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O,0OU

G. MATIGNON. — La variation d'entropie dans la dissociation de systèmes hétérogènes semblables. — P. 103.

L'analogie des lois de la dissociation en système hétérogène avec les lois relatives à la vaporisation des liquides permet d'étendre aux systèmes chimiques comparables la loi de Trouton relative aux chaleurs de vaporisation des liquides et à leurs températures absolues d'ébuUitlon sous une même pression. « Les chaleurs de combinaison des composés à partir des produits de leur dissociation sont proportionnelles aux températures absolues correspondant à une même pression de dissociation. » M. Matignon, qui propose cette extension, en démontre Texactitude par des exemples pris parmi les chlorures ammoniacaux.

H. BECQUEREL. — Sur la dispersion anomale de la vapeur de sodium incandescente, et sur quelques conséquences de ce phénomène. — P. 146.

L'auteur, qui a mis en évidence la dispersion anomale considérable de la vapeur de sodium incandescent, pour les radiations voisines de D^ et de D^, conclut de cette étude diverses conclusions relatives : 1° à la superposition de deux dispersions anomales différentes dues à chacune des raies D, et Dj; 2" à la constatation et à la mesure

d'indices de réfraction inférieurs à Tunité ; 3^ à une expérience de M. Voigt, qui s'interprète en admettant Texistence simultanée de la dispersion anomale et du phénomène de Zeeman.

H. BECQUEREL. — Note sur quelques propriétés du rayonnement de l'uranium et des corps radio-actifs. — P. 771.

Les propriétés fondamentales qui caractérisent le rayonnement de Turanium sont : la spontanéité du rayonnement, sa permanence et la propriété de rendre les gaz conducteurs de Télectricité. IjCS phénomènes de polarisation, de réflexion et de réfraction que M- n. Becquerel avait cru reconnaître dans les radiations émises, n'ont pas été vérifiés par les expériences ultérieures. H en résulte que le rayonnement des corps radio-actifs présente des caractères qui le rapprochent plus des rayons X que de la lumière ordinaire. La constatation d'effets analogues aux rayons secondaires accentue encore ce rapprochement.

L. DËCOMBE. — Sur une méthode physique pouvant permettre de décider s'il y a, ou non, dispersion dans le vide. — P. 172.

L'idée de la dispersion dans le vide, quoique déjà vieille, ne repose pas encore sur des faits expérimentaux bien établis. Si la dispersion existe, la différence des vitesses doit être d'autant plus grande que les périodes ondulatoires diffèrent davantage. L'expérience consistant à recevoir dans une même station la lumière et l'ondé électromagnétique émises par un excitateur électrique à une dizaine de kilomètres de distance est théoriquement possible. L*auteur se propose d'exécuter ces recherches dès que les circonstances le lui permettront.

A. PÉROT. — Sur l'expression de l'énergie d'un circuit et la loi de Télectro-aimant .

L'énergie intrinsèque d'un circuit traversé par un flux magnétique *, et parcouru par un courant I, peut être représentée par

Irf*. Cette expression se réduit à - I<*|, lorsque le

milieu n'est pas magnétique. Elle conserve la même valeur dans le

"**— ^i."- w^éa

cas d'un milieu magnétique, lorsque le déplacement infiniment petit de Tarmature peut être considéré comme n'ayant pas d'influence sur le tracé des lignes de force dans le milieu magnétique.

P. VILLARD. — Sur l'action chimique des rayons X. — P. 235.

Le platinocyanure de baryum, modifié par les rayons X, est complètement régénéré par l'action de la lumière. Il existe un antagonisme, entre Taction des rayons X et celle de la lumière, qui se manifeste d'une manière très apparente avec les plaques photographiques au gélatinobromure d'argent. Une plaque préalablement soumise à l'action des rayons X est isolée, puis développée. Avant le développement, la moitié insolée de la plaque est un peu plus sombre que l'autre ; le révélateur rétablit d'abord l'égalité de teinte ; la partie non insolée se développe ensuite d'une façon prépondérante. On peut, avec de l'habitude, effectuer les opérations en pleine lumière et obtenir des épreuves exemptes de voile avec d'aussi bonnes demi-teintes que les radiographies ordinaires.

H. BOUASSE. — Sur les courbes de tracUon. — P. 291.

Les courbes de traction des fils recuits, lorsque la charge varie proportionnellement au temps, peuvent être représentées par la formule :

P = Po + ^\/\og,j■^-L^,

où, à un instant donné, p représente la charge ; lo, la longueur initiale; /, la longueur ramenée à une charge nulle, c'est-à-dire déduction faite de l'allongement temporaire ; p^ et /^ sont des constantes.

L'auteur étudie dans un mémoire plus étendu, paru dans les Annales de la Faculté des Sciences de Toulouse : 1° les transformations irréversibles que subit le métal le long de la courbe de traction, par la détermination de ses propriétés en chaque point et spécialement de ses constantes élastiques et de son coefficient apparent de Poisson; 2" les modifications des courbes de traction suivant la manière continue ou discontinue dont se produit la charge ; 3° l'action d'un couple constant imposé pendant la traction.

G. MORE AU. — Sur la torsion permanente et le point de recalescence de Tacier.

Après avoir tordu un fil métallique magnétique de T degrés, il est possible d'obtenir la torsion résiduelle T,.; il suffit pour cela de mesurer la torsion temporaire qu'un champ magnétique lui communique et de noter la torsion que possède le fil lorsque la torsion magnétique s'annule. La loi relative à Tacier est analogue à celle du fer doux ; elle est exprimée en fonction du diamètre d du fil par la même relation :

La constante K varie avec la nature du métal (six fois plus grande

pour l'acier que pour le fer) et avec les con^flitions de recuit ou de

' trempe. Les courbes en t et A, relatives l'une au recuit, l'autre à la

trempe, se coupent au point de recalescence qu'elles permettent de

déterminer très exactement.

G. LE BON. — Sur la transparence des corps opaques pour les radiations lumineuses de grande longueur d'onde. — P. 297.

L'auteur pense avoir démontré par ses expériences que les radiations invisibles de grandes longueurs d'onde possèdent le pouvoir de traverser les corps opaques.

H. POINGARÉ. — Le phénomène de Hall et la théorie de Lorentz. — P. 339.

L'expression :

représente, dans la théorie de Lorentz, la composante du courant suivant Taxe des x. Dans cette formule, C désigne la conductibilité spécifique ; f^ la composante du déplacement suivant l'axe des a? ; Aq, l'inverse du carré de la vitesse de la lumière ; e, la charge électrique d'une particule, Dt un élément de volume du conducteur; q et r, les composantes du courant suivant oy et oz\^ et y, celles de Ja force magnétique.

Lorsque Texpression ;e^X^ est négligeable, il reste : p = C -7-^ • Lorsque cette expression n'est pas négligeable, à la force électromotrice -7^ s'ajoute une force électromotrice supplémentaire, celle de

Hall, représentée par Tex pression : yrrr- {qy — rpj.

Cette force éiectromotrice grandit avec e; il y aurait lieu de rechercher si le phénomène de Hall n'existe pas pour tous les métaux qjiand ils portent une forle charge et«de voir s'il ne change pas de signe avec cette charge. L'expérience mériterait d'être tentée. Elle ne saurait toutefois constituer un argument pour ou contre la théorie de Lorentz, parce qu'on ne peut pas a priori se faire une idée de Tordre de grandeur de l'efTet obtenu.

A. BROCA. — Décharge disruptive dans le vide. — Formation des rayons anodiques.

La nature matérielle des rayons issus de l'anode paraît indiscutable si Ton observe, après quelque temps de fonctionnement, l'anode d'un tube de Crookes comprenant deux pointes en regard l'une de l'autre. Cette anode présente un petit cratère qui démontre un arrachement de molécules métalliques d'autant plus considérable que l'anode est plus rapprochée de la cathode. L'action du champ magnétique disperse ces rayons dans le sens prévu par la théorie, et la métallisation des parois par les particules transportées démontre leur nature matérielle.

Auguste et Louis LUMifiRE. — Sur les actions de la lumière aux très basses températures. — Influence des températures très basses sur la phosphorescence. — P. 359 et 549.

Le professeur Dewar(^) a constaté, en 1895, l'affaiblissement de la sensibilité des préparations photographiques et la suspension de la phosphorescence par le froid. C'est ce que MM. Auguste et Louis Lumière ont vérifié. Ils ont, en outre, déterminé sur des échantillons de sulfures de calcium et de zinc très phosphorescents les tempé-

(») Proc. cnem. Soc, vol. X, p. 171,

REVUE DES TRAVAUX FRANÇAIS 60i

ratures limites à partir desquelles la phosphorescence est suspendue ; celles-ci ont varié entre — 10** et — 190" ; elles sont d'autant plus basses que la phosphorescence initiale est plus intense, quelle que soit, d'ailleurs, la cause de cette intensité initiale, qu'elle provienne de la nature de la substance, de la nature, de l'intensité ou de la durée de l'excitation. Si l'excitation a lieu à très basse température ( — 200*> par exemple), on peut percevoir, au moment du réchauffement une phosphorescence avec une intensité qui ne peut être obtenue par le refroidissement aux températures correspondantes. Les rayons X peuvent exciter la phosphorescence pour les températures voisines de 200*' ; ce n'est que par le réchauffement que les substances ainsi excitées peuvent émettre de la lumière.

Désiré RORDA. — L'influence du magnétisme sur la conductibilité calorifique

du fer. — P. 418.

La conductibilité calorifique du fer doux, soumis à l'action d'un champ magnétique, est indépendante de la direction du champ ; elle diminue dans le sens des lignes de force et n'éprouve aucune variation dans les directions normales au champ. La quantité q de chaleur qui ne sert pas à augmenter la température, mais qui amène une modification de la perméabilité et une diminution du courant d'excitation, peut être déterminée par l'expérience. Elle est exprimée en fonction du champ H, de la perméabilité fx, de la température 8

de l'expérience et de l'équivalent mécanique de la calorie -r par la

relation :

H^e du.

J.-J. BORGMAN et A.-A. PETROWSKI. — Sur la capacité électrique des corps mauvais conducteurs. — P. 420 et p. 1153.

Parmi les particularités intéressantes signalées dans leur première note, il en est une que les auteurs ont appliquée à la comparaison des capacités. L'un des pôles d'une bobine de Ruhmkoff est réuni métalliquement à une électrode, que l'on déplace le long d'une gouttière horizontale (80 centimètres de longueur), creusée dans un bloc de paraffine et remplie d'eau. Les deux extrémités de cette gouttière communiquent avec un tube de Geissler, qui s'illumine et présente

dans la partie rétrécie un espace non illuminé et bien délimité. L*adjonction d'une capacité quelconque à Tune des électrodes du tube de Geissler provoque le déplacement du nœud dans la direction de cette électrode. On peut ramener le nœud à sa position primitive en adjoignant à Tautre électrode du tube une capacité égale à la première.

Voici les principaux résultats obtenus : Les capacités de colonnes de liquides bons conducteurs ont la même grandeur que les capacités d'égales colonnes de mercure. Les capacités de liquides mauvais conducteurs diffèrent de celles du mercure. Les liquides isolants ne donnent pas de capacité. La capacité d'un tube contenant un gaz raréfié grandit lorsque la pression diminue.

HUHMUZESCU. ~ Sur la transformation des rayons X parles différents corps.

Les relations entre les propriétés des rayonnements provoqués par Taction des rayons X sur les métaux et l'absorption du même corps pour les radiations qu'il émet sontcomplexes. On peut trouver des cas particuliers où les corps transforment d'autant mieux qu'ils sont plus absorbants ; mais celte propriété n'est pas générale. On peut toutefois admettre que la transformation se fait dans l'intérieur du corps jusqu'à une certaine épaisseur limite.

MARAGE. — La méthode graphique dans l'étude des voyelles. — P. 425.

L'auteur a repris par la méthode graphique les études qu'il avait faites précédemment avec les flammes de Kœnig. Il explique ainsi les divergences existant entre les divers expérimentateurs ; les résultats obtenus dépendent, en effet, des conditions de fonctionnement de Tappareil; il serait, par conséquent, désirable que la proposition de M. Marly d'uniformiser les instruments de recherches fût universellement adoptée.

MARAGE. — Synthèse et vocables de cerlaines voyelles. — P. 689.

Les voyelles ont deux origines: la vibration de l'air et le transport. C'est ce que l'auteur démontre, avec un certain nombre dç conséquences.

A. BROGA. — Variation de Tacuité visuelle avec l*azimut. Modification de la sec tion droite des cônes par l'accommodation astigmatique. — P. 450.

A côté des considérations développées par Tauteur, il est un côté pratique qui intéresse les physiciens ; pour faire les meilleurs pointes possibles sur un croisement de fils de réticule, il est bon d'iijcliner les fils suivant les méridiens principaux d'astigmatisme, même quand cet astigmatisme est très faible.

P.-Th. MULLER. — Sur la loi de dilution des électrolytes. — P 505.

Ostwald (^), Bredig (^) ont vérifié que, dans les cas des sels neutres minéraux et organiques, la conductibilité moléculaire fx diffère de la conductibilité moléculaire fx^ de la solution infiniment diluée d'une quantité o qui, à une température déterminée, n'est fonction que du volume V, Kohlrausch (^) a étendu cette règle aux ions monovalents eux-mêmes. M. MuUer démontre que les règles de Ostwald- Bredig et de Kohlrausch se confondent, à condition d'attribuer la même importance, dans la formation du terme o, aux anions et aux cations.

Les expériences faites à 18° conduisent, dans le cas des sels neutres formés d'ions monovalents, à l'expression :

les expériences faites à 25* donnent :

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