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impuretés solides (anhydride carbonique, huile, etc.) qu'il contient habituellement. En ajoutant successivement chacune de ces substances à de Tair liquide filtré, les auteurs ont montré que Télectrisation e5t due aux petites particules de glace, frottant sur le corps introduit, qui devient négatif, les particules restant elles-mêmes positives. Il y aura à se garder de cette électrisation dans certaines expériences où on emploie l'air liquide comme moyen de refroidissement. Peut-être joue-t-elle un rôle dans les phénomènes d'électricité atmosphérique, des particules de glace à basse température se trouvant dans les hautes couches de Tatmosphère.

Ch. Maurain.

Victor HENSEN. — Die Triebkraft fur die Tonscbwingung in den Labialpreifen und die Lamellenlône (Production du son dans les tuyaux à bouche ; rôle des lames d'air en mouvement). — P. 719-742.

Étude expérimentale, à Taide de flammes sensibles, des mouvements de Tair au voisinage de Tembouchure des tuyaux sonores, et

en particulier sur les deux faces du biseau.

F. Carre.

C. RUNGE. — Ueber das Spectrum des Radium (Spectre du radium). — P. 742-746.

Parmi les quinze raies signalées par E. Demarçay(*) dans le spectre du chlorure de baryum radifère, Tauteur n'en retient que trois, comme nettement caractéristiques du radium. Elles correspondent aux longueurs d'onde :

F. Carré.

A. WINKELMANN. — Einwirknng einer Funkenstrecke auf die Entstehung von Rôntgenstrahien Jnfluenoe d'une interruption à étincelles dans le circuit d'un tube sur la production des rayons de Rontgen). — P. 757-767.

En intercalant un micromètre à étincelles sur le circuit d'un tube, on peut faire produire à ce tube des rayons de Rôntgen à des pressions plus élevées que celles où il cesse d'en produire dans les conditions ordinaires. La pression limite dépend de la longueur du micromètre è étincelles ; elle dépend aussi de sa position : quand la

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pression est forte, c*est seulement lorsque le micromètre est entre la cathode et la bobine d'induction qu'il y a production de rayons ; pour des pressions plus faibles, on obtient aussi des rayons quand le micromètre est entre la bobine etTanode; mais, le tube est, dans ce cas, moins actif; à mesure qu'on diminue la pression, la différence d'action du micromètre dans ces deux positions diminue et finit par disparaître. L'action du micromètre est plus marquée avec l'hydrogène qu'avec l'air ou l'anhydride carbonique ; mais la pression limite dépend delà forme du tube. Plus le tube est étroit, plus la pression maximum à laquelle on peut obtenir des rayons, avec l'aide du micromètre, est élevée; ainsi, avec un tube à air de i/2 centimètre de diamètre, on a pu aller jusqu'à une pression de 40 millimètres de mercure. Avec un tube à hydrogène de 1 centimètre de diamètre, on a pu aller à 30 millimètres.

Ch. Maurain.

E. MARX. — Ueber den Potentialfall und die Dissociation in Flammengasen (Sur la chute de potentiel et la dissociation dans les gaz des flammes). — P. 768-797.

On sait qu'Arrhenius a établi (^) que, dans les flammes contenant des sels, la conduction se fait par des ions identiques à ceux de l'électrolyse ; des recherches récentes de MM. Smithells, Wilson et Dawson(^) ont confirmé cette conclusion. Mais on sait aussi que la loi d'Ohm n'est applicable, dans ce cas des flammes, que pour des forces électromotrices inférieures à 0,1 volt; Giese, puis Arrhenius, avaient admis qu^il ne s'agissait pas ici d'une inexactitude réelle de 1 hjipothèse fondamentale de la loi d'Ohm, celle de la proportionnalité entre la vitesse et la force, mais d'une conséquence d'un courant de saturation qui, lors d'une faible concentration en ions, s'établirait déjà pour des faibles forces électromotrices.

Pour élucider ce point, M. Marx étudie la marche du potentiel entre deux électrodes superposées dans la flamme et commente ses résultats en y ajoutant des considérations théoriques basées sur la théorie cinétique des gaz.

Il adopte une disposition expérimentale analogue à celle d'Arrhenius(^); les deux électrodes, entoile métallique, distantes de 17 mil-

(•) Voir /. de Phys., 2- série, t.X, p. 223; 1891. (2) Voir ce volume, p. 293.

(5») Loc. cit.

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limèlres, sont reliées aux deux pôles d'une batterie d'éléments Clark. On mesure la différence de potentiel entre la cathode et un fil de cuivre qu'on déplace dans Tintervalle.

Le résultat le plus important de ces expériences est que la chute de potentiel au voisinage de la cathode diminue quand on abaisse la température de l'anode (en changeant la position de la flamme) ; on en conclut que la quantité libre d'électricité positive, située au voisinage de la cathode, diminue dans ces conditions.

M. Marx développe ensuite des considérations qui l'amènent à penser qu'une dissociation en volume s'ajoute à la dissociation superiicielle dans la flamme et que, contrairement à une opinion émise par M. Wilson, la première l'emporte déjà do beaucoup sur la seconde pour une faible différence de potentiel entre les électrodes. 11 lui paraît aussi vraisemblable que la loi d'Ohm est réellement inexacte déjà pour une différence de potentiel d'environ 2 volts entre les électrodes, dans le cas où celles-ci sont à la même température (et les observations faites sur le phénomène de Hall, dans le mémoire qui suit, semblent aussi montrer que, dans ces conditions, les ions prennent, en effet, un mouvement accéléré), tandis que lu loi d'Ohm ne serait inexacte qu'en apparence seulement jusqu'à des forces motrices beaucoup plus élevées, si l'on maintient l'anode à une température beaucoup plus basse que la cathode.

M. Marx a recherché si une illumination de la flamme par des rayons ultra-violets ou des rayons de Rôntgen augmentait la dissociation des sels qu'elle contient; mais il n'a obtenu qu'un résultat négatif.

Comme, d'après Arrhenius, la dissociation électrolytique dans Ja flamme est due à une hydrolyse, représentée par l'équalion :

KGl + H20 = IICl + K + OH,

M. Marx pense qu'il y aurait plus probablement résonance de l'ion OH sous l'influence des radiations infra-rouges.

H. Bagard.

E. MAHX. — Ueber das HalFsche Phanomen in Flanimcn^asen (Sur le phcnoinèiic de Hall dans les gaz des flammes). — P. 798-83i.

En ajjordant la recherche du phénomène de Hall dans les flammes contenant des sels alcalins dissociés, M. Marx s'est attaqué à un pro-

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blême très difficile à résoudre. Non seulement la loi d'Ohm n'est plus exacte, dans le cas général, mais la chute de potentiel entre électrodes, qui a lieu surtout au voisinage immédiat des électrodes, est très faible dans Tintervalle, ce qui est une condition très défavorable, puisque l'effet Hall doit être d'autant plus marqué que la force électrique est plus grande. Pour parer autant que possible à cette difficulté, l'auteur emploie un artifice qui lui est indiqué par l'élude qui précède. Tandis que la presque totalité de la chute de potentiel se ferait à la cathode, si les deux électrodes primaires avaient la même température, au contraire, en portant l'anode à une température notablement inférieure à celle de la cathode, la charge positive libre diminue à la cathode, donc aussi la chute cathodique du potentiel, tandis que la chute anodique augmente en même temps la chute intermédiaire dans l'espace des électrodes.

Malheureusement, en prenant ainsi toujours, pour cathode, l'électrode la plus chaude, il faut renoncer à l'inversion du courant primaire, qui permet un contrôle important dans l'étude du phénomène de Hall.

L'auteur a apporté beaucoup de soin dans ces expériences très délicates. Les résultais les plus généraux de ces mesures sont conformes aux considérations qu'il a déduites a priori de la théorie des ions; il trouve que le coefficient de rotation (de Hall) est négatif, comme pour le bismuth, qu'il est indépendant, dans les limites des observations, de l'intensité du champ, de la chute de potentiel et de la distance des électrodes, qu'il diminue quand la concentration des ions augmente dans la flamme.

. Il faut remarquer, toutefois, que le coefficient de rotation de Hall suppose la loi d'Ohm applicable et perd ici son sens précis habituel.

Après des expériences faites avec de très faibles voltages, où la loi d'Ohm redevenait applicable, M. Marx arrive à conclure que les ions prennent effectivement un mouvement accéléré pour des forces éleclromotrices élevées entre électrodes.

M. Marx, s'appuyant sur ses résultats, émet, sur la question de l'existence du phénomène de Hall dans les électrolytes, une opinion qui est plutôt favorable à mes anciens contradicteurs sur ce sujet.

Je suis d'autant plus autorisé à lui en contester le droit qu'il semble ignorer une note qui me paraît avoir mis fin à ce débat (^),

(i) Nuovo Chnento, (IV), t. VU, p. 187; 1898; — Eclairage électrique, t. XV, p. 98; 1898.

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