DILATATION DU MERCURE
avait les dimensions suivantes : longueur, 106 centimètres ; diamètre extérieur, 40 millimètres; diamètre intérieur, 36 millimètres. A égale distance des extrémités on avait tracé au diamant deux traits fins, perpendiculaires à Taxe du tube et distants de 1 mètre environ.
La méthode suivie pour la mesure de la dilatation linéaire de ce tube consiste à comparer à une règle de longueur connue la longueur détinie par les deux traits tracés sur le tube de verre. Cette mesure se fait en amenant successivement, à plusieurs reprises, le tube et la règle sous les microscopes d'un comparateur. On compare ainsi le tube de verre à la règle un grand nombre de fois, après avoir fait varier la température du verre dans des limites aussi étendues que possible, tandis que Ton maintient la température de la règle sensiblement constante.
Dans ces mesures, le tube de verre occupait le centre d'une auge en cuivre rouge à double paroi. L'auge pouvait être portée à différentes températures par la circulation de vapeurs d'éther, de chloroforme, d'alcool ou d'eau. Ces vapeurs, dégagées d'une chaudière, pénétraient d'abord dans la double paroi de l'auge et de son couvercle et passaient de là, par un joint libre, fermé au mercure, dans le tube de verre qu'elles traversaient dans toute sa longueur, avant de se rendre au condenseur et de retournera la chaudière.
Ces dispositions m'ont permis de déterminer les allongements du tube de verre entre la température ambiante, voisine de 2"^, et les températures 400**, 78"*, 60** et 35**. Afin de mieux éviter les erreurs systématiques, je faisais les comparaisons alternativement à la température ambiante et à la température élevée.
Des 53 séries d'observations j'ai déduit l'expression suivante de la dilatation linéaire du verre dur entre les limites 0*^ et 100** :
Lt — Lo = Lo [0,000 007 232 IT + 0,000 000 005 444Ta].
Pour la dilatation cubique, on trouve :
Vt — Vo = Vo [0,000 021 696 3T + 0,000 000 016 384T2].
L'étude de la dilatation terminée, je fis fermer à la lampe d'émailiear l'une des extrémités du tube de verre. A l'autre extrémité, je fis souder un tube capillaire, de i millimètre environ de diamètre intérieur, calibré et jaugé, portant une division en millimètres. Je constituai ainsi un grand réservoir thermométrique, dont la capacité
HAPPUIS
âges au mercure, fut trouvée égale à :
on apparente du mercure dans le verre rempli de mercure pur sous le vide de alement sur deux supports, au centre \ antérieurement à la comparaison du ermomètres à mercure et pouvant serd'eau. Le tube capillaire se prolongeait Tauge. Son extrémité, recourbée vers it vase destiné à recueillir le mercure
ui pouvait être variée à volonté dans constante et uniforme par une agitala mesurait à Taide de quatre thermoiquemenldansTauge intérieure autour
nde masse, le thermomètre à poids 3 grande inertie aux variations de la ne sauraient être évitées, il eût été nt la température moyenne du réserase qui recueillait le mercure écoulé fiédier à cet inconvénient, j*élevais bain de i° environ au-dessus de s, puis je rabaissais peu à peu, après re. Le mercure rentrait alors dans la ire, où Ton pouvait observer les fluct un temps assez long pour faire disparaître les effets de l'inertie du thermomètre.
On faisait ainsi à chaque température une dizaine d'observations alternatives de la position du ménisque de mercure dans le tube capillaire et de la température du bain, en ayant soin, entre chaque observation, de comprimer un instant Tair dans le tube capillaire, de manière à refouler le mercure de quelques divisions. Après la compression, le ménisque revenait lentement en gardant une courbure régulière. On évitait ainsi les effets des courbures variables des ménisques mercuriels.
A la température de la glace fondante, les mesures pouvaient être simplifiées à cause de la fixité de la température. Les lectures étaient
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