FABRY
Toutes les valeurs de N sont les inverses des longueurs d'onde rapporlées au vide.
Tableau l. — Équation des séries de têtes de bandes des fluorures de calcium et de strontium :
N = A — (Bm + C)2.
Les intensités, dans chaque série, vont en décroissant quand les numéros d'ordre augmentent.
CaFl2
SrFr-'
Séné A,
Série
Ba
La comparaison de ces nombres' conduit aux résultats suivants : 1* Si Ton considère les séries analogues des deux fluorures, la constante A est toujours plus grande dans le cas du calcium que pour le strontium ; en d'autres termes, les séries se déplacent vers les grandes longueurs d'onde lorsque le poids atomique du métal augmente. On sait que le même fait se présente pour les raies des métaux ;
^^ La constante C a la même valeur pour les séries analogues des deux sels. Il est impossible de dire s'il y a égalité rigoureuse ou seulement approchée, parce que, pour certaines séries, où le nombre d'éléments mesurables est faible, les constantes ne sont pas très bien déterminées; on pourrait donner des formules où la constante B étant légèrement modifiée, la valeur de C serait un peu différente»
SPECTRES DES FLUORIIHES ALCA LhNO-TERRE «t qii représeateraieat aussi bien les observations. Cependi certaines séries (séries A et B du calcium et A du stronl coefficients sont très bien déterminés, et Tégalité de la cor -est certainement vraie, à quelques centièmes près de sa val
3"* La constante B diminue lorsqu'on passe, dans une se logue, du calcium au strontium ; dans ce dernier cas, les ra par suite, plus serrées.
Il est intéressant de chercher des analogies entre les •que je viens de décrire et des spectres de bandes déjà con
La disposition des têtes qui se trouve dans les séries de la -espèce existe dans un certain nombre de spectres connus, par •dans les belles bandes du cyanogène. Quant à la disposi séries de la première espèce (séries A et B), elle fait p( spectre d'absorption de Toxygène, abstraction, faite de ] compliquée qui se trouve vers le commencement de chaque •Ce spectre d'absorption, d'aspect si particulier, serait-il fc réalité, non par de siniples bandes, mais par des séries de èandes?
Le fluorure de baryum donne, lui aussi, un magnifique •de bandes, dont les têtes sont seules mesurables, et forn -séries de têtes, comme pour les deux autres fluorures. Toutes c •appartiennent à la seconde espèce, c'est-à-dire que les inleni tètes y vont en diminuant à mesure que les intervalles dii ■Ces séries ne sont pas les analogues deicelies des deux aut rures : elles sont tournées en sens inverse des séries de •espèce des fluorures de calcium et de strontium; les band( <les tètes sont dégradées vers le rouge, et c'est aussi en ail le rouge que croissent les intervalles entre les tètes et croissent leurs intensités. Les formules de ces séries sont,p <iela forme N = A + (Bw -}- C)^. Ces bandes se trouvent bleu ; les analogues de celles des deux autres fluorures é se trouver vers les grandes longueurs d'onde; peut-être s dans l'infra-rouge.
Le tableau suivant donne liss formules des diverses s fluorure de baryum.
Tableau IL — Equation des séries de têtes de bandes du de baryum :
N z=i A + (Bm + C)2.