I. Poids de matière: 0,2804; V = 13«S4; ^=21«; H=:746 à lô
Ho-/=725,43
II. Poids de matière : 0,9520. CuO obtenu par calcination et grillage
correspondant à 0,22201 Cu métallique
Calculé Trouvé. pour C*H»Az0*Cu -f 4H*0.
Azote 5,29 5,26
Cuivre 23,32 23,78
Pour savoir si l'acide aspartique contenait un peu d'acide glutamique, j'ai préparé le sel de zinc. Le glutamate de zinc est une combinaison bien cristallisée en rosettes blanches peu solubles, très caractéristiques. Je n'ai pas vu se former ce sel : j'ai obtenu seulement un liquide sirupeux qui, à la longue, dans le vide sec, se transforme en lamelles blanches, opaques et comme efQeuries.
Poids de matière : 0,2884; ZnO : 0,1106
Calculé Trouvé. pour C*H»0*Zn 4-2 H«0.
Zn 30,75 29,81
Le léger excès de zinc est dû à la perte dans le vide sec d'une partie de l'eau de cristallisation. Nous sommes bien en présence de l'acide aspartique C*H''AzO*.
Résidus incristallisables. — Nous avons vu que les fractions d, e, /, C, D, E, F abandonnent, après séparation des corps cristallisés, des matières gommeuses cristallisant incomplètement ou pas du tout, soit qu'on les évapore directement, soit qu'on les transforme en sels de cuivre ou de baryte.
Ces produits ont été réunis, débarrassés de cuivre et de baryte, puis soumis pendant 30 heures à l'action de l'acide sulfurique à 1/3, bouillant. On obtient un liquide qui, après élimination de la majeure partie de l'acide sulfurique, ne donne avec l'acide phosphotungstique qu'un précipité insignifiant. On enlève l'acide phosphotungstique par la baryte, sépare cette dernière p^r précipitation exacte à l'aide de l'acide sulfurique, et évapore.
On constate qu'une assez forte proportion de matière ne se retrouve plus après l'action prolongée de SO*H*. L'ensemble des résidus de d, e. G, D, E, F pesait plus de 20 grammes et on ne retrouve guère plus de 10 grammes de produit.
On récupère d'abord : •
|o 28^,78 de leucine, sans tyrosine ;
2» 2«^50 de phenylalanine ;
8« Un dernier dépôt qui renferme, à côlé d'une petite quantité d'acides amides qu'on n'a pu déterminer, de gros cristaux de sulfate de soude provenant de l'action de l'acide sulfurique sur les sels de sodium dont on ne parvient pas à priver entièrement la vitelline.
La possibilité de transformer par une action plus prolongée de l'acide sulfurique les dérivés incristallisables en corps cristallisés semblerait indiquer qu'une partie des acides amides est détachée de la molécule de la viteHine, sous forme de complexes moléculaires analogues aux produits de condensa-
2tt L. HUGOUNENQ
fiOÊL de ces acides amides (glycylglycine, peptides de Fischer). Une longue ébullittoii dtermine une désagrégation plus profonde et ces peptides difficilement cristaFKsfthktt finissent par donner des acides amides libres et susceptibles de cristalliser. Hks» toutes les fois que j*ai répété cette opération sur la vitelline ou sur d'autres albimines, j*ai constaté un déchet très important. JMgnore ce que devient la matière qu'on ne retrouve plus dans le liquide. Peut-être est elle formée d*acide aspartique qui s'éliminerait â Tétat de sel barytique insoluble.
Conclusions.
1"* La principale albumine du jaune de Tœuf de poule, la vitelline, attaquée par Tacide sulfurique dilué, à Tébullition, se dédouble en deux portions : ose proportion importante de produits humiques avec de Tammoniaque et un certain nombre de dérivés cristallisés appartenant à la série des acides amides. Ce sont les composés suivants dont nous indiquons, de façon tout approximative, les proportions que nous avons pu isoler.
Arginine C6H"Az*02 1,0 o/n
Histidine C^HSAzaOî 2,1
Lysine C«Hi4Az202 ; 1,2
Tyrosine C«H»Az03 2,0
Leucine C«Hi3Az02 (dextrogyre)4 6,8
Acide amino-valépique C^H^* Az02 1,5
Proline C^H^AzOa moins de 0,5
Alanine C^H^AzOî »
Serine C3H7Az03 •
Glycocolle C^H^AzOî .i
Phenylalanine C9H»Az02 0,7
Acide glutamique C^H^AzO* 1,0
Acide aspartique C*H'^AzO* 0,7
Ammoniaque AzH^ 1,17
Plusieurs de ces chiffres sont inférieurs aux valeurs réelles, à cause des pertes inévitables au cours d'opérations longues et compliquées et de nombreuses cristallisations fractionnées.
2* Il est intéressant de rapprocher la vitelline de Toeuf de la caséine du lait, deux substances provenant de l'union d'une nucléo-proléide avec une albumine.
Les nucléo-protéides diffèrent; mais les albumines, qui constituent la masse de beaucoup la plus importante, présentent des analogies. Elles se dédoublent en donnant les mêmes termes et dans des proportions qui ne sont pas très éloignées les unes des autres, au moins pour plusieurs d'entre eux. Ainsi, le glycocolle est si peu abondant pour la vitelline et pour la caséine, qu*on peut se demander s'il ne provient pas d'une impureté.
Par contre, la caséine, étudiée par Fischer, lui a fourni plus d'acide glutamique et de proline que je n'en ai trouvé dans la vitelline.
3® Il n'en reste pas moins que ces deux matières appartiennent bien au même groupe d'albuminoïdes et que, destinées à assurer des fonctions du même ordre, la nutrition de l'embryon ou du jeune, elles sont construites sur des types moléculaires manifestement voisins *.
' J*ai été aidé, dans ces recherches, par mon préparateur, M. Galimard, que je remercie vivement de son concours.