‹ Journal de physique théorique et appliquée (volume 2)Chapitre 60 sur 160 · L. HOULLEVIGUE · texte numérisé non relu

L. HOULLEVIGUE

IL NIJOVO GIMENTO.

T. X, 2- semestre 1899.

S. LLSSANA. — Influenza délia pressione sulla resistenza elettrica dei metalli (Influence de la pression sur ,1a résistance électrique des métaux). — P. 73.

Les fîls, dont on mesure la résistance par le pont de Wheatstone, sont comprimés dans un bloc laboratoire Cailletet. L'auteur a négligé la variation de volume due à la pression, à cause du petit nombre des coefficients de compressibilité connus et de l'incertitude de leur valeur. Les métaux étudiés sont le platine, Targent, le cuivre, le plomb, le nickel et le fer. Le nickel et le plomb ont donné les résultats extrêmes.

Variation moyenne de Tunité de résistance pour i atmosphère :

Nickel

Plomb

Pression en alin.

de 1 à 400

Variation

19 X lO-'^

de 1 à 200

La résistance diminue quand la pression augmente; la diminution semble tendre vers une limite.

Les variations dues à la pression sont plus faibles pour les alliages que pour les métaux purs. Ainsi, pour lamanganine, la variation est de :

5,5X10-7 de làoOatm.

Si Ton compare les variations de résistance due à la pression et à la température pour une même variation de volume, on constate que les valeurs diffèrent; il y a donc, indépendamment des variations dans la distance des molécules, des altérations caractéristiques de Tétat moléculaire.

A. RIGHI. — Sopra un curiose fenomeno osservato facendo passare una corrente elettrica in un tubo a gas rarefatta (Sur un curieux phénomène observé en faisant passer un courant électrique dans un tube à. gaz raréfié). — P. 112.

Un circuit électrique comprend une batterie de petits accumulateurs, un tube à gaz raréfié avec électrodes inégales, un galvanomètre sensible et une forte résistance constituée par une colonne d'eau. Il suffit de changer la place relative où est insérée la résistance pour modifier la luminosité du tube et l'intensité du courant.

Le phénomène tend à disparaître, quand on diminue la résistance du circuit jusqu'à quelques milliers d'ohms.

A. RIGHI. — Intorno alla questione délia produzione di un campo magnetico per opéra di un raggio luminoso polarizzato circolarmente (Au sujet de la production d'un champ magnétique par un rayon lumineux polarisé circulairement) . — P. 115.

Le professeur Fitzgerald (*) admet qu'un rayon polarisé circulairement en traversant un gaz fortement absorbant peut le rendre magnétique à un degré appréciable. MM. Righi (*^) et Gray (') ont déjà fait des tentatives infructueuses sur ce sujet. M. Righi a repris cette recherche en se servant de l'hypoazotite et du brome ; mais il

(>) Nature, 5 janvier 1899, p. 222.

(2) Nuovo Cimenlo, t. XV, p. 144; 1884.

(3) Nature, 16 février 1899, p. 367 ; — Voir plus bas, p. 367.

a encore obtenu un résultat négatif (*) ; il résulte de ces expériences que riûtensité d'aimantation doit être inférieure à 10 ® C. G. S.

P. PETTINELLI. — Sopra alcune propriété termiche dell' aria scintillata (Sur certaines propriétés thermiques de l'air qui a été traversé par des étincelles). -P. H7.

M. Wilson (a) a constaté que les rayons X, agissant sur Tair humide qui se détend, produisent un nuage plus persistant que s'ils n'agissent pas. M. Pettinelli (3) a déjà observé que les rayons X accélèrent la vitesse de refroidissement d'un corps dans l'air; ses dernières expériences l'ont conduit à énoncer que l'air ionisé par le passage des étincelles produit ces deux actions.

G. GUGLIELMO. — Intorno ad alcune nuove forme di pompe di Sprengel e ad alcune forme semplici di tubi Rôntgen (Nouvelles formes de la pompe de Sprengel et formes simplifiées des tubes de Rôntgen). — P. 120.

G. GUGLIELMO. — Intorno ad alcune modifîcazioni délie pompe di Geissler (Quelques modifications delà pompe de Geissler).— P. 189.

M. Guglielmo a indiqué quelques formes simplifiées se rapprochant du type primitif de la pompe de Sprengel ; les appareils qu'il a pu construire ainsi lui ont permis d'obtenir la raréfaction des tubes à rayons X; la facilité de leur construction est un précieux avantage pour les laboratoires, qui ne disposent souvent que de crédits insuffisants pour l'achat des appareils perfectionnés que l'on fabrique actuellement, et dont une rupture amène souvent la perte totale.

L'auteur a modifié la pompe de Geissler sur les mêmes données, et le modèle qu'il en indique a l'avantage d'être facilement transportable. Le robinet recouvert de mercure rend pratiquement nulle la quantité d'air qui peut pénétrer dans la pompe même si sa construction est défectueuse. La suppression du long tube disposé au-dessous du ballon fixe réduit la partie rigide à ^0 ou 30 centimètres; une ampoule auxiliaire sert à l'expulsion des gaz, qui traversent forcément la paroi du tube de caoutchouc. Pour éviter l'obstruction du

(^) Rendiconli dei Lincei, 17 juillet et 18 décembre 1898.

(*) Proceedinjs of tht Royal Society y t. LIX» p. 338; — /. de Phys.^ 3* série, t. VIL p. 618; 1898.

(3) Suooo Cimento, t. VIIL p. 299; — J. de Phys.. 3- série, t. VIIL p. 694 ; 1899. .

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robinet qui pourrait résulter de Tintroduction d'une gouttelette de n\ercure, on donne au canal de ce robinet une forme conique ou on le munit de cannelures latérales.

L'auteur recommande d'enduire les robinets de verre avec un mélange de vaseline et de colophane fondues ensemble ; ce mélange transparent permet de voir le robinet et d'apercevoir les fentes qui peuvent se produire.

Les tubes à vide décrits par M. Guglielmo permettent d'atteindre la raréfaction des tubes de Crookes ; mais il ne semble pas que Ton puisse obtenir les raréfactions extrêmes; les rayons X produits ainsi ne sont, en effet, pas très pénétrants.

G. SPADAVECCHIA. — InQuenza del magnetismo sulle proprietà thermolettriche del bismuto e délie sue leghe (Influence du magnétisme sur les propriétés thermo-électriques du bismuth et de ses alliages). — P. 161.

M. Spadavecchia, après avoir étudié les alliages du bismuth avec rétain(*), passe aux alliages avec le plomb.

La variation de la force électromotrice thermo-électrique de ces alliages augmente avec l'intensité du champ ; elle change avec le sens de l'aimantation.

Voici quelques valeurs pour un champ magnétique de 4.500 unités :

F. thermo-élecl.

Proportion

ordinaire

p. 100 de plomb

du couple formé avec le cuivre

0 (Bi pur)

-f- o,ooor»

A.-G. ROSSI. — Alcune osservazioni su TinteiTutore elettrolitico (Quelques observations sur l'interrupteur électroly tique). — P. 199.

G. PACIIER. — Su alcune esperienze eseguite coirinterrultore di Wehnelt(Sur quelques expériences exécutées avec Tinterrupteur de Wehneit). — P. 444.

M. Rossi emploie pour éviter la rupture de Tanode dans l'interrupteur de Wehnehlt un fil de platine de 6 à 8 centimètres soudé à

(') // Suovo Cimento, t. IX, p. 432; 1899; — J. de l*hys.; ce volume, p. 107.

rextrémité d'un gros (il de cuivre de 10 centimMres de longueur environ ; cette électrode est immergée dans Téloctrolyte surmonté d'une couche de 8 àiO centimètres d'huile d'olive ou de pétrole, dans laquelle la soudure et une parlie du fil de platine doivent rester plongées. Cette disposition permet le réglage de la partie active de Tanode.

Un champ magnétique semble souffler sur la gaine incandescente. Avec les basses fréquences, c'est-à-dire les forces électromotriccs faibles, Tinfluence du champ magnétique est mieux marquée.

G. GUGLIELMO. — Sui ragjn calodici, sui raggi Uflntgen e sulle dimensioni e la densità degli atomi (Sur les rayons cathodiques et les rayons de Rôntgen,et sur les dimensions et la densité des atomes). — P. 202.

L'auteur continue le commentaire des travaux de Lenard, qu'il a récemment exposés (*). 11 indique une mélhodc plus simple pour obtenir la relation entre l'absorption d'un corps par les rayons cathodiques et la somme des sections de toutes les molécules absorbées.

A. BATTELLl et h. MAGRl. — Sui raggi anodici e sui raggi calodici (Sur les rayons anodiques et les rayons cathodiques). — P. 2<i4.

Les expériences de MM. Battelli et Magri sont un complément d'un premier travail de M. Battelli sur les effluves unipolaires (*).

Une électrode d'un tube à vide communique avec un pôle d'une machine de Holtz; le reste est isolé ; en face de l'électrode, on observe une tache fluorescente avec auréole azurée. Un aimant sépare l'effluve en deux parties : celle qui provoque la fluorescence est déviée comme les rayons cathodiques ordinaires; l'autre, qui a l'aspect d'une auréole, se ramasse en un étroit faisceau, dévié, un peu avant l'aimant, en sens inverse de la précédente. Les premiers rayons, que les auteurs appellent rayons cathodiques, ont une action réductrice ; les autres, les rayons anodiques, ont une action oxydante.

En introduisant un cylindre de Faraday dans le tube, les auteurs ont vérifié les charges de ces rayons.

(') // Nuovo Cimento, t. IX, p. 131 ; — J. de Phyu., ce volume, p. 101.

(V) H Suovo Cimento, t. Vil, p. 81; — J. de Phys., 3- série, t. VU, p. 742; 18U8.

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