CU
CHALEUR DE VAPORISATION DES GAZ LIOCÉFIÉS 741 larité* tenant aux difficultés expérimentale» (à la détente surtout) entre 6'*,65 et 30^,59, les valeurs de X^, traduction des valeurs de X, vérifient le principe de Camot, c'est-à-dire la formule (4) ; eUes sont d'ailleurs, à une température donnée, déterminées et indépendantes du remplissage de l'appareil : funivariance des étatê saturas en équilibre est démontrée par là d'une façon purement expérimentale, et l'argument de MM. Traube et Teichner (que la mesure de X est
un cercle vicieux, puisqu'on admet par l'emploi du facteur de correc-
tîon — ;; — Funivariance des états saturés qu'on veut démontrer) ne
porte plus.
Par contre, dans le tableau précédent, les expériences relatives à dO<',82 ; 90^,968 ; 31%16 donnent nettement des nombres très inférieurs à la valeur limite 25"^' ,26, les différences ne pouvant être expliquées par des erreurs expérimentales. On a immédiatement l'explication de ce fait si l'on remarque que les trois expériences en question sont situées entre le coromeoeement du phénomène de Cagniard-Latour et la température critique vraie. Le fait que la chaleur de vaporisation apparente relative à 30^,59 est encore correcte, tandis que, au-dessus de cette température, les nombres trouvés sont beaucoup trop petits, démontre jusqu'à l'évidence que, à 30®^, le liquide existe encore en présence de sa vapeur saturée aeec see propriétés régulières^ que dès lors le calcul du poids P au moyen de la formule (1) était légitime, ce qui est démontré surabondamiiieni, au surplus, par la vérification de la formule de Clapeyron. Mais, à dO',82 et au-dessus, l'état liquide saturé n'existe plus; la phase liquide est en pleine transformation, laquelle est d'autant plus avancée que la température est plus élevée et la densité moyenne du remplissage plus faible ; aussi les valeurs trouvées pour \ sontelles beaucoup plus faibles que la valeur limite ÎS'^^^jîe. Si la diminution de la chaleur de vaporisation apparente observée entre 30'*,59 et 3!*, 16 se poursuit an delà de cette dernière température avec la même rapidité, la transformation du liquide en gaz doit être totale à une température à peine supérieure à la température critique vraie. Malheureusement, les expériences s'arrêtent juste au moment où leur intérêt devenait extrême, de sorte que Ton ne peut, au moyen de mes seules expériences sur l'acide carbonique, résoudre définitivement la question du point critique, si favorables qu'elles soient à la théorie classique, en ce sens qu'elles mettent en évidence
lATHIAS. — CHALEUR DE VAPORISATION DES GAZ LIQUÉFIÉS rapide transformation de Tétat liquide au voisinage immédiat nt critique.
tefois on peut affirmer que la mesure expérimentale de la r de vaporisation apparente, telle que ma méthode d'écoulek température constante la donne, est capable a elle seule de Ire le problème du point critique, comme celui de Tunivades états saturés en équilibre, pourvu que les expériences continuées au delà de la température critique. On peut même penser de mesurer la température et opérer avec un thermocalorimétrique à échelle arbitraire^ la mesure de la tempéra- 'intervenant qu'au moment précis où Ton veut vérifier le prine Carnot par la comparaison des valeurs expérimentales de c le second membre de la formule (4), au-dessous de la tempécritique.
1 plus, à la condition d'opérer avec le même thermomètre ïire, mais avec un liquide ou très pur ou chargé de quantités les (mais dosées) d'une impureté toujours la même, on pourra T expérimentalement si le phénomène de Cagniard-Latour phénomène parasite dû à la présence d'impuretés et disparaisivec elles, ou s'il est un phénomène nécessaire, de faible lude, se produisant avec des liquides rigoureusement purs, et a signification serait l'impossibilité physique, pour un liquide, transformer en gaz dans un intervalle de température nul à la rature critique et sans changement de volume. marque. — L'échantillon d'acide carbonique liquide avec j'ai fait les expériences de vaporisation à température consau voisinage immédiat du point critique présente visiblement ênomène de Cagniard-Latour à 30°,82 et au-dessus ; mais, e il contenait en poids 0,75 0/0 d'air, on peut attribuer à la ice de cet air le phénomène de Cagniard-Latour observé, et le est permis sur la signification de celui-ci. Quoi qu'il en soit, l'il sort du récipient métallique un poids -k de gaz, le poids de îorti réellement de l'appareil est?: (1 — a^^a étant le poids contenu dans 1 gramme du gaz liquéfié. C'est au moyen de ormule qu'ont été obtenus les nombres de la quatrième colonne }leau de la page 740.
E. Math I AS.
SUR LES RÉSISTANCES DE CONTACT; Par M. A. BLANC (>).
Le caractère essentiel d'une résistance de contact est de p le phénomène de la cohération : la résistance, qui peut être ment ^grande, éprouve une diminution considérable sous d'une onde électrique ou d'un courant qui traverse le conta< diminution est persistante dans les cohéreurs ordinaires, reprennent une grande résistance que sous Faction d'un ch a la même durée que la cause qui la produit dans les cohén autodécohérents.
Quant aux cohéreurs qu'on a appelés anticohéreurs ou C( négatifs, qui éprouvent une augmentation de résistance sous de l'onde électrique, il faut les mettre à part, car le phénomè présentent paraît dû à des actions secondaires qui viennent la cohération ordinaire.
Les nombreuses théories qu'on a proposées pour expliquer ration peuvent être classées de la façon suivante :
L Les théories qui attribuent la grande résistance initia couche diélectrique interposée, et la diminution de résistan modification de ce diélectrique, qui devient conducteur, théorie de Branly ; l'expérience lui est peu favorable, et la n diélectrique ne paraît pas avoir d'influence sensible.
IL Les théories où la grande résistance initiale est encc buée à une couche diélectrique ou mauvaise conductrice, m: diminution de résistance est due à ce que cette couche a ét< ou détruite, et un pont s'est établi entre les surfaces met Ainsi Lodge admet qu'il se forme de petites étincelles qui p< diélectrique, arrachent aux conducteurs des particules mé et les soudent ensemble, formant un pont ininterrompu, expériences qui ont semblé justifler cette explication ont é avec des radiations beaucoup plus intenses que celles qui d'habitude sur un cohéreur, et ne permettent pas de concl des étincelles se produisent toujours.
On a encore parfois émis l'hypothèse que la couche r
(i) Communication faite à la Société française de Piiysique, séance du 4
^i BLANC
inductrice superficielle est formée de vapeur d'eau, ou encore 'oxyde, qui disparaîtrait sous Faction du courant par un mécaisme plus ou moins mystérieux.
III. Enfin, certaines théories ne font intervenir que les conducteurs métalliques : la grande résistance initiale serait due à ce que le couint passe d'un métal à l'autre par une surface très petite. La cohé> ition consisterait en une amélioration du contact, soit que le courant Bgage assez de chaleur pour fondre les métaux dans le voisi- Ige du contact, et provoquer ainsi leur soudure, soit qu'il se crée ocore un pont à côté du contact primitif. Bose suppose enfin qu'il se rodutt^ sous l'action des ondes électriques, une véritable transformation allotropique du métal, la variété ainsi produite étant plus inductrice que la première.
Aucune des théories proposées n'est complètement satisfaisante et e permet d'expliquer les détails du phénomène de la cohération, [ors même que l'expérience ne les contredit pas%
Etude optique du eoMreur, — Pour voir si la cohération peut se roduire quand il existe une couche de diélectrique interposée entre isdeux surfaces conductrices, et si elle est accompagnée d'une modification visible, j'ai examiné le contact au microscope en prouisant en même temps entre les surfaces des franges d'interférence ai font connaUre leur distance.
Le contact est établi entre un couvre-objet de microscope en verre 'es mince, argenté sur une face, et une bille d'acier polie avec le lus grand soin, de façon à former un excellent miroir. L'argenture a couvre-objety obtenue par le procédé Izarn, est assez mince pour tre très transparente. La lame de verre est serrée, par l'intermédiaire e pa[Her d'étain et de plaques de cuivre bien planes, dans deiix inces à vis portées par le couvercle de la caisse qui contient tout appareil. La bille est soudée à une pièce de laiton vissée sur ob ppareil à anneaux de Newton, qui permet de la déplacer très lente* lent dans le sens vertical.
Le microscope est porté par un support spécial, isolé du reste de appareil, et qui permet, grâce à deux mouvements de directions ïctangulaires, d'explorer tout le plan de la lame. On éclaire le couictparla partie supérieure, à l'aide d'un système éclaireur de Le Ihatelier.
I. J'ai d'abord cherché à voir si le courant peut passer d'une sur- Lce à Taiitre avant qu elles se touchent. Le contact est défini par le
RÉSISTANCES DE CONTACT lis-
moment où apparaît la dernière tache centrale, qui g'élargit enauite très lentement, sans donner naissance à un anneau. Un galvanomètre sensible, intercalé dans le circuit du contact, avertit de son cdté du moment où le oourant est établi.
Si on n'évite pas avec le plus grand soin que des parcelles d'argent, enlerées par exemple à la lame par les contacte antérieurs, ne restent intercalées entre les surfaces, il arrive que le courant parait s'établir à quelques anneaux de distance du contact; mais le phénomène ne présente alors aucune régularité, et on. voit fort bien les parcelles d'argent perturbatrices au microscope.
Quand on opère avec des lames d'argent absolument neuves^ le courant ne ptuse jamais avani qu'il y ait contact^ la force électromotrice employée étant celle d'un daniell.
J'ai fait croître progressivement la différence de potentiel qui existe entre les deux surfaces, avant que le courant passe, jusqu'à 95 volts. Il n'y a rien de changé jusqu'à ce que, la différence de potentiel étant suffisante, il se produise pour une certaine distance l'arrachement de l'argent, accompagné d'une étiaeelle. Le courant ne continue pas toujours de passer quand les premières étincelles se sont produites, mais il s'établit toujours alors avant le contact, grâce au pont formé par les particules métalliques.
La valeur de la différence de potentiel pour laquelle on commence à voir des étincelles dépend essentiellement de la solidité de la couche d'argent employée; il en est de même pour la distance explosive. On se trouve dans la région de la couche des potentiels explosife étudiée par Earhart(^) et récemment prolongée par Kinsley (^) ; tout dépend de la nature du métal et le diélectrique n'intervient pas.
Ce qui semble intervenir surtout, c'est la facilité avec laquelle le métal superficiel se laisse arracher sous l'action de la tension électrique ; ainsi le changement du diélectrique intervient en ce que la tension est proportionnelle à K. Si on interpose une goutte d'huile de vaseline, la distance explosive augmente, pour la même différence de potentiel, contrairement à ce qui aurait lieu pour les distances, ordinaires.
En somme, le diélectrique ne paraît nullement jouer le rôle easeur '^el dans la oohération.
(1) Earhabt, Philosophical Magazine, t. I, p. t47; 1901. (S) KuftUT, Philosophical Magazin$, L IX ; mai 1905.
746 BLAÎ^G
II. La cohération de ce contact argent-acier pent être très considérable : une étincelle de 0'"",25 $uffit pour faire tomber la résis- ' tance de 9.000 ohms à 6 ohms.
Mais ce phénomène n'est accompagné d'aucune modification apparente. Si Tétincelle cohératrice est forte, elle peut cependant provoquer dans le contact une petite étincelle accompagnée de Tarrachement d'une petite surface d'argent, de sorte que le courant qui ne passait pas peut se mettre à passer. Mais, avec les étincelles très courtes que j'employais, il n'y avait jamais d'étincelle dans le contact, et la cohération ne se produisait que lorsque le contact était déjà réel.
Même avec un grossissement de 9â0, je n'ai jamais constaté aucun changement dans le contact au moment de la cohération; l'aspect de la couche d'argent n'est pas modifié, et, si on retire la bille, la lame est identique à ce qu'elle était avant le contact, pourvu qu'elle soit assez solide.
En tout cas, on ne voit se produire ni un pont (sauf des cas exceptionnels, et c'est alors un phénomène parasite) ni une fusion; la cohération ne doit porter que sur les couches purement superficielles des métaux. '
Action des radiations sur le contact. — On a parfois émis l'idée qu'il pouvait se produire une ionisation du diélectrique interposé entre les surfaces du contact ; il était donc intéressant d'examiner l'action sur le cohéreur des diverses radiations capables de produire une telle ionisation.
1° J'ai examiné l'action de la lumière ultra- violette produite par l'arc éclatant entre deux charbons, ou entre un charbon et une tige de zinc, ou encore fournie par une lampe au magnésium, sur un contact formé d'une bille d'acier et d'une lame de mica très mince ou ^ d'une lame de silice fondue, argentées très faiblement sur une face. On est certain ainsi que la lumière ultra-violette arrive à la région du contact.
Je n'ai jamais constaté aucune action, ni sur la résistance même du contact avant ou après sa cohération, ni sur sa sensibilité à la cohération.
2^ J'ai exposé le contact établi entre une bille d'acier .et une lame mince d^aluminium aux rayons Rôntgen ; ceux-ci étaient produits, afin de mettre le cohéreur à l'abri des décharges qui leur donnent naissance, à l'intérieur d'une boîte en bois tapissée de papier d'étain
et présentant sur une face une fenêtre fermée par une lame d'aluminium.
Il n'y a jamais eu aucune action des rayons Rôntgen sur le contact, ni avant la cohération, ni après; et la sensibilité est toujours restée la même.
Il en a été de même quand le contact a été exposé aux rayons émis par une petite quantité de chlorure de radium.
3^ Enfin, j'ai étudié Faction des rayons calorifiques émis par un bec Auer placé à une distance de 20 centimètres du contact ; le contact était formé par une lame très mince de mica argentée.
Avant toute cohération du contact^ le fait d'allumer le bec Auer est toujours suivi d'une variation de la résistance; mais cette variation est irrégulière : c'est tantôt une augmentation, tantôt une diminution, et elle n'est jamais instantanée. Quand on éteint le bec Auer, il se produit une variation analogue, tout aussi irrégulière. La variation de résistance doit provenir de dilatations irrégulières produites par la légère élévation de température que cause le bec Auer.
Après cohération préalable du contact^ le fait d'allumer le bec Auer est toujours suivi de décohération. Il en est de même si on éteint le bec Auer après avoir cohéré pendant qu'il était allumé. Ce qui est intéressant, c'est que la décohération est progressive et continue, ce qui montre que, si la cohération disparaît d'une façon brusque sous l'action d'un choc, elle peut disparaître lentement sous l'action d'une cause moins brutale. Cette décohération est encore due à l'effet mécanique provenant des dilatations qui se produisent dans le contact.
Enfin la sensibilité n'est pas modifiée par les rayons qui viennent du bec Auer. Il n'en serait plus de même si on portait le contact à une température élevée : Guthe (*) a montré que, dans ce cas, la sensibilité du contact augmente. Et, si une des surfaces est plus chaude que l'autre, la sensibilité est plus grande quand le courant passe de la surface chaude à la surface froide que lorsqu'il passe dans l'autre sens : premier exemple d'une dissymétrie que nous retrouverons plus loin.
Rôle des oxydes et des gaz condensés. — I. Lorsqu'on produit un contact entre deux surfaces d'acier frafchement polies, on obtient un cohéreur tout aussi bien qu'avec deux surfaces polies depuis un cer-
(») GcTHB, Annalen der Physik, t. IV, p. 762; 1901.
tain temps; il est donc pea probable qu'âne couche d'oxyde soit indispensable pour qu'on ait un cohéreur. On peut d'ailleurs montrer de la façon suivante que la cohération n'est pas due à la disparition de la couche d'oxyde :
On peut réaliser deux gouttes de mercure qui viennent au contact sans se confondre, en prenant du mercure fraîchement distillé auquel on ajoute des traces d'un autre mercure distillé depuis plus longtemps et, par conséquent, légèrement oxydé. I^ contact ainsi réalisé présente une résistance considérable ; il constitue un cohéreur très sensible, et les gouttes ne se soudent pas quand la cohération se produit ; la pellicule d'oxyde qui les séparait n'est donc pas crevée, et la modification qui s'est produite, quelle qu'elle soit, n'a porté que sur eettd pellicule. Toutefois la résistance finale est toujours plus grande que dans le cas de l'acier bien poli, précisément parce que l'oxyde subsiste.
Fio. 1.
11. J'ai étudié un contact qui pouvait être placé dans un vide excellent; une bille d'acier portée par un ressort de flexion (fig. i) peut venir s'appuyer sur un petit plan d'acier fixe, quand le tube qui porte le tout est convenablement placé ; en retournant le tube de 180^ autour de Taxe AB, la bille, par son poids, quitte le plan et en est séparée par une distance d'environ 1 centimètre.
On produit le contact après avoir fait le vide et on fait une série de mesures, puis on fait rentrer l'air à la pression atmosphérique et on fait une nouvelle série. 11 n'y a aucune différence appréciable entre les deux. 11 en est de même quand on produit pendant longtemps des rayons cathodiques entre les deux surfaces, de façon à faire dégager les gaz qui pouvaient s'y trouver condensés.
Ainsi ni V oxyde ^ ni les gaz conde^isés ne jouent le rôle eseentiel dans le phénomène.
Action de la pression sur la résistance de contact, — La résistance du contact dépend des déformations éprouvées sous l'action de la près-
«ion par les corps qui le constitaent. Or Hertz a donné des formules qui permettent de calculer les déformations, dans le cas où les corps sont homogènes, isotropes, élastiques et parfaitement polis, et les déformations très petites ('). On peut en déduire la résistance du contact en supposant que la conductibilité des métaux qui le constituent est partout la même; mais la résistance trouvée expérimentalement «st toujours trop grande, et, tandis que la théorie conduit pour la variation de la résistance en fonction de la pression à une formule •de la forme :
Texpérience donne plutôt, d'après Meyer(^) :
On en conclut qu'en outre de la déformation qu'elle produit la pression doit avoir une influence en chaque point de la surface de contact, de sorte que la résistance en ce point est inversement proportionnelle à la pression qui y existe. Les pressions considérées par Meyer étaient relativement grandes. L'action de la pression doit être surtout importante, quand la pression est très faible, si elle est due, comme il parait naturel de le supposer, à l'existence de couches de passage à la surface des métaux.
>cÛ
Fio. 2.
[1 faut donc étudier la résistance du contact pour des pressions voisines de zéro; la grande difficulté est alors, pour avoir des résultats réguliers, d'éviter les chocs ainsi que les variations brusques de pression. L'appareil que j'ai employé pst représenté par la fig, 2. Le
(ï) Hertz, Journal fUr die. reine und angewandle Mathematik^ t. XGIl, p. 156. (2) Annalen der Phijsik, t. LXVI, p. 760 ; 1898.
y. de Phys., 4* série, t. IV. (Novembre 1905.) 50
§ entre un petit plan d'acier est une bille d'acier A.B ; la pression est produite grâce à Tattraction ;tro-aimant sur le disque de fer doux C porté par On peut régler la distance du disque C au noyau it, et on peut ensuite faire varier la pression sur le varier, à Taide d'une résistance liquide, Tintensité isse dans Télectro-aimant; comme Taimantation da -aimant et du disque C n'est jamais bien grande, on e la pression exercée est proportionnelle au carré tenant compte naturellement de l'intensité qu'avait nent où le contact s'est réellement établi, 'eil permet d'opérer par pressions décroissantes en ^ce C et disposant l'électro-aimant au-dessus du
d'abord que, si on établit une pression donnée sur istance ne prend pas une valeur fixe, mais dimin)ie ps avec les caractères que nous retrouverons pour la courant : la diminution de résistance, d'abord très beaucoup plus lente, et la résistance paraît tendre mite. C'est ce que montre la courbe de la fig, 3. de résistance avec le temps est facilitée par des tréçères; un choc violent fait, au contraire, remonter 'ésistance, qui se remet ensuite à diminuer. C'est gie avec la çohération
L'intensité du courant qui traverse le contact est d'ailleurs trop faible dans ces expériences pour que le phénomène ordinaire de la cohération puisse intervenir.
Quand on opère par des pressions décroissantes, on constate encore que la résistance ne prend pas tout de suite une valeur fixe, mais qu'elle tend vers une valeur limite, en augmentant d'abord rapidement, puis' de plus en plus lentement. Si on diminue encore 4a pression, la résistance se remet alors à augmenter; si, au contraire, on augmente la pression, elle se met à diminuer.
Ces phénomènes sont dus non à la déformation, mais à la modification qui se produit, nous Pavons vu, en chaque point de la surface de contact.
II. Quand on fait croître progressivement la pression, la résistance diminue d'abord extrêmement vite, tant que la pression est encore voisine de zéro, puis beaucoup plus lentement. C'est ce qu'on voit sur la courbe de la fig. 4, obtenue en portant en abscisses les carrés des intensités dans Télectro-aimant, c'est-à-dire des quantités proportionnelles aux pressions exercées sur le contact, et en ordonnées les résistances du contact.
SOO
FiG. 4.
il»
Fio. 5.
La forme de la courbe est d'ailleurs la même si on opère par pressions décroissantes.
^ Enfin, après avoir fait croître la pression, on peut la diminuer de nouveau. On obtient une deuxième courbe, d'abord presque horizon-
on commence à décroître, et qui est tout entière e la première (fig. 5).
le phénomène une partie irréversible. é d'ailleurs que cette diminution irréTorsîble de it tenir ni à une cohération produite par le counefiures, ni à Thystérésis du noyau de Télectroies frottements ou des flexions qui pourraient se ireil.
que la modification qui se produit dans le contact a pression ne disparaît pas complètement quand 'ession faible, et quV/^ a pour effet d'augmenter giw(^) avait déjà constaté que la cohération ordiablement Tadhérence. C'est une analogie de plus ssion et celui du courant, d'autant plus qu'un choc iminution de résistance, qui subsiste après qu'on t à de fortes pressions, de même qu'il fait dispaiste après qu'on l'a soumis a de fortes intensités, s indiquées déjà entre l'action de la pression et cisent par l'étude de la façon dont une de ces ac-
le contact après avoir commencé de décrire la 5 une diminution brusque de la résistance ; si l'on gmenter la pression, on constate que Vaugmen- \ na d abord aucun effet. 11 semble que reffet de ie devancer celui de l'augmentation de pression, 3 dernier ne recommence à se produire que pour le pression suffisante à partir du moment où l'on
al Magazine, t. I, p. 265; 1904.
Il est d'ailleurs indispensable de faire varier la pression avec les plus grandes précautions ; s'il se produit une augmentation trop brusque ou un à-coup, il peut arriver parfois qu'il se produise une décohération légère avant que la résistance se remette à diminuer.
2^ On peut encore cohérer pendant qu'on diminue progressivement la pression ; après la chute due à la cohération, la résistance reste un moment presque constante, comme elle le fait lorsqu'on commence à revenir en arrière après être allé jusqu'à une pression assez grande^ et elle se remet ensuite à augmenter d'une façon continue. Quand la cohération a été notable, la courbe présente seulement un léger coude, dû à ce que la modification produite par la cohération, plus instable, disparait la première ; mais, sauf ce coude, qui s'atténue d'ailleurs si la cohération est moins grande et si l'on fait varier la pression très lentement, on ne peut distinguer l'augmentation de résistance due à la décohération de celle qui correspond à la dimi'nution de pression.
En somme, puisque l'action de la pression présente des analogies étroites avec le phénomène de la cohération, on est amené à penser que la modification produite est la même dans les deux cas; il est naturel de localiser cette modification dans les couches de passage et de supposer qu'elle consiste en une soudure de ces couches par diffusion, de telle sorte que, dans leur épaisseur, les propriétés du métal tendent à devenir les mêmes que dans les couches profondes.
Action du courant sur la résistance de contact, — On fait passer un courant d'intensité variable dans un contact réalisé entre une bille d'acier et un plan d'acier ; la résistance est mesurée par la méthode ordinaire du pont de Wheatstone, et c'est le courant même qui sert à la mesure qui agit sur le cohérenr et fait varier sa résistance, ce qui permet d'en suivre toutes les variations.
Afin de pouvoir régler la pression, le plan d'acier est porté par une tige rigide, la bille par un ressort de flexion, de sorte que, dans la position verticale du ressort, la bille ne touche pas le plan. On établit le contact en inclinant tout l'appareil, le ressort fléchissant simplement par le poids de la bille, et la pression est réglée par l'inclinaison de l'appareil.
I. Quand on établit brusquement à travers le contact un courant d'intensité déterminée, la résistance tombe à une valeur beaucoup plus faible et continue à diminuer peu à peu, d'abord rapidement, puis plus lentement, en paraissant tendre vers une limite : ce sont
BLANC le nous avons déjà constatés avec la pression. On i diminution progressive de résistance pendant pln-
'ésistance est devenue à peu près fixe, après un si Ton revient à une intensité plus faible^ le cohéésistance différente, mais parfaitement fixe ; le temps influence, et, de plus, la nouvelle résistance est beau- I que la grande résistance primitive ; elle est beauûble aux trépidations et aux ondes sonores; lente au contraire Tintensité, une fois que la résiste constante, une nouvelle diminution progressive se tendre la résistance vers une nouvelle limite inféière ;
lifie rintensité avant que la résistance ait fini de tesse de chute augmente si l'intensité augmente, et msité diminue.
ons le nom de cohération à la diminution de résisle qui se produit ainsi progressivement pendant le •ant.
a d'une faible intensité du courant, de sorte que la ation soit très faible, et qu'on augmente cette intensnt, la résistance diminue; si on revient en arrière, augmenté l'intensité, la résistance, d'ailleurs très du temps, augmente quand l'intensité diminue, mais iraleurs inférieures aux premières, est due à la cohération qui s'est effectuée pendant le e aux mesures ; en effet, si on va d'une intensité insité plus grande en n'établissant cette dernière que ps très court, la tâche du galvanomètre est lancée du e qui correspond à une diminution de résistance; nt à l'intensité primitive, on retrouve la résistance ru que le passage du courant maximum ait duré assez
urement à toute cohération^ la résistance du contact anière réversible de intensité' du courant qui le Iranue quand rintensité augmente.
cohération est terminée pour une certaine intensité, pour les intensités plus faibles; mais la résistance nsité et d'une manière réversible :
1^ Si la cohération est faible, la résistance augmente quand Tintensité diminue, gardant ainsi le caractère qu'elle avait avant la cohération ;
^^ Si la cohération est grande, la résistance diminue quand l'intensité diminue. Cette dernière variation n'est jamais trè3 grande, et disparaît à peu près pour les cohérations très fortes.
Le passage du premier mode de variation au deuxième se f(a.ii d'une façon absolument continue^ de sorte que, pour un degré de cohération convenable, la résistance se trouve accidentellement constante quand l'intensité varie.
IV. On peut se demander si le changement de sens du courant qui traverse le cohéreur produit une variation de sa résistance.
i*^ L'effet est nul toutes les fois que la résistance du cohéreur est fixe par rapport au temps, c'est-à-dire quand il est soumis à des intensités trop faibles pour que la cohération se produise ou bien quand, la cohération ayant été produite par une intensité déterminée, on est revenu à des intensités plus petites ;
2^ Quand la résistance du contact est en train de diminuer avec le temps, chaque changement de sens du courant a une action très nette. Les premières inversions produisent toujours une diminution de la résistance du cohéreur, et la vitesse de diminution de la résistance devient beaucoup plus grande ; puis la chute produite par chaque inversion diminue peu à peu, le phénomène s'atténue, et il finit par se produire au contraire, après l'inversion, une légère augmentation, d'ailleurs très lente ; enfin tout effet s'efface quand la cohération est complètement terminée. Exetnple :
i — 8 milliampères.
Sens du courant Résistance
-(- 50,4, diminution lente.
-f interrom[)u et rétabli. 50,4.
— Chute rapide à 37.
+ Chute à 34.
\ Augmentation à 36,5, puis
\ diminution à 34,3.