll, p. 153).

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pendant 12 heures au contact du sulfate de soude anhydre qui les déshydrate. On filtre et chasse Téther par distillation. Il reste une huile jaune brune qui pèse 261 grammes et qui exhale une odeur pyridique rappelant celle du jus de tabac. C'est cette huile formée d'éthers des acides monoamidés R.AzH^-CO^.C'H* qu'on fractionne sous 1 centimètre de mercure, c'est-à-dire à pression aussi réduite que possible. On réalise ainsi une série de fractionnements.

A. Entre 30 et 60« 12»'

B. Entre 60 et 120<» 127

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