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Verre 2,31

Hg(Amagat). 3,82

Comme Barus Ta déjà observé, la compressibilité décroît quand la pression croît; la diminution relative de la compressibilité entre 100 et 500 atmosphères est (en pour 100) :

Iode...

'ccn...

Brome.

CHBr3.

Chlore.

HCP

CGI»

Hr2

CHBr2

E.-\V. MORLEY. — Ueber den Dampfdruck des Quecksilbers bei gewôhnlichen Temperaturen (Tensions de vapeur du mercure aux températures ordinaires). — P. 95-101.

Les nombres obtenus par les différents observateurs varient dans le rapport de 1 à 100 ; en ne conservant que les mesures les plus dignes de confiance, les écarts atteignent 6,5 0/0. L'auteur emploie la méthode hygrométrique : un volume connu d'un gaz sec traverse une quantité pesée de mercure et se sature de sa vapeur ; la perte de poids du mercure permet de calculer la densité de la vapeur. En fai-

sant passer CO^ pendant environ deux semaines à raison de 2 litres par heure dans Hg à 16"*, la perte de poids est de 3 à 4 milligrammes; on en déduit la tension de vapeur 0"",0010 à 16*».

La tension de vapeur entre 0° et 70** peut s'exprimer par la formule :

pz=iab^; log a = 4,6064, Jog 6 =: 0,02856.

J.-B. GOEBEL. — Ueber die genauere Zustandsgleichung der Gase (Équation caractéristique des gaz plus exacte). — T. XLVIl, p. 471 ; t. XLIX, p. 129-J61.

HT Si Ton écrit Téquation de van derWaals sous la forme p =: — ^ — K,

K représente la quantité dont les attractions moléculaires diminuent

RT la pression extérieure -• l/auteur calcule K en admettant que

la force d'attraction est inversement proportionnelle à la quatrième puissance de la distance ; si Ton considère les molécules comme

réduites à des points matériels, le calcul donne K = -^j et Ton retrouve l'équation de van der Waals. Si Ton considère les molécules

comme des sphères matérielles, le calcul donne K = ; -,i et

Téquation caractéristique devient :

HT a

Pour les six corps gazeux étudiés (CO^, C^H', Az^O, Az^, O^, air) au-dessus de la température critique, cette. équation se vérifie très bien en prenant pour R, a, a des constantes et pour b une fonction linéaire de la pression :

b=: bQ— biP.

Pour les trois premiers gaz, è^ = o; pour les trois autres, b^ est

très petit par rapport à b^ (environ ^jr^ bA-

M. CENTNERSZWER. — Ueber eine Anwen<iung der Méthode von Cailleietund Mathias zur Bestimmung des kritischen Volumens (Application de la méthode de Cailletet et Matbias à la détermination du volume critique).— P. 199-208.

' Le principe de cette méthode a été plusieurs fois indiqué par

370 ZEITSCHRÏPT FUR PHYSIKALISCHE CHEMIE

f:-' M. Mathias {Congrès de Physique de Paris ^ 1900, t. I, p. 615, et noie

? annexée au rapport : le Point critique des corps purs y Paris, 1904).

> Une masse connue M de liquide est enfermée dans un tube de

verre scellé, de capacité connue V. Suivant que le rapport tt sera plus

petit ou plus grand que la densité critique, on verra, en se rapprochant de la température critique, le tube se remplir de vapeur ou se

remplir de liquide. Dans le premier cas, la densité moyenne tt donne

la densité de la vapeur saturée à la température du tube au moment

où la dernière goutte de liquide disparaît ; dans le second cas, tt est

la densité du liquide sous la pression de sa yapeur à la température où la dernière bulle de vapeur disparaît. Pour chacun de ces phénomènes, on prendra comme valeur de T la moyenne des températures de disparition et de réapparition. Connaissant ainsi les densités du liquide et de la vapeur au voisinage de la température critique, on construit la courbe de Caillctet et Mathias, en portant en abscisses les densités, en ordonnées les températures correspondantes ; on mène ensuite le diamètre des cordes horizontales.

Corps étudiés

Température critique

Volume critique

Chlorure de mélhyle. .

Oxyde d'éthyle

Alcool méthylique

M.-W. TRAVERS. — Mitteilung ûber dieBildung von festen R/irpern bei niedem Temperaturen, besonders mit Rficksicht auf festen Wasserstofif (Note sur la formation des corps solides à basses températures et remarques sur rhvdrogène solide). — P. 224-227.

Un même liquide peut donner soit un solide cristallin par refroidissement lent, soit une substance dure, vitreuse par refroidissement rapide; cette substance n'est, en réalité, qu'un liquide de plus grande viscosité, un pseudo-solide.

L'hydrogène reste liquide jusqu'à i4'*,2 (température absolue du thermomètre à hélium) ; évaporé à cette température sous pression réduite, il commence à se solidifier quand la pression tombe à 49-50 millimètres de mercure. L'auteur étudie de près cette modification et conclut que l'hydrogène passe à l'état cristallin.

ZEITSCHRIFT FUR PHYSIKALÏSCHE CHEMÏE 371

G. GEFFCHEN. — Beitrôge zur Kenntnis der Loslichkeitsbeeinflussung (Contribution à l'étude des influences qui agissent sur la solubilité).— P. 25 7-303

Étude de la solubilité des gaz (H^ 0^ Az^O, CO^) dans des solutions aqueuses d'électrolytes. Il y a toujours abaissement de la solubilité; rabaissement relatif dépend de la nature du gaz et diminue quand la température augmente.

fies colloïdes n'ont à peu près aucune influence sur les propriétés dissolvantes de Teau.

H. EULER. — Ueber Lôslichkeitserniedrigung (Sur la diminution de solubilité).

1* Solubilité de Téther et de Taniline dans Teau et les solutions

salines. La diminution relative équivalente a = - ^ [s, solubi-

lité dans Teau pure ; *', solubilité en présence de Télectrolyte de concentration c) dépend de la nature du sel et augmente avec sa dilution.

2^ Deux sels avec un ion commun ; Tauteur détermine la diminution mutuelle de solubilité pour quelques groupes d'azotates et de sulfates ; il réunit en tableaux les observations d'autres expérimentateurs (Karsten, Ch. Touren, etc.).

H.-C. JONES et F.-H. GETMAN. — Ueber das Vorhandensein ^on Hydraten in konzentrierten wftsserigen Lô^ungen von Klektrolylen (Existence d'hydrates dans les solutions aqueuses d'éleçtroly tes concentrés). — P. 385-456.

Nombreuses mesures de cryoscopie, de conductibilité électrique, d'indices, de densités, sur des solutions concentrées d'environ trente sels (chlorures, bromures, iodures,azotatesetsulfates); d'autres sels ont été déjà étudiés par les auteurs {Amer. Chem. Joum., 1904).

Presque tous les électrolytes donnent en solution aqueuse concentrée un abaissement moléculaire qui est plus grand que l'abaissement calculé d'après leur dissociation électrolytique. Les courbes de cryoscopie comme les courbes d'ébullioscopie montrent un minimum bien net, mais pour des concentrations difl'érentes; les courbes de conductibilité et l'indice ne donnent, pas trace de minimum.

"^j^fj^s^r^w;.

372 ZEITSCHRIFT FUR PH YSIKALISCHE GHEMIE

Ces propriétés s'expliquent simplement par l'existence d*hyd rates ; dans les solutions, concentrées, la substance dissoute se combine au dissolvant en formant des hydrates qui coexistent avec les ions provenant de la dissociation du sel. Une partie du dissolvant étant combinée au corps dissous, les dissolutions sont en réalité plus concentrées que ne l'indique le poids de sel introduit. Les minima cryoscopique et ébullioscopique correspondent aux concentrations où la dissociation électrolytique et la formation d'hydrate se font équilibre, la première décroissant, la seconde croissant à mesure que la concentration croît.

H. -P. BARENDRECHT. — Enzymwirkung (Mode d'action des enzymes).

Les mêmes actions catalytiques semblent régies par des lois différentes suivant qu'elles sont produites par des enzymes ou par des catalysateurs minéraux. Ainsi Tinversion du sucr^ par les acides est un phénomène-type de réaction monomoléculaire, tandis que Tinversion par rinvertine ne suit plus du tout la même loi. V. Henry (thèse Paris, 1903), en tenantcompte de réactions secondaires, établit une relation qui se vérifie assez bien.

L'auteur émet l'hypothèse que l'action catalytique des enzymes est due à des rayonnements qui peuvent être plus ou moins absorbés par les différents sucres introduits ou formés dans la solution ; de cette hypothèse, il déduit pour l'inversion du saccharose une formule vérifiée plus exactement que celle de V. Henry. D'une façon générale, les actions enzymatiques ne peuvent pas s'exprimer par une formule simple : ce sont non seulement des réactions d'équilibre, mais très souvent aussi des réactions supprimées par les changements secondaires du milieu ; ce cas se produit dans tous les phénomènes enzymatiques où il se forme des hydrates de carbone à biou semi-rotation (tels que les glucoses a, p, y).

T. ESTREICHER. — Ueber die Verdampfungswârme von Sauerstoff und von Schwefeldioxyd (Chaleur de vaporisation de l'oxygène et du gaz sylfureux). — P. 597609.

Le gaz liquéfié est placé dans une enceinte isolante (récipient à vide argenté), et l'on détermine la masse de gaz vaporisée par une

quantité connue d'énergie électrique. Le courant traverse une spirale de platine imniergée dans le gaz liquéfié ; Ténergie électrique est mesurée par un voltmètre et un voltamètre à argent. Une première expérience donne la quantité de gaz vaporisée par le rayonnement extérieur, sans échauffer la spirale. Les chaleurs de vaporisation trouvées sont :

SO*. . . 95S9 par gramme ou 6S138 par molécule 02.... 57S8 — 1%850 —

L'auteur se propose de déterminer les chaleurs de vaporisation de Tazote et de Tair, en vue d'élucider ce fait, résultant des mesures de Shearer, que la chaleur de vaporisation de Tair est notablement inférieure à celle de chacun des deux composants. Contrairement à Topinion de Tauteur, ce fait ne me parait pas invraisemblable, car la chaleur de vaporisation de Fair contient, outre les chaleurs de vaporisation des constituants, la chaleur de dissolution des liquides, qui doit être négative.

G. BAKKER. — Die Dicke der Rapillarschicht zwischen den homogenen Phasen der Flussigkeit und des Dampfes und die kritischen Erecheinungen (Épaisseur de la couche capillaire entre les phases homogènes liquide et vapeur, et phénomènes critiques). — P. 609-618; voir /. de Phys., 1904, p. 881, et 1905, p. 59.

L'auteur développe les conséquences des formules qu'il a établies dans les précédents mémoires en partant de la fonction potentielle

Les recherches de MûUer-Ergbachetles considérations théoriques sur Faction du ménisque dans le tube capillaire rendent presque nécessaire d'admettre que les diamètres des molécules sont petits par rapport au rayon de la sphère d'activité.

L'épaisseur de la couche capillaire est donnée par la formule :

{ly chaleur de vaporisation interne; H, constante capillaire), h devient infini à la température critique au-dessus de laquelle il n'existe plus qu'une densité dans un espace déterminé ; cela signifie qu'immédia-

374 ZEITSCHRIFT FUR PHYSÏKALISCHE CHEMIE tement au-dessous de la température critique Tépaisseur de la couche capillaire devient extraordinairement grande.

La température à laquelle le ménisque disparaît (temp. de Cagniard-Latour) est la température où la couche capillaire est devenue trop épaisse pour permettre pratiquement d'observer une discontinuité dans rindice de réfraction.

Les différentes observations au voisinage de la température de Cagniard-Latour et de la température critique peuvent très bien être d'accord avec la théorie d'Andrews et les considérations mathématiques de van der Waais ; ces théories ne considèrent, en effet, que des phases homogènes et laissent de côté les propriétés de la couche capillaire.

A. BYR. — Zur Frage (1er Spaltbarkeit von Razemverbindungen durch zirkularpolarisierles Licht, ein Beitrag zur primftren Entstchung optiscb-aktiver Substanz (Sur le dédoublement des racémiques par la lumière polarisée circulairement ; contribution à la Tormation primaire des substances optiquement actives). — P. 641-688.

Les recherches faites pour dédoubler les racémiques au moyen de forces physiques dissymétriques (magnétisme, lumière polarisée) n'ont donné aucun résultat. L'auteur reprend une méthode essayée par M. Cotton {Ann. Chim, Phys., 7« série, t. YllI, p. 373; 1896). Les tartrates cupro-sodiques droit et gauche ont des coefficients d'absorption différents pour la lumière polarisée circulai rement droite ou gauche. Ils doivent aussi, d'après la loi d'absorption photochimique, se décomposer avec des vitesses différentes dans un faisceau de lumière polarisée circulairement droite ou gauche. Un mélange inactif doit devenir actif par décomposition photochimique de Tun des composants.

L'auteur pense démontrer par des observations colorimétriques qu'une dissolution de tartrate cupro-sodique inactive par compensation se rapproche, à mesure qu'on la dilue, d'une solution de tartrate gauche.

La lumière du jour étant polarisée, les actions photochimiques qui s'accomplissent dans les végétaux constitueraient une source permanente d'asymétrie unilatérale.

J. GciNCHANT.

-r^^^rTf^T/i-'q

G. -A. HULETT. — Queck silbersulfat und die Normalelemente (Sulfate de mercure et éléments normaux). — P. 483-501.

Dans ce travail, Fauteur décrit une méthode électrolytique pour préparer le sulfate mercurcux très pur ; il étudie Tinfluence de rhydrolyse du sulfate mercureux sur la force électromotrice de l'élément au cadmium.

Il a également porté son attention «ur la solubilité du sulfate mercureux dans les solutions d'acide sulfurique, depuis les plus concentrées jusqu'aux plus étendues (4 molécules par litre à r^ de

molécule par litre). On sait combien cette solubilité influe sur la valeur de la force électromotrice et la durée des éléments normaux.

G. GALEOTTI. — Ueberdie elektromotorischen Krafte welche an der OberOâche tierischer Membranen bei der Berûhrung mit verschiedenen Elektrolyten zustande kommen (Sur les forces électromotrices de contact entre la surface des membranes animales et différents électrolytes). — P. 542-562.

Il résulte des expériences de Pauteur qu'il existe entre la peau vivante de la grenouille et différentes solutions une force électromotrice de contact, qu'il n'est plus possible de mettre en évidence quand on a tué la peau, par l'alcool, par exemple. La grandeur et le sens de la force électromotrice dégagée dans ces conditions dépendent surtout de l'état des électrolytes avec lesquels la peau a été amenée en contact. La peau vivante ne présente pas de force électromotrice au contact des solutions de KCl, KBr, Kl, ce qui prouve bien qu'il ne faut pas attribuer la précédente à un phénomène biologique.

Les phénomènes électriques que présente la peau de grenouille peuvent s'expliquer très bien, conformément à la théorie de Planck, par l'existence de différences de potentiel au contact entre des solutions très étendues, pourvu qu'on admette que les couches intérieures et extérieures présentent, pour les différentes sortes d'ions, une perméabilité différente.

Bbrnhard SCHAPIRE. — Beitrag zur Kenntnis des elektrischen Leitvermrigens von Natrium-uad Kaliumchlorid in Wasser-âthylalkoholgeiiiiscben (Contribution à l'étude de la conductibilité électrique des chlorures de sodium et de potassium dissous dans les mélanges d'eau et d'alcool éthylique). — P. 513-541.

L'auteur, par de nombreuses mesures, prouve que, contrairement à la supposition de Lenz, les nombres de transport dépendent de la teneur en alcool. Le nombre de transport du cation augmente régulièrement quand la proportion d'alcool croît.

La conductibilité moléculaire diminue à mesure qu'on ajoute de

Talcool; la formule de Kohlrauscb ^ — = ct)* rend bien compte

des résultats.

AhîQ

Aaic

Le rapport -~^ n'est pas constant ; il diminue quand le volume

moléculaire V croît. Comme il n'est pas constant pour les solutions les plus étendues (V = 600 et V = 900), on doit en conclure que la mobilité des ions et le degré de dissociation sont abaissés par l'addition d'alcool.

Pour tous les alcools étudiés, l'auteur a vérifié l'exactitude de la

formule de Wakeman ..^^ — : = C**, où 1 représente la diminution de mobilité des ions, p le volume pour cent d'alcool. La formule proposée par Arrhénius :

Aaic = Ah-o (* "■ 9 volume pour cenlj ? s'applique jusqu'à la teneur 10 0/0 d'alcool.

E. ROTHÉ.

JOURNAL DE GHIMIE-PHTSIQUE;

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