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RECflERCIES SUR LES METAUX MAGNETIQUES

Je m(^ suis demandé si la vérification de la formule (3) serait parfaite en déterminant sur le même échantillon les quatre coefficients K, c, <j et p. Pour les raisons indiquées plus haut, j'ai fait dos recherches sur les métaux magnétiques, parce que, seuls, les deux effets y sont très nets et que <j et p varient peu sous l'action du champ.

Mes observations ont été faites à dilTérenles températures et pour des champs différents. Il en résulte une loi de variation de c et K avec 11, qui peut servir à l'interprétation du phénomène de Hall et une loi de variation avec /, qui établit l'existence d'une température (riurcrsioii pour le môme effet. La vérification de la formule (3) est complète, sauf pour le nickel.

i"" Dispositif e.vpcrimental {fifj, 1). — La lame métallique M est placée entre. les armatures d'un fort électro-aimant Weiss, normalement aux lignes de force du cliamp étudié avec une spirale de bis-

PHÉNOMÈNES ÏH EUMOMAGNÉTIQLES 50t

muth étalonnée. Elle est encastrée dans une forte barre de cuivre AB, disposée horizontalement et chauffée en un point variable toujours éloigné de la lame. Elle provoque, dans cette dernière, un courant calorifique qu'on peut régulariser au moyen d'une seconde source de chaleur, convenablement placée en un point de Taulre partie de

Kio. 1.

AB. La lame M est isolée, au point de vue thermique et électrique, des armatures de Télectro-aimant par des feuilles de mica et d amiante. Elle plonge, à sa partie inférieure, dans un bain de mercure, maintenu à température constante par un manchon rempli d'eau.

Dans la région uniforme du champ, figurée par le cercle O, on a soudé sur chaque bord de la lame trois couples Pt.Cu équidistants.

F^es couples a et a^ donnent la température ta de la section aay,

les couples ô et ô,, celle de la section bb^; les couples cetc,, celle de

la section cc^; d'où, pour la section moyenne bb^ à la température /,

la chute

A£ tajzzJs.

\x ac

Naturellement les sources de chaleur le long de AB sont réglées de façon que les isothermes de la lame M soient parallèles aux sections précédentes.

2** Mesure de l'effet Nermt. — Un galvanomètre de Nobili à faible résistance (1*^,4), et très sensible, a été gradué en forces éleclromotrices au moyen de dérivations prises sur le circuit d'un élément Gouy. On a tracé une courbe reliant les déviations de l'aiguille aux forces électromotrices dans un circuit de résistance connue R. En

V»i)Z MOUE AI

reliant à co galvanomètre les fils de (Miivre des couples h et />^, on observe, sous l'action du champ, une déviation A, qui caractérise la force éleclromotrice thermomagnétique ^ de la section ùh^. Si r est la résistance du circuit formé par la lame M, les fils h et />, et le galvanomètre; E\ la force électromotrice donnée parla courbe «lu galvanomètre pour la déviation A : on a :

En réalité, A est la moyenne de quatre déviations, obtenues on renversant le sens dn champ et du courant thcrmomagnétique dans le galvanomètre. On élimine ainsi les corrections, très petites d'ailleurs, de l'action de l'électro-aimant sur le galvanomètre et de la différence de tempérahire qui peut exister entre b et A,. La force

électromotrice e de ( 4i correspond à /**, à la chute -— ^ el au champ H.

3° Mesure de l'effet IltdK — On superpose au courant de chai eu r un courant électrique I, mesuré par un ampèremètre de Hartmann, étalonné par éleclrolyse. Sous l'action du champ el suivant la section bb^, la force électromotrice de Hall, E, s'ajoute ou se retranche suivant le sens de I, à la force thermomagnétique e. En renversant le courant primaire, on mesure, comme avant, e — E el e + E, d'où E et une nouvelle mesure de c.

4° Mesure de ^ et <5. — La mesure de la résistance z a été faite à zéro sur des bandes découpées dans les lames précédentes et étudiées soigneusement avec une machine à diviser et une vis micrométrique. La chaleur spécifique d'électricité i fut déterminée pour chacune des bandes entre 0 et 101)° par l'étude des couples qu'elles formaient avec du plomb pur. L'observation du pouvoir thermoélectrique » donna <j par la formule connue :

'■ =- - '• fi-

dans laquelle T désigne la lempérature absolue.

HL — Résultats ohtknus avkc i.i:s lamks magnktiqiks.

i^ L'effet Ba'/ et Veffet therninmaifnètiqn^ (h* Neriist so/it jtrojiortionnels à laûuTirtalion d? fa laun, aver leî qutfrj mUaur majnjtiques, — Celte propriété, établie par KwnAl \Wied. Ann., 1893 .

PHÉNOMÈNES THERMOMAGNÉÏIQLES ;)03

pour l'elTel Hall, résulte immédiatement, pour les deux effets, du

tableau suivant, cité à titre d'exemple et qui se rapporte au nickel.

Lame de nickel recuite soigneusement, 5 heures. — Longueur,

30 centimètres; largeur, a := 5 centimètres; épaisseur, e =z 0"*'",i3;

\f température de la section bù^ — 37% 8, — = 2^,05 ; 1 = 0""p,8 ; dis-

lance AC des couples extrêmes = 3 centimètres.

AHrt et A,i sont les déviations galvanométriques relatives aux doux effets et qui donnent, par la courhe de graduations et E, d'où r et K, d'après les formules (1) et (l'j :

Champ H :=:

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