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T. II

J. STARR. — Aenderung der^ Leitfâbigkeit von Gasen durch einen stetigen elektrischen Strom (Variation de la conductibilité des gaz pour des courants électriques continus). — P. 62-72.

On sait que, pour les gaz, la vitesse de transport du cathion n'est jamais inférieure à celle de Fanion. Par suite, un courant électrique devra, en général, diminuer la conductivité du gaz au voisinage de la cathode et l'augmenter au voisinage de l'anode.

(>) Le nombre déterminé par M. Neumann et généralement adopté est 0^,56.

(2) Toutes ces mesures ont été faites en présence de l'air; dans les piles, pour lesquelles surtout les différences de potentiel au contact sont intéressantes, c'est toujours en présence de solutions aérées qu'on se trouve.

J. de Phys,, 3* série, t. IX. (Octobre 1900.) 28

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Telle est rinterprétation que propose définitivement ruuieur de ses expériences antérieures (^) sur les courants qui prennent naissance dans les gaz raréfiés d^une lampe à incandescence.

N. UMOW. — Ueber eine Méthode objectiver Darstellung der Ei^enschaiten des polarisirten Lichtes (Expérience de cours pour représenter les propriétés de la lumière polarisée). — P. *î2-78.

Un cône de verre, de 68** d'ouverture, peut servir d'analyseur pour un faisceau de lumière polarisée, tombant dans une direction parallèle à son axe. Avec une lame mince de quartz dextrogyre» perpendiculaire à Taxe, et placée entre le polariseur et le cône, la série des couleurs du spectre : violet, indigo, bleu, etc., apparaîtra, distribuée sur un écran, dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre. La distribution serait inverse par une lame de quartz lévogyre.

F. Carré.

G. JAUMANN. — Rotirendes Magnetfâhnchen (Moulinet magnétique}.

L'auteur donne ce nom au système constitué par un petit aimant mobile autour d'un axe, par rapport auquel il n'est pas symétrique. Placé près d'un conducteur parcouru par un courant, l'aimant se place simplement dans la direction du champ. Mais, si on le place à l'intérieur même du conducteur, son axe parallèle à la direction du courant, il prend un mouvement de rotation qui, en particulier, a une vitesse constante si l'axe du moulinet coïncide avec celui du courant. On peut prendre, comme conducteur, du mercure ou un électrolyte placés dans un vase cylindrique. La rapidité du mouvement croît avec l'intensité du courant. Le mouvement de l'aimant produit une force contre-électromotrice, qu'on peut mettre en évidence expérimentalement, et qui dépend de la différence entre la vitesse de l'aimant et celle que le mercure a acquise sous l'influence du mouvement de l'aimant.

Ch. Mauraix.

(>) Wied.Ann,, 1899, p. 9i2; — /. de Pkys,, 1899; p. 648.

DRUDE'S ANNALEN DER PHYSIK 547

H. WANNER. — Photometrische IfeMUDgen der Strahlung schwarzer Rôrper (Mesures photométriques de la radiation des corps noirs). >— P. 141-158.

La formule de Wien et Planck :

peut s'écrire :

en posant :

logJ = Y« — Ta • ^'

Ya = f • loge.

Log J doit donc être une fonction linéaire de çs,^ et Tinclinaison de

la droite représentative de cette fonction permettrait de déterminer la constante c, de la formule (1).

Les mesures photométriques ont été exécutées avec les photomètres de Kœnig et de Vierordt. Les températures, estimées à Taide du couple thermo-électrique Pt — Rh, ont été portées de 720*» à 1.280*. Les longueurs d'onde ont varié entre 0,4861 et 0,6678 \t.,

La vérification se fait avec une grande exactitude. 11 en découle une méthode de mesure très sûre pour les très hautes températures.

W. KAUFMANN. — Elektrodynamiscbe Eigeatûmlichkeiten leitender Gase (Propriétés électrodynamiques des gaz conducteurs). — P. 158-179.

Un circuit fermé, de force électromotrice E^, de résistance R, de self-induction L, renferme une colontie gazeuse, opposant une différence de potentiel E. Soit Y l'intensité du tourant stationnaire, on aura :

Eo-rR = E=:r(I').

Si la courbe caractéristique E = /^I) était connue, l'équation précédente permettrait de résoudre graphiquement tous les problèmes relatifs au système considéré.

L'auteur recherche les conditions auxquelles le régime obtenu sera stable ou instable.

548 DRUDE S ANNALEN DER PHYSIK

Pour une petite variation de courant, on aura :

Eo-m-E = Lf;, oa, en posant

Or

On a donc

ou encore

Le régime obtenu sera donc :

^E stable, 81 R + ^ > o,

^E instable, si R + ^ < o.

Cette idée théorique permet à Fauteur d'expliquer très simplement un grand nombre des phénomènes si complexes que présentent les décharges électriques à travers les gaz. Citons seulement le passage de Peffluve à Tétincelle ou le passage inverse; les particularités présentées par le potentiel de décharge, les retards observés dans la production de Fétincelle, Tinfluence des radiations sur la nature de la décharge, et les conditions pour lesquelles le courant peut être continu ou intermittent dans une colonne gazeuse, placée en dérivation avec un condensateur. F. Carre.

R.-R. JOHNSON. — Ueber den Extrastrom beim Unterbrechen eine elektrischea Stromkreises (Sur l*extracourant de rupture). — P. 179-185.

Discussion des hypothèses qu'on peut faire relativement à la nature de la variation de la force électromotrice dans un circuit, immédiatement après Touverture du circuit. D'après l'auteur, il se produirait des oscillations hertziennes, d'intensité très rapidement décroissante. Ch. Mauràin*

DRUDE'S ANNALEN DER PHYSIK

C. BENDER. — Brechungsexponenten normaler Salzldsungén (Indices de réfraction de solutions salines normales) (3* mémoire). — P. 186-196.

Les expériences ont porté sur des solutions de chlorure de potassium ; Tauteur donne avec détail les résultats relatifs à la variation de rindice avec la température t et la concentration ^t qu'il représente par des formules de la forme :

et

Ch. Maurain.

M. ESCHENHAGEN. — Werte der erdmagnetischen Elemente zu Postdam fur das Jahr 1899 (Valeur des éléments du magnétisme terrestre à Postdam, en 1899). - P. 191.

Les nombres donnés sont les moyennes des observations journalières.

iMa«..«. Valeur Variation par rapport •

^*""°*» p. 1899 à la valeur en 1898

Déclinaison 10« 0,7' — 4,3'

Composante horizontale . . 0,18818 + 0,00024

Composante verticale 0,43392 — 0,00016

Inclinaison OO* 33,3' — 2'

Intensité totale 0,47297 — 0,00005

Ch. Maurain.

E. PRIN6SHEIM. — Bemerkungen zu einem Versuche des Hm. Mathias Cantor (Remarques sur un travail de M. Mathias Cantor). — P. 199-200.

Dans ce travail (^), M. Cantor a étudié Fabsorption exercée sur la lumière par des gaz rendus lumineux par des décharges électriques ; il est arrivé à cette conclusion que, malgré rémission considérable de lumière, l'absorption est très faible. M. Pringsheim discute cette conclusion- et ne croit pas qu'on puisse la considérer comme bien établie par les expériences de M. Cantor.

Ch. Maurain.

(>) M. Cantob, Afin, d. Physik^ t. 1, p. 462; 1900.

550 DRUDE'S ANNALEN DER PHYSIK

LuDwiG KALLIH. — Ueber den Verlauf des UnterbrechungsfuDkeus iip Weeb^ selstromkreise bel Metallelektroden, insbesondere bel Quecksilberelektroden (Siir la nature de réiincelle de rupture dans un circuit à courant alternatif pour des électrodes de métal et en particulier de mercure). — P. 250-265.

i lie procédé de recherche consistait à obtenir la photographie des étmcelles de mptuFev'sur une^ plaque se déplaçant aroc «i» vîtMse connue. On connaltssait d^afBevf» ta période du courant alternatif. Les photographies ont des aspects variés, dépendant de plusieurs facteurs (force électromotrice, intensité du courant, vitesse d'interruption, moment de la période auquel se produit Tinterruption). Cependant leur examen conduit à des résultats généraux : dans Tair à la pression atmosphérique, Tétincelle de rupture a ordinairement une durée moindre qu'une demi-période; avec une grande force électromolrice, une grande intensité et une faible-vitesse d'interruption, la durée peut aller jusqu'à une dizaine de périodes. Ces longues étincelles se composent de jets de même direction, régulièrement espacés. Dans Pair raréfié, les conditions changent : la durée aug. mente, et les jets dont se compose Tétincelle ont lieu dans les deux sens.

La nature du circuit (inductif ou non) n'a pas d'influence sensible.

Ch. Madraim.

A. ABT. — Thermoelektromotorische Kraft einiger Nfetalloxyde und Metallsalfide in Verbindung miteinander und mit einfachen Metallen bei 100* Temperaturunterschied der Benihrungsstellen (Force électromotrice thermoélectrique de quelques couples formés d'oxydes et de sulfures métalliques, et de couples formés par ces corps et des métaux, pour une différence de température de 100-). — P. 266-279.

Au début, la force électromotrice de ces couples varie, en décroissant à partir d'une valeur maxjmum, et ce n'est qu'au bout d'un temps assez long qu'elle devient à peu près constante. Elle est nota- blement plus grande^ dans la plupart des cas, que celle des couples, métalliques, mesurée pour les mêmes températures. Ainsi le couple pyrite-cha\ç9pyrite a une force électromotrice environ huit fois plus grande que celle du couple ))ismuth-antimoine. Les corps étudiés, en dehors des métaux sont : pyrolusite, chalcopyrite, pyrrhotite,. oxyde de nickel, pyrite, talène.

Ch. Mauràin.

DRUDE'S ANNALEN DER PHYSIK 55i

AuGusT SCHMAUSS. — Ueber anomale elektromagnetische Rotationsdispersion (Sur la dispersion anomale dans le pouvoir rotatoire magnétique). ~ P. 280-294.

Les mesures de Vauteup ont porté sur des solutions de fuchsine, d'éosine, de cyanine, de rouge de naphtaline, et sur le verre de didyme. La variation du pouvoir rotatoire avec la longueur d'onde a tout à fait la même allure que celle de Findice de réfraction ; elle devient anomale dans le voisinage des bandes d'absorption^ et les anomalies sont d'autant plus marquées que la concentration est plus grande. Les anomalies sont plus ou moins accusées, suivant que les bandes d'absorption correspondantes le sont elles-mêmes.

Ch. Maurain.

WARBURG. — Ueber die Spitzenentladung (Sur ta décharge par les pointes).

On étudie la décharge entre un plan métallique uni à la terre et une pointe maintenue à un potentiel constant par une machine électrostatique ou une batterie d'accumulateurs de 600 éléments.

Pour un courant constant, la différence de potentiel entre la pointe et une sonde placée entre la pointe et la plaque est la plus grande, si la pointe est positive ; pour des potentiels constants, le courant qui traverse l'air est le plus grand si la pointe est négative.

Dans la décharge à travers la llamme, la plus grande chute de potentiel se produit à la cathode. La chute de potentiel à l'intérieur de la flamme est très faible ; cette dernière commence par décroître quand le courant croît, passe par un minimum pour croître encore.

Si la pointe est positive, l'intensité du courant est la même dans l'azote récemment préparé ou préparé depuis quelque temps.

Au contraire, si la pointe est négative, l'intensité est beaucoup plus grande dans l'azote fraîchement préparé.

L'impureté qui produit cet effet est l'oxygène, et la cause de cette diminution du courant dans l'effluve négative est hi^ formation d'ozone, qui est plus considérable si la pointe est négative. Dans les gaz qui ne contiennent pas trace d'oxygène, le courant est sensiblement constant, indépendant de la température ; dans les gaz qui contiennent de l'oxygène, le courant dépend de la température, et on sait que celle-ci influe sur la formation de l'ozone.

R. SWYNGBOAUW.

552 DRUDE'S ANNALEN DER PHYSIK

H. DU BOIS. — Magnetische Pr&cisionswaage (Balance magnétique de précision).

Perfectionnements ayant pour but d'augmenter la précision d*un appareil destiné à la pratique courante.

G.-A. HEMSALEGH. — Ueber das Bandenspectnim des Aluminiums ^Spectres de bandes de raluminium). — P. 331-335.

L. Arons(*) avait observé que Tare électrique, jaillissant antre deux électrodes d*aluminium, donne un spectre de bandes dans Tazote et dans Thydrogène ; il en avait conclu que ce spectre est dû au métal et non pas à un oxyde, comme Pavaient supposé quelques observateurs.

G.-A. Hemsalech apporte quelques observations personnelles à Tappui de cette opinion.

0. BEHRENDSEN. — Das Verhalten des « Radiums » bei tiefer Tem^iirtthir (Propriétés du radium à basse température). — P. 335-338.

Il y a parallélisme absolu entre l'action exercée par les basses températures sur les substances radio-actives et celle que MM. Lumière (^) avaient précédemment observée, dans les mêmes circonstances, sur les corps phosphorescents.

H. FRANK. — Ueber den Einfluss des IlÂrtens, Abschreckens und der Temperaturcyclen auf das Magnetische Moment und den Tempe ratur-coefficienten permanenter Slahlmagnete (Influence de la trempe, du recuit et des cycles de températures sur le moment magnétique et son coefficient de variation avec la température des aimants permanents d'acier). — P. 338-359.

Les moments magnétiques, mesurés par la déviation d'un magnétomètre, plac^ dans la première position principale, ont donné les résultats suivants :

1® Si on élève progressivement la température de trempe de

(») Ann. der Phys., 1900, p. 700.

(ï) A. et L. LuMiÈHE, Compt. Rend., 1899, p. 359 et 549.

DRUDE'S ANNALEN DER PHYSIK 553

l'acier employé, le moment magnétique commence par croître, passe par un maximum pour le rouge blanc et décroît ensuite ;

2* Le coefficient de variation du moment magnétique avec la température diminue constamment, quand on élève la température de trempe. 11 changerait même de signe aux températures très élevées ;

3® Ce coefficient décroît, quand on augmente le rapport des dimensions longitudinales aux dimensions transversales deTaimant;

4® Les cycles fermés de températures n*ont permis de constater

aucune hystérésis notable.

F. Carré.

P. LENARD. — Erzeugung von Rathodenstrahlen durch ultra-violette Licht (Production de rayons cathodiques par la lumière ultra-violette). — P. 359.

Les particules arrachées sous Faction des rayons ultra-violets ne sont pas les vecteurs principaux de Télec tri cité ; une électrode de Na n'abandonne pas de trace appréciable au spectroscope.

Le caractère unipolaire du phénomène et les recherches de M. Righi ont conduit M. Lenard à supposer que la déperdition se faisait par une émission de rayons cathodiques.

Pour faire la preuve de cette hypothèse, il emploie un tube à vide contenant deux électrodes planes et parallèles en aluminium, Tune U qui sera la surface éclairée, l'autre E percée d'un trou central, unie à la terre d'une façon permanente et jouant le rôle de diaphragme ; les rayons cathodiques seront reçus sur deux électrodes a et p, sur a s'ils sont rectilignes, sur p s'ils sont déviés d'un certain angle.

Un tube latéral, fermé par une fenêtre en quartz diaphragmée à l'extérieur, permet Téclairement de l'électrode U par une source très riche en rayons ultra-violets (une étincelle de bouteille de Leyde entre des pôles de Zn).

Dans le vide le plus parfait, la déperdition suit les mêmes lois générales que dans l'air ; l'électricité négative seule se perd, et un conducteur neutre acquiert par l'éclairement un potentiel positif de 2 volts, 1 environ, comme dans l'air. L'air ne joue donc pas de rôle dans le phénomène.

On mesure la quantité d'électricité émise par l'électrode chargée à des potentiels variant depuis — 45.000 volts jusqu'à -f- 2%1.

i"" Dans le vide. — Depuis les potentiels négatifs les plus élevés

554 DRUDE'S ANNALEN DER PHYSIK

jusqu'environ — 100 volts, les charges émises par seconde par

rélectrode U sont les mêmes (environ 24.10"^® -t- dans les

^ seconde

conditions de l'expérience).

A partir de — 400 volts jusque -|- 2%1, la quantité d'électricité émise va en décroissant jusqu'à zéro. L'auteur explique cette décroissance par Faction du champ extérieur, qui ramènerait les particules électrisées vers U.

2® Dans l'air, quelle que soit sa pression, la constance du rayonnement ne se conserve pas; même sous la pression de O'^jOOâ de Hg*, le rayonnement varie dans le rapport de 21 à 28, et sous la pression atmosphérique de 0,05 à 0,93, quand le potentiel de U passe de 300 volts à 10.000 volts.

Quelle est la trajectoire des particules électrisées émises par la cathode U ?

Pour des potentiels suffisamment élevés de U, on constate que l'électrode a, placée en face de U, se charge, et non l'électrode p, placée latéralement. En lançant un courant convenable dans des bobines d'axe perpendiculaire au plan de l'électrode p et de l'axe du tube, l'électrode p se charge, l'électrode a reste neutre; en supprimant le courant, l'inverse se produit. L'électrode U émet donc des rayons éîectrisés analogues aux rayons cathodiques^ sous f influence de la lumière ultra-violette.

Pour faire l'étude quantitative de la déviation magnétique des rayons sous l'action des bobines, on donne au courant des bobines des valeurs croissantes depuis zéro, et on mesure pour chaque intensité la charge prise par l'électrode p, en un temps donné. Cette charge passe par un maximum ; l'intensité correspondante à ce maximum produit le champ qui dévie le rayon cathodique de a sur p. La mesure du champ magnétique et du potentiel et les mesures géométriques de

la déviation permettent de calculer le rapport -de la charge électrique e à la masse matérielle ^ du projectile lancé par la cathode et la vitesse v des rayons cathodiques.

La valeur de - ) trouvée ainsi 11,6. 10* environ, diffère assez notais blement de la valeur 6,4. 10* trouvée antérieurement par l'auteur {*);

(i) Wied. Ann., t. XIV, p. 287; 1898; — t. XV, p. 508; «898.

DRUDE'S ANNALEN DER PHYSIK 5»^^^^^ URSlTÏ

mais certaines circonstances accessoires ne permettent pas ^^V^Cf cjt- ifoî^-^ mesures très exactes.

La valeur de v trouvée ici est de Tordre du 4/10 de la vitesse de la lumière pour une différence de potentiel de 6 à 7 volts.

Les rayons cathodiques produits ici diffèrent des rayons produits dans la décharge, par ce caractère que les derniers produisent la phosphorescence ; les premiers ne la provoquent pas d'une façon sensible ; mais ceci tient à la faible différence de potentiel en jeu et à Fimpossibilité de supprimer toute lumière étrangère.

Les recherches sur la déviation magnétique montrent nettement que, si on éclaire le milieu du disque qui forme la cathode, Vémission est diffuse et présente un maximum dans la direction normale à la cathode.

Les projectiles cathodiques quittent la cathode avec une vitesse

initiale t^^i <iue Ton mesure de la façon suivante : On réunit métalli-

quement et à la terre les deux électrodes U et E, et on produit entre

elles un champ magnétique perpendiculaire à Taxe des électrodes. Si

le champ est inférieur à une certaine limite, la charge envoyée par U

ne change pas sensiblement ; si le champ continue à croître au-delà

de cette limite, la charge émise tend vers o ; ceci s'explique par la

courbure des rayons sous l'action du champ, qui ramène Télectricité

sec vers U ; le calcul donne, pour la vitesse t?., la valeur de 10* — ^

^ «*' . cm.

environ.

Si on considère le potentiel de 2,1, pour lequel l'électrode U

ramène, par le champ électrostatique qu'elle crée, les projectiles

sec cathodiques qu'elle émet, on trouve encore la même valeur 10® — •'

pour v^.

Les faits observés dans l'air par Âf . Righi, notamment, s'expliquent fort bien dans la manière de voir de l'auteur; les rayons cathodiques émis par une électrode éclairée sont absorbés par l'air et communiquent leurs charges aux particules gazeuses qui les trans* portent avec de faibles vitesses en remontant les lignes de force.

Si la pression diminue, on conçoit que la résistance du milieu diminuant, les rayons cathodiques se propagent de plus en plus loin.

R. SWYXGBOAUW»

556 DRUDE'S ANNALEN DER PHYSIK

G. QUINCKE. — Sur l'épaisseur des couches de passage et la distance à laquelle agissent les forces moléculaires. — - P. 414.

Ce mémoire est une réponse à quelques critiques adressées à Tauleur par M. G. Vincent dans sa thèse : Sur Vépaisseur des couches de passage [Ann. Chim. et Phys,, 1900).

M. Quincke avait publié, en 1869 [Pogg. Ann,) quelques expériences très ingénieuses de capillarité, d'où il pensait pouvoir cooclure que la grandeur du rayon d'activité moléculaire est, pour les corps quMl avait étudiés (Ag, Agi, Ag'S), égale à 50 jxja. Ce sont ces expériences que M. Vincent a critiquées. Les rapprochant d'autres expériences faites par Reinold et Rucker et des siennes propres, précisant d'autre part, les notions de rayon d'activité moléculaire et de couches de passage, M. Vincent pense pouvoir conclure que les expériences de M. Quincke mettent en évidence les couches de passage et non le rayon d'activité, dont la grandeur, probablement bien inférieure à 50 {a{&, paraît avoir échappé jusqu'ici à toute mesure précise et certaine.

M. Quincke ne met en doute aucun des faits nouveaux apportés par Reinold et Rucker et par M. Vincent; il se borne à repousser l'interprétation qu'en donne ce dernier et à maintenir la sienne propre, sans d'ailleurs présenter d'expérience nouvelle ni même essayer une discussion en règle. Par exemple, M. Quincke dit que les expériences de M. Vincent sur la conductibilité électrique des lames minces d'argent se peuvent expliquer en admettant que les couches très minces opposent au courant une résistance spécifique plus grrande que les plus épaisses. Or c^est là précisément l'énoncé même du fait à expliquer, et il s'agit de savoir si cela nous renseigne sur une propriété spécifique du courant électrique ou si l'on a affaire à une propriété de l'argent lui-même. M. Quincke penche probablement — sans donner de raison — pour la première hypothèse, et il serait facile de tirer des expériences de Reinold et Rucker un argument contre cette manière de voir. M. Vincent adopte explicitement l'autre hypothèse et s'appuie pour cela sur le rapprochement de ses propres expériences, de celles de M. Quincke lui-même et de celles de MM. Reinold et Rucker.

M. Quincke discute ensuite divers points de détail impossibles à résumer, sans en tirer d'ailleurs de conclusion précise; En particu*

GooqIc

lier, il indique quelques-unes des idées qu'il se fait sur le mécanisme du dépôt d*argent au sein d'un liquide argentifère; question peu claire par elle-même et ici d'un intérêt secondaire ; car, ce qu'on étudie, ce sont les couches une fois déposées sur leur support solide et desséchées.

AMERICAN JOURNAL OF SGIENGE Année 1898.

Jambs STEVENS. — A new form of physical pendulum (Une nouvelle forme de pendule physique). — P. 14.

. L'auteur décrit un pendule où les causes d'erreur relatives aux variations du moment d'inertie et au déplacement du centre de gravité, causes qui modifient la période, sont supprimées. Il enlève au support de laiton une certaine masse cylindrique pour la remplacer par un couteau d'acier à section triangulaire et de masse égale.

L'auteur fait remarquer que, si l'on tient compte des densités relatives de l'acier et du laiton, on peut faire en sorte que le centre d'oscillation du couteau soit dans le même plan horizontal que celui du cylindre enlevé.

Dans ces conditions, l'erreur commise sur ^ ne peut excéder 0*",03.

JoBN E. BUR6ANR. — X Rays and minerai phosphorescence (Rayons X et minéraux phosphorescents). — P. 53-54.

Beaucoup de minéraux soumis à l'action des rayons X sont phosphorescents en produisant une lumière variant du blanc pur au rouge jaunâtre, et le caractère de cette lumière change sous l'action de la chaleur.

Les minéraux contenant du calcium sont très susceptibles aux rayons X ; les plus convenables pour les expériences sont : la lluorite et la calcite.

GUTHE. — Measurement of self inductance by alternating< current and electrodynamometer (Mesure de la self-induction par les courants alternatifs et rélectrodynamoinètre). — P. 141.

Cette mesure est basée sur le principe suivant : « Si des courants alternatifs de même période, mais de phases différentes, traversent les bobines d'un électrodynamomètre, la déviation est proportionnelle au produit des intensités maximum des courants, multiplié par le cosinus de leur différence de phase :

d = air ces 0.

On n'a pas de déviation si la différence de phase est 90**, et c'est ce cas spécial que Ton utilise dans la pratique.

Comme source de courants, Tauteur emploie un générateur biphasé donnant deux courants de phases différents de 90® ; un des courants est envoyé dans la bobine fixe, l'autre dans la bobine mobile ; àTaide de résistances introduites en série avec la bobine fixe, on peut obtenir Téquilibre.

On réunit la bobine dont on veut la self-induction en série avec une des branches, et on ajoute une résistance jusqu'à équilibre ; en employant une induction étalon, on peut déterminer Faccroissemcnt de résistance nécessaire pour équilibrer un accroissement donné de self-induction. Alors, pour une fréquence donnée, on a :

ti = «l.

La R2

G. KNIPP. — A new forra of make and break (Une nouvelle forme d'interrupteur). — P. 283.

L'auteur décrit un interrupteur très commode, pouvant être construit facilement et adapté à un pendule à secondes.

H.-V. GILL. — A theory to explain Ihe stratification of the electric discharge in Geissler tubes (Une théorie pour expliquer la stratification d*une décharge dans les tubes de Geissler). — P. 399.

La forme usuelle de l'étincelle dans Tair est oscillatoire; il en est de même de la décharge électrique dans un tube de Geissler. La décharge électrique qui donne naissance aux stratifications, étant discontinue, produit des perturbations périodiques, et ces perturbations

se propagent par ondes, comme les ondes sonores, les stratifications sont les nœuds causés par ces ondes ; en d'autres termes, le phénomène de stratification est une forme de Texpérience de Kundt, où les tas de poussières qui s'accumulent aux nœuds sont remplacés par les couches de molécules entre lesquelles la décharge s'effectue sous une forme lumineuse.

HUTCHINS. — Irregular reflection (Réûexioa irrégulière). — P. 373.

L'auteur fait une série d'expériences avec des surfaces de caractères variés, afin d'avoir une idée de la manière dont la réflexion est déterminée par le caractère de la surface réfléchissante.

De Forbst PALMER. — On an apparatus for raeasuring very high pressures (Sur un appareil pour mesurer les très hautes pressions). — P. 451.

Alors que l'auteur recherchait la relation entre la résistance électrique du mercure pur et la pression, Barus remarqua que Ton devait extrapoler les résultats dans le calcul des hautes pressions ; c'est sur cette remarque que repose la construction de l'appareil imaginé par de Forest Palmer. P. Quinet.

H. DUFOUR (de Lausanne). — Observations sur la déperdition de Télectricité. — {Bulletin de la Société Vaudoise des Sciences naturelles ^ 4* série, t. XXXIV» mars 1898.)

M. deHeen, de Liège, avait annoncé, comme résultat d'expériences de déperdition, que « l'électricité positive de la machine de Holtz se perdait plus rapidement que l'électricité positive de la machine de Ramsden ». Il en concluait que ces deux électricités ne sont pas identiques.

M. Dufour a voulu contrôler ce résultat, dont la démonstration eût renversé toutes nos idées. Il a opéré avec une sphère de zinc de 30 centimètres de diamètre, supportée par un isoloir Mascart ; celte sphère était en communication permanente avec un électromètre Braun. On notait le temps nécessaire pour une chute de potentiel de 1.500 à 950 volts.

On a toujours trouvé sensiblement le même temps pour cette décharge, quelle que fût la source employée pour la charge. Et, chose plus digne d'être notée, on a trouvé le même temps pour Télectricité positive et l'électricité négative.

On sait cependant qu'il y a une différence entre les vitesses de déperdition pour les deux électricités. L'électricité négative disparaît plus vite que l'électricité positive. Cette différence à Faction de la lumière, on ne la constate pas ici, c'est que la sphère de zinc, qai avait servi pour des expériences sur les ondulations hertziennes, n'avait pas été frottée depuis plusieurs mois ; dans ces conditions, le zinc était recouvert d'une patine d'oxyde qui rend le métal insensible à l'action actino-électrique.

Pour s'expliquer les résultats obtenus par M. de Heen, M. Dufour a repris son propre appareil ; le conducteur était une planchette de bois recouverte de papier d'étain.

Dans ces conditions, on trouve, en effet, des résultats curieux. L'électricité positive du verre frotté donnait une durée de déchar^ égale à dix minutes, pour passer de 1.500 à 950 volts ; si l'on vient à charger négativement le conducteur isolé avec la machine de Holtz, on obtient, entre les mêmes potentiels, une durée de décharge de quatre minutes seulement.

Mais cela ne tient pas à la machine de Holtz, comme le montre l'essai suivant. Après avoir laissé l'appareil en repos, on donne une charge négative avec de l'ébonite frottée. On a dix minutes. On charge alors positivement avec du verre frotté; on obtient quatre minutes. On a, d'une façon générale, une durée de charge plus courte pour une éleclrisation qui suit immédiatement une électrisation contraire. Cela tient, sans nul doute, à la pénétration des charges dans le bois, qui est un médiocre conducteur ; et cela montre l'effet d'un état électrique antérieur, qui est toujours à considérer dans l'étude des corps solides, qui ne sont pas parfaitement conducteurs.

H. DUFOUR. — Expériences et observations sur la congélation de Teau. {Bulletin de la Société Vaudoise.)

M. Dufour a voulu s'assurer si, conformément à une idée émise par M. Forel, les taches d'huile des lacs se congèlent plus ou moins facilement que l'eau vive. Par des journées ou des nuits d'hiver, il a comparé la congélation dans des cuvettes identiques remplies d'eau et placées côte à côte sur une terrasse. 11 est arrivé à cette conclusion que l'eau pure se congèle toujours un peu plus rapide* ment que celle qui est couverte de traces de matières graisseuses.

SUR LA RÉALISATION DES RÉSULTATS DE LA THÉORIE GÉNÉRALE DES PETITS MOUVEMENTS PAR L'EMPLOI DE MOUVEMENTS ÉLECTRIQUES PÉRIODIQUES: STSTÈBfiE DE TÉLÉGRAPHIE MULTIPLE RÉVERSIBLE OU MULTIPLEX;

Par M. E. MERCADIER.

Le système de télégraphie électrique qui va être décrit a été conçu tout d'abord comme une application possible de la théorie des petits mouvements à des courants électriques périodiques ; il a été successivement amélioré et finalement réalisé en se reportant toujours à cette théorie ; c'est pourquoi il est nécessaire d'en rappeler en quelques lignes les résultats.

On appelle pelita mouvements^ en mécanique, les mouvements d'un système de points matériels soumis à l'action de forces extérieures et intérieures, ou seulement intérieures, satisfaisant à deux hypothèses : J° les forces admettent un potentiel, dont la valeur est minimum pour une position particulière du système et correspond à un état d'équilibre stable ; 2° les déplacements des points du système autour de leur position d'équilibre sont assez petits pour que Ton puisse négliger dans leur expression les termes infiniment petits d'un ordre supérieur au second.

Il résulte de ces deux hypothèses que les équations différentielles des mouvements du système sont du second ordre, linéaires, et à coefficients constants, et leur intégration s'effectue facilement.

De la forme des équations différentielles et des intégrales se déduisent un certain nombre de propriétés, qui peuvent être exprimées et condensées de la façon suivante :

« Le mouvement général du système peut être considéré comme « résultant de mouvements simples et distincts autour de la position « d'équilibre slable, nécessairement périodiques; ces mouvements « sont indépendants les uns des autres et ne font que se superposer « pour former le mouvement général d'ensemble périodique, dans « lequel la force vive et le potentiel, ainsi que leur somme, qui est « constante, sont égaux à la somme des forces vives et des poten- « tiels de chacun des mouvements particuliers ; de telle sorte que, « dans leurs effets dynamiques, les mouvements simples restent « entièrement indépendants les uns des autres.

J, de Phys., 3' série, t. IX. (Novembre 1900.) 29

« Si le système n'est soumis qu'à des forces intérieures, on n'a « qu'à remplacer dans l'énoncé ci-dessus le mot potentiel par énergie « potentielle, la force vive par l'énergie cinétique et la somme des « deux par l'énergie totale. »

Cet énoncé des résultats do la théorie des petits mouvements étant admis, on peut remarquer que si, inversement en quelque sorte, on peut produire dans un même milieu plusieurs mouvements périodiques, distincts et très petits, satisfaisant ainsi à la seconde des hypothèses générales indiquées ci-dessus, si l'on peut les superposer en produisant un mouvement général périodique, on pourra aussi admettre que la première hy{)0thèse se trouve également réalisée, et que le système ainsi mis en mouvement doit être régi par la loi des petits mouvements.

Considérons, à ce point de vue, des mouvements électriques.

Ce qu'on nomme courant électrique est constitué par un certain mouvement de masses matérielles produisant de la force vive ou énergie, car il en résulte dans un conducteur des effets calorifiques réglés par la. loi de Joule, et même cette énergie peut être tout entière transformée en énergie calorifique équivalant à de l'énergie mécanique.

Au lieu de courants continus considérons des courants périodiques, c'est-à-dire dont l'intensité et la force électromotrice varient périodiquement, comme varient les éléments (déplacements et vitesses} de points en mouvements vibratoires ; ces courants produisent des effets dynamiques : cinétiques, dans des électrodynamomètres ; calorifiques, dans des lampes à incandescence, par exemple ; acoustiques, dans les téléphones, etc. On peut donc les considérer comme des mouvements périodiques de masses matérielles, et se demander s'ils sont analogues à ceux des systèmes régis par la loi des petits mouvements, et s'ils jouissent des mêmes propriétés.

Des expériences simples et précises montrent qu'il en est ainsi : elles consistent à réaliser les conditions et effets suivants :

I. — Produire des mouvements ou courants électriques périodiques, de périodes ou nombre de vibrations fixes et aisément appréciables ;

II. — Réunir dans un même milieu conducteur simultanément plusieurs courants de ce genre ;

III. — Constater s'il en résulte un mouvement général périodique, dans lequel les mouvements périodiques particuliers ne sont que superposés et restent indépendants les uns des autres ;

IV. — Communiquer Ténergie des mouvements périodiques à un système matériel et voir si Ténergie du mouvement général est équivalente à la somme des énergies des mouvements simples;

V. — Pour vérifier si la propriété capitale des mouvements vibratoires s'applique aux mouvements électriques périodiques, voir si l'on peut faire varier la phase de ces mouvements ou les décaler, sans altérer la période, et, par suite, les faire interférer ;

VI. — Enfin, constater si dans le mouvement général les mouvements simples peuvent se produire dans tous les sens, se croiser, par exemple, dans un conducteur, sans difficultés.

Le système de télégraphie électrique multiplex qui va être décrit satisfait précisément à toutes les conditions qu'on vient d'énoncer ; on le fera ressortir principalement dans les remarques intercalées dans la description (p. 573, 574, 578, 579).

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