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ÉTUDE SUR LA POLYPNEE THERMIQUE

Par MM. L. GARRELON et «l.-P. LANGLOIS

(Travail du laboratoire de physiologie de la Faculté de médecine de Paris.)

Dans son mémoire sur la polypnée thermique, Richet* a établi uq certain nombre de points fondamentaux touchant le mécanisme de ce procédé de régulation thermique, que l*on peut résumer ainsi :

i"* Il existe une polypnée réflexe, qui se produit chez les animaux normaux dépourvus d'appareil sudoripare quand ils sont exposés à une cause quelconque, interne ou externe, pouvant élever leur température, et une polypnée d'origine centrale quand la température s'est élevée au-dessus d'un chiffre déterminé, spécial à chaque espèce ;

2*" Cette polypnée entraîne la réfrigération par exhalation pulmonaire d*une grande quantité d'eau ;

S"" La polypnée ne peut s'établir ni se maintenir, que s'il n'existe aucune résistance à vaincre pour Tappareil respiratoire ;

4'' La polypnée ne peut exister que si l'animal est en état d'apnée.

Malgré l'étude très sérieuse faite par le P Richet, il restait un certain nombre de points à fixer pour compléter nos connaissances sur le mécanisme de la polypnée thermique.

Dans ce mémoire nous avons principalement étudié : TinBuence du pneumogastrique sur le rythme polypnéique ; la ventilation et les échanges pendant la polypnée ; les variations de la densité et des gaz du sang.

Il nous parait indispensable de distinguer la polypnée thermique centrale, caractérisée par un rythme très accéléré de 130 respirations au minimum par minute, et pouvant dépasser 500, et d'une grande régularité^ avec la respiration accélérée : 50-60-90 respirations, qui peut se présenter sous des influences multiples et n'offre qu'un type presque toujours très irrégulier.

Enfin si les termes de polypnée, tachypnée, brachypnée peuvent s'appliquer au rythme, ceux d'hyperpnée et d'hypopnée aux modifications de la ventilation pulmonaire, quel qu'en soit le mécanisme : variation d'amplitude ou de rythme, nous proposons les termes de mégapnée et de micropnée pour désigner les variations d'amplitude seule ; le terme de dyspnée restant ré* serve aux respirations difficiles.

* Ch. Richet, Une nouvelle fonction du bulbe rachidien [Arobivea de Physiologie,' iSèl , p. 600, et Travaux du laboratoire du Professeur Richet, t. I, p. 431).

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