T. II
W. LOlTiUININE. — Étude thermique de l'aldéhyde salir.ylique. — P. 1.
Dans le but d'étudier l'action polymérisante du groupement oxyhydrile, 1 auteur a déterminé un certain nombre de constantes se
rapportant à laldéhyde salicylique. Contrairement à ce qui se passe dans beaucoup de cas, cette action polymérisante ne se fait pas sentir pour cette substance.
La chaleur spécifique entre 20** et 195^ a été trouvée égale à 0,4540 ; la température d*ébullition, à 196**,70 sous la pression normale, avec une variation moyenne de 0**,0562 par millimètre de pression entre 760 et 720 millimètres. La chaleur latente de vaporisation est 74,89 calories, ce qui donne, pour le nombre tiré de la formule de Trouton, 19,45. Cette faible valeur ne peut cependant être attribuée à une valeur anormale de la densité de vapeur, car cette densité, déterminée à 220* par la méthode de Dumas, est de 4,466 et ne s'éloigne pas suftisamment de la densité théorique admise 4,18.
J.-D. VAN DBK WAALS. — L'état liquide et l'équation d'état. — P. 7 (•}. J.-F. EYKMAN. — Sur un appareil ébulUoscopique. — P. 47.
Description d'un appareil ébulUoscopique dans lequel, comme dans la modification de M. Sakuraï, on chauffe la solution par un courant de vapeur du solvant pur. Il est plus simple et se compose d'une première éprouvette contenant le solvant, assez longue pour que la partie supérieure joue le rôle de réfrigérant A l'intérieur de celle-ci glisse une éprouvette plus petite, munie d'un tube latéral et contenant la solution à étudier. Cette éprouvette a été calibrée pendant que le thermomètre est en place, ce qui permit la détermination rapide du volume. On peut faire une série de mesures, en relevant chaque fois l'éprouvette intérieure vers l'orifice de la première et y ajoutant la substance à étudier provenant d'un vase préalablement taré.
A. JACQCEROD et E. WAS.MEIi. — Points debullition sous diverses pressions de la naphtaline, du biphényle et de la benzophénone, déterminés au moyen du thermomètre à hydrogène. — P. 52.
Ces substances présentent, sur beaucoup d'autres employées pour chauffer les étuves, l'avantage d'être très stables et facilement purifiées. L'inconvénient dû à ce qu elles sont solides à la température ordinaire peut être évité assez facilement. Dans les expériences
(') Extrait des Archiv, Sêerl. des Se. ej-, et nat. (Voir J. de Phtjs., ce vol., p. 34).
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de détermination des températures d'ébuUition, le ballon contenant le liquide en ébullition était en relation avec une étuve analogue à la jaquette de Ramsay et Young (*), sorte d*éprouvette renversée à double paroi de la forme des récipients à air liquide; la partie supérieure de l'espace annulaire était en communication avec un tube droit faisant l'office de réfrigérant ascendant, et, pour éviter Tcbsiruction, ce tube traversait un manchon qu'on remplissait d'eau bouillante dès que les premiers cristaux se montraient: la condensation à l'état liquide de la substance suffisait par la suite à maintenir l'eau à 100*, et l'appareil pouvait fonctionner pendant plusieurs heures sans surveillance.
Le thermomètre à hydrogène était à peu près semblable à celui déjà employé par l'un des auteurs dans d'autres recherches (2).
Les points d'ébullition ont été déterminés pour des pressions allant de 800 à 380 millimètres pour la naphtaline et la benzophénone, de 800 à 250 millimètres pour le biphényle et la benzophénone.
A la pression normale, les températures d'ébullition sont:
Naphtaline Hipbénylc Benzophénone
Les valeurs obtenues peuvent servir à l'étalonnage des thermomètres entre 190*» et SOO** et être considérées, à 0**,007 près, comme rapportées à l'échelle absolue.
A. TAHDY et P.-A. GUYK. ~ Études physicoH'hiniiques sur Télectrolyse des chlorures alcalins. Mode de fonctionnement des diaphragmes. — P. 79 ^''}.
Les propriétés physiques qui permettent de calculer l'influence des diaphragmes dans les électrolyseurs se réduisent à la porosité et la perméabilité.
La porosité est déterminée par des pesées du diaphragme sec et humide; on mesure également la surface totale, la surface utile, l'épaisseur moyenne, ce qui permet de calculer le volume total, la section totale des canalicules, le rapport du vide au volume appa* rent et au plein, la densité réelle de la matière.
La perméabilité est mesurée au moyen d'un système formé de
(') Journal Chem. Soc, vol. XLVIl.
(2} Philos. Trans.ofthe Royal Soc, .(., v. 200, p. iH; 1902.
(*; Voir J. de Phys.^i* série, t. 111, p. 406.
JOURNAL DE CHIMlË-PHYSfQUE
deux cloches placées Tune au-cFéssus de Tautre et séparées plaque à étudier. Les cloches présentent : la supérieure, une lure par où arrive le liquide provenant d'un vase de Mariotte ( autre pour un manomètre ; Tinférieure, un tube à écoulement est la surface perméable en décimètres carrés, h la pressi centimètres d'eau et r le volume d'eau écoulé par heure, le cient K de perméabilité du diaphragme pour Teau, ou le horaire par décimètre carré pour une pression de 1 centi d'eau, est:
Pour un autre liquide de viscosité tj', celle de l'eau étant t),
Ki K, -,•
d'où :
K( = K|r, =: KV ... = K.
K est le coefficient absolu de perméabilité du diaphragme, étude a été faite pour sept types de plaques poreuses du comme ces données permettent de caractériser le rôle des diaphragme les électrolyseurs.
Le voltage absorbé par un diaphragme peut s'exprimer ] formule :
i étant la densité du courant en ampères par décimètre es répaisseur, -k la conductibilité électrolytique de Télectrolyte verses d'ohm, r^ le rapport du vide au volume apparent du diaphr
Le terme = po peut être considéré comme le coefficient
iUU/*|
sistivité du diaphragme. Cette chute de potentiel est de l'or 0*,2, plus faible qu'on ne l'admettait généralement.
La perte de rendement par diffusion physique s'exprime formule :
/ étant le temps en heures, q la section filtrante par cent carré, S^ la surface utile, D le coefficient de diffusion de la solu
c' — c la différeDce des concentrations des deux côtés du diaphragme exprimée en gr/cm^. Ici encore on retrouve un facteur
spécifique du diaphragme — ' ■-= ttd, que les auteurs appellent le coefficient spécifique de perte par diffusion. Le contrôle expérimental, réalisé au moyen de l'appareil qui avait servi a la mesure de perméabilité placé horizontalement, indique une perte plus faible d'environ moitié de la perte théorique. Il faut attribuer cela à la valeur de e qui suppose les canalicules droits, tandis qu*ils sont certainement tortueux ; Texpérience indique donc qu'il faut, pour en tenir compte, faire entrer dans la formule une épaisseur virtuelle e' déterminable expérimentalement et voisine de 26.
Quant à Faction de Tendosmose électrique, on a, à un facteur constant près,
Ks'hd
s' étant la surface du diaphragme entre les deux niveaux, -— la près-
sion moyenne exercée par Télectrolyte, et y[ la viscosité. Le coefficient absolu de perméabilité du diaphragme K donne donc la mesure relative du débit endosmotique auquel celui-ci peut donner lieu.
Pratiquement, les auteurs recommandent d'éviter la dénivellation dans les deux compartiments et d'adopter, comme densité de courant, une valeur assez élevée pour que le courant endosmotique annule les effets de diffusion. Pour un ampérage donné, on peut, en particulier, agir par le choix de la perméabilité du diaphragme.
P. LEMOULT. — Relations générales entre la chaleur de combustion des composés organiques et leur constitution; calcul de chaleur de combustion. — P. 201.
La méthode employée par Thomsen pour déterminer les chaleurs de combustion s'est montrée insuffisante dans bien des cas et était basée sur les données reconnues inexactes du « Brûleur universel ».
L'auteur propose et vérifie, d'après les données plus récentes de M. Berthelot, une méthode de calcul différente. Le principe consiste à considérer, au lieu des molécules isolées, les atomes mêmes constituant ces molécules. Chaque molécule de carbone, par exemple, est constituée par un groupement indissoluble 4c =r C d'atomes c, liés par
;y>js?sp^p^?."?-^
une énergie qu'il est inutile de connaître ; mais, dans la formation d'une molécule complexe, il faudra tenir compte de la réunion de deux ou plusieurs atomes c, ou de c avec H, ou de 2c avec 2c, etc. Par exemple, le propylène contient, dans ce système représentatif, une fois c^ ^c^, une fois c — c, six fois c — H.
En attribuant à chaque groupe une valeur numérique invariable dans la chaleur de formation, on peut reproduire par le calcul cette quantité pour tous les corps organiques, en en faisant la «somme. Ici c — c = 51 calories, c^ = c^=^ 130 calories, c — H = 53 calories, ce qui donne pour le propylène 499 calories, la valeur mesurée est 499,3.
Pour les carbures saturés, et en particulier pour le gBOupe C''H*'»+', on a :
{ti -^ 1) 51 + (2n + 2) 53 = I57n + 55,
n étant le nombre d'atomes de carbone, n -f ^ celui des atomes d'hydrogène ; et si on écrit plus simplement C^H^,
i = i02x + jy.
Cette formule est valable pour les carbures cycliques et leurs dérivés à chaînes latérales saturées ; elle se retrouve pour les carbures saturés, mais avec un terme correctif, qu'on peut déterminer de la même façon, -f 28 par exemple, pour les carbures éthyléniques ; dans les composés oxygénés, le terme correctif dépend des groupes fonctionnels (alcools, aldéhydes, acétones, etc.).
La permanence des facteurs numériques 102 et — explique les lois
de rhomologie et de l'isomérie.
J. SCHURR. — Recherches sur la vitesse de dissolution des sels dans leurs solutions. — P. 243 (»).
J. REYCHLER. — Quelques considérations à l'appui de la théorie des « ions mobiles ». — P. 301.
Cette théorie, énoncée par l'auteur en 1892 (^) et développée depuis dans la 3* édition de son ouvrage (^), aurait pour but de remplacer
(') Voir /. de Phys., ce vol., p. 17.
(5) B. Hoc. Chimique de Paris, 3« série, VII, p. 817.
(3) Rbtcblbr, les Théones physico-chimiques, 1903, A. Hermann.
J. de Phys., 4* série, t. IV. (Mai 1905.) 26
^.r':**tipv^î|^-. ' 1
celle d'Arrhénius, eu évitaDt la critique relative à la chaleur nécessaire-pour la formation des ions aux dépens dé la molécule complexe en solution diluée. »
Elle fait jouer à Teau un rôle prépondérant, en admettant que la p , plupart de ses molécules sont polymérisées, conformément aux faits,
I mais qu'il y a toujours une petite portion de molécules simples,
f> aptes à réagir sur les molécules salin^es en formant des systèmes
salins : .