‹ Journal de physique théorique et appliquée (volume 2)Chapitre 98 sur 160 · Force électromotrice de Hall · texte numérisé non relu

Force électromotrice de Hall

e est le coeflkient de Hall, constant pour les faibles champs et caractéristique du métal. En appelante la résistivité de la plaque, et W la force électromotrice de l par unité de longueur, la dernière formule s'écrit :

2) E — î-anw.

Par suite de la chute de température — » qui existe dans chaque

section de la plaque, il y a, suivant l'hypothèse de lord Kelvin, une

AV différence de |>otentiel -— par unité de longueur, et on a :

AV A/ Ix Aa"

où <T est, en unités mécaniques, la chaleur spécitique d'électricité du métal.

AV Hemplarons dans \^'\ \V par — ? il vient :

cest-à-dire une formule analogue à la formule (i ».

Nous interpréterons donc Veffef thennoitfaf/neliqiœ de Xe?'nst en le regardant connne un effet Hall des forces électromotrices que Thomson introduit dan.s sa théorie des courants Ihermo-éle^triques^ forces électromotrices échelonnées le long des métaux d'un couple et caractérisées par G pour chaque métal.

Pour que cette interprétation soit exacte, il faut vérifier qu'on a eti (jrandeur et en signe :

Les recherches de Xernst et von Estingshausen sur les deux effets fournissent une vérification approximative de cette formule, si on

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joint à leurs résultais les valeurs de p et <j des recueils de données numériques. On a ainsi le tableau suivant, se r«ipportant à 20^.

K ob«<ervt'. K calculé (Formule '.]).

Bismuth f 0,1% + 0J49

Anlimoino + 0,0004 4- 0,0000

Nickel + 0,0073 + 0,0026

Cohîilt -f 0,001 :i4 — 0,001 7!>

Fer - 0,00156 — 0,00150

Acier — 0,00060 — 0,00062

Cuivre — 0,0(»007;i — 0,0 »0084

Zinc — 0,U00Oô4 — 0,000046

Le sijj^ne -f- indique que le sens du phénomène thermomagnélique est celui de Taction électromagnétique du champ sur le courant primaire 1 dans la formule de Hall. Si on excepte le nickel et le cobalt, on doit considérer l'accord comme satisfaisant, car les <t et s utilisés ne se rapportent pas aux échantillons utilisés par Nernst et, pour le bismuth, ils varient avec le champ magnétique. Pour le nickel, la différence est considérable ; nous en verrons la signification plus loin; pour le cobalt, l'arcord des signes n'existe pas; cela lient, je crois, à une erreur de sens dans l'observation, qui s'esl glissée dans le mémoire de Xernst.

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