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ATROPINE ET GOAGULABILITE DU SANG

La aarcose est profonde, mais souvent de courte durée (15 à 20 minutes, par exemple).

La valeur de la pression artérielle peut tomber et se maintenir au-dessous de deux centimètres de mercure. Le tracé obtenu dans ces conditions au moyen d'un manomètre inscripteur à mercure n'est parfois plus représenté que par une ligne droite, on ne constate pas la moindre inflexion. A un premier examen, on est tenté d'admettre l'existence d'un caillot dans la canule placée dans l'artère. Toutefois il n'en est rien ; le cœur est très accéléré, mais les impulsions communiquées au mercure sont si faibles qu'elles ne peuvent affecter le tracé. Peu à peu cependant les pulsations du cœur augmentent d'amplitude, le tracé se relève, des ondulations réapparaissent. Une nouvelle injection détermine la répétition des mêmes phénomènes.

Dans certains cas, nous avons constaté une grande tendance aux hémorragies ; c'est ainsi que, dans une expérience, le sang exsudait constamment et en masse sur toute la surface de la rate.

La respiration est nettement ralentie; l'amplitude des mouvements respiratoires est augmentée. Les tracés (1 et 2) sont bien démonstratifs à cet égard. On remarquera dans un cas (tracé 2) l'absence de toute répercussion sur le tracé de pression.

L'injection dans la carotide d'une dose un peu forte d'atropine provoque une dyspnée incroyable. Le rythme, au lieu d'être ralenti, est accéjéré; pendant dix minutes, on compte 150 à 160 inspirations par minute. Rappelons à ce sujet que Morat et Doyon ont déjà signalé l'accélération du rythme respiratoire et l'élévation de température à la suite de l'injection de faiblf;s doses d'atropine dans la jugulaire (2 milligrammes pour un chien de 10 kilogrammes). {Biologie, 23 juillet 1892.) .

VU. — Action de rbyoscyamine.

L'hyoscyamine, à la dose de un centigramme par kilogramme d'animal, détermine les mêmes effets que l'atropine aux mêmes doses.

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