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Ce fait s'observe d'ailleurs toutes les fois que Ton étudie les déformations permanentes produites par élévation de température.
A. LINDEMANN. — Untersuchungen ûber die BeeinflussuDg der Lange der ▼on einein Righi'schen Erreger ausgesandten elektrischen Wellen durch Drâbte, welche der PrimftrleiluDg angchAngt werden (Recherches sur les phénomènes susceptibles de faire varier la longueur des ondes électriques émises par un excitateur de Righi au travers de fils en relation avec le conducteur priuiaire). - P. 376 à 397.
Les résultats auxquels les expériences de Tauteur Tont conduit sont les suivants :
1^ Un excitateur de Righi muni de fils isolés et libres à leurs deux extrémités émet deux systèmes d'ondes superposées ; Fun d'eux, au point de vue de sa production et de sa longueur d'onde, coïncide avec le système d'ondes émises par l'excitateur sans fils ; l'autre correspond au système conducteur formé des sphères de l'excitateur et des fils communiquant électriquement avec elles par l'intermédiaire des étincelles qui traversent l'air; ce second a une longueur d'onde plus grande que celle du premier;
2** L'influence de la vibration primitive de l'excitateur est augmentée par la présence des fils, en ce sens qu'il se produit dans ceux-ci des vibrations de la même période ,mais d'un moindre amortissement, qui de leur côté contribuent au rayonnement ;
3** Quand la longueur d'air traversée par les étincelles augmente, la valeur du rapport de l'amplitude de la vibration totale à l'amplitude de la vibration primitive de l'excitateur va en diminuant. La vibration totale a un amortissement qui va en croissant avec la longueur de l'étincelle éclatant dans l'air ;
4** Si on laisse l'un des fils et que l'autre soit remplacé par un conducteur relié à la terre, la méthode d'observation employée permet seulement de mettre en évidence, d'une façon certaine, la vibration primitive do l'excitateur. Il est probable qu'il existe une vibration qui se superpose à la première ; mais sa longueur d'onde n'a pas pu être mesurée. Au reste, tous les phénomènes vibratoires sont les mêmes dans ce dernier cas que dans le premier, où les deux fils sont mis en relation avec l'excitateur.
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Max REINGANUM- — Theoretische Bestimmung der VerhÂltnisses vonWftrmeund Electricitastsleituog der Metalle aus der Drude'schen Elektronentheorie (Détermination théorique du rapport entre la conductibilité calorifique et la conductibilité électrique des métaux déduite de la théorie électronique de Drude). — P. 398 à 403.
L'auteur conclut celte étude de la manière suivante : Il parait résulter de la théorie de Drude que, même dans les métaux, 1 électricité se meut en masses discrètes, dont la grandeur est celle des charges des ions électrolytiques ; de plus, au mouvement de ces masses chargées, on peut appliquer les principes de la
théorie cinétique des gaz.
Zbmplé!v GYOZO. — Ueber die G.'uiilhypith3?3n kinetischen Gastheorie (Sur les hypothèses fondamentales de la théorie cinétique des gaz). — P. 404 à 421.
L'auteur cherche à réfuter les objections faites à la théorie ordinaire par Burbury.
RoRBRT LANG. — Ueber die maj^netische Kraft der Atome (Sur le pouvoir magnétique de l'atome). — P. 483 à 494.
Intéressantes considérations, qu'il serait difficile de résumer et dans lesquelles Tauteur montre qu'en prenant comme base les mouvements rotatoires des charges des ions on peut expliquer les propriétés magnétiques, et relier entre elles d'une manière rationnelle des grandeurs d'ordre différent (grandeur des atomes, durée de rotation, champ correspondant à la saturation magnétique, charges des ions, magnétisme atomique, force électromotrice d'aimantation, etc.).
Ch. Maurain.
K.-K. JOHNSON. — Ueber den Oeffnungsstrom in einem verzweiglen Stromkreise (Sur l'extra-courant de rupture dans un circuit ramifié;. — P. 49o h 504 ; 1900.
L'auteur a déjà donné, dans les Annalen der Phynik, l'étude théorique de l'extra-courant de rupture dans un circuit simple; il se
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propose d'étudier expérimentalement le cas d'un circuit ramifié qui se prête mieux aux expériences, et, pour établir une base à ses recherches, fait dans l'article actuel Tétude théorique de ce cas.
Ch. Macraix.
J. ELSTER et H. GEITEL. — Ueber Elekiricitâtszerstrcuung in der Kufl (Sur la dissipation de l'électricité dansTair). — P. 425 à 446.
Les auteurs ont fait une longue série d'observations sur la dissipation de la charge d'un conducteur isolé, soit à Fair libre, soit dans une salle.
Ils ont constaté que l'état d'agitation de l'air a peu d'influence, tandis que son degré de pureté en a beaucoup, les plus grandes valeurs de la dissipation correspondant à la plua grande pureté de Tair. Plus l'atmosphère est chargée de poussières, de fumée ou de brume, plus la dissipation est faible ; par conséquent, les particules conductrices flottant dans l'air ne jouent qu'un rôle secondaire dans cette dissipation»
Toutes les mesures faites sur les sommets des montagnes ont indiqué une déperdition plus grande pour les charges négatives que pour les charges positives, tandis que cette déperdition est sensiblement la même pour les deux électricités dans les vallées.
Les auteurs ont été ainsi conduits à penser que l'air est ionisé et que la déperdition d'un conducteur chargé positivement, par exemple, est due à ce qu'il attire des ions négatifs qui le déchargent au contact. Ils ont réalisé des expériences aussi variées qu'ingénieuses, qui semblent confirmer cette hypothèse de l'ionisation de l'air naturel. Lorsque l'air est chargé de poussières ou de brouillard, les ions, se fixant sur les particules solides ou liquides en suspension, seraient paralysés par ces masses à entraîner dans leur mouvement; aux sommets des montagnes, le champ intense produit par la charge négative du sol communiquerait une vitesse plus grande aux ions positifs qu'aux ions négatifs, vers [les conducteurs voisins du sol.
L'ionisation de l'air se produit peut-être dans les couches extérieures de l'atmosphère, sous l'action des rayons solaires; de là, les ions seraient entraînés dans les couches profondes, par suite d'une difl'usion ou des courants atmosphériques. La luminescence qui
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constilae l'aurore boréale s'accorderait avec cette hypothèse de Tionisation.
H. Ba(;aro.
F. KURLBAUM. — Temperaturdifferenz zwischen der OberflSche und dein Iniicm eines strablenden Kôrpers (Différence de température entre la surface et Tintérieur d'un corps rayonnant). — P. 546-560.
Cette diiïérence, mesurée à Taide du bolomètre, sur une lame de platine recouverte de noir de platine, no dépasse pas C^^Olô pour un excès de i** de la température du corps rayonnant sur celle de l'enceinte.
F. Caiuië.
Max TfEPLER. — Ueber die Abhrinfîigkeit des Charakters clektriscber Dauerenlladung in atmosphârischer Luft von der dcm Entladungsraume continuirlich zugefuhrlen Elektricilâtsmcngc, nebst einetn Anbangè zur Renntniss der Kugelblilze (Comment le caractère de la décharge électrique à travers l'atmosphère dépend des quantités d'électricité qui passent dans la décharge; appendice sur les éclairs en boule). — P. 560-637.
Après avoir adopté une classification, nécessairement un peu arbitraire, des dilTérences d'aspect que présentent les décharges électriques, l'auteur recherche comment ces diiïércntes formes de décharges dépendent du débit ot de la tension de la machine, de la forme, des dimensions et de la capacité des électrodes de Texcitatcur. Le débit de la source aurait une influence prépondérante sur la nature du phénomène.
F. Caiihé.
C. LIEBEXOVV. — Zur Theraiodynamik der Tlicrmokelten, Erwidcrung aur die Bemerkungen des Hrn. \V. Voigt (Pour la thermodynamique des. piles thcruioélectriques, réponse aux observations de M. Voigt). — T. Il, p. 636-348.
W. VOIGT. — N'ochmals die Liebcnows'che thermodynamische Théorie der Thermoelektricit;it (Encore la théorie thermodynamique de la thermoélectricité de Liebenow). — T. 111, p. i:)5-158.
M. Liebenow essaie de justifier l'extension du second principe de la thermodynamique au cas hypothétique où du travail résulterait du seul fait d'une conduction calorifique directe; M. Voigt, qui a déjà montré ù quelles difficultés s'est heurté M. Liebenow on s'alta-
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quant ainsi à un phénomène irréversible, ne reconnaît aucune valeur à ces nouveaux arguments.
M. Liebenow précise son hypothèse fondamentale : selon lui, tout courant de chaleur est accompagné d'un courant électrique ; tout courant électrique est accompagné d'un courant de chaleur; mais il ne faut pas introduire de courant secondaire, tertiaire, etc., comme le fait M. Voigl; néanmoins les graves objections de M. Voigt ne sont pas levées par là.
En ce qui concerne le double signe de la formule finale de M. Liebenow, M. Voigt lui-même s'y trouvait conduit dans l'explication qu'il a donnée de la concordance très remarquable des résultats expérimentaux avec cette formule. M. Liebenow persiste à croire que ce double signe est justifié, qu'aux métaux correspond le signe — , aux corps non métalliques le signe +, d'après Texpérience. 11 fait, à ce sujet, un rapprochement intéressant entre cette hypothèse et ce qui sapasse dans l'électrolyse où le métal constitue l'ion positif. A cette occasion, il émet l'idée qu'un métal, qui se dépose sur une électrode, conserve son électricité « atomique » positive, laquelle attire et maintient une quantité égale d'électricité négative ; cette dernière pourrait cependant se mouvoir, lors du frottement, de l'induction, etc. Cette idée présente quelque analogie avec celles de Riecke. En s'appuyant sur la loi de Dulong et Petit, M. Liebenow arrive ainsi à penser que la chaleur atomique des métaux à l'élat solide se répartit par moitiés sur l'ion du métal, d'une part, et la charge négative attirée par cet ion, d'autre part.
De son côté, M. Voigt considère les applications de la formule de M. Liebenow comme étant en désaccord complet avec tous les faits d'observation; en terminant, il déclare qu'il considère comme vraisemblable qu'on puisse, un jour, arriver à cette formule remarquable en s'appuyant sur les idées de Weber, déjà mises à profit récemment par Kohlràusch, Giese, Riecke et Drude; dans cette voie, on ne se heurterait peut-être pas, dès le début, à des phénomènes irréversibles.
H. Bagard.
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0. LEHMANN. — Structur System und niagnelisches Verhallen flûssiger Krystalle und deren Mischbarkeit mit festen (Structure, système et propriétés magnétiques des cristaux liquides et leur miscibilité avec les cristaux solides) . — T. II, p. 649-705.
La notion de cristaux liquides a pris naissance dans ces dernières années. Les corps étudiés sous ce nom ne sont pas, comme Tavait pensé Quincke, lorsqu'on signala leurs propriétés, des amas de cristaux solides enfermés dans une gaine huileuse, ce sont réellement des liquides homogènes, ayant conservé la structure cristalline des solides dont ils proviennent par fusion.
En chauffant, par exemple, une préparation en couche mince d'azoxyphénétol et en l'étudiant au microscope polarisant, on reconnaît au liquide obtenu les caractères d'un cristal présentant la relation d'énantiotropie par rapport au cristal solide. Les couleurs d'interférence sont sensiblen\ent les mêmes pour le solide et le liquide ; mais la dispersion est un peu plus faible pour le liquide.
M. Lelimann donne une description très détaillée, accompagnée de planches en couleurs, des phénomènes de polarisation chromatique et de dichroïsme observes.
Les gouttes cristallines éprouvent, dans un champ magnétique, une orientation qui confirme leur nature anisotrope; elles subissent aussi une rotation continue par échauffement. Les cristaux liquides peuvent d'ailleurs être groupés dans les systèmes cristallins connus, et on peut obtenir une série continue de transitions entre un cristal solide et un cristal liquide.
M. Lehmann propose de définir un cristal comme « un corps anisotrope, doué d'une force directrice moléculaire », en ajoutant que •l'état d'agrégation peut être solide ou liquide.
H. Bagard.
H. EBERT et B.-A. IlOFFAIANN. — Elecktricitâtserregung in fliissiger Luft (Production de l'électricité dans l'air liquide). — P. 106-718; 1900.
Si on plonge dans de l'air liquide un corps conducteur ou isolant suspendu à un fil de soie, on constate, après Tavoir retiré, qu'il possède une forte charge négative. Mais aucune électrisation de ce genre ne se produit avec l'air liquide filtré, et privé par suite des /. de Pfujs., 3« série, t. IX. (Décembre 1900.) 43