‹ Journal de physique théorique et appliquée (volume 2)Chapitre 54 sur 160 · RIBAN. — GAZOMÈTRE · texte numérisé non relu

RIBAN. — GAZOMÈTRE

grandes, on transformera Téquation de manière à réduire ces racines dans un rapport convenable, et si la longueur des bras du fléau devenait une difficulté, on pourrait y obvier par Temploi d'un liquide plus dense ; pour les racines négatives, on fera aussi la transformation correspondante.

Après avoir trouvé^une solution, on pourra continuer à élever le niveau du liquide; l'équilibre sera d'abord détruit; mais, en continuant jusqu'à ce qu'il soit de nouveau réalisé, on trouvera les racines successives ; en passant par une racine simple, l'inclinaison du fléau changera de sens de part et d'autre de cette valeur; en passant par une racine double, il s'inclinera du. même coté, de part et d'autre de la racine. On pourra même rétablir à chaque instant l'équilibre, à l'aide de poids marqués et étudier ainsi expérimentalement les variations de la fonction.

La solution peut être lue sur la tige cylindrique ou sur une échelle fixée verticalement ; il peut y avoir, par suite des phénomènes de capillarité, une petite incertitude pour la lecture du numéro de Téchelle divisée (*). On évite cette incertitude en mettant dans l'un des vases un flotteur, par exemple un aréomètre sur la tige duquel on mettra une graduation en millimètres ; en visant cette graduation avec une lunette, oh mesure la dénivellation avec une grande précision; j'ai constaté que, en répétant plusieurs fois l'expérience, le flotteur revenait au même point, à un dixième de millimètre près ; ce qui permet de penser que, en construisant avec soin les solides employés, on pourrait, pour une telle équation, trouver, avec une approximation de 1 centième, les racines comprises entre 0 et 10.

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