DUBOIS. — LUMIÈRE FROIDE PHYSIOLOGIQUE
SUR L'ËaAIRAGE PAR LA LUMIÈRE FROIDE PHYSIOLOGIQUE, DITE LUMIÈRE VIVAIITE;
Par M. Raphaël DUBOIS.
La meilleure lumière pour Féclairage serait celle qui contiendrait la quantité maxima de radiations de longueur d'onde moyenne, unie à la quantité minima de radiations calorifiques ou chimiques, à la condition qu'elle serait obtenue pratiquement et économiquement.
Ce qui se rapproche le plus, à Theure actuelle, de cet éclairage idéal est certainement celui que Ton obtient avec la lumière physiologique ou lumière vivante. Dans beaucoup de cas, à cause de sa luminescence spéciale, elle est très agréable à Tœil et absolument parfaite au point de vue de la vision [^) ; seulement les moyens propres à l'obtenir laissent encore à désirer, Surtout en ce qui concerne l'intensité. Cependant j'ai pu mettre sous les yeux du public, au mois d'avril dernier, dans les locaux du Palais de l'Optique, à l'Exposition, des résultats pratiques qui sont encourageants ; c'est pourquoi je crois utile de les signaler.
Pour produire la lumière physiologique avec son maximum d'intensité éclairante, d'une manière rapide et pratique, en quantité aussi considérable qu'on le désire, j'ai imaginé de cultiver certains microbes lumineux, ou pholobactéries^ dans les bouillons liquides d'une composilion spéciale.
Lorsque ces derniers sont ensemencés avec de bonnes cultures, dans les limites moyennes de la température de l'atmosphère, on obtient très vite des liquides lumineux. En plaçant ceux-ci dans des récipients de verre, de préférence à faces planes, convenablement disposés, on arrive à éclairer une salle assez fortement pour qu'on y puisse reconnaître les traits d'une personne à plusieurs mètres de dislance, lire des caractères d'imprimerie ou l'heure à une montre, principalement le soir, quand l'œil n'est pas ébloui par la clarté du
(t) J'€d montré depuis longtemps que celle que Ton obtient avec des photobactéries ne renferme que des quantités infinitésimales de radiations calorifiques. La proportion des radiations chimiques y est si faible qu'il faut plusieurs heures de pose, avec une plaque instantanée, pour obtenir une bonne épreuve photographique. Sa force de pénétration est très grande^ car des épreuves peuvent être produites malgré Tinterposltion de corps opaques : bois, carton, etc. Toutefois les feuilles minces d'aluminium ne sont pas traversées.