CI
.Solution - 0 ,50
Eau de la Vanne fO
Eau acidulée (3 kilogrammes d'acide chlorhydrique pur à 22°) 0
Solution - 0
ABSORPTION DES UADIATIONS HEUTZIEXNES 149
Solution 7 0
Solution T 1°»,50
Solution (l'acide bromhydrique.
Eau de la Vanne 9»
Eau acidulée (i kilogramme d'acide bromhydrique pur à 40°) 0'",05
Solution d'acide nitiiquc.
Eau de la Vanne , 40"
Eau acidulée (l kilogramme d'acide nitrique pur à 36°) 0 ,15
Solutions de soude.
Eau de la Vanne 8'",80
Solution de soude (500 grammes de soude caustique à Talcool) 0
Solution - 1°»,60
11 résulte de ces expériences que les solutions salines, acides cl alcalines, exercent une très forte absorption. Il en est p< iit-^tre de même de tous les électrolytes.
J'avais eu soin de m'assurer (|uç la fermeture de la porte métallique était hermétique, en plaçant le radiateur B en face de la porte C et à une très faible distance». Toutefois, pour cette position du radiateur, j'ai dû garnir les bords de la porte de feuilles de plomb qu'on écrasait par la pression des écrous, et? ([ui montre une fois de plus la facilité avec laquelle les radiations hertziennes traversent les fentes les plus fines.
150 RAVEAU
SUR LA LOI ËLÉHENTAIRE DE L'ÉLECTROMAGNÉTISBIE; PAR M. C. RAVEAU.
1. Ampère a observé fort justement que les expériences qui ne portent que sur des circuits fermés ne peuvent pas nous faire connaître Faction qu'exerce un élément de courant sur un autre élément. Bien qu'il ait fait une remarque analogue au sujet de l'action d*un élément de courant sur un aimant, ila été, par la force des idées préconçues, ramené à considérer cette action comme bien déterminée. Cette circonstance explique peut-être pourquoi quelques physidiens ne semblent pas encore avoir d'opinion absolument fixe sur la question. Dans cette note, j'examine surtout les idées d'Ampère; les citations sont empruntées aux deux volumes de Mémoires sur VÈlectrodynamique, publiés par M. Joubert dans \di Collection des Mémoires originaux de la Société française de Physique; je déèigne cet ouvrage par les lettres ME.
2. Biot et Savart ont cru déterminer l'action d'un fil reclilignc indéfini, c'est-à-dire d'une portion de courant, sur une aiguille aimantée; ils avaient eu soin de donner au « fil conjonctif... assez de longueur pour que ses extrémités, qu'il fallait recourber afin de les attacher aux pôles de l'appareil voltaTque, n'eussent sur l'aiguille, à cause de leur éloignement, qu'une action si faible qu'elle pût être impunément négligée » (*).
Laplace montra qu'on pouvait rendre compte des observations de Biot et Savart en admettant qu'un élément exerce sur un pôle une force inversement proportionnelle au carré de la distance (ME,I, p. 113). Biot déduisit ensuite de ses expériences sur les fils obliques « que l'action de chaque élément \l du fil oblique sur chaque molécule m de magnétisme austral ou boréal est réciproque au carré de sa distance jxTn à cette molécule et proportionnelle au sinus de l'angle mjxM formé par la dislance [km avec la longueur du fil ». (ME, 1, p. 117.)
3. Dans un Mémoire sur f application du calcul aux phénomènes électrodynamiques, lu à l'Académie des Sciences, le 3 février 1823» F. Savary démontre que, de l'absence d'action d'un aimant fermé
'") Biot, Préch élémentaire de Physique, 3' éà\t. (ME..I, p. 86.)
LOI ELEMENTAIRE DE L'ELECTROM A(;NETISME ini (Expérience de Gay-Lussac et Welter) ou d'une hélice fermée parcourue par un courant, on peut déduire, entre les deux constantes de la formule :
1 + k dads
donnée par Ampère pour représenter Taction de deux éléments de courant, la relation n -f- ^ = Oi laquelle, jointe à légalité n — 1 -]- 2^ = o, déjà établie par Ampère, et à la condition que k doit
être négatif, détermine sans ambiguïté les valeurs n = *2, A = — -•
Savary calcule alors l'action d'un cylindre électrodynamique (solénoïde rectiligne) sur un élément de courant; si le cylindre est assez long, l'action se réduit à une force appliquée à l'élément dz^ et dont
la valeur est - — - — • (ME, 1, p. 354).
Dans une Note relative au mémoire de M, Savary, Ampère observe que, malgré la ressemblance des formules de Biot et de Savary (que Ion confond généralement aujourd'hui sous le nom de loi de Laplace), u la formule de M. Biot... n'est plus d'accord avec les calculs de M. Savary que pour la valeur et la direction de la force ; elle en diffère relativement au point où l'on doit concevoir que cette force est appliquée. Cette différence en produit une dans la valeur du moment de la rotation imprimée à un aimant par un élément de courant électrique autour d'un axe quelconque ; mais elle n'influe en rien sur celle du moment total produit par la réunion de tous les éléments d'un circuit solide fermé, parce que les termes qui en résultent disparaissent des intégrales définies par lesquelles cotte dernière valeur est exprimée. » (M E, I, p. 383.)
Ampère est revenu avec détails sur ce point dans son grand Mémoire sur la théorie mathématique des phénomènes électrodyna^ miques uniquement déduite de Veœpérience. L'expression de la véri-^ table force élémentaire avait, à ces yeux, une grande importance ; aussi, après avoir observé que l'expérience de Biot, portant sur un circuit fermé, ne peut nous apprendre si le point d'application des forces est le pôle ou l'élément, entre-t-il dans d'autres considérations. L'expérience de Faraday, sur la rotation d'une portion de fil conducteur autour d'un aimant, montre que la force est appliquée au conducteur; si l'on admet que l'action soit égale et opposée à la réaction.
<K> HAVEAi:. — 1.01 ÉLÉMENTAIIŒ DE I/ÉLIXTROMAGNÉTISME
faction d'un conducteur sur un pôle ne passe pas par le pôle, ais, ajoute Ampère, plusieurs physiciens imaginèrent alors de poser que, dans Taction mutuelle d'un élément AB de fil conduc-
et d'une molécule magnétique M, Faction et la réaction, quoique les et dirigées en sens contraires, ne l'étaient pas suivant une ne droite, mais suivant deux droites parallèles. » (ME, II, 436.) objections qu'adresse Ampère à cette manière de voir ne peuvent ipècher de reconnaître que, dans les trois hypothèses, l'action 1 circuit fermé est la même (p. 139).
. Cependant Ampère considérait comme si nécessaire l'égalité de tion et de la réaction qu'outre les objections de principe opposées lypothèse contraire il a cru trouver dans l'expérience une preuve de e égalité. Dans le dispositif de Faraday, où un aimant vertical tant sur du mercure tourne autour d'une portion de courant égacnt verticale, on sait que la rotation se produit aussi bien quand recouvre l'aimant d'un vernis isolant que quand on laisse le cout le traverser. Ampère conclut de là «qu'il n'y a pas d'action rcée sur l'aimant par les portions de courants qui le traversent nd il n'est pas revêtu d'une enveloppe isolante, puisque le mouveitqui a lieu dans ce cas reste le même, lorsqu'on empêche les coûts de traverser l'aimant, en le renfermant dans cette enveloppe. » £, II, p. loi.) .a seule conclusion légitime, c'est qu'en supprimant les courants
passaient dans la masse de l'aimant on substitue à l'action qu'ils ivaient exercer une action égale ; mais on ne prouve pas que cette ion n'ait pas existé. Pour que cette preuve fût donnée, il faudrait i le seul changement fût la disparition des 'parlions du courant lées à l'intérieur de l'aimant.
1. Si l'on veut reconnaître le bien fondé de la légère critique que Iresse à un raisonnement d'Ampère, on tiendra pour établi que tes les actions exercées par un courant sur un aimant peuvent se culer au moins de deux façons, qui conduisent exactement au me résultat quand le courant est fermé.
Jais ces deux méthodes n'attribuent pas le même rôle à une partie erminée du circuit; on pourra ainsi être conduit à des formes de gage très distinctes. Biot attribuait la rotation électromagnétique ipelée plus haut à l'action du courant central sur le pôle voisin; ipère, au contraire, faisait intervenir les courants qui passentdans nercure. Dans les livres modernes, on fait dépendre la rotation de
HASSELBERG. — SPECTRES DES DÉCHARGES OSCILr.ANTES 153
la section des lignes de force de l'aimant par le circuit conducteur.
Dans un mémoire récent, M. E. Lécher (M observe qu'en adoptant cette manière de voir, si l'aimant est animé d'un mouvement de révolution autour du fil central, les éléments de ce fil ne jouent aucun rôle, puisqu'ils sont toujours renconrrés par les mêmes lignes de force. Il en conclut que Texplication de Biot est insoutenable. Ce qu'on peut dire seulement, à mon avis, c'est que, si Ton calcule la force exercée par un pôle sur un élément de courant, en exprimant que le travail de cette force est proportionnel au flux coupé par l'élément dans son déplacement et qu'ensuite on admette que la réaction de l'élément sur le pôle soit une force égale et opposée à l'action, on trouvera, en effet, que la force exercée par la partie verticale du courant est nulle (*).
Mais ce procédé de calcul ne s'impose pas; tant qu'il ne s'agit que de déterminer l'action résultante d'un circuit fermé sur un pôle, la loi élémentaire reste arbitraire en une certaine mesure et, suivant la forme qu'on adoptera, on pourra toujours considérer telle partie du circuit que l'on voudra comme fournissant le terme prépondérant (^)
NOTE SUR LES SPECTRES DES DÉCHARGES OSCILLANTES; Par M. B. HASSELBERG.
Sous le titre ci-dessus, M. Hemsalech a publié, dans le numéro de décembre 1899 du Journal de Physique (^), quelques recherches concernant certains changements qui se produisent dans les spectres des métaux et des gaz par l'introduction d'une bobine de self-induction dans le circuit d'une bouteille de Leyde, placée en dérivation d'un appareil d'induction de Ruhmkorff. Ces changements se manifestent principalement par une simplification des spectres, de sorte que, d'un côté, les raies de l'air s'effacent plus ou moins complètement, de
(•) E. Lécher, Ueber einen experlmentellen und tlieorelischen Trugschluss inder EleklricUdt8lehreiAcad.de Vienne, CV lit, 13 juillet 1899; Ann. de Wiedemann, l. LXIX, p. 181, décembre 1899). Voir plus bas, p. 166.
(-) On sait que cette méthode conduit précisément à la formule de Savary.
(*) J'ai développé, dans un article de VEclairage électrique^ quelques observations relative? à des expériences instituées par M. Lécher, dans le but de confirmer ses vues.
(*) J, de Phys., 3* série, t. VIII, p. 652; 1899.