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V. GRÉMIEU. - Stato-voltmètre. — P

L'appareil, extrêmement ingénieux, etd'étalonnagefacile,permet la mesure de tous les potentiels. Un cône métallique, suspendu à l'extrémité d'un levier, porté au potentiel cherché, peut glisser dans un cylindre concentrique relié au sol. L'autre extrémité du levier porte une bobine se déplaçant en regard d'une bobine fixe qui la repousse, si le même courant les traverse toutes deux. La mesure consiste à équilibrer l'attraction électrostatique par la répulsion électrodynamique.

GAGNIÈRE. — Aspect des étincelles données avec un interrupteur Wehnelt par le secondaire de la bobine à la fermeture et à l'ouverture du courant primaire.

L'auteur signale d'abord que les gaz ne se dégagent pas d'une façon quelconque autour de la tige de platine de l'interrupteur et que le phénomène lumineux aperçu se passe entre deux couches de liquide et non entre la tige et le liquide environnant.

L'examen de l'étincelle montre que l'étincelle de rupture est suivie, à une extrémité d'un trait bleu violacé, à l'autre d'un trait orangé ; celle de fermeture est plus grêle, avec les mêmes traits, mais en sens inverse. La photographie révèle de plus que les pointes ne donnent que de 4 à 600 interruptions par seconde.

RAVEAU. — Démonstration élémentaire de la règle des phases. — P. 621.

L'auteur invoque seulement les caractères expérimentaux de l'équilibre réversible des systèmes hétérogènes, équilibre déterminé par la constitution chimique globale du système, la température et la pression. Par suite, si la composition globale d'un système A est la même que celle d'un système obtenu en faisant seulement varier la

COMPTES RENDUS DE L'ACADEMIE DES SCIENCES 149 masse des phases d'un système Ben équilibre, Téquilibre considéré de B est commun à A et B.

La règle des phases se déduit aussitôt de cette remarque.

PÉROT et FABRY. — Sur la mesure optique de la différence de deux épaisseurs.

Quand le quotient des épaisseurs de deux lames diffère peu d'un nombre entier ou fractionnaire simple, l'emploi de rinterféromètre n'est pas nécessaire. 11 suffit d'une lame étalon, placée à la suite des deux lames étudiées et traversée comme elles normalement par un faisceau de lumière blanche. A la position de la frange blanche sur la lame étalon, correspond une épaisseur connue, en relation directe avec la différence des deux épaisseurs à mesurer.

TISSOT. — Sur la valeur de Ténergie mise en jeu dans une antenne réceptrice à différentes distances. — P. 680.

Le bolomètre permet, par un étalonnage convenable, de mesurer en valeur- absolue l'énergie reçue à une distance quelconque, et de vérifier que l'énergie reçue varie sensiblement en raison inverse du carré des distances.

P. CURIE et J. DANNE. — Sur la disparition de la radioactivité induite par le radium sur les corps solides. — P. 638 et 748.

Discussion de la loi suivant laquelle diminue en fonction du temps le rayonnement de Becquerel d'un corps solide qui, après avoir été exposé à l'émanation du radium, est soit maintenu à la température ambiante, soit porté à une température élevée. Étude de la désactivation d'un corps activé à température élevée, et essai d'explication des phénomènes observés.

PONSOT. — Démonstrations simples de la règle des phases. — Les facteurs de Téquilibre* pression capillaire et pesanteur. — P. 691 et 803.

La pression capillaire augmente de 1 la variance.

Un système de phases soumis à l'action de la pesanteur est entièrement défini, à tous les niveaux, par les n -|- ^ variables indépendantes de son sommet. Sa variance est n -{-%

L. BULL. — Applications de rétincelle électrique à la chronophotographie des mouvements rapides. — P. 755.

L'auteur obtient des images équidistantes, de Tordre de 1500 par seconde, en provoquant des étincelles à des intervalles de temps correspondant à des déplacements égaux d'une pellicule, par l'intermédiaire d'un interrupteur rotatif, monté sur le même arbre que le cylindre portant la pellicule.

G. GAILLARD. — Polaristrobométographe ou polarimètre enregistreur faisant périodiquement le point par un mouvement alternatif de l'analyseur. — P. 853.

Le dispositif est limité aux substances douées de pouvoir rotatoire, dont il enregistre les modifications dans toutes les conditions qui modifientce pouvoir. Il utilise un polarimètre, dont l'oculaire a été supprimé et la lame demi-onde placée immédiatement ayant l'analyseur, et un cinématographe. On opère en lumière violette. Une came permet d'imprimer un mouvement alternatif au système delà lame demionde et du polariseur, et le déplacement repéré de la lame donne sur chaque image la variation de l'angle dont on a tourné l'analyseur pour obtenir l'égalité des deux plages.

G. FABRY. — Sur les raies satellites dans le spectre du cadmium. — P. 854.

HAMY. — Sur la fixité des raies solaires. — P. 1156.

HAMY. — Sur le spectre du zinc. — P. 959.

La raie 508,6 du cadmium se présente comme un doublet lorsque de la vapeur de ce métal est illuminée par le courant électrique amené par des électrodes d'aluminium (tube de Michelson). Dans un tube sans électrodes, M. Hamy la trouve composée de 3 raies dont les intensités peuvent varier, et une trace d'air restant dans le tube sans électrode affaiblit ou fait disparaître les satellites. La condition nécessaire pour l'apparition intense des satellites est donc une pureté absolue du gaz lumineux ; le X d'une raie complexe n'est défini que si on se place dans des conditions physiques identiques.

A propos des raies du zinc, dont il donne les principaux X^ M. Hamy constate l'accord parfait entre ses nombres et ceux de

COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES 151 Pérot et Fabry, et met, une fois de plus, en évidence la valeur des méthodes interférentielles.

BAUDOUIN. — Osmose électrique dan» l'alcool éthylique. — P. 898.

I/auteur a étendu à Talcool éthylique les résultats de Perrin sur Teau {*), L*osmose électrique, tout en y étant notable, est en moyenne plus faible que dans Teau dans les mêmes conditions. Le sens varie avec la nature des cloisons. Des traces d'électrolytes dissous peuvent avoir une grande influence et même inverser le sens. Ex. : le méthylate de K charge négativement une paroi positive ; des traces d'acide libre changent aussi le sens. Au contraire les non-électrolytes (benzine, etc.) ne troublent pas le phénomène.

G. MESLIN. — Sur la compensation des interférences et la mesure des petites épaisseurs. — P. 957.

On peut équilibrer une interférence de lame isotrope par une interférence due à la polarisation rotatoire, en compensant le retard provenant de la première lame par un retard dû à la polarisation. Mais alors la compensation ne se fait que si le rapport des épaisseurs est voisin de 15000. Comme il faudrait, dans certains cas, employer des épaisseurs trop grandes de quartz, on compense la majeure partie du retard par un quartz parallèle à Taxe, puis on complète avec un quartz perpendiculaire et on achève, si c*est nécessaire, à Taide d'un compensateur Soleil. Cette méthode est très sensible pour mettre en évidence les petites variations d'épaisseurs, puisque l'introduction de 1 centimètre Ae quartz produit un déplacement correspondant pour la lame mince à moins d'un (x.

E. VAN AUBEL. ^ Sur quelques corps impressionnant la plaque photographique.

La colophane, Tacide abiétique, la résine copal, la résine mastic, une solution saturée de phénol dans l'alcool absolu impressionnent, à des degrés différents, la plaque photographique. Les radiations traversent le papier noir. Une lame de cuivre les arrête. De même la chaleur détruit l'activité du baume de Canada et de la colophane.

(1) C. /!., année 1903.

C. GUTTON. — Action de» oscillations hertziennes sur des sources de lumière peu intenses. — P. %3.

En reproduisant les expériences de Hertz sur les rayons de force électrique, avec un écran phosphorescent à la place de résonateur, on constate que, dès qu'on envoie des ondes électriques aux antennes du miroir transmetteur, le sulfure de calcium placé au foyer du miroir récepteur devient plus visible. L'augmentation d'éclat est plus grande que par l'action d'un champ magnétique. Si, de plus, on fait tourner un réseau de fils de cuivre parallèles placé entre les deux miroirs, l'éclat est minimum quand les fils sont parallèles à la direction de la force électrique et maximum quand ils sont perpendiculaires. On peut de même observer la réflexion des ondes.

Le sulfure de calcium peut être, dans toutes ces expériences, remplacé par un corps faiblement éclairé.

FAVÉ et CARPENTIER. — Sur un système d'amortisseur barbelé.— P. 965.

En disposant des fils amortisseurs radialement autour de l'axe ou du centre de rotation du mobile à freiner, on a de véritables houppes qui, intéressant un volume d'air suffisamment étendu, éteignent rapidement les oscillations de systèmes qui peuvent avoir une certaine masse. Ces amortisseurs sont utilisés pour les boussoles.

A. JACQUEROD et L. PERROT. — Sur le point de fusion de l'or et la dilatation de quelques gaz entre 0 et lOOO*. — P. 1033.

Daniel RERTHELOT. — P. 4153.

L'appareil, rempli des gaz à étudier, est une ampoule de silice reliée à un manomètre. A côté de lui, dans le même four, est placé un fil d'or fermant un circuit électrique qu'il interrompt au moment de sa fusion. Les expériences ont montré :

i^ Que le point de fusion de l'or au thermomètre à azote, à une pression initiale de 200 millimètres environ, est voisin de 1067*;

2° Que les coefficients de dilatation de l'azote, l'air, l'oxygène et l'oxyde de carbone sont excessivement voisins;

3** Que la dilatation de l'acide carbonique, entre 0 et 4000*,

est un peu inférieure à ce qu'elle est entre 0 et 100**, tout en restant notablement supérieure à celle des gaz cités plus haut.

M. Berthelot ramène à Féchelle absolue les résultats des meilleures expériences sur le point de fusion de Tor. Il trouve ainsi :

D. Berthelot, i 898 1065^6

Holborn et Day, 1900 1064°,3

Jacquerod et Perret, 1904 1067o,4

A. GIÎYE et Ed. MALLET. — Sur les poids atomiques de l'oxygène et de l'hydrogène et sur la valeur probable d'un rapport atomique. — P. 1034 et 1213.

Du travail de M. Morley (*), les auteurs concluent, par une correction des moyennes, que la valeur finale est O = 15,8787 pour H = 1, ouH = 1,00764 pour O = 16. Elle se trouve reliée ainsi d'une façon très concordante aux poids du litre normal d'O (1k%42886) et d'H (0«%089875) ainsi qu'au rapport en volume dans Teau (2,00249). De même ils trouvent pour Tazote Az = 14;004 et pour le carbone C = 12,003, à Taide de la formule :

» L R + mTç

M désignant le poids moléculaire, L le poids en grammes d'un litre normal de gaz, a et 6 deux valeurs dépendant des constantes critiques, «n une constante et R la constante des gaz parfaits.

G. LIPPMANN. — Action du magnétisme terrestre sur une tige d'acier « invar » destinée à un pendule géodésique. — P. 1073.

11 y a avantage à substituer le métal invar (acier au nickel) au laiton, tant pour le pendule à couteau que pour le pendule à réversion. Faction du magnétisme terrestre étant négligeable ou facile à corriger.

P. VAILLANT. — Sur la comparabilité des déterminations speclrophotométriques. — P. 1089.

Quand on applique le spectrophotomètre à Té^ude quantitative des solutions colorées, la comparaison porte, non sur un X, mais sur une

(») ZeiUchrip f. phys. Chemie, t. XX, p. 68, 242, 417, et t. XVII, p. 87.

i54 COMPTES RENDIS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES

étendue du spectre dont le minimum est de 2 à 3 (&(&. Si Tabsorption n'est pas constante pour les longueurs d*onde correspondantes, et surtout si elle varie rapidement dans Tintervalle, il peut j avoir des écarts considérables entre les résultats numériques obtenus avec des instruments et des sources différentes. L'auteur donne des exemples.

B. BRUiNHES. — Sur le rôle de la force centrifuge composée dans la détermination du sens de rotation des cyclones et tourbillons. -^ P. 1093.

Le rapport qui détermine la probabilité pour qu'un cyclone de rhémisphère nord soit sinistrorsum ne contient, outre la latitude, qu'une seule variable : la durée de rotation du tourbillon.

Toutes les fois que la durée d'un tourbillon aérien atteint ou dépasse 5 à 10 secondes, il y a prédominance de la rotation sinistrorsum. Pour des durées de rotation bien au-dessous d'une seconde, le sens de rotation devient indifférent. De même, dans notre hémisphère, il y a prédominance de la rotation sinistrorsum dans les tourbillons d'eaux courantes de durée supérieure à 5 secondes. 11 est donc légitime d'attribuer cette prédominance à la rotation terrestre.

J. BOUSSINESQ. — Pouvoir refroidissant d'un courant fluide, faiblement conducteur, sur un cylindre indéfini de section droite quelconque et d'axe normal au courant et sur un corps limité en tous sens. ~ P* il34 et il89.

Théorie complète du phénomène.

D'ARSONVAL. — Dispositif permettant de rendre identiques les tubes à rayons X. — P. U43.

On obtient des radiographies exactement sembabtes comme intensité d'image et degré de pénétration en employant, avec le même tube ou des tubes différents, le même temps de pose, les mêmes constantes électriques (potentiel et intensité). L'intensité se mesure (et par conséquent peut être toujours ramenée, à la même valeur) avec un milliampèremètre très sensible, type d'Arsonval.

Les images sont aussi semblables quand le produit de l'intensité par le temps de pose est constant.

P. CURIE et A. LABORDE. — Sur la radioactivité des gaz qui se dégag< des sources thermales. ^ P. 1151.

Les auteurs ont comparé la radioactivité des gaz qui se dég£ de diverses sources thermales avec celle du bromure de rac La quantité d'émanation trouvée est excessivement faible. Elle nue de moitié en quatre jours pour les gaz conservés en vase cL on extrait des eaux les gaz dissous, l'activité diminue beaucou| vant le temps écoulé entre l'extraction et la prise à la source ; peut-il y avoir une relation entre la perte d'activité constatée disparition bien connue des propriétés de certaines eaux av temps.

TOMMASINA. — Constatation d'une radioactivité induite sur tous les c par l'émanation des fils métalliques incandescents. — P. 1157.

Les fils métalliques au rouge produisent une déperdition d'él cité des deux signes, la plus grande déperdition pouvant être i tive ou positive, suivant le métal. La radioactivité d'un fil chaui rouge par le courant diminue immédiatement suivant une loi as totique; mais, après repos ou frottement, la radioactivité ma reparaît. Le fil reste longtemps radioactif après cessation du sage du courant; frotté, il perd cette propriété.

Ces phénomènes proviennent de l'existence de trois émission

L'émission «, a charge positive, se diffusant à travers Taii vant les lignes de force, est arrêtée par les écrans minces ;

L'émission p traverse des écrans minces de papier ou d'alumi qu'elle charge négativement ;

Les pyrorayons y ionisent fortement l'air, produisent la flu cence, la décharge égale de l'électroscope, quel que soit le sig la charge, et traversent un récipient fermé en carton, mais av fort amortissement.

II. PELLAT. — Explication des colorations diverses que présente un même tube à gaz raréfié. — P. 1207.

On sait que la coloration différente de la gaine cathodique la colonne anodique ne tient qu'à un« changement dans la valeui

tive des intensités de certaines raies ou de certaines bandes, et que toutes les fois que les corpuscules sont, au moment du choc avec une molécule de gaz, animés d'une très grande vitesse, la couleur de la luminescence est celle delà gaine cathodique. Or, près delà cathode, le champ est intense; les corpuscules, les primaires ou secondaires (ces derniers mis en liberté par Tionisation de la molécule gazeuse au moment où elle est frappée) acquièrent une très grande vitesse et le choc produit la luminescence cathodique. Au contraire, près de Tanode où le champ est faible, la vitesse acquise n'atteint guère que la valeur minima produisant la luminescence, et celle-ci a alors partout la même couleur, bien différente de la première.

B. EGINITIS. — Sur l'état microscopique des pôles et les spectres des décharges. — P. 1209.

Quand les étincelles jaillissent, les bouts des pôles sont armés de points brillants pour le manganèse, le fer, le platine, le nickel, tandis que pour Tétain, Taluminium, le plomb, etc., les étincelles paraissent provenir d'une partie très restreinte. Chacun de ces points brillants est probablement un centre d'émission de vapeurs incandescentes. Quand on augmente la self du circuit de décharge, le nombre des points passe par un maximum. On obtient du reste le même résultat par élévation artificielle de la température des pôles.

P. VAILLANT. — Sur la densité des solutions salines aqueuses considérée comme propriété additive des ions et sur inexistence de quelques ions hydratés. — P. 1211.

Dans la formation d'un électrolyte, l'union des deux ions se fait sans contraction appréciable. En général les ions sont anhydres. Les ions plurivalents ont un volume très petit et une densité très grande ; les anions monovalents ont une densité voisine de 5, les cathions monovalents une densité voisine de 2. Toutefois, H, Li, Am ont une densité inférieure à l'unité.

Enfin pour certains ions, OH, F, S* (Co^)*, on est conduit à les supposer hydratés.

COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES i G. MOREAU. — Sur l'ionisation thermique des vapeurs salines. — P. 12«8.

Une vapeur saline chauffée à température élevée devient ionisé Elle est conductrice et reste conductrice jusqu'à la température ord naire. La conductibilité, mesurée à l'aide d'un condensateur do une armature est reliée à un électromètre, dépend du voltage ( condensateur, de la concentration et de la nature du métal et c lacide.

GUINCUANT et GHÉTIEN. — Étude cryoscopique des dissolutions dans le sulfure d'antimoine. — P. 1269.

Les auteurs ont déterminé la constante cryoscopique de Tantimoii dissous dans le sulfure d'antimoine fondu, et vérifié d'une façon sati faisante la relation de Vantlloff, reliant cette constante à la temp raturç et à la chaleur de fusion.

A. et L. LUMIÈRE. — Sur une nouvelle méthode d'obtention de photographies en couleurs. — P. 1337.

La méthode est basée sur l'emploi de particules colorées (rouj orangé, vert et violet) déposées en couche unique sur une lame <j verre, puis recouvertes d'un vernis convenable, et enfin d'une coucl d'émulsion sensible. On expose par le dos la plaque ainsi préparé< on développe et on inverse l'image qui présente alors, par transpj rence, les couleurs de l'original photographié.

KHOUCHROLL. — Sur un nouveau régulateur du vide des ampoules de Crookes. — P. 1338.

On soude à l'ampoule un petit tube contenant du coton de verrt Lorsque l'anticathode s'échauffe, la chaleur qu'elle donne suffit faire dégager un peu de gaz du coton de verre et à maintenir lonf temps invariable l'état de l'ampoule.

DESLANDRES. — Sur la photographie des diverses couches superposées qui composent l'atmosphère solaire. — P. 1375.

Historique et discussion.

RAMSAY. — Émanation du radium (Exradio), ses propriétés et ses changements. — P. 1388.

[/éiQanation qui s'échappe du radium paraît se comporte /. de Phys., 4- série, t. IV. (Février 1905.) 11

158 COMPTES RENDUS DE l/AGADEMIE DES SCIENCES

comme un gaz ordinaire, semblable à ceux de la famille de Targon ; elle suit la loi de Mariotte et se condense à la température de Tair liquide, tout en y possédant encore une tension de vapeur notable; elle résiste à tous les agents chimiques. Sa molécule est vraisemblablement monoatomique, le poids atomique étant voisin de 160 : d'où Ton déduit que, si un atome de radium ne fournit qu'un atome d'émanation, la vie moyenne de l'atome de radium est de Tordre de 1100 années. La chaleur émise par 1 centimètre cube d'émanation est 3600000 fois plus grande que celle fournie par Texplosion d'un volume égal de gaz tonnant. Le spectre est semblable à celui des gaz inertes de l'air, et il est visible grâce à sa luminosité. L'émanation ayant ainsi les propriétés d'un gaz, l'auteur propose de la nommer u exradio ». Ce gaz, au bout d*un certain temps, donne^e l'hélium.

ILIOVIGI. — Sur une méthode propre à mesurer les coerficients ' de self-induction. — P. 1411.

Théorie et description de la méthode, qui permet l'emploi d'un galvanomètre quelconque, du commutateur tournant (sécohmmètre) de Ayrton et Perry, avec n'importe quelle vitesse de rotation, ou u:;ssi du courant alternatif avec un téléphone comme appareil de zéro.

NOHDMANN. — Méthode pour l'enregistrement continu de l'état d'ionisation des gaz. lonographe. — P. 1419 et 1596.

Le gaz se trouve entre les armatures d'un condensateur; l'une est portée à un potentiel suffisant pour produire le courant de saturation ; l'autre est reliée d'une part à Télectromètre, d'autre part à la terre, par l'intermédiaire d'une très grande résistance. Le calcul montre que, à chaque instant, la lecture de l'enregistrement photographique des déviations de l'électromètre permet d'avoir le nombre des ions produits dans le gaz étudié. D'où le nom d'ionographe donné à l'appareil. De même, pour connaître, par une simple lecture, à chaque instant, la déperdition d'un électroscope sous Tinfluence d'un gaz ionisé, on le relie d'une façon permanente par une grande résistance à une pile de voltage élevé plus que suffisante pour produire le courant de saturation et dont l'autre pôle est à la terre. Le potentiel de l'électroscope diminue sous rinfiuence des ions, et cette diminution permet le calcul de la déperdition. Deux feuilles d'or reliées respectivement à la pile et à l'électroscope donnent les deux potentiels.

CHEXEVEAU. — Sur l'indice de réfraction des solutions. — P. 14S3 et 1579.

L'auteur a étudié les indices des dissolutions aqueuses de nombreux corps à Taide du réfractomètre Féry et mesuré les densités correspondantes à Taide de la balance de Mohr. ï^'influence du corps dissous semble être une propriété atomique additive, indépendante de Tétat d'ionisation et des hydrates qui ont pu se former. Il y a sensiblement proportionnalité entre la concentration C et la diiïérence A entre Tindice de la dissolution et l'indice de Teau calculé en tenant compte de son état de dilution. Si, de plus, on appelle pouvoir

réfringent moléculaire le produit Km = -=; M, M désignant le poids

moléculaire, on arrive aux deux lois approchées suivantes :

P La différence des pouvoirs réfringents équivalents de deux sels

de bases B et B' avec un même acide est indépendante de la nature de

l'acide ; 2** La différence des pouvoirs réfringents équivalents de deux sels

d'acides B et B' avec une même base est indépendante de la nature

de la base.

BROCA et TURCHINI. — Sur les formes de l'éclairage de haute fréquence entre fils de platine de faible diamètre. — P. 1489.

On peut obtenir trois régimes de décharge très différents : d'abord, sans soufflage, l'étincelle active de haute fréquence ordinaire (décharge de première espèce) ; puis, si on chauffe légèrement un des fils en leâ écartant l'un de l'autre, une gaine bleuâtre se forme autour du lil chauffé (décharge de deuxième espèce). La température est peu élevée, on ne voit pas nettement au speclroscope les raies du platine, et le galvanomètre placé dansle circuit indique que le fil à gaine est cathode. Quand on chauffe un peu plus, le fil qui porte la gaine est incandescent et devient anode (décharge de troisième espèce). Le spectroscope y révèle toutes les lignes du platine.

Ch. PABRY. — Sur le spectre du Quorure de calcium dans Tare électrique.

La plupart des sels introduits dans l'arc ne donnent d'autre spectre que celui du métal. Pour les fluorures de Ca, Ba, Sa, on obtient en outre un très brillant spectre de bandes ; il existe donc des vapeurs

i60 COMPTES RENDUS DE L'ACADEMIE DES SCIENCES

de ces fluorures, incomplètement dissociés, à la température de l'arc. Les bandes du fluorure de calcium sont représentées par des équations delà forme N = B — Am* (loi de Deslandes) ; dans les unes m doit être supérieur à une certaine limite, pour laquelle la bande commence brusquement, les intensités diminuant quand m augmente ; pour les autres, m doit rester inférieur à une certaine limite et l'intensité diminue lorsque m diminue à partir de cette limite. Enfin les raies semblent se prolonger par un spectre continu, de sorte qu'on peut se demander si chaque raie n'est pas la tête d'une bande à raies extrêmement serrées.

A. COTTON et H. MOUTON. — Étude directe du transport dans le courant des particules ultra-microscopiques. — P. 1584 et 1692.

L*appareil destiné aux recherches sur les objets ultra-microscopiques {*) sert à examiner et à mesurer le déplacement des granules des colloïdes soumis à l'action d'un courant continu arrivant à deux électrodes formées de deux bandes de platine de quelques microns d'épaisseur, placées sur la lame porte-objet. On constate deux phénomènes superposés :

1* Le mouvement de déplacement des particules dans le liquide, le plus souvent vers l'anode, quelquefois vers la cathode [hydroxyde de fer, émulsion de mastic avec une proportion convenable d'une couleur basique d'aniline (rouge neutre), etc.], la vitesse de ce déplacement variant de 2 à 4 jx par seconde pour une chute de 1 volt par centimètre ;

2* Le mouvement du liquide lui-même au voisinage des parois solides, de sens inverse (osmose électrique).

Si l'on emploie le courant alternatif, on obtient alors des mouvements oscillatoires de même période.

P. VILLARD. — Sur les rayons cathodiques. — P. 1409.

Cu. FORTIN. — Sur la déviation électrostatique des rayons magnéto-cathodiques. — P. 1594.

M. Broca a établi (^) que, dans un champ puissant, il se produit simultanément des rayons cathodiques ordinaires s'enroulant autour

(ï) C. H., t. GXXXVI. ^

(2) C. R., t. CXXVI, p. 736 et 823.

du champ suivant les lois connues et une deuxième espèce de rayons qui suivent les lignes de force. Ces derniers, que M. Villard appelle magnéto-cathodiques, se produisent avec une différence de potentiel moindre que les rayons ordinaires ; leur apparition détermine une chute de tension aux électrodes, qui affaiblit et peut même supprimer les rayons cathodiques ordinaires. Ces rayons nouveaux ne sont pas électrisés. Le champ magnétique est sur eux, non seulement directeur, mais aussi moteur. Un champ électrique les dévie perpendiculairement aux lignes de force électriques, déviation que M. Fortin explique et calcule en montrant qu'ils se comportent comme le feraient des rayons cathodiques ordinaires enroulés autour des lignes de force magnétique en hélice de rayon très petit.

CHARPENTIER. — Sur les rayons N (•).

P. 450, 194, 270, 414, 520, 584, llo, 713, 832, 1163, 1283.

MEYER. — Id. - P. 101, 273, 520, 832, 896, 1285, 1491.

LAMBERT. — Id. - P. 1%, 626, 1285.

BICHAT. — Id. — P. 329, 548, 549, 1254, 1316, 1396.

BALLET. - Id. - P. 524.

BAGARD. — Id. — P. 565, 686.

MACÉ DE LÉPINAY. — Id. - P.^98.

COLSON. — Id. - P. 1098, ^423.

BECQUEREL. — Id. — P. 1159, 1205, 1280, 13.32, 1415, 1486, 1586.

BROCA. — Id. — P. 1161, 1280.

BLONDLOT. - Id. — P. 1:^94.

ROTHÉ. — Id. — P. 1591.

GUTTON. — Id. — P. 1592.

De Tensemble de ces études, il résulte que les rayons N peuvent aussi être produits par les végétaux, les ferments solubles au cours de leur action, les plantes et les germinations placées à Tobscurité, les substances odorantes, les alcaloïdes, le chloral, les gaz liquéfiés, l'ozone, les actions chimiques accompagnées de changements physiques, les corps cristallisés, un courant électrique traversant un fil. Les rayons N^ sont produits de même par une lampe à incandescence où ne passe aucun courant, un tube de Geissler à hydrogène, un tube de Crookes, Teau pure soumise à laclion des rayons N. Les larmes bataviques, les contractions ou dilatations produites par la température émettent à la fois des rayons N et N^. L'émission se propage soit par rayonnement dans Teau, soit par transmission, par les métaux transparents aux rayons pourvu qu'ils soient polis et ne

(') Voir Bloxdlot, J. de Phys., année 1903, p. 337, 481, 549, 551 ; année 1904, p. 5, 121, 257.

162 COMPTES RENDUS DE L'ACADEMIE DES SCIENCES présentent pas d'angles aigus, par le verre, le bois, la ficelle imprégnée de sulfure de calcium phosphorescent. Elle est arrêtée quand le chloroforme, Téther, Talcool, le protoxyde d'azote et en général tous les anésthésiques agissent sur les sources de rayons. Elle est emmagasinée par le verre, Teau salée, etc., déviée par le champ magnétique, peut subir la polarisation rotatoire magnétique.

Du reste certains corps, le sucre, Tacide tartricjue, font tourner le plan de polarisation des rayons, en sens inverse en général de ce qui a lieu pour les rayons lumineux.

Les rayons N impressionnent différemment les substances phosphorescentes suivant la couleur de ces substances. Ils peuvent donner lieu, en frappant un corps, à des rayons secondaires d'indice plus grand. Ils provoquent l'excitation nerveuse, augmentent la sensibilité olfactive et auditive, augmentent la sensibilité de la vision et produisent sur une surface capable de les emmagasiner le même effet au point de vue du rayonnement qu'une compression normale à cette surface. Ils ralentissent l'action des ferments solubles, diminuent la vitesse avec laquelle la phosphorescence décroît, comme l'ont montré les photographies de M. Rothé. L'effet des rayons N^ est en général inverse.

LE ROUX. — Des phénomènes qui accompagnent la contemplation à la chambre noire de surfaces faiblement éclairées par certaines lumières spéciales. Cas des taches de sulfure phosphorescent. Effet des anésthésiques. — P. 1413.

La contemplation d'une surface douée d'une illumination sensiblement constante peut la faire apparaître comme douée d'une illumination variable, sans qu'on puisse invoquer d'autre cause de cette apparence que le fonctionnement même de l'organe visuel. L'effet des anésthésiques est d'amoindrir et même d'éteindre complètement la perception de l'illumination.

BL0ND1-.0T. — Sur la propriété que possèdent un grand nombre de corps de projeter spontanément .et continuellement une émission pesante. — P. 1473. — Action des forces magnétique et électrique sur l'émission pesante : entraînement de cette émission par l'air en mouvement. — P. 1676.

Un disque métallique placé au-dessus, même à plusieurs mètres, d'une plaque de sulfure phosphorescent en augmente l'éclat.

Le disque placé au dessous ne donne d'action que s'il est très près.

SCHAFFERS. - THÉORIE DES MACHINES ÉLECTRIQUES 163 Cette expérience et d'autres analogues prouvent que la matière fournit une émission pesante, capable de traverser une feuille de papier on de carton, même une planche de 2 centimètres d'épaisseur, mais arrêtée presque en entier par une lame de verre. L'émission agit comme les rayons N sur une petite étincelle électrique. Les forces magnétique et électrique la dévient et les faits observés peuvent s'expliquer en admettant qu'il y a trois sortes de particules : !• des particules non électrisées ; 2** et 3® des particules électrisées positivement et négativement.

L'air en mouvement entraîne l'émission.

WOOD. — Sur un nouveau procédé de photographie trichrome. — P. 1694.

L'avantage est qu'une fois le positif obtenu on peut en obtenir aisément des reproductions en le copiant sur une couche de gélatine bichromatée ; mais l'épreuve ne peut être observée qu'en lumière parallèle.

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