‹ Journal de physique théorique et appliquéeChapitre 33 sur 131 · AP · texte numérisé non relu

AP

'^TTr'

G.-G. SIMPSON. — Atmospherical radioactivity in high latitudes (Radioactivité atmosphérique aux hautes latitudes). — P. 209-216.

L'auteur a mesuré, par la méthode d'Elster et Geitel(*), la radioactivité atmosphérique dans un village de Laponie (69° 20' N. et 25*^30' E.).

Les déterminations ont été faites trois fois par jour sans interruption pendant quatre semaines. Le principal résultat obtenu est la valeur très élevée atteinte par la radioactivité. La valeur moyenne pour un mois (A = 102) est presque six fois plus élevée et la valeur maximum (A = 732) presque sept fois plus élevée que les valeurs correspondantes trouvées dans le centre de TAllemagne par Elster et Geitel.

Les moyennes des observations faites le matin et l'après-midi sont presque égales, tandis que la moyenne de celles du soir est beaucoup plus élevée.

Il ne parait pas y avoir de rapport entre la radioactivité et la hauteur du baromètre ou la température. Au contraire, la quantité des nuages a une influence notable (A = 130 en Tabsence de nuages et devient égal à 76 pour un ciel complètement couvert).

11 n'y a pas de relation directe entre la radioactivité et la variation du potentiel. — L'aurore boréale ne paraît pas non plus exercer aucune influence sur la radioactivité.

Ces résultats empruntent un intérêt particulier à la position septentrionale du lieu d'observation et contribueront à la connaissance de la distribution géographique de la radioactivité atmosphérique.

J.-A. HARKER. — On the high température standards of the national physical Laboratory : an account of a comparison of platinum thermometers and thermo-junctions with the gas thermometer (Sur les étalons de haute température du Laboratoire national de physique ; comparaison des thermomètres à résistance de platine et des couples thermo-électriques avec le thermomètre à gaz). — P. 217-219.

Continuation du travail de M. P. Chappuis et de l'auteur (^) sur la comparaison de l'échelle du thermomètre à gaz avec celle de cer-

(«) Physik. Zeil8c/n\, t. III, p. 303; 1902. (2) Philos, Trans., A. ; 1900.

J. de,Phys., 4* série, t. IV. (Avril 1905.) 19

tains thermomètres à résistance de platine entre des températures inférieures à 0^ et 600*» C.

Les résultats de ce travail ont confirmé les expériences de Callendar et Griffiths et ont montré que les indications du thermomètre de platine peuvent être réduites à Téchôlle normale au moyen de la formule :

=T-p(=8[(jiy-ji],

dans laquelle pt indique la température du thermomètre de platine, T la température à Téchelle normale et B une constante qui, pour le platine pur, est d'environ 1,5.

Les recherches ont été étendues jusqu'à 1000" C. Les divers instiruments comparés, après la détermination de leurs constantes, ont été éprouvés ensemble dans des fours électriques au moyen desquels des températures de 100** à 1100' C. pouvaient être maintenues constantes pendant un temps considérable. Le résultat principal de ces mesures est que les différents thermomètres à résistance de platine étudiés s'accordent de très près avec une série de couples thermoélectriques représentant TécheUe de température du « Reichsanstalt », basée sur des mesures prises avec un thermomètre à gaz ayant une cuvette de platine iridié.

Comme ces résultats semblent justifier l'emploi de la formule parabolique de Callendar sur une vaste échelle, les auteurs ont calculé une table permettant d'obtenir directement la valeur de T d'après la valeur de pt entre 200° et 1100° C. et pour la valeur 8 = 1,5.

A. FOWLER. — The spectra of antarian stars in relation to the fluted spectrum of titanium (Spectre des étoiles Antariennes en relation avec le spectre cannelé du titane). — P. 219-223.

L'auteur a étudié le spectre cannelé d'Antarès et principalement le spectre d' a. Herculis et d' o. Ceti.

Il arrive à cette conclusion que ce spectre est surtout un spectre d'absorption et que la substance principale à laquelle il faut attribuer la production des cannelures est le titane ou une combinaison oxygénée de cet élément. La table des longueurs d'onde donnée par l'auteur montre que les détails des cannelures du titane se trouvent reproduits avec une fidélité remarquable dans le spectre des étoiles considérées et particulièrement dans le spectre d' o. Ceti.

"W.-A. TILDEN. — The spécifie beats of metals and Ihe relation of spécifie beat to atomic weight. Part IIl (Chaleur spécifiques des métaux et relation entre Ja chaleur spécifique et le poids atomique, 3' partie). ^ P. 226-227.

Les recherches de Fauteur et d'autres observateurs ayant montré précédemment que les chaleurs spécifiques des métaux à faible poids atomique (l'aluminium par exemple) augmentent très rapidement avec une élévation de température, le mémoire actuel a pour but de rechercher si les chaleurs atomiques des éléments se conservent, à toute température, dans les composés qu'ils forment. L'auteur a choisi les composés du tellure avec l'étain, l'argent et le nickel, ainsi que deux alliages d'argent et d'aluminium.

Les chaleurs spécifiques moyennes de tous les éléments, à l'ex* •ception de l'étain qui fond à 232^ C, ont été déterminées entre le point d'ébullition de l'oxygène liquide et 500° C. D'après les chaleurs spéciQques moyennes, on a calculé les chaleurs spécifiques -vraies pour des intervalles de 100° de température absolue, et l'on a déduit les chaleurs atomiques des chaleurs spécifiques. Ayant ensuite déterminé les chaleurs spéciQques moyennes des composés formés par l'union des éléments, on a pu calculer les chaleurs moléculaires de ces composés.

On trouve qu'il existe une concordance étroite entre la somme des chaleurs atomiques des éléments présents et la chaleur moléculaire du composé aux diverses températures. L'ordre des difléxences est montré par l'exemple du tellurure de nickel.

•ri.«.»Â>.i..» «K.ivi... Somçe des chaleurs atomiques Chaleur moléculaire Température absolue ^^ ullunire de nickel du tellurure de niekel

La loi de Neumann est donc à peu près exacte à toute température. Les résultats montrent également que la chaleur spécifique d'un solide est déterminée par la nature des atomes composant les molécules physiques et n'est pas une mesure du travail produit dans l'expansion thermique.

CEEDINGS OF THE HOYAL SOCIETY

î termine par une discussion de la relation entre

que et le poids atomique dans des conditions phy-

«"urther researches on the température classificMion of stars • la classification thermique des étoiles). — P. 227-238.

;uit ses recherches sur la classiGcation thermique es la comparaison de leurs spectres. Quand on aectres intenses dans la région H^-Hy, on trouve iles les plus froides, les émissions dans le rouge ites, tandis que, pour les étoiles les plus chaudes, plus étendu et plus intense.

rrae sa précédente conclusion, à savoir que les ^tre divisées en deux séries : Tune à température )asede laquelle se trouvent les étoiles Antariennes; ture descendante, à la base de laquelle se trouvent nnes. Entre les deux séries se classent les étoiles

a the construction of some niercury standards of resis- ;rmination of the température coefficient of résistance of îonstruction de quelques étalons de résistance à mercure lu coefficient de température de résistances de mercure). —

e la théorie de la construction des étalons et les paraisons effectuées avec plusieurs de ces étalons, imment qu*il existait une différence de 0,00008 ohm nce de Tohm international du Laboratoire national ohm considéré comme égal à 10^ unités C. G. S. part une différence de 0,00002 olim entre Tohm a Reichsanstalt » et Fétalon du Laboratoire na-

le température du mercure dans le verre d'iéna V" C. est donné par la formule :

Ro [1 + 0,00088018T + 0,000001 0o793T2] ;

PUOCEEDINGS OF THE ROYAL SOCIETY celui du mercure dans le verre dur est donné par :

Rt :== Ro [1 + 0,00088036T + 0,00000 103094T2],

T étant la température à l'échelle du thermomètre à hyd

J. DEWAR. — On electric résistance Ihermometry at the tempei boiling hydrogen (Sur la thermométrie à résistance électrique à 1 rature de l'hydrogène bouillant). — P. 244-251.

Les métaux employés à la construction des thermomètreî le platine, l'or, l'argent, le cuivre, le palladium, le fer, le n deux alliages : le platine rhodié et le maillechort.

Il semble résulter des recherches de M. Dewar :

i^ Que la résistance d'un métal pur diminue continueIlem< la température et, dans chaque cas, parait s'approcher d'un asymptotique définie, au-dessous de laquelle aucun abaissem< veau de température ne semble la réduire;

2° Que la relation parabolique entre la température et la ré ne se vérifie plus aux températures très basses.

J. DEWAR. — Physical constants at low températures. The densitie oxygen, nitrogen, hydrogen, etc. (Constantes physiques aux basses tures. Densités de l'oxygène, de l'azote et de l'hydrogène solides, P. 251-261.

Les densités de l'oxygène et de l'azote solides prises a d'ébuUition de l'hydrogène sont respectivement 1,4256 et 1,C

La densité de l'hydrogène solide entre 13 et 14° absolus est

Les données expérimentales ont permis de déduire dans cas le diamètre rectiligne de M. Mathias et de calculer, d'î dernier, la densité critique et le volume moléculaire au zéro

Le volume moléculaire de l'oxygène est 21,21, celui de 25,49, celui de l'hydrogène 24,18.

Ces données permettent de calculer que, si l'hydrof l'oxygène solides pouvaient se combiner pour donner de l'eai la réaction au zéro absolu serait accompagnée d'une con de 45 0/0.

Le mémoire se termine par une discussion sur les constat tiques de l'hydrogène.

JRCH. — Some uses of cylindrical lens Systems, iacluding rotatioi^ iges (Quelques usages des systèmes de lentilles cylindriques, comprenant ation des images). — P. 281-286.

îlaçant une lentille cylindrique d'axe vertical à une distance u bjet et une deuxième lentille d'égale puissance et d'axe horià une distance v d'un écran, elles produisent sur cet écran

iage de l'objet agrandie - fois dans le sens vertical et - fois

3 sens horizontal.

lispositif peut être employé pour comparer, par la photograles courbes obtenues à différentes échelles, ou pour àugmendiminuer les ordonnées d'une courbe.

iteur examine également les applications de combinaisons que deux lentilles cylindriques égales placées avec leurs axes èles à une distance telle que leurs foyers principaux coïncident, n deux lentilles cylindriques à axes parallèles dont la distance is grande que les sommes de leurs longueurs focales. is le premier cas, par exemple, si l'on fait tourner l'objet, Retourne avec la même vitesse angulaire; mais en sens con- , et en faisant tourner le tube qui contient les lentilles, l'image î dans la même direction avec une vitesse angulaire deux fois frande.

st à remarquer que la rotation du tube, tout en entraînant la 3n de l'image, est absolument sans effet sur la polarisation des s.

lY et A. WOOD. — On Ihe efFect of a magnetic field on the rate of subside of torsional oscillations in wires of nickel and iron, and the changesuced by drawing and annealing (Sur l'effet d'un champ magnétique sur te é d'amortissement des oscillations de torsion dans des fils de nickel et de variations produites par l'étirage et le recuit}. — P. 286-291.

itinuation d'un travail antérieur (').

ffet d'un champ magnétique sur la viscosité interne d'un fil de

l dépend beaucoup de la dureté du métal.

voceed. of Ihe Hoy, Soc, t. LXX, p. 294; — et /. de Phys., 3« série, t. 11^

Pour un fil de fer, l'étirage et le recuit répétés produisent une sensibilité plus grande à Taction du champ magnétique.

Un effort permanent a, dans le nickel, pratiquement le môme eff^et que le recuit; il augmente Faction du champ sur le degré d'amortijssement des oscillations de torsion.

Les auteurs essayent d'interpréter leurs résultats par des modifications dans les groupements des molécules magnétiques.

J.-Y. BUCHAXAN. — On Ihe comprèssibility of solids (Sur Ja compressiLilité des solides). — P. 296-310.

Les expériences ont été effectuées par la même méthode et avec le même appareil qui ont servi dans Télude de la compressibilité du verre (*). Les compressibilités linéaires absolues ont été déterminées directement à des pressions comprises entre 200 et 300 atmosphères, à des températures comprises entre 7*^ et 11** C.

Le tableau suivant résume les résultats :

Compressibilité

Poids atomique Densité — - i -< "

Linéaire Cubiqoe

Platine 194 21,5 0,1835 0,5504

Or 197 19,3 0^,260 0,780

Cuivre 63 8,9 0,288 0,864

Aluminium 27 2,6 0,558 0,1674

Magnésium 24 1,75 1,054 3,162

Mercure 200 13,6 1,33 3,99

Flint-glass , 0,973 2,92

Verre allemand . . . 2,494 0,846 2,54

Dans le cas des cinq premiers métaux employés sous forme de fils, la compressibilité augmente quand la densité et le poids atomique diminuent; cependant il n'y a aucune raison de supposer que la compressibilité est une fonction continue du poids atomique, comme la chaleur spécifique.

F. HORTON. — The etîects of changes o{ température on Ihe modulus of torsional rigidity of mêlai wires (EO'ets des changements de température sur le ' module de rigidité de torsion des fils métalliques). — P. 334-336.

Les métaux étudiés sont le cuivre, le fer, le platine, Tor, l'argent, (') Boy. Soc. Edinb. Trans., t. XXXIX, p. 589.

ium, Tétain, le plomb et le cadmium, tous chimîquenqent isi que des échantillons de cuivre commercial et des fils )our piano. La méthode employée est une méthode dynaies oscillations de torsions étaient observées par une mécoïncidence susceptible d'une grande précision, les principaux résultats :

ir toutes les substances examinées, à Texceplion du cuivre e l'acier, le module de rigidité, à une température détermi- Bt pas constant, mais augmente avec le temps; diminution du module de rigidité par degré d'élévation de ture entre 10 et 100** C. est constante pour le cuivre pur et [nais elle ne l'est pas pour les autres substances ; général, l'effet du chauffage à haute température est d'auga valeur du module de rigidité pour les températures plus

viscosité interne de tous les métaux examinés, à l'exdu fer doux et de l'acier, augmente avec la température, site interne du fer doux décroît rapidement quand la tem- ! augmente et atteint une valeur minimum à 100* environ ; ; échauffements répétés et une oscillation continue de faible le font décroître le frottement interne ; frottement interne et la période de vibration de torsion augtous deux avec l'amplitude de l'oscillation ; 3 vibration de grande amplitude altère considérablement à ) décrément logarithmique et la période d'oscillation pour faibles amplitudes ;

viscosité interne d an fil bien recuit, suspendu et abandonné me, décroît graduellement.

lW. — The sparking distance between electrically chargea surfaces, aary note (Distance explosive entre surfaces chargées électriquement, éliminaire). — P. 337-342.

^cherches de M. Earhart ('), entreprises avec des voltages entre 1000 et 38, ont montré que les distances explosives

mdantes étaient comprises entre 100 [x et ^• . Mag., t. I;1901.

PROCEEDINGS OF THE ROYAL SOCIETY Dans le mémoire actuel, M. Shaw a opéré avec des volt compris entre 150 et 0,2 volts ; les distances explosives ont \

entre 1 [x et ^ [X[x.

L'appareil employé pour ces mesures est un micromètre électr très sensible basé sur le principe de la touche électrique.

11 a trouvé que le rapport entre le voltage et la distance expie est linéaire et part de Torigine des coordonnées.

Un cas intéressant est celui où la différence de voltage entr< surfaces est de 1 volt. La distance explosive dans ce cas est c

vironjigdef..

L'auteur se propose de continuer ses recherches en faisant v) les conditions.

W. RAMSAY et F. SODDY. -;- Further experiments on the production of h( from radium (Continuation des expériences sur la production d'héliur le radium). — P. 346-358.

Les auteurs se sont proposé de chercher le volume de Témanj produite en un temps donné par un poids connu de bromun radium et la quantité d'hélium résultant du changement spon de Témanation.

Le présent mémoire contient la description des appa employés, la méthode des expériences et la relation quantit entre le radium et les produits auxquels il donne naissance.

Si Ton suppose que Témanation résulte de la désagrégation c fraction déterminée de radium par seconde, cette fraction être calculée, connaissant le volume de Témanation et la dure Taccumulation. L'émanation s'accumule en effet jusqu'à ce qi vitesse de production soit équilibrée par la vitesse de dispari et alors la quantité d'émanation reste constante. Les expérie réalisées par les auteurs montrent que 1 gramme de radium duit par seconde 2,85 X 10-^ millimètres cubes d'émanation.

La proportion de radium changée en émanation par second(

2,85 X iO-*^ La vie moyenne de l'atome de radium est ;t-^

secondes = 1150 années.

D'après les mesures effectuées par M. Curie, les auteurs dédu

que i ceDiimètre cube d'émanation émet 7,4 X 10* calories pendant sa transformalion complète. 1 gramme de radium émet de môme, pendant sa transformation complète, 10* calories.

Les conclusions finales du mémoire sont les suivantes :

i° Une seule particule a est projetée par Tatome de radium àchaque désagrégation ; ♦

2* La plus grande partie de l'énergie de désagrégation apparaît sous forme d'énergie cinétique de la radiation a ;

3*^ L'émanation est un gaz monoatomique.

A.-B. GREEN. — A note on the action of radium on microorganisms^ (Note sur Faction du radium sur les microorganismes). — P. 315-381. •

Note intéressante au point de vue bactériologique.

S. BIDWELL. — On the changes of thermoelectric power produced by magnotisation and their relation to magnetic strains (Sur les changements du pouvoir Ihermo électrique par Taimantation et leur relation avec les déformations magnétiques}. — P. 413-434.

C'est un fait bien connu que Faimantation produit généralement un changement à la fois dans les propriétés thermo électriques d'un métal magnétique et dans ses dimensions linéaires.

L'auteur donne une bibliographie très complète de la question et étudie très soigneusement la relation entre le pouvoir thermoélectrique et les variations de dimensions du fer et du nickel. Les résultats, représentés par de nombreuses courbes, seraient difficiles à résumer.

Comte de BERKELEY. — Expérimental déterminations for satured solutions (Déterminations expérimentales pour des solutions saturées). — P. 435-436.

Délernlination expérimentale des constantes physiques des solutions saturées (et probablement peu dissociées) en vue d'une tentative-» d'application des équations de la loi des gaz.

PROGEEDINGS OF THE ROYAL SOGIETY 287

Comte DB BERKELEY et E.-G.-J. HARTLEY.— A method of measuring directly high osmotic pressures (Méthode de mesure directe des fortes pressions osmotiques). — P. 436-443.

Un cylindre de porcelaine poreuse, verni seulement aux extrémités, est recouvert sur sa face extérieure d'une membrane seraiperméablé de ferrocyanure de cuivre. Il est rempli d'eau et réuni à un tube de verre capillaire. Ce cylindre est placé à Tintérieur d'un deuxième cylindre d'acier, qui contient également la solution, et une pression est exercée sur cette solution au moyen d'un piston plongeur. Aussi longtemps que cette pression est inférieure à la pression osmotique de la solution, l'eau du cylindre intérieur passe à travers la membrane dans la solution et, par conséquent, le niveau de l'eau dans le tube capillaire s'abaisse. Quand la pression exercée sur la solution est égale à la pression osmotique, le niveau de l'eau reste constant dans le tube capillaire et une augmentation de la pression fera monter le niveau de l'eau. Il est donc possible de déterminer la pression osmotique.

Les auteurs donnent les résultats d'expériences effectuées avec du sucre de canne dissous jusqu'à une solution correspondant à une pression osmotique de 45 atmosphères.

Quant à la formation de la membrane semi-perméable, ils l'obtiennent en partie par la méthode de Pfeffer, en partie par la méthode électrolytiquedeMorseet Horn (*).Ils ont pu obtenir des membranes résistant à 120 atmosphères.

Me INTOSH et B.-D. STEELE. — On the liquefied hydrides of phosphorus, sulpbur, and the halogens, as conducting solvants. Parts I and II (Sur les hydrures liquéfiés de phosphore, de soufre et des halogènes comme dissolvantsconducteurs). — P. 450-455.

Des expériences préliminaires ayant montré que ces hydrures, à l'exception du phosphure d'hydrogène, avaient la propriété de conduire le courant quand on y dissout certafnes substances, lesauteurs, avant de procéder à une étude systématique de la conductibilité de ces solutions, ont déterminé un certain nombre des constantes physiques de ces hydrures liquéfiés. Ils ont étudié notamment les tensions de vapeur, les densités, l'énergie superficielle moléculaire,.

(») Americ. Chem. Journal, t. XXV(, p. 80.

la viscosité et son coefficient de température, les solubilités et conductibilités.

W. RAMSAY et N. COLLIE. — The spectnim of the radium émanation (Le spectre de Témanation du radium). — P. 470-476.

Les auteurs décrivent en détail le mode opératoire : ils donnent les valeurs suivantes pour les longueurs d'onde des raies du spectre de Témanation :

Longueurs d'oode Remarques

6350 A peine visible.

6307 Faible. Disparait rapidement.

5890 Faible.

5805 Forte. Persistante.

5725 Assez forte. Persistante.

5595 Très forte. Persistante.

5580 Faible.

5105 Très forte. Persistante.

4966 Forte. Disparait après quelque temps.

4690 Faible. Disparait rapidement.

4650 j Faible. (Ces raies n'ont été enregistrées

4630 f que dans une seule expérience.)

Ils concluent que YémanaU'on du radium est un élément, et ils proposent de Tappeler exradio.

H.- A. WILSON. — On the electric effect of rolating a dieleclric in a magnetic field (Sur l'efTet électrique de la rotation d'un diélectrique dans un cliamp magnétique). — P. 490-492.

Les résultats des exp^ériences effectuées par l'auteur sont les suivants :

1** Un déplacement électrique radial est produit dans un diélectrique comme Tébonite quand il est mis en rotation dans un champ magnétique parallèle à Taxe de révolution ;

2* La direction du déplacement est la mémo que celle qui est produite dans un conducteur;

.ri»|gF^Krj';'7f<,;

3** Le déplacement est proportionnel au champ magnétique et à la vitesse de révolution ;

4® La valeur du déplacement s'accorde avec celle qui est calculée en supposant que la foçce électro motrice induite dans le diélectrique est égale à celle qui est induite dans un conducteur multipliée pari— K-'.

Les résultats s'accordent donc complètement avec les théories de Lorentz et de Larmor et peuvent être regardés comme une confirmalion de ces théories.

E. RUTHERFORD. — The succession of changes in radioactive bodies (La succession des changements dans les corps radioactifs). — P. 493-496.

Dans ce mémoire, Fauteur donne les courbes de décroissance de l'activité induite par le radium et le thorium, à la fois pour des expositions courtes et longues aux émanations. Il montre que la loi de variation de l'activité avec le temps peut être complètement expliquée en supposant que l'émanation X du thorium et du radium est complexe et subit une série de variations successives.

L'auteur donne la théorie mathématique de ces changements successifs et compare les courbes théoriques et expérimentales obtenues pour la variation de l'activité induite en fonction du temps. Dans le cas du thorium, deux changements se produisent dans l'émanation X. Le premier a lieu sans rayonnement^ c'està-dire que la transformation n'est pas accompagnée de rayons a, p ou Y ; le second donne naissance à ces trois sortes de rayons.

La diminution de l'activité de l'émanation X du radium dépend beaucoup du fait que Ton emploie les rayons a ou p pour les mesures. Les courbes obtenues avec les rayons a sont presque identiques à celles que donnent les rayons y, ce qui montre que ces deux sortes de rayons apparaissent toujours ensemble et dans la même proportion. Les courbes compliquées de décroissance obtenues avec les divers types de rayons et pour diverses durées d'exposition s'expliquent complètement par l'hypothèse qu'il y a trois changements successifs rapides dans la matière déposée par l'émanation :

i*^ Un changement rapide donnant seulement naissance à des rayons a, et dans lequel la moitié de la matière est transformée en trois minutes environ ;

W^fWr

2* Un changement sans rayonnement^ dans lequel la moitié de la matière est transformée en vingt et une minutes ;

3^ Un changement donnant naissance à la fois à des rayons a, p, y «t dans lequel la moitié de la matière est transformée en vingt-huit minutes.

Quand ces trois changements ont eu lieu dans l'émanation X, il reste une substance qui ne perd son activité que très lentement. Cette matière active, dissoute dans un acide, émet des rayons a et p, ces derniers en beaucoup plus grande quantité ; elle est complexe, car la partie qui émet les rayons a peut être précipitée en plaçant une plaque de bismuth dans la solution. La matière déposée sur le bismuth ressemble beaucoup au constituant actif du radio-tellure àe Mackwald.

S. ARRHÉNIUS. — On the electric equilibrium of the Sun (Sur l'équilibre électrique du Soleil;. — P. 496-499.

On admet généralement que les fmes gouttelettes qui se forment par condensation dans l'atmosphère solaire sont en grande majorité chargées négativement. Repoussées par la pression de la radiation, elles vont charger d'électricité négative l'atmosphère des autres corps célestes. Si le Soleil n'émettait que des particules chargées négativement, il prendrait rapidement une charge positive énorme. Mais, en raison même de cette charge, il influe sur la trajectoire <les particules négatives qu'il émet et finit par en capter un grand nombre. Il attire de la même façon les particules cosmiques émises par d^autres mondes. Il y a donc une compensation entre les gains ^tles pertes et réalisation d'un équilibre électrique.

R. Paillot.

THE AMERICAN JOURHAL OF 9CIENCE; T. XVIIÏ ; juillet-décembre 1904.

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