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La formule empirique applicable à ces expériences

(nombres calculés de Tavant-dernière colonne) est de même forme que celles qui ont été employées jusqu'ici pour les divers gaz ou vapeurs. On voit, par la dernière colonne, que les écarts, par rapport aux nombres observés, sont tout à fait du même ordre qu'avec les autres gaz, bien qu'ici nous ayons affaire à une vapeur saturée (ou voisine de la saturation), et que Tincertitude des valeurs réduites de la pression soit notablement plus grande que dans les cas précédents.

7. Les effluves, dans la vapeur de mercure pure, sont éblouissantes. Elle rappellent la lumière de Tare au mercure. Dès que la pression dépasse i centimètre, elles illuminent la salle d'expériences, à travers la fenêtre de mica de l'enceinte.

8. Quand une effluve a passé, la silice du ballon retient les résidus électriques avec une ténacité sans exemple dans les expériences antérieures. Il est nécessaire de chauffer pendant une heure au moins à une température supérieure à 250^ avant de tenter une autre mesure, sous peine de n'obtenir que des résultats incohérents. C'est la principale difficulté que j'ai rencontrée.

9. On sait que le coefficient du ternfe en -^ ainsi que le terme constant de formules empiriques ne nous renseignent que sur les

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irrégularités de forme du ballon et sur sa propriété de condenser plus ou moins aisément les gaz employés. Au contraire, le coefficient du radical a une importance prépondérante. Il représente la I cohésion diélectrique du gaz. Eu égard à la densité considérable de

ç la vapeur de mercure, cent fois supérieure à celle de Thydrogène, la

i cohésion diélectrique 354, égale seulement aux 0,85 de celle de Tair,

J^ peut passer pour remarquablement petite. Par cette propriété,

f. comme par l'éclat de ses effluves, là vapeur de mercure se rapproche

de Targon, monoatomique comme elle.

10. Dès qu'on mêle à la vapeur de mercure un gaz étranger, Téclat des effluves diminue beaucoup, ce que Ton observait aussi dans le cas de Targon.

Pour opérer sur des mélanges, après avoir réalisé un vide parfait dans le ballon, on y laisse rentrer un gaz connu, sous une pression que l'on mesure au manomètre extérieur. Le niveau du mercure est alors entre e et 6 et tous les robinets sont ouverts. On ferme le robinet c?; puis, par le jeu de la cuvette mobile, on amène le niveau du mercure dans le col du ballon au repère h. On ferme enfin le robinet e et on porte Tenceinte à la température t, Lsl pression du mélange de gaz et de vapeur de mercure est la somme de la pression lue au grand manomètre extérieur et de la pression déduite de l'indication du niveau en n'. .

En opérant avec une même masse de gaz, emprisonnée une fois pour toutes dans le ballon, et à une série de températures croissantes, on a une série de mesures se rapportant à des mélanges qui contiennent une proportion de plus en plus forte de vapeur de mercure. On comparera les valeurs des champs critiques mesurés à celles qui se déduiraient de la loi des moyennes.

11. Voici quelques résultats relatifs à des mélanges de vapeur de mercure et d'hydrogène.

Pression rfe H à 17o = 0«n»,846

I»reB8ion Ug 0/0 — — ■■* — ^ ^ •

observé ealculé différence

4,210 65,91 1260 1141 — il9

Pression de H à il^ — 3^",735

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