C. Ravbau
EouARb RIECRE. — Ueber die Vertheiluiig von freier Elektricitât an der Oberfl&che einer Crookes'schen Rôhre (Distribution de l'électricité libre à la surface . dun tube de Crookes). .— P. 788-801.
Application de la méthode des figures de Lichtenberg à l'étude de la distribution de l'électricité statique à la surface des tubes de Crookes.
R. MACR. — Nachweis der in den Glastbr&nen vorhandenen inneren Spannnngen mit HOlfe des polariristen Lichtes, ein Yorlesungsyersuch (Preuve de l'existence de tensions intérieures dans les larmes de verre, ces tensions étant mises en évidence au moyen de la lumière polarisée : une expérience de cours). — P. 801-833.
Pour projeter les phénomènes présentés par les larmes bataviques en lumière polarisée, Fauteur plonge la larme dans une petite cuvette en verre à faces parallèles, qui a été remplie d'huile de cèdre, qui a sensiblement le même indice de réfraction que le verre de la larme. Au lieu d'huile de cèdre, on peut employer un mélange convenable de sulfure de carbone et d'éther ordinaire ou une dissolution très concentrée d'hydrate de chloral dans la glycérine.
J. de Phys.j ce vol. p. 150.
WIEDEMANN'S ANNALEN 167
K. WESENDONCK. — Zar Thermodynamik (Contribution à la Thermodynamique). — P. 809-833.
Étude historique et critique sur Finégalité fondamentale de Clausius. L'auteur passe en revue les opinions qui ont été formulées par les divers auteurs qui ont écrit sur la thermodynamique. Cet article contient une bibliographie très soignée et des plus importantes sur cette question,
F. GIESEL. — Ueber die ÂblenkbariLeit der Becquerelstrahlen im magnetischen Felde (Sur la déviation des rayons Becquerel dans le champ magnétique). — P. 834-836.
Il y a peu de temps, Elster et Geitel ont montré que la conductibilité de Pair très raréfié, produite par les rayons Becqilerel, était diminuée par Faction d'un champ magnétique.
Comme cette action pourrait être attribuée à une déviation des rayons par le champ magnétique, l'auteur a d'abord fait tomber sur un écran phosphorescent des rayons émanés du vide et traversant un champ magnétique ; l'expérience a été négative. Dans une autre expérience, en plaçant une préparation de polonium entre les mâchoires d'un électro-aimant et en considérant les phénomènes obtenus sur un écran phosphorescent, l'auteur a obtenu, en actionnant l'électro-aimant, des apparences analogues à celles que présentent les comètes; les rayons se sont étalés comme s'ils avaient été déviés.
J. ZENNECK. — Eine Méthode zur Démonstration, und Photographie von Stromcurven (Méthode pour photographier ou montrer à un auditoire les courbes de courant). — P. 838.
Le principe de cette méthode est le même que celui de la méthode de Braun(^), qui consiste à produire la déviation d'une tache de fluorescence due aux rayons cathodiques, au moyen du champ d'une bobiâe parcourue par le courant alternatif, et à observer ce mouve-
{») F. Braun, Wied, Ann., t. LX, p. 552; 1897; et Eleklrot. Zeilschrift, t. XIX, p. 204; 1898.
168 WIEDEMANN'S ANNALEN
ment au moyen d'un miroir tournant. L'auteur modifie cette méthode de la manière suivante : La déviation des rayons cathodiques est produite par les champs à angle droit de deux paires de bobines, Tune parcourue par le courant alternatif à étudier, Tautre par un courant d'intensité proportionnelle au temps. Ce dernier courant s'obtient ainsi : Une des extrémités de la bobine est reliée à un point fixe du circuit d'une pile, et l'autre à un point dont la distance au premier, sur ce circuit, est proportionnelle au temps; on obtient ce résultat au moyen d'un balai frottant sur un conducteur placé au pourtour d'un disque, lequel est mis en mouvement de rotation par la machine même qui produit le courant alternatif. Ainsi le courant proportionnel au temps est produit avec la même période que le courant alternatif, de sorte que, par la persistance des impressions lumineuses, la courbe décrite par la tache fluorescente est vue entièrement fixe. On peut la photographier.
L'auteur a appliqué sa méthode à l'étude du courant d'une machine de l'A. E. G., et aussi à l'étude des courbes d'hystérésis : pour cela un courant alternatif est divisé en deux parties dont l'une passe dans une des paires de bobines, et l'autre dans l'autre couple de bobines, dans lesquelles on a placé un faisceau de fils de fer. Enfin, avec quelques modifications, il a pu étudier les extra-courants produits dans le secondaire d'une bobine cTinducHon,
Ch. Maurain.
J. ZENNECR. — Ennittelung der Oberschwingungen eines Drehslromes (Etude des périodes supérieures dans un cour&nt alternatif). — P. 854.
Supposons que la courbe du courant ne comporte qu'un seul harmonique, c'est-à-dire soit de la forme :
i = A sin wf + B sin nwf .
On envoie le même courant, avec une différence de phase de - de
période, dans deux paires de bobines à angle droit, créant ainsi une sorte de champ tournant, dans lequel on place un tube deBraun (voir l'article précédent). Les abscisses et ordonnées du déplacement de la tache fluorescente sont delà forme :
X =: a sintat -^ b sin ntaty y =1 a ces tùt + b cos nwf ;
WIEDEMANN'S ANNALEN 169
d'où Téquation suivante, pour la courbe décrite :
a^ + y« =: «a + fta + 2aô CCS (n — 1) w^
Si b est petit par rapport à a, on peut représenter le rayon vecteur par :
r = /n^ + y* = a + 6cos(n — 1) w^
et l'angle polaire par <p = arc tang - = approximat. (ùt. D'ailleurs :
Ainsi la courbe se compose de n — i ondulations autour d'une circonférence de rayon a, l'amplitude de ces ondulations étant ^; ces deux quantités peuvent être déterminées sur la photographie. On obtient ainsi l'amplitude de l'harmonique par rapport à la période principale.
Le courant d'un alternateur, ainsi étudié, a donné une courbe à 8 ondulations, qui indiquait pour son équation la forme :
i = A I sin (ùt —. — sin 9a)f 1 ;
quand il y a plusieurs harmoniques, parmi lesquels aucun ne l'emporte nettement, l'interprétation de la forme de la courbe lumineuse est moins simple, mais donne cependant encore des renseignements.
Ch. Maurain.
J. ZENNECR. — Die Transformation eines Wechselstromeç aufdoppelte Wechselzahl mit HQlie eines ruhendenTransformators (Transformation d*un courant al ternatif en un courant de fréquence double). — P. 858.
Sur un noyau de fer en forme de tore sont enroulées trois bobines ; deux d'entre elles sont en dérivation sur le circuit du courant alternatif à transformer ; mais, dans chaque branche de la dérivation, se trouve une pile deTrœtz (^), de sens inverse dans les deux branches. Si on suppose que la pile ne laisse passer qu'un courant de sens déterminé, pendant une demi-période, le courant sera nul dans l'une des dérivations, et d'nn certain sens dans l'autre ; pendant
(») Trobtz, Wied. Ann., t. LXll, p. 226 ; 1897.
i70 PROCEEDINGS OF THE ROYAL SOCIETY OF LONDON la demi-période suivante, ce sera l'inverse, de sorte qu'une période de la courbe d'induction dans le transformateur se composera de deux moitiés de sinusoïde tournées du même côté ; en somme, il se produira pendant une période du courant deux maximum d'induction, au lieu d'un maximum et d'un minimum. Le courant induit qui naîtra dans la troisième bobine sera donc de fréquence double de celle du premier.
C'est ce que l'auteur vérifie au moyen de l'appareil décrit plus haut.
Ch. Maurain.
WEHNELT und DONATH. — Photographische Darstellung von Slrom-und Spannungscurven mittels der Braunschen ROhre (Photographie des courbes des courants périodiques au moyen du tube de Braun). — P. 861.
Les auteurs transforment également l'expérience de Braun de manière à pouvoir reproduire les courbes par la photographie. Us appliquent ce procédé aux courbes obtenues avec l'interrupteur Deprez, avec l'interrupteur Wehnelt (en se plaçant avec ce dernier dans différents cas : bobine à noyau de fer intercalée, capacité sur le circuit, self-induction et capacité), avec un alternateur, en intercalant une pile de Trœtz dans un circuit alternatif, etc.
Ch. Maurain.
T. LXII (novembre 1897-février 1898).
J.-W. SWAN. — Stress and other Effects produced in Resin and in a Viscid . Compound of Resin and Oii by Electrification (Sur les tensions et autres effets
produits par Télectrisation sur la résine et sur un mélange visqueux de résine et
d'huile). — P. 38.
On disposait, sur des plaques de mica ou de verre, une couche de résine ou d'un mélange de résine et d'huile qu'on pouvait porter à une certaine température. Au-dessus et au-dessous de ces plaques on faisait arriver les extrémités d'un interrupteur en communication avec une machine de Wimshurst ou une bobine de Ruhmkorff.
En faisant éclater une étincelle, on obtient, dans la résine, des
PROCEEDÏNGS OF THE ROYAL SOCIETY OF LONDON 171 figures qui ont beaucoup d'analogie avec les figures de Lichtenberg. En employant de la résine solide, on peut les rendre visibles soit en chauffant légèrement, soit en approchant des poussières. Cette électrisation se conserve pendant plusieurs mois.
L. MOND, W. RAMSAY et J. SHIELDS. — On the Occlusion of Oxygen and Hydrogen by Platinum Black ; — by Palladium (Sur l'occlusion de Toxygëne et de lliydrogène par le noir de platine et le palladium). — P. 50 et p. 290.
Les auteurs ont mesuré au calorimètre à glace la chaleur dégagée par Tocclusion de Thydrogène par le noir de platine. Cette chaleur est de 6.880 calories-grammes par gramme d'hydrogène absorbé. Dans le cas du palladium, elle est de 4.640 calories.
Ils ont mesuré de même la chaleur dégagée par Focclusion de Toxygène en prenant des précautions spéciales pour éliminer autant que possible Toxygène qui préexiste toujours dans le noir de platine. Cette chaleur est de i.lOO calories par gramme d'oxygène. Cette chaleur, rapportée à 16 grammes d'oxygène, est de 17.600 calories, valeur presque identique à la chaleur de formation de Thydrate de platine Pt{OH)*, trouvée par Thomsen.
Le noir de palladium absorbe approximativement une quantité jd*oxygène correspondant à la formule PdO,
N. LOCRYEH. — On the Appearance of the Cleveite and other new gas Lines in the hottest Stars (Sur l'apparence des raies de la clévéite et autres nouveaux gaz dans les étoiles les plus chaudes). — P. 32.
L'auteur communique le résultat de ses recherches sur les raies des gaz anciens et nouveaux dans les spectres des étoiles les plus chaudes et sur Tordre le plus probable des températures de ces étoiles. Voici quelques-unes de ses conclusions :
Les apparences variables des raies des gaz de la clévéite indiquent, comme l'a montré le travail de laboratoire, que l'hélium et le gaz X sont des substances distinctes; mais on ne peut encore regarder, avec une évidence suffisante, les séries constituantes comme appartenant à des substances séparées. Le gaz X peut recevoir le nom définitif d'« astérium » .
De nombreuses raies inconnues dans les spectres des étoiles les plus chaudes peuvent être regardées comme étant probablement d'ori-
172 PROGEEDINGS OF THE ROYAL SOCIETY OF LONDON gine gazeuse; et les essais effectués pour découvrir des sources terrestres de ces gaz stellaires ont fait trouver des raies qui coïncident probablement avec les raies des spectres des étoiles les plus chaudes ;
En supposant que ces gaz stellaires sont plus ou moins mélangés à rbélium et à Tastérium, puisqu'ils ont leur intensité maximum dans les mêmes étoiles, on a essayé de tracer des séries de ces raies dans les spectres. Dans le cas de Bellatrix, deux séries probables ont déjà été reconnues ;
Il est évident que C Puppis est à une température plus élevée que Bellatrix ;
L*état de certaines raies fait supposer que Bellatrix peut être pris comme type des étoiles les plus chaudes, tandis que Tétat de certaines autres semble indiquer que c d'Orion doit être regardé comme Tétoile de la plus haute température, exception faite pour Ç Puppis.
Lord RAYLEIGH. — On the Viscosty of Hydrogen as afTected by Moislurc (Influence de Thumidité sur la viscosité de l'hydrogène). — P. 112.
Dans son important travail sur la viscosité des gaz (^), Crookes mentionnait que plus il étudiait la viscosité de Thydrogène, plus il était amené à diminuer le rapport de cette viscosité à celle de Tair. La difficulté d'obtenir une valeur constante provenait d'une trace d'humidité que renfermait l'hydrogène.
Lord Rayleigh a repris ces recherches par une autre méthode, et il a trouvé que l'humidité exerce une influence négligeable sur la viscosité. Il trouve, pour le rapport de la viscosité de l'hydrogène à celle de l'air, un nombre notablement plus grand que celui de Crookes. Il ne peut expliquer ce désaccord.
Lord RAYLEIGH. — On the Densities of Carbonic Oxyde, Carbonic Anhydride and Nitrons Oxide (Densités de l'oxyde de carbone, de Tanhydride et du protoxyde d'azote). — P. 204.
Les observations furent faites par la méthode et avec les appareils décrits antérieurement (^).
(ï) Philos, Trans., 1881, p. 387.
(2) Proceed. of the Roy. Soc, t. LUI, p. 134; — J. de Phys , 2- série, t. III, p. 519 ; 1884.
PROCEEDINGS OF THE ROYAL SOCIETY OF LONDON in
Le tableau suivant donne les densités par rapport à Tair des différents gaz:
Air 1,00000
Oxygène i ,i0535
Azote et argon (atmosphérique). . . . 0,97209
Azote 0,96'?37
Argon 1,37752