‹ Journal de physique théorique et appliquéeChapitre 50 sur 131 · MOH + HA ::!;: MA + HOH · texte numérisé non relu

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d'après un mécanisme qui rappelle la théorie primitive de Grolthus.

H. PÉLABON. — Sur les mélanges de oerlains sulfures et «rséniures '^ avec les métaux correspondants. — P. 321.

Les températures de solidification sont étudiées au moyen d'un couple thermo-électrique platine-platine iridié, relié à un galvanomètre à microscope Carpentier. On suit la marche du galvanomètre pendant la solidification, et la courbe qui donne la marche de la température avec le temps présente, suivant la nature de la substance qui se solidifie, un ou plusieurs paliers dénotant la présence d'un composé défini qui se solidifie. II y a lieu de distinguer avec soin la solidification <^mmençante et finissante, et surtout d'éviter la sorfusion.

(•) Chemiker Zeitung, XXVH, p. 827.

Les résultats sont présentés sous forme de courbes obtenues en portant en abscisses les proportions de métalloïde et en ordonnées Ik^ températures de solidification commençante. Elles partent des poiote de fusion du métal pur et présentent des points anguleux correspoiritti à des composés définis, à partir desquels on a des solutions.

Les sulfures et a^léoiures de Bi répondant aux formules BiS et BiSe sont nettement ans en évidence, ainsi que les courbes de fusibilité des mélanges qu'ils forment, soit avec un excès de métal, soit avec un excès de métalloïde. II iw se forme pas des mélanges eutectiques. L'antimoine donne lieu à des considérations analogues.

Ces résultats sont d'accord avec ceux du même auteur obtenus en étudiant l'action du gaz hydrogène sur le BiS en présence de masses variables de bismuth (').

J.-A. LE BEL. — Sur la constitution de l'ammonium. — P^ 340.

Considérations sur le rôle chimique des quatre atomes d'hydrogène deFaramonium, d'où il résulte leur identité absolue. Cependant certaines particularités physiques et chimiques portent à admettre comme constitution particulière de l'atome celle de l'atome-tourbillon de lord Kelvin.

OSTWALD. — Éléments et combinaisons. — P. 377.

Conférence « Faraday », tenue à Londres dans l'auditoire de la Société Royale, le 18 mars 1904. Après avoir rendu hommage aux idées de Faraday, qui fut un précurseur dans les idées qu'il va exposer, l'auteur montre que toutes les lois de la chimie moderne peuvent se déduire directement de la stochiométrie. L'étude générale des corps, au point de vue des phases, permet d'arriver à la déCnitioD netie des individus chimiques, puis de la loi des proportions constantes, et enfin des éléments.

Mais, de cette définition même, il résulte que la conception des éléments est toujours sujette à modification, au fur et à mesure que se perfectionnent nos moyens d'investigation. Les corps peuvent être

(i) Ann. de Phy$. et Chim., V série, t. XXV.

représentés, d'une façon imagée, par les extrémités de perpendiculaires élevées au-dessus d'un plan, proportionnelles à Fénergie propre de ces corps, les points du plan étant déterminés par deux propriétés spécifiques du corps. Dans cette représentation, les éléments correspondent aux points d'énergie minimum; ils sont comme les extrémités de stalactites suspendues dans une grotte ; en général, la quantité d'énergie pour passer d'un élément à l'autre est trop grande 1^: et nous n'avons pas les moyens de le faire ; mais, si nous considérons

^; en particulier les éléments à poids atomiques élevés, les sinuosités

k qui les représentent diffèrent peu, et on conçoit le passage de l'un à

V l'autre, par exemple le passage du radium à l'hélium.

i D'une façon générale, la découverte de nouveaux éléments corres-

'l pond à la mise en jeu de nouveaux moyens d'employer l'énergie.

R. MAGINI. — lotluence de la conQguration et des liaisons maléculaires sur les spectres ultra-violets d'absorption. — P. 403.

Les recherches précédentes sur les spectres d'absorption et la configuration chimique n'ont pas donné de résultats précis, parce qu'elles portaient sur des corps ayant entre eux des relations déjà éloignées. On pouvait espérer mieux en s'adressant à des isomères.

Les mesures ont été faites au moyen d'un réseau concave de diffraction de 3 mètres de rayon et d'une lampe à arc à électrodes métalliques, dont le spectre était photographié. Les cuves à absorption étaient en quartz, et on faisait varier l'épaisseur plutôt que la dilution.

Les isomères stéréochimiques ont présenté une absorption parfaitement identique. Ceux dans lesquels il y a une double liaison, déterminant des formes cis et trans, présentent une absorption très différente, mais du même ordre de grandeur. Quant à l'isomérie ortho, meta et para, elle donne des absorptions très fortes et croissantes du premier terme au dernier.

La double liaison a une influence prépondérante, d'ailleurs particulière à la région ultra-violette, qui semble bien en relation avec le phénomène de résonance, contrairement à la théorie de Spring.

DUHEM. — Sur les métaux flués. — P. 438.

^ii

Essai de représentation graphique des conditions d'existence des métaux à Tétat recuit (tels qu'ils se présentent après solidification par refroidissement) ou flués, d'après les données expérimentales de M. Spring(^).

Si on représente par 4>^ (icT) le potentiel thermodynamique du métal recuit à la température T et à la pression tu, 4>2(7iT) celui du ^

métal flué, Téquation 4>^ (icT) = 4>, (icT) est représentée dans un sys- 1

tème de coordonnées, où les températures sont prises pour abscisses et les pressions pour ordonnées, par une courbe qui est la courbe de transformation. Cette courbe partage le plan en deux régions, dans lesquelles Tune des espèces ne peut subsister qu'à la condition d'être en état de faux équilibre. La connaissance des phénomènes qui ont lieu quand on passe à des pressions ou à des températures élevées, du sens de la variation de densité pendant la transformation, de la différence de potentiel dans un couple formé des deux espèces de métaux, permet de construire avec leur allure vraie les courbes séparant les deux états et même les régions de faux équilibres.

La disposition de ces courbes est la même pour tous les métaux, avec cette particularité, pour le bismuth, que le point représentant les conditions ordinaires de température et de pression est placé dans la région où le bismuth flué est en équilibre véritable. C'est l'inverse qui se produit pour les autres métaux.

D' OsGAB SCARPA. — La viscosité des solutions d'eau et de phénol. — P. 447(2).

P.-Tn. MULLER et Ed. BAUER. — Chaleur de neutralisation de quelques pseudo-acides (acides isonitrosés). — P. 457.

Idetn. — Détermination de la chaleur de dissociation de quelques acides isonitrosés par la méthode des conductihilités. — P. 472.

Quand on mélange deux électrolytes et que les ions restent à cet état, il n'y a aucun dégagement de chaleur (loi de la thermoneutralité). Mais, s'il y a formation d'une molécule neutre, la réaction au point de vue thermochimique se réduit à la formation d'une molécule

(») J. de Chimie- Physique^ t. I, p. 593.

(S) llSuovo Cimento, nov.-déc. 1903;— J. de Pfiys-, 4* série, t. ITT, p. 577; [1904.

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d'eau, ce qui se traduit par un dégagement de 13*^,7. Ces résultats ont été confirmés par Kohlraush, qui se. base sur l'étude des conductibilités.

Dans l'action d'un acide faible sur une base forte, en admettant que le premier n'est pas dissocié et que la base Test complètement, l'équation montre que la différence de la chaleur dégagée avec 13,7 I représente la chaleur de dissociation de l'acide. Dans le déplacement

d'un acide faible par un acide fort, cette différence représente encore [ la même quantité au signe près. Les deux méthodes permettent un

contrôle nécessaire, l'hypothèse admise sur la dissociation complète h ou nulle des deux sortes d'acides étant limitée.

Les mesures ont été faites à 0^, d'après le dispositif indiqué par fr M. Berthelot.

Les acides isonitrosés pseudo-acides ont une chaleur de dissociation anormale, à peu près indépendante de la température.

Le même sujet a été traité par la méthode de Kohlraush consistant à déterminer la conductibilité limite des sels de soude et le coefficient d'affinité K entre 0^ et 40®, d'où on conclut la chaleur de dissociation par la formule de Van t'Hoff :

Les résultats sont concordants avec les données de la thermochimie.

W. SPRING. ~ Sur la décomposition de quelques sulfates acides alcalins àla suite d'une déformation mécanique. — P. 498.

Il ne s'agit plus ici de substances dans lesquelles le volume moléculaire est plus grand que la somme des volumes des constituants, comme pour l'hydrate de sulfure d'arsenic, et dont la décomposition est facile par compression, mais de corps dont le volume moléculaire est plus petit que la somme des volumes des composants et où la compression produit un effet chimique lorsqu'on permet à la matière de se déformer mécaniquement. C'est le cas où il y a écoulement solide ou flux.

L'expérience a porté sur les sulfates acides de tous les sels des métaux alcalins et alcaline-terreux, qui sont comprimés lentement.

pour éviter toute élévation de température importante, dans un cylindre en acier percé d'un trou, de façon que la matière flue.

La différence entre la compression simple et la déformation mécanique est très nette. Le mélange 2NaHS0^ + CuO reste noir après compression simple, mais devient blanc après déformation mécanique. Il y a use analogie dans TeiTet du mortier.

Les sels de Li et Na se décomposent facilement, surtout s'ils sont hydratés; les autres sels résistent à cet effet de laminage. Cette action agit donc dans le môme sens qu'une élévation de température, et la résistance à la décomposition par déformation mécanique est d'autant plus grande que la substance est plus réfractaire.

Elle s'explique en admettant que, pendant la déformation mécanique forcée, il y a pseudo-fusion, ce qui permet Tisolement de la partie liquide à la température de l'expérience.

Cette étude peut trouver son application en géologie, où la forma* tion de certains minéraux ne pourrait s'expliquer qu'en admettant des élévations locales de température.

Aernaldo PIUTTI. — Sur la densité des asparagines. — P. 515.

Des expériences anciennes avaient indiqué entre les deux asparagines gauche et droite, une différence de densité de 0,02, cependant que des recherches ultérieures de Liebich et Walden sur la densité de plusieurs substances actives n'avaient, au contraire, montré aucune différence, si ce n'est avec la variété racémique.

M. W. Retgers {*) a montré, d'un autre côté, que les cristaux pouvaient facilement, toute impureté chimique étant éliminée, se charger d'impuretés physiques dues à ce que les cristaux qui se déposent de leurs solutions contiennent presque toujours une certaine quantité d'eau mère et de petites bulles d'air occluses.

On a séparé les cristaux impurs par la méthode de suspension dans des liquides de densité voisine, et opéré uniquement sur les cristaux les plus lourds. Avec des précautions particulières pour maintenir la température constante, on a trouvé, pour les densités de l'asparagine gauche et droite, 1,5434 et 1,5433, valeurs qui peuvent être considérées comme identiques. L'asparagine inaotive a donné au contraire 1,4540.

(») Zt. physik. Chem., III, 289 ; 1889.

JOURNAL DK CHIMIE-PH YSÏQUE

3RG.-W.-A. KAHLBAUM. — Sur les variations de densité provoquées par le passage & la filière. — P. 527.

mesure exacte de la densité des solides est rendue très délipar la difficulté de se procurer des échantillons convenables. \ cylindres de cuivre tournés dans le même bloc présentent différences sensibles et ont donné pour valeur de la don- 1,4412, 8,6936, 8,4297 ; le caractère individuel de chaque échani est donc de première importance.

i peut espérer se rapprocher de la densité vraie en soumettant sintillon à la compression. Les recherches dans ce sens ont m évidence, en môme temps que celles de M. Spring, Taugmenade densité sous la pression suivie d'une diminution, la pression laquelle a lieu cette inversion n'étant d'ailleurs pas la même les différents métaux.

s recherches exposées ont été faites sur des échantillons de ae, par la méthode hydrostatique du Bureau international des s et Mesures. Ceux-ci étaient étudiés avant et après avoir été . 3, puis après avoir été recuits. 11 en résulte : 1° la confirrnation lit des variations individuelles ; 2^ que le martelage et le fore élèvent la densité et diminuent ces différences ; 3° qu'une comûon trop forte provoque une diminution de la densité.

-E. GUYE. — Les hypothèses modernes sur la constitution électrique de la matière. Rayons cathodiques et corps radioactifs. — P. 549.

ivue des théories modernes sur la constitution de la matière. Leur expose d'abord les essais d'explication mécanique des lomènes, puis la méthode inverse, inaugurée par Maxwell, d'extions électriques des phénomènes mécaniques, inertie électromagnétique (démontrée par les phénomènes de induction) doit se retrouver dans une charge électrique en vement, qui se comporte comme un courant électrique (expé- ;es de Rowland, Pender et Crémieu) ; mais cette inertie est Lion de la vitesse et pratiquement constante quand la vitesse éplacement de la charge est petite. Elle tend vers l'infini quand i vitesse atteint celle de la lumière.

LINDERS. - DES SYMBOLES DANS LES FORMULES 389 Nous pouvons nous représenter Tatome d'un corps simple comme composé d'un très grand nombre de charges électriques (ce qui est en rapport avec la complexité des spectres) ; mais il y a divergence pour savoir s'il faut admettre un substratum matériel ou non (théorie des ions ou des électrons).

L'inertie de la matière dite pondérable serait une fonction de la vitesse, à moins que Tion ne se déplace avec la vitesse delà lumière, de sorte que les phénomènes que nous observons ne seraient qu'un cas particulier du phénomène électromagnétique plus général.

Reste à chercher les appuis de ces hypothèses dans les phénomènes nouveaux des rayons cathodiques et des corps radioactifs.

G. Roy.

Olof LINDERS. — Die Formel zeichen, ein Beitrag zur Lôsung der Frage der algebraischen Bezeichnung der physikalischen, technischen und chemischen Grftssen (Des symboles dans les formules ; essai de fixation des symboles représentant, dans les formules algébriques, les diverses grandeurs usitées en physique, en chimie et dan^ l'art de Tingénieur). — Verlagsbuchhandlung von Jâh und Schunke, Leipzig, 96 pages.

Dans cet ouvrage, l'auteur a surtout en vue l'unification des symboles employés dans les formules techniques et scientifiques. Cette question, dont s'est déjà préoccupé le Congrès de Chicago (1893) (propositions de M. E. Hospitalier), au point de vue spécial de l'électrotechnîque, est actuellement mise à l'ordre du jour par un grand nombre de sociétés savantes étrangères [Deutsche physikalische Gesellschafty 1903; Oeslerreichische bigenieur und Architekten rereme,1903; Deutsche Bunsen Geseltschaft^ 1903). Elle semble d'ailleurs appelée à prendre une importance croissante de jour en jour, en présence du nombre chaque jour croissant de travaux scientifiques et techniques publiés dans les différents pays. C'est dans cette voie qu'il faut évidemment chercher tout d'abord, si l'on veut rendre plus fréquents et plus fructueux les échanges d'idées entre savants, spécialistes de divers ordres (physiciens, chimistes, architectes, ingénieurs) et de diverses nationalités ; si Ton veut, en outre, rendre plus faciles la lecture des mémoires originaux ainsi que les recherches bibliographiques ; si l'on veut enfin éviter des pertes considérables de temps et des confusions souvent inextricables. Que de fois, aujourd'hui, l'au-

390 LINDERS. — DES SYMBOLES DANS LES FORMULES leur, pour être compris, li'est-il pas obligé de faire précéder son mémoire d*un tableau comparatif des diverses notations employées jusqu*alors, dans le même ordre de questions ! Et cette précaution, tout en la diminuant, est loin de supprimer la fatigue imposée au lecteur.

Telle est la question que cherche à résoudre Tauteur, et à laquelle il était admirablement préparé par la direction de services techniques qu'il a exercée, durant de longues années, en qualité d'ingénieur en chef. Il s*en était, du reste, déjà occupé dans un précédent ouvrage (<), dont celui-ci est, pour ainsi dire, le prolongement naturel. Près de neuf cents grandeurs sont passées en revue dans ce travail ; elles sont empruntées à la géométrie, la mécanique générale, l'hydraulique, la pneumatique, l'acoustique, la thermodynamique, l'optique, l'électrostatique, le magnétisme, l'électrodynamique, l'électromagnétisme et la chimie. Elles ont été groupées de la façon la plus rationnelle, tant au point de vue de leur définition algébrique que de la manière- dont elles se présentent dans la pratique ; leur ensemble forme une suite logique, un tout cohérent et complet. Des tables très détaillées donnent, pour chaque grandeur^ son équaUon aux dimensions, puis, dans une série de colonnes, les notations et symboles employés dans les manuels et les formulaires les plus répandns en Allemagne, en France et en Angleterre, puis les propositions, très peu nombreuses, faites jusqu'ici par diverses sociétés savantes; enfin, une série de quatre colonnes donne les différents systèmes, très peu différents d'ailleurs, élaborés par l'auteur.

On a cherché à troubler le moins possible les habitudes acquises. Les symboles ont été généralement formés avec les premières lettres des mots usités dans les langues française, allemande et anglaise. Par exemple, pour les trois grandeurs : force, travail, puissance, on avait à choisir entre les trois systèmes de notations : F, T, P (français) ; K, A, L (allemand : Krafl^ Arbeity Leistung),eiF, W, P (anglais : force, tcork^ power). C'est ce dernier système que l'on a choisi, comme étant déjà le plus communément employé, et le symbole T du français (travail) étant d'ailleurs réservé à la température et ne pouvant convenir à désigner en même temps le travail.

(1) Die fur Technik und Praxis wicfUigtlen physikaiischen Grôssen^ in systematischer Oarstellung, sowie die algebraische Bezeichnung der Grossen: Physikalische Mas^'Sysleme ; Somenklalur der Grù^sen und Masseinheiten ; von Olof Lw- DRRS ; Leipzig.

KERNTLEli. — DÉTERMINATION DE LA LOI ÉLECTRODYISAMIQUE 394 De même pour les grandeurs : courant, force électromotrice, résistance, le français donnerait C, E, R, ainsi que Tanglais [current electromotive force résistance) ; Tauteur propose donc C, E, R.

Un système particulier permet de distinguer immédiatement les grandeurs principales de celles que Ton désigne sous le nom de coefficients spécifiques (grandeurs rapportées à une unité de longueur, de volume, de surface, de masse, etc.), ainsi que de celles qui sont de simples valeurs numériques. Enfin, une table très commode, qui termine le mémoire, permet, étant donné un symbole, de retrouver immédiatement la place qu'il occupe dans le corps deTouvrage. Une même grandeur peut d'ailleurs y figurer plusieurs fois, autant que cela est nécessaire à la clarté de l'exposition ou à la facilité des recherches. Une fois cette recherche terminée, la grandeur, figurée par le symbole, est aussitôt définie, tant par son nom habituel que par la position qu'elle occupe dans le tableau rationnel dès grandeurs et par son équation aux dimensions.

En un mot, la question est très complètement et très judicieusement étudiée; et, quoique l'auteur ne prétende pas avoir d'autre ambition que de provoquer la discussion et de susciter des travaux semblables au sien, qui permettent de mûrir le problème pour de futures ententes internationales, il n'est cependant pas permis de douter que, si le mémoire de M. Olof Linders est connu et étudié par les savants et techniciens des différents pays, il ne contribue activement à nous rapprocher de la solution souhaitée.

F. Carré.

F. KERNTLEK. — Die ErmiUlung des richtigen elektrodynamischen elementar gesetzes auf Gruod allgemein anerkaonter Thatsachen und auf deni Wege einfacher Anschauung (Détermination de ]a loi électrodynamique élémentaire exacte à Taide de faits généralement reconnus et d'observations simples). — BuL'hdrilckerei dev Peslev-Uoyd-Gesellschafl ; Budapest.

Exposé élémentaire et sans appareil mathématique des idées de l'auteur, qui ont déjà été longuement analysées dans ce recueil (^).

(») J. de Phys., 3- série, t. VIII, p. 556; 1899; — 4- série, t. III, p. 190; 1904.

392 ERRATUM

V.-R. KOCH. — Relative Schweremessungen in Wurtemberg (Mesures relatives de la pesanteur dans le Wurtemberg) (Extrait des Jahresheften des Vereins fur vaterlàndischt Salurkunde in Wurtemberg^ Jahrgang, 1905).

Exposé des mesures faites pendant les années 1900 et 1904 dans lô but de déterminer la constante de gravité à Stuttgard, par comparaison avec la valeur fixée antérieurement par M. Haid à Carlsruhe.

On a employé la méthode du pendule et observé les durées des oscillations par la méthode des coïncidences. Les observations étaient faites pendant la nuit ; les deux salles pouvaient alors être mises en relation permanente au moyen des réseaux téléphoniques et télégraphiques reliant les deux stations.

En admettant pour ^, à Carlsruhe, la valeur 980,982 centimètres; on a trouvé pour g à Stuttgard :

en juin 1900. . . . 980,914 (98) ±: 0,0006 en mars 1904.... 980,917

ce qui met en évidence une différence, entre les valeurs de 1900 à 1904, de -f 0,0029 centimètre, quantité 5 fois plus grande que la moyenne des erreurs possibles.

L'auteur croit à la réalité de cette variation, et se propose de multiplier les mesures, qui permettront de vérifier ce fait.

G. Roy.

ERRATUM

Page 259, ligne 11 :

au lieu de Cc/V = nrE — (nrV + Q),

lire CU\ = [nrE — {nry + Q)] dt.

Page 1