‹ Journal de physique théorique et appliquée (volume 2)Chapitre 120 sur 160 · i52u-(Mm · texte numérisé non relu

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Les valeurs de ^ ainsi déterminées peuvent servir au calcul de la conductibilité des soluiions équivalentes de sels neutres dans la mesure où la loi des valences d'Ostwald ( '•) est elle-même vérifiée.

(') Ostwald, Alljemeine Chemie (2- édit.), t. II, p. 693.

(2) Brbdio, Zeils, f. physik-Chem., t. XIII, p. 19j8; 1894.

(3) P. Kohlrausch, Wiedem. Ann., t. LXVI, p. 791; 1898. {*} OsTMALD, loc. cit.j p. 693 ; — et Brbdio, loc. cit. y p. 197.

ft04 REVUE DES TRAVAUX FRANÇAIS

DUSSAUD. — De ramplification des sons dans les phonographes. — P. 552.

Le son produit par un phonographe est d'autant plus intense que le sillon qui le provoque est plus allongé. On augmentera donc l'intensité du son en prenant des cylindres de grand diamètre et en les faisant tourner, lors de Tenregistrement, le plus vite possible.

Maurice HâMY. — Mesure interférentielle des diamètres des satellites de Jupiter et de Vesta, effectuée au grand équatorial coudé de TObservatoire de Paris. — P. 583.

M. Hamy s'est servi de la méthode de Fizeau pour mesurer les petits diamètres. On couvre l'objectif d'une lunette avec un écran dans lequel sont pratiquées deux fentes rectangulaires, parallèles et de largeur a. On détermine expérimentalement l'écartement l des centres de ces ouvertures, pour lequel il y a évanouissement des franges, localisées dans le plan focal. Le diamètre e de l'objet éclairant est, d'après M. Hamy, fourni par la relation :

Ida sont exprimées en millimètres, et c en secondes d'arc. Les nombres obtenus ramenés à la même distance sont les suivants :

i«r 2- 3— 4-« salelUle

En opérant dans des conditions convenables, on peut affirmer que celte méthode doit conduire, dans l'avenir, à de très bonnes valeurs des diamètres. Conformément au calcul, il a été vérifié, en faisant croître l'écartement des fentes à partir de la distance qui correspond au premier évanouissement des franges, que de nouvelles franges confuses réapparaissent pour disparaître de nouveau.

C. FÉRY. — Sur le maximum de sensibilité des galvanomètres à cadre mobile. — P. 663. — Nouvelle méthode galvanométrique. — P. 1392.

L'auteur recherche par le calcul la valeur du rapport - des résistances du fil de torsion et de la bobine du galvanomètre Desprez-

d'Arsonval, qui met l'appareil dans les meilleures conditions de sensibilité. Après un tel perfectionnement, le couple de torsion étant faible, le zéro est flottant; les déviations deviennent incertaines. Il convient alors, pour connaître Tintensité, de déterminer la vitesse que prend l'équipage mobile.

A. BLONDEL. — Sur les arcs à courants alternatifs dissymétriques entre métaux et charbons. — P. 727.

L'auteur a employé son oscillographe pour étudier les conditions de production et la nature de la dissymétrie des arcs qui ont lieu entre métaux et charbons. Quel que soit le métal employé, les phénomènes ont la même allure et ne diffèrent qu'au point de vue quantitatif. Les mêmes effets sont obtenus avec les charbons homogènes et les charbons munis d'une âme contenant des silicates. Avec l'arc court, les courbes périodiques sont analogues à celles des arcs entre charbons, avec cependant une dissymétrie plus ou moins accusée dans les alternances successives. Avec l'arc long, il se produit un son vibratoire criard, et il y a suppression d'une alternance sur deux, l'arc ne .s'allumant plus dans le sens du charbon-métal. Si le circuit n'est pas inductif, le passage du courant reste interrompu pendant une demi-période. Si le circuit est inductif, la durée d'e.xtinction est encore augmentée.

D. NEGREANO. — Sur les éléments magnétiques en Roumanie, au 1" janvier 1895.

Les éléments magnétiques en Roumanie sont sensiblement représentés par les formules :

D = 4»oO' — 0,45 (L/ — Lb)— 0,07 (X/ — Xb) — 6' (f ~ 1895) I = 59« 3' — 0,12 (L/ — Lb) + 0,84 (X^ — X») — 2' (f — 1895) H = 0,233 f 0,001 [U — Lb) — 0,005 (X/ - Xb) + 0,00018 {t — 1895).

Li et Lb, Xx et Xb sont les longitudes et les latitudes du lieu et de Bucharest, t le millésime.

G. HUMBEUT. — Transformation de la lunette de Galilée en instrument stadimétrique. — P. 819.

L'oculaire divergent de la lunette de Galilée ne permet pas de mesurer les dimensions de l'image fournie par l'objectif, puisqu'il n'est pas possible de la superposer avec une échelle graduée. Le colonel Humbert propose, en utilisant une jumelle de Galilée, de couvrir l'oculaire de droite d'un disque percé d'une fente de 2 millimètres environ de largeur et de regarder à travers cet oculaire des traits équidistants et parallèles à la fente tracés sur l'objectif, li'image de la graduation fournie par cette lunette se superpose avec l'image fournie à l'œil par la lun ettc de gauche. Les jumelles de tout modèle peuvent être facilement transformées et servir indifféremment soit comme jumelles ordinaires, soit comme mesureurs de distances. La fente s'éclipse ou apparaît à volonté.

Daniel BERTHELOT et P. SACERDOTE. — Sur le mélange des gaz et la compressibilité des mélanges gazeux. — P. 820.

La détermination du coefficient d'écart A du mélange gazeux par rapport à la loi de Mariette entre les pressions P^ et P^ a été déterminée pour divers mélanges gazeux. Ce coefficient défini par la formule :

a les valeurs suivantes ;

Proportions.

/ SOa — 0,495 Mélange:/ ^qî o,505

A2 = 143 X 10-« à (rt: 2 X iO-«) posé

Air atmosphérique. . . A^ == n X iO" « à {=b 0,5 X lO"*) posé

. H — 0,5 \ A2 = 2 X 10-c à db (0,5 X 10-«) posé

Mélange: q - 0£ ( 1.0

A. LEDUC. — Sur le rapport des poids atomiques de l'oxygène et de l'hydrogène.

La synthèse de Peau en poids a conduit M. Leduc à la valeur 15,88 du rapport des poids atomiques de Toxygène et de Thydrogène,

exacte à TT—r- près par excès. Le nombre 15,868 obtenu avec les

densités de Thydrogène, de Toxygène et du mélange tonnant ne peut concorder avec le précédent que si on admet, après le mélange

de ces gaz, une augmentation de pression de ^ soit 0'"'",19

du mercure. C'est justement ce qu'ont vérifié MM. Berthelot et Sacerdote.

D. NEGRE ANO. — Méthode rapide pour la détermination de la chaleur spécifique des liquides. — P. 875.

Une éprouvetle calorimétrique munie d'un thermomètre sensible contient le liquide à étudier, ainsi qu'un agitateur et une spirale métallique parcourue par un courant qu'on maintient rigoureusement constant. La spirale abandonne au liquide, pendant chaque ' unité de temps, des quantités constantes de chaleur. Le temps nécessaire pour échauffer le liquide d'un certain nombre de degrés est en raison inverse de sa chaleur spécifique.

L. WEISS. — Sur l'emploi des franges de diffraction à la lecture des déviations galvanométriques. — P. 876.

La limite des déplacements angulaires, mesurables au moyen d'un miroir de 1 centimètre de diamètre, n'est pas moindre que 2,5 secondes, à cause du défaut de pouvoir séparateur du miroir. On peut reculer cette limite en observant dans le plan conjugué d'une ligne lumineuse, par rapport au miroir, les franges de diffraction produites par les deux moitiés d'un miroir rectangulaire dont le milieu est recouvert d'un vernis noir. On prend comme repère, dans ce plan, l'une des deux franges noires très nettes qui se détachent dans Timage floue et élargie du filament lumineux. On peut ainsi lire les angles à moins d*une seconde près.

Ed. BRANLY et Gustave LE BON. — Sur l'absorption des ondes hertziennes par les corps non métalliques. — P. 874.

Ayant déjà démontré qu'une enceinte métallique hermétiquement Icose oppose, quoique à parois minces, un obstacle absolu au passage des ondes hertziennes (*), les auteurs ont recherché le degré d'opacité pour ces ondes de substances non métalliques, bloc de ciment, bloc de pierre, caisse de sable, etc. L'opacité dépend de la nature de ces substances ; la transparence est très grande avec le sable et la pierre à bâtir; elle est extrêmement faible avec le ciment de Portland. L'opacité croît avec l'épaisseur ; des parois de ciment de 30 centimètres se laissent beaucoup moins traverser que des parois de 10 centimètres. L'humidité diminue nettement la transparence.

B. BOURDEAUX. — Sur l'obtention de fantômes électriques montrant les lignes de force d'un champ électrique dans Tair. — P. 882.

On obtient ces fantômes en disposant dans le champ électrique une lame de verre bien isolante et saupoudrée de diamidophénol, cristallisé en petites aiguilles de 2 à 3 millimètres de longueur. On frappe un léger coup sur le verre ; les lignes de forces électriques se dessinent immédiatement. On fixe les figures obtenues en pulvérisant du vernis photographique à la surface du verre ; à défaut de diamidophénol, on peut employer du liège, du sureau, du sucre et une foule d'autres substances.

Pierre LEFEBVRE. — Points corrélatifs des points de Bravais. — Points de Bravais et pôles. — P. 930 et 1320.

Études d'optique géométrique.

Ch. HENRY. — Actinophotomètre fondé sur des relations entre Téclat du sulfure de zinc phosphorescent et Tintensité ou la nature des sources excitatrices. — P. 941.

Cet appareil est constitué d'une série d'écrans circulaires mitranslucides, mi-phosphorescents. Après avoir exposé le sulfure de

(») J. de Phys , 3" sôric, t. VIII, p. 2i : 1899.

zinc à la source étudiée, on introduit Técran au bout d*un tube; on Tembotte en face d'un verre dépoli éclairé par une bougie dont on fait varier la luminosité par l'addition de verres absorbants. La loi de déperdition normale du sulfure de zinc a été déterminée par l'auteur (Voir les Comptes Rendus de 1892 et 1893). Les temps différents au bout desquels Técran de sulfure atteint Téclat de Técran translucide permettent d'obtenir une mesure de Téclat initial du sulfure de zinc. Le sulfure de zinc mesure ainsi les seules radiations qui intéressent la plaque photographique ; celles-ci impressionnent, en effet, d'une manière à peu près identique, le sulfure de zinc et led plaques au gélatino-bromure.

L. VILLARD. — Redresseur cathodique pour courants induits. — P. 994.

C'est l'application d'une remarque déjà faite par M. Villard (^) qu'à une pression donnée la résistance électrique d'un tube de Crookes dépend uniquement de la section du courant gazeux positif qui alimente l'émission cathodique. L'une des électrodes est constituée par une grande spirale, en lil d'aluminium, placée dans une ampoule en verre de 400 centimètres cubes environ; l'autre électrode est un disque d'aluminium de quelques millimètres de diamètre, placé dans un tube étroit et étranglé en avant du disque, de façon à gêner le plus possible l'afflux d'alimentation cathodique. Pour un vide convenable, alors que la résistance de l'appareil est mesurée par 1 millimètre d'étincelle lorsque la spirale est cathode, cette résistance atteint 15 millimètres pour le sens opposé du courant. (Jn appareil semblable, disposé dans le circuit d'un tube de Crookes, peut ne laisser passer qu'une alternance sur deux du courant induit d'un transformateur dont le primaire est parcouru par un courant alternatif.

Edouard BRANLY. — Radiocondueteurs à billes métalliques. — P. 1083.

Des billes métalliques en acier, en fer doux ou en aluminium de diamètre variant entre 2 et 15 millimètres, sont superposées dans un tube de verre; on obtient ainsi un excellent radioconducteur compa-

(i) /. de Phys,, 3* série, t. VIII. p. 5 ; 1899. /. de Phy$,, 3* série, t. IX. (Novembre 1900.) 32

rable, comme sensibilité, à un tube à alliage d'or. Les billes en laiton où en plomb ne conviennent pas. De tels radioconducteurs sensibles sont exposés, comme les tubes à limaille, à être qualifiés de capricieux, si on ne les traite pas convenablement. Une série de chocs faibles font renaître la conductibilité ; un choc fort, unique, rétablit la résistance. Mais un choc trop fort conduit à une résistance extrême que les décharges précédentes ne surmontent plus à la même distance ; la sensibilité paraît avoir disparu. On la rétablit en appliquant ce que M. Branly appelle la sensibilisation par un premier effek

Arnold BOREL. — Sur la polarisation rotatoire magnétique du quartz. — P. 1095.

Les mesures ont été effectuées sur des quartz droits et gauches ayant pour épaisseurs : 59"",37542 et 59'"»,37550 et à la file Tun de Tautre. On élimine ainsi la polarisation rotatoire naturelle.

Les déterminations ont été effectuées, pour les différentes radiations du spectre, par les diverses méthodes polarimétriques (Laurent, Summer, Wild).

Le tableau suivant donne, pour la température de 20' C, les constantes de Verdel relatives* au quartz, c'est-à-dire la rotation en minutes, produite par une épaisseur de quartz de i centimètre, dans un champ d'une unité C. G. S., Taxe du quartz et le rayon lumineux étant parallèles au champ.

Q • Longueurs ConsUdles do

"*'*•• ^'onde. Verdet.

Cd4 643,87 0,01385

Cd4 508,60 0,02285

Cd, 480,01 0,02605

Cdg 467,89 0,02785

Cd^ 360,93 0,04684

Cd|8.. 257,29 0,10725

Crfa- 319,39 0,16032

L'accroissement avec la température jusqu'à 94* a été étudié pour 3 raies. L'augmentation du pouvoir rotatoire avec la température

diminue avec la longueur d'onde. Par exemple :

""•*• Verdetà94«. "'**'"

Co»Uateg de Accroissemenl

entre ?()• et 54-.

Cdi 0,01396 0,00011

Cd 0,02aU 0,00029

L. COMPAN. — TransQiission de la lumière par les milieux troublés. — P. 1226.

L'intensité I d'une radiation X,. qui a traversé un milieu trouble d^épaisseur Zy est donnée en fonction de l'intensité I^ à l'incidence par :

La quantité K serait, d'après Clausius, Stokes, lord Kayleigh, Hurion, une fonction de la longueur d'onde seule de la forme rj

(Clausius), r-j (Stokes), 1- ô (Ilurion).

L'auteur a opéré avec des lames recouvertes de noir de fumée, avec des quartz enfumés, avec de l'eau troublée par de l'encre de Chine, par du chlorure d'argent, par du sulfate de baryte et de la glycérine, etc.. Il conclut qu'il faut tenir compte des dimensions des particules en suspension. On peut le montrer directement de la manière suivante :

Dans une cuve à faces parallèles contenant de l'eau légèrement gommée saturée d'acide sulfurique, on verse une solution d'azotate de plomb. Suivant la concentration on obtient des particules de sulfures de différentes dimensions et on vérifie qu'en même temps la lumière transmise varie depuis le gris jusqu'au rouge vif.

Ch. FABRY, J. MAGÉ ob LÉPINAY et A. PÉROT. — Sur la mesure en longueurs d'onde des dimensions d*un cube de quartz de 0",04 de côté. — P. 1317.

C'est une application de la méthode interférentielle décrite par MM. Pérot et Fabry (*). Le cube est interposé entre deux plans de

(>) Ann. de Ch, et de Ph., V série, t. XVI, p. 289 ; 1899.

verre argentés A et A\ On mesure préalablement AA', puis on mesure les épaisseurs d'air Aa et AV à Taîde de lames-étalons par Tobservation de franges de superposition.

Maurice HAMY. — Sur la détermination des poiots de repère dans le spectre.

On emploie le simplificateur de radiations (*) que Tauteur a imaginé et qui permet d'éteindre une raie dans un doublet, deux raies à la fois dans un triplet, sans modifier d'une façon appréciable l'intensité de l'autre composante. La lumière, produite par un tube à vide, est projetée par une lentille, sur la fente d'un collimateur. Le faisceau parallèle traverse deux demi-prismes de Thollon et un miroir d'où il sort fortement, dispersé dans une direction indépendante de la couleur pour le minimum de déviation. On passe d'une région du spectre à l'autre en faisant tourner le miroir. Les rayons, rendus convergents par un objectif, pénètrent ensuite dans deux petits prismes à réflexion totale, mobiles autour d'axes convenables qui servent à diriger la lumière vers l'appareil interfèrent iel à franges, soit directement, soit après l'avoir fait passer dans le simplificateur. Le dispositif permet, ayant déterminé avec une grande précision les longueurs d'onde des raies simples, de repérer d'autres radiations.

H. LB CHATELIER. - Sur la dilatation des alliages métalliques. — P. 1444.

Les maxima des courbes de fusibilité des alliages ne correspondent pas toujours à une composition de la partie fondue, identique à la composition des combinaisons définies auxquelles ces maxima sont imputables. Ce fait, observé expérimentalement par M. Le Chatelier, a été contesté par M. Van dçr Waals(*), en s'appuyant sur la théorie de W. Gibbs, d'après laquelle à tout maximum d'une courbe de fusibilité correspond nécessairement une composition de la partie liquidé identique à celle de la partie solide qui s'en sépare. Cette contradiction entre la théorie et l'expérience disparaît si l'on admet la possibilité d'une solution solide^ c'est-à-dire

(») C. R., t. XXXV, p. 1092; 1897.

(*) Archives des Sciences néerlandaises^ 1898.

Texistence d'un mélange isomorphe de la combinaison avec le mêlai en excès. A Tappui de cette manière de voir, Tauteur cite ses propres expériences sur la dil^tatjojn de^ alliages de cuivre et d'antimoine, de cuivre et d'aluminium. Dans le cas du Cu et du Sb, le point de fusion maximum correspond à un maximum de dilatation très supérieur à la dilatation du cuivre seul et de la combinaison définie. Le fait semble bien démontrer Fexistence d'une solution solide. Cette conclusion est d'ailleurs confirmée par les résultats de M. Stead (*) 3ur la micrographie des alliages, de Kamenphy (^)8ur la variation de la résistance électrique.

A. PONSOT. — Mesure directe de la pression osmotique de solutions très étendues de chlorure de sodium. — P. 1447.

Les valeurs de I, obtenues directement avec six vases différents, sont toutes comprises entre 1,76 et 1,81 à 11,*'8. Les mesures cryoscopiques avaient conduit M. Ponsot à la valeur limite i= 1,83 à 0** et à la pression atmosphérique. Ces valeurs concordent avec les nombres obtenus par Pickering(^) et qui varient entre 1,75 et 1,84; elles sont en désaccord avec le résultat limite i = 2, annoncé par M. Raoult.

S. LEDUC. — Rayons émis par une pointe électrisée. — P. 1448.

« Une pointe, en rapport avec l'un quelconque des pôles d'une machine électrostatique, l'autre étant isolé, émet des rayons non éclairants qui impressionnent en quelques secondes une plaque photographique au gélatino-bromure d'argent, ou même ^es papijBrs photographiques bien moins sensibles. Les effets sont les mêmes que ceux produits par les rayons violets et ultra-violets du spectre. »

(•) Journ, of Soc. Chemical induslry, janvier 1899. (2) Phil. Mag., t. XVII, p. 270; 1884. (î») Berichle, t. XXV, p. 1314.

R. BLONDLOT. — Force éleclromotrice produite dans une flamme par l'action magnétique. — P. 1497).

Si la flamme d'un bec-papillon a son plan perpendiculaire aux lignes de force d'un champ magnétique, deux points à la même hauteur présentent one diiïérence de potentiel, tandis que celle-ci n'existe pas lorsque Télectro-aimant n'est pas excité. Cette force électromotrice résulte, comme dans le cas des expériences de M. Bouty(*), du déplacement d*un corps conducteur qui coupe les lignes de force d'un champ magnétique. La flamme représente à la fois un moteur thermique et un générateur magnéto-électrique; Tinduction dont elle est le siège est le phénomène inverse de Faction électromagnétique en vertu de laquelle l'arc électrique prend sa forme courbe.

G. GUTTON. — Comparaison des vitesses de propagation des ondes électromagnétiques dans Tair et le long des fils. — P. 1508.

Ou fait émettre par un excitateur deux systèmes d'ondes; Fun se propage le long de fils de cuivre, l'autre effectue dans Fair une partie de son trajet. Un tube de Branly est disposé de telle sorte que, si les ondes arrivent en même temps, leurs actions se retranchent. Ceci fait, en remplaçant une partie du trajet dans Fair par une longueur égale de fils métalliques, on continue à ne plus observer d'action sur le tube de Branly. L'égalité des vitesses de propagation a pu être

ainsi vérifiée à moins de t-— près.

H. BORDIER et SALVADOR. — Actions électrolytiques observées dans le voisinage d'un tube de Crookes. — P. 1511.

Les accidents cutanés produits par les rayons X paraissent dus à des actions électrolytiques provenant de décharges dérivées des électrodes du tube de Crookes et se fermant sur la surface exposée aux rayons Rôntgen. La décharge de rupture étant prédominante, on dispose non loin du tube de Crookes un électrolyte avec électrodes du même métal que celui du sel (sulfate de cuivre et cuivre, ou

(») Journ. de Phys., 3* série, t. VllI, p. 253; 1899.

sulfate de zinc et zinc). Avant le passage de la décharge, les lames^ réunies aux bornes d'un galvanomètre, ne donnaient rien ; après le passage de la décharge, on observe une déviation qui grandit avec la durée de la décharge, d'autant plus que Télectrolyte est plus rapprochée du tube et que celui-ci est plus résistant.

F. OSMOND. — Sur les aciers à aimants. — P. 1513.

Les aciers à aimant peuvent être réalisés de deux manières : 1<* par la trempe pour les aciers à base de carbone ; 2' par l'addition en proportions convenables de certains métaux étrangers (Mn, Ni, Cr, Tu). ,

Les aciers du premier groupe ont été étudiés, an point de vue magnétique, par M"" Curie (^). Quelques-uns seulement des aciers du second groupe ont été étudiés par le même auteur. Aussi M. Osmond s'est-il proposé de reprendre ces recherches. Il a opéré avec six échantillons contenant des proportions différentes de nickel, de manganèse et de carbone. Chacun des échantillons est amené à son état dur par recuit au-dessus des points de transformation et refroidissement à température constante, puis soumis à une série de radoucissements à des températures croissantes. L'aimantation est obtenue à l'aide d'une bobine à champ constant, puis les mesures sont effectuées au magnétomètre. Une barrette similaire en acier de qualité usuelle pour aimants, traitée de la môme façon, servait de terme de comparaison.

Résultats. — Les aciers contenant de 15,48 à 24,51 0/0 de nickel, ainsi que l'acier à 4 0/0 de manganèse, présentent un minimum de magnétisme rémanent qui coïncide pratiquement avec le minimum de dureté Pour un de ces métaux, la formule de préparation est la suivante : 1^ faire revenir ^ après forgeage, un peu au-dessous des points de transformation ; 2^ ajuster; 3^ recuire juste au-dessus des points de transformation pour obtenir le maximum d'intensité magnétique ; 4<* /aire revenir vers 100** pour rendre l'aimantation plus stable.

L'acier à 7,80 de Mn, refroidi deux fois dans l'air liquide et revenu au rouge très sombre après chaque refroidissement, fournit

(») Bulletin de la Société cT Encouragement, janvier 1898.

6i6 REVUE DÉS TRAVAUX FRANÇAIS

des aimants remarquables, .supérieurs à Taimant usuel servant de terme de comparaison. L'inconvénientest qu'on ne peutplas l'adoucir notablement.

Ces aciers quasi-trempés {self-hardening) sont intéressants pour la fabrication des aimants, parce que la trempe peut être évitée e\ parce que les propriétés sont constantes dans toute la masse. Ils méritent d'être signalés aux physiciens.

L.-C. DB COPPET. -r~ Sur la température du maximum de densité des solutions aqueuses des chlorures alcalins. — P. 1559.

Voici les résultats obtenus par la méthode déjà décrite (') ; Tétaf de tous les thermomètres est relevé au même instant au moyen de la photographie.

future.

et

poids

snoiécuUire

du

corps

dksous.

. Chlorure

de potassium M =z 74,6

Chlorure l de sodium } M = 58,5 i

Chlorure j de lithium

Chlorure de rubidium M = 120,85

Moléculesgrammes du

corps dissous

daim 1.000 gr.

d'eau.

tm Température da maximum

de densité.

Nombre .

de

Taleurs

^rticilièm

trouvées

po«r tm.

Erreur

probable de

tm.

Abais^ment

de la température

du

maximum

au-dessous

de

Abaissemenl moléculaire

delà température

du maximum. .

(») Annales de Ch, et de P/i., T série, t. lll, 1894.

(<) Température du maximum de densité de Teau pure, déterminée par Tauteur.

Parmi les observations auxquelles donnent lieu les résultats consignés dans ce tableau, il y a lieu de remarquer que rabaissement moléculaire du chlorure de lithium est moitié moins grand que celui produit par les autres chlorures alcalins. Une autre singularité est la suivante :

L*abaissement de température du maximum de densité d'un mélange de 0,27 molécule-gramme de NaCl et de LiCl a été trouvé égal à 1**,22 par le calcul reposant sur les données ci-dessus. Par Texpérience on a trouvé i**,34 avec une erreur probable de =t 0'',008.

Gh. DÉVÉ. — Sur un phakométre à oscUlations. — P. 1561.

On détermine avec cet appareil la position exacte d'une image, en faisant osciller le système optique destiné à la produire autour d'un axe voisin de l'image. Celle-ci, observée avec un oculaire, oscille comme l'appareil, lorsqu'elle ne se trouve pas exactement sur l'axe d'oscillation ou dans le plan normal à la direction du pointé et contenant cet axe. Les dispositions relatives des pièces optiques et la marche de la lumière sont les mêmes que dans le foco-aberromètre Laurent (^). On constate l'accroissement de précision obtenu par le système d'oscillation de la façon suivante : La mise au point étant réglée sans le secours de l'oscillation, mais de façon que le hochement de l'œil n'accuse aucune parallaxe entre le réticule et son image, la mise en mouvement de la cage produit encore, le plus souvent, un va-et-vient très sensible de l'image; il suffit d'un léger déplacement du système optique pour rétablir Timmobilité.

Cet instrument permet de mesurer avec précision les courbures des surfaces optiques, leurs distances focales, leurs observations, etc..

A. Di GRAMONT. — Sur un spectroacope de laboratoire à dispersion et à échelle

réglables. — P. 156i.

Les modifications introduites permettent de faire varier l'échelle micrométrique du spectroscope, c'est-à-dire l'équidistance de deux traits consécutifs qui la composent. Elles permettent aussi de

(^) Bulletin de la Société cVEncmeragetnent potw V industrie nationale^ 1891. J. de Phys., 3* série, t. IX. (Novembre 1900.) 33

changer la dispersion apparente, c'est-à-dire les rapports entre les distances angulaires des différentes parties du spectre. Ces perfectionnements servent à établir une correspondance entre les planches données d'un atlas de spectres prismatiques et les lectures directes, faites dans Tinstrument ordinaire à un prisme de flint, de Kirchhoff et Bunsen.

R. DOXGIER.

PHILOSOPmCAL BIAGAZnfE;

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