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L. FRAICHET. — P

L'auteur a vérifié la corrélation entre les variations brusques de la réluctance d'un barreau d'acier aimanté soumis à la traction et la formation des lignes de Lûders.

BROCHET et PETIT. — Sur l'emploi du courant alternatif en électrolyse. — P. 3b\f, 419f 1095, 1421. — Sur les phénomènes de réduction produits par l'action de courants alternatifs. — P. 361.

BERTHELOT. — Remarques sur remploi des courants alternatifs en chimie et sur la théorie des réactions qu'ils déterminent. — P. 1131.

Dans l'action des courants alternatifs, on remarque trois faits principaux :

(') Voir J. de Phys.. 4- série, t. III, p. 341 ; 1904.

i** Avec les électrolyses stables (acide sulfurique, sulfates, c rates, etc., alcalins), dégagement de gaz tonnant;

2® Dans le cas où Télectrolyte est oxydable ou réductible, il oxydation ou réduction (oxydation de Tacide sulfureux, du su ferreux, etc. Réduction de Tacide azotique, de l'alun ferrique, azotates alcalins) ;

3* Dissolution des électrodes. Le cuivre, le platine, le fer, le 2 le nickel se dissolvent avec la plus grande facilité dans les cyanu le cuivre, le nickel, le cobalt se dissolvent dans les sels ammo eaux.

Les effets varient du reste avec la température, la concentrai la densité du courant et la fréquence. Le cuivre se dissout d'au moins que la fréquence est plus élevée ; l'inverse a lieu pour le tine. Enfin un maximum se présente pour le fer, le nickel et le balt.

Ces réactions peuvent s'expliquer facilement au point de vue mique. il y a une grande analogie entre la dissolution des métau Tattaque de l'argent par l'oxygène libre et le chlorure de sodi par exemple ; la différence est que l'attaque de l'argent a lieu 1 le concours d'énergie étrangère, tandis que le courant peut foui dans les deux sens, les énergies nécessaires à la réaction.

DEBIERNE. — Sur rémanation de Pactinium. — P. 411.

L'énergie de l'émanation, mesurée par l'effet d'ionisation ( les gaz, décroît régulièrement à partir du moment où Témanatic été produite, suivant une loi exponentielle simple; la diminu est de moitié en 3,9 secondes. L'intensité de l'activation sur corps solides augmente d'abord rapidement, passe par un m mum et ne diminue régulièrement qu'après un certain temps, croissance alors identique à celle de l'énergie de Téiiianation. est ainsi amené à considérer l'émanation comme constituée deux espèces de centres d'énergie : les uns produisent l'ionisation c les gaz, probablement par émission de rayons Becquerel ; les aut qui succèdent aux premiers, provoquent la radioactivité ind sur les solides.

ARIÈS. — Sur les conditions de l'état indifférent. — P. 417 et 807.

M. Ariès démontre queTétat indiiïérent est, en principe, réalisable, quel que soit le nombre des phases en lesquelles un système est partagé.

Les courbes des états indifférents de deux systèmes dont la variance diffère d'une unité sont tangentes en tous les points marquant une température et une pression où ils sont tous deux à Tétat indifférent et susceptibles de dériver Tun de Tautre par la seule suppression ou introduction d'une phase déterminée.

THOVERT. — Relation entre la diffusion et la viscosité. — P. 481.

La vitesse de la diffusion varie en raison inverse de la viscosité du liquide où elle se produit, et les coefficients de variation de la diffusion et de la viscosité avec la température sont voisins.

MARAGE. — Contribution à Tétude de l'audition. — P. 482.

Exposé des résultats des expériences faites sur les sourds-muets et les malades atteints d'otite scléreuse.

DE KO WALSKI. — Sur la décharge disruptive à très haute tension. — P. 487.

Les bornes extérieures de trois machines à courant continu, capables de donner 1 ampère sous 25000 volts et reliées en série, étaient réunies aux bornes d'un excitateur à travers une résistance liquide variable. Chaque borne de l'excitateur était reliée, en outre, avec une des armatures d'un condensateur à grande capacité. Si la résistance et la capacité sont très grandes, on a une décharge disruptive à étincelles. Au-dessous d'une résistance limite, fonction du voltage, de la capacité et de la distance explosive, on peut produire un arc. L'arc a une zone stable et une instable. Dans la zone stable, la longueur de l'arc, la chute de potentiel sur l'arc et l'intensité sont réunies par une relation linéaire. Dans la zone instable, l'arc a un aspect dissymétrique : à peu près fixe à la cathode, il va aboutir successivement et très rapidement à des points très différents de l'anode.

COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES 147 L'auteur a pu vérifier toutes les conséquences qu'on tire de la théorie simple du phénomène. Il a pu aussi déterminer exactement la distance explosive dansTair entre une sphère et un disque.

Vasilbsco KARPEN. — Nouveau récepteur pour la télégraphie sans fil.

Une aiguille formée de deux parties cylindriques réunies métalliquement est suspendue entre deux armatures cylindriques verticales réunies par un circuit à gros fil de self convenable, et mises Tune à terre, l'autre en relation avec Fantenne. Les ondes portent les armatures à des potentiels différents, d'où une déviation, qui peut permettre la mesure de l'énergie transmise.

A. GUËBHARD. — Essai de représentation de la loi du développement photographique en fonction de sa durée. — P. 491.

On peut obtenir l'inversion d'un cliché par augmentation de la durée de développement ; l'auteur donne les courbes du phénomène en fonction de la pose.

MOND et WILDERMANN. — Nouveau type perfectionné de chronographe.

Cet instrument permet d'enregistrer simultanément les indications

de deux appareils et de mesurer le temps à — et même rrj: de seconde

près.

CHARABOT et ROCHEROLLES. — Recherches expérimentales sur la distillation.

Si Ton fait passer la vapeur d'un liquide dans un autre liquide

moins volatil, maintenue à une température supérieure à celle à

laquelle les deux substances, placées dans le même vase, entreraient

simultanément en ébullition, on constate que le rapport entre les

poids de ces liquides que l'on pourra condenser dans un réfrigérant

est donné par :

P My

M et M' désignant les poids moléculaires, cp la tension correspondant à la température des vapeurs mélangées, h la pression dans l'appareil distillatoire. On augmente donc ce rapport en chauffant davantage la deuxième substance, ou en faisant le vide dans l'appareil ; ces remarques sont applicables à Tentraînement de certains corps par la vapeur d'eau réalisé souvent en chimie.

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