BOUTY. — COHÉSION DIÉLECTRIQUE DE LA VAPEUR DE MERCURE
GOHÉSIOll DIÉLECTRIQUE DE LA VAPEUR DE MERCURE ET DE SES MÉLANGES; ;|
Par M. E. BOUTi'.
1. Pour étudier la cohésion diélectrique de la vapeur de mercure, 4^ il était nécessaire d'opérer à des températures comprises entre 100* et 270**. Or ma méthode exige l'emploi d'un ballon qui, à la plus haute température produite, ne présente pas la plus petite trace de conductibilité. De plus, pour être comparables à celles qui ont été réalisées sur d'autres gaz, les mesures devaient être ramenées, par le calcul, à une température constante. Pour cela je fais usage de la loi d'invariabilité de la cohésion diélectrique à volume constant ; mais je n'avais encore établi cette loi que jusqu'à la température de i90"(').
2. A l'aide d'un ballon plat de silice, fourni par la maison Heraeus, j'ai pu démontrer (^) que ma méthode est applicable tout au moins jusqu'à 300*, température à laquelle les cales de terre poreuse qui séparent les plateaux du condensateur commencent à conduire d'une façon appréciable. J'ai montré de plus, par l'exemple de l'air, que la loi de l'invariabilité de la cohésion diélectrique à volume constant avec la température est rigoureuse jusqu'à cette température de 300*.
3. Il m'était désormais loisible d'opérer, avec la vapeur de mercure saturée dans le ballon de silice, à des températures variables, et de ramener tous les résultats à la température de 17* en faisant usage de la loi de l'invariabilité de la cohésion diélectrique à volume constant.
4. La fig. 1 donne le schéma du dispositif employé. Le système des plateaux A, B du condensateur et du ballon C est incliné. Le col du ballon est mastiqué en /z, en dehors de l'enceinte chaude, à un tube bcde à trois robinets. Par e, le ballon communique avec un tube barométrique relié à une cuvette à mercure mobile ; par c, avec la trompe à mercure et avec un manomètre ; par rf, avec un récipient à gaz, qui servira dans l'étude des mélanges.
Après avoir fait, dans le ballon, le vide de Crookes, et l'enceinte M étant à la température ambiante, on amène, par le jeu de la cuvette
(») Voir /. de Phys., V série, t. Ilî, p. 12 ; 1904.
(*} Congrès de Grenoble, 1904. — Le ballon de silice avait une capacité d'environ un quart de litre et ses dimensions étaient à très peu près les mômes que celles des ballons <le verre ou de cristal antérieurement employés.
/. de Phys,, 4» série, t. IV. (Mai 1903.) 22
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mobile, le niveau du mercure en A à Tintérieur de renceinte. Le niveau se trouve alors en n dans le tube vertical étroit, qui servira désormais de manomètre auxiliaire. Si, après avoir fermé le robinet e, Ton porte Tenceinte à une température t, le mercure, vaporisé en h^ remplira le ballon sous une pression qu'on déduira de Tascension du mercure en n\ Un jaugeage préliminaire a établi que, pour tenir compte du recul du mercure en h dans le col du ballon, il faut forcer la hauteur nn\ lue directement, du i/70* de sa valeur.
Fio. 1.
On fait une détermination de champ critique à la température t ; on mesure la pression réelle de la vapeur de mercure, et on ramène, par le calcul, cette pression à la température de i 1^,
5. La température est donnée par un thermomètre de Baudin, dont le réservoir est en ^, dans la région occupée par le ballon. En réalité, la température qui devrait intervenir serait celle du point le plus froid de Tespacc occupé par la vapeur de mercure. L'étuve M est échauffée par le passage du courant du secteur dans une résistance uniformément distribuée sur une couronne G entourant les plateaux A, B. La température de Tenceinte peut cependant ne pas être rigoureusement uniforme. J'évalue à une couple de degrés, au plus, l'incertitude qui en résulte.
COHÉSION DIÉLECTRIQUE DE LA VAPEUH DE MERCURE 319 Le tableau suivant résume les observations :
Vapeur de mercure.
Température
^ressioD
obtenrée
réduite à 17»
observé
"" calculé ^
différence
0,îi79