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L. GARRELON ET J.-P. LANGL

de 228 respirations par minute, et pendant 35 minutes ce rythme se maintient

sans variation^ la température restant constante. Au moment où se fait la section des deux pneumogastriques, après quelques

mouvements d'excitations convulsives qui durent à peine 2 secondes, une polypnée de 540 se déchaîne et pendant 20 minutes se maintient ainsi. La nécessité de rheure force d'interrompre l'expérience et de sacrifier l'animai.

Généralement, raccélération du rythme se manifeste immédiatement après la section du second pneumogastrique [6g, % la section du premier n'apportant aucune modification appréciable. Dans quelques cas cependant, la respiration n'a pas paru s*accélérer immédiatement et c*est graduellement que Taugmentation du nombre des respirations 8*est manifestée.

An lieu de sectionner brutalement les pneumogastriques on peut chercher à supprimer leur activité fonctionnelle par la cocaïnisation des troncs. L'expérience a été faite sur trois chiens, deux fois en frottant les troncs des nerfs vagues avec un tampon de ouate imprégnée d'une solution de cocaïne au dixième, et une fois en injectant dans le tronc même du nerf un demi-centimètre cube de la même solution. Dans cette dernière expérience, on avait injecté préalablement un demi-milligramme d'atropine dans la veine. La première expérience a en réalité donné un résultat appréciable, ainsi que le montrera le tracé {fig. 8) suivant. — La respiration qui était de 144 a passé à 216 après la cocaïnisation, mais il faut ajouter cependant (jue, sous Tinfluence de la traction exercée sur les nerfs pour les mettre à nu et les tirer, elle était montée à 190 temporairement- Dans la seconde expérience le résultat fut moins net.

Dans un cas, nous avons essayé de provoquer la section éleclrotonique des pneumogastriques par le passage dans les deux troncs d*un courant électrique continu. Par suite d'une disposition défectueuse, l'expérience n'a produit aucune modification appréciable, ni du côté de la respiration, ni du côté du cœur; mais il est nécessaire de reprendre cette recherche.

Fig. 2. — Effet de la section des deux pneumogastriques.

1-2. Comme précédemment. — 3. Au moment même de la section du deuxième vague.

LA POLYPNÉE THERMIQUE

Dans le tableau suivant nous donnons le résultat de 13 expériences dans lesquelles les nerfs pneumogastriques ont été coupés, en pleine polypnée.

Dans les treize expériences citées, dix fois, on constate une accélération du rythme respiratoire après la section des deux pneumogastriques, et, si on additionne les chiffres obtenus dans ces dix expériences, on trouve :

Avant la section.

Après la section.

soit donc le rapport de 100 à 165.

Dans trois expériences la section des vagues n*a pas modifié le rythme, sans que nous puissions établir nettement la cause perturbatrice. Dans l'expérience XX, ranimai qui avait présenté au début une polypnée de 260, ne respirait plus que 132 fois par minute avant la section bien que sa température dépassât 42°. Le tracé indiquait d'ailleurs une respiration dyspnéique.

Dans Texpérience XIX, 180-180, la section des pneumogastriques a été faite pendant que ranimai respirait avec un tube de caoutchouc de 1"*,25 de long depuis 33 minutes, sans qu'il manifestât le moindre signe dyspnéique.

2<> Ventilation ET ÉCHAN- GES RESPIRATOffiES PEN- DANT LA POLYPNEE.

Richet a particulièrement insisté sur la nécessité de supprimer tout obstacle aux mouvements de la colonne d'air

Fig. 3. — Effet de la cocaïnisation des pneumogastriques

1-2. Comme précédemment. — 3. 10 minutes après cocaïnisation des vagues.

pendant la polypnée. C'est ainsi que la seule pression de la langue sur un animal non trachéotomisé, l'intercalation d'une soupape de MuUer avec le minimum d'eau nécessaire pour assurer l'occlusion hydraulique suHlsent pour modifier le rythme polypnéique.

La ventilation pendant la polypnée thermique n'avait pu jusqu'ici être déterminée. Tissot donne bien dans un mémoire de ce Journal, 1905,ungra-

JOURNAL DE PHTSIOL. ET DE PATHOL. 0ÉNÉR«, 1906. 16

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